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Test Panasonic AU-EVA1

 

24 janvier 2018 par Antoine Désir

Panasonic AU-EVA1

Prix fabricant : 6700 Euros
 

EVA1

Votre reflex professionnel vous paraît un peu limité en vidéo ? Son ergonomie n'est pas assez "caméra" ? Le cinéma, ça ne se fait pas avec un appareil photo ? Panasonic, comme Canon, Sony, JVC ou BlackMagic, a bien identifié ce besoin d'un vrai caméscope professionnel à gros capteur qui ne soit pas au prix des grosses caméras inabordables. Quelque chose entre les gros reflex et les caméras qui coûtent le prix d'une voiture. Qui donne une belle image cinéma 4K sans le budget d'une grosse production. L'EVA1 fait partie de ces appareils intéressants.


En décembre 2017, ce nouveau caméscope est proposé à environ 7000 € HT par les revendeurs, alors qu'il vient de sortir. Cela veut dire un budget d'environ 10 000 € H.T. pour aller faire des images. Avec son gabarit et son tarif, l'EVA1 arrive plutôt en retard dans un segment de marché déjà bien occupé. Quels sont les arguments qui permettraient à ce nouveau modèle de remporter la décision d'achat ?


A noter que les tests ont été menés avec la version 1.06 du firmware, la version à jour en décembre 2017. Depuis, la version 1.10 est sortie, avec juste quelques corrections mineures.



> LIRE LA SUITE : Concept du AU-EVA1

Concept du AU-EVA1

Le Panasonic AU-EVA1 est un caméscope professionnel 4K à capteur Super35 et objectif interchangeable.  Brut de déballage, c'est presque un cube à équiper, dans la logique de ce que propose RED. Une fois équipé des deux poignées, d'un objectif, de l'écran et éventuellement d'un micro externe, il ressemble à un caméscope plus traditionnel. Plus proche d'un caméscope de poing qu'un reflex accessoirisé, il n'est tout de même pas vraiment apte à partir sur un terrain mouvementé comme un AG-UX180. On retrouve ainsi un concept qu'a lancé RED, que Canon a popularisé avec la gamme EOS C, comme Sony avec sa série FS.


EVA1
Selon son équipement, il peut donc vous accompagner en voiture, être fixé sous un drone, se retrouver en studio ou sur un plateau de tournage. Ce genre de caméscope nécessite d'abord une compétence basique : savoir visser et connecter les éléments entre eux. Si vous ne savez pas changer une ampoule, passez votre chemin ou demandez de l'aide ! Toute comparaison de poids et de taille avec d'autres caméscopes similaires est vaine : l'objectif pourrait être plus gros et lourd et que le boîtier, l'écran plus grand que la poignée, etc. Bon, pour se faire une idée, on reste dans les gabarits de type EOS C200 ou Sony FS5.
EVA1
J'ai l'habitude de râler contre les fabricants qui affublent leur caméscope d'un logo 4K alors qu'ils ne sont capables d'enregistrer qu'en UHD. Sur l'EVA1, il n'y a rien de marqué. A ce niveau de gamme, le marketing laisse visiblement les ingénieurs tranquilles. L'EVA1 est un vrai caméscope 4K. Dans les menus, on lit la définition, pas d’appellation bizarre. On a nos 4096 x 2160, 3860 x 2160, etc.
EVA1

Le AU-EVA1 dispose des caractéristiques des caméscopes professionnels, c'est à dire :


  • double déclencheur d'enregistrement (si la poignée rotative est installée),
  • 9 boutons personnalisables (dont deux sur la poignée rotative),
  • menus complets,
  • personnalisation complète de la colorimétrie,
  • enregistrement en V-Log,
  • peaking, zebra réglable,
  • boutons directs pour les fonctions principales,
  • batterie de haute capacité,
  • 2 entrées XLR avec alimentation 48V,
  • réglage niveaux audio par molette,
  • griffes standards et pas de vis de fixation,
  • sortie HDMI et SDI,
  • entrée/sortie TimeCode,
  • double emplacement pour carte mémoire.

 


La construction semble solide, en partie en alliages métalliques et en partie en plastiques de qualité. Les caches en plastiques semblent solides et sont bien finis, mais l'ajustement des caches par rapport à la coque ou entre eux n'est pas toujours impeccable. Seule la rotation de la poignée rotative laisse planer un doute. Panasonic a reconnu le problème et les modèles actuellement fabriqués sont corrigés, les poignées défectueuses sont changées. Les caches, capots et autres pièces à risque semblent simples à changer (avec les vis apparentes).



(Test Panasonic AU-EVA1)

Capteur, objectif-zoom

L'EVA1 fait partie de cette gamme de caméscopes à capteur Super35, tendance lancée par Sony et Canon il y a plusieurs années.  Ce type de capteur fait l'unanimité  avec sa taille proche des capteurs APS-C, sensiblement moins gros que les capteurs plein format, jugés trop lents pour la vidéo. Ce capteur fait 25 x 13 mm, c'est à dire qu'il est aussi large qu'un capteur photo APS-C, mais que, conçu pour la vidéo, sa proportion native est de 16/9, ce qui donne une hauteur de 13 mm. On comprend vite que cette taille permet d'utiliser sans contrainte les objectifs prévus pour les boîtiers photos APS-C.
EVA1 capteur

Panasonic vante un capteur 5,7K, car il possède 5720 photosites en largeur. Le capteur est donc un 17,25 Mp (millions de photosites). Le filtre de Bayer classique nous donne 4,3 millions de pixels.  Comme nous l'avons vu dans l'article sur les capteurs, c'est insuffisant pour du vrai 4K mais trop pour de la HD. Cependant cette définition est meilleure que celles proposées par Canon (10 MP) et Sony (12 Mp). On s'approche donc plus d'une résolution 4K que les concurrents directs - Panasonic prétend atteindre les 2000 lignes TV (nous n'avons pas vérifié), sans rejoindre les capteurs 8K d'autre concurrents bien plus chers (le capteur 8K du RED Helium).


L'EVA1 accepte les optiques à monture EF (Canon). Pour le test, Panasonic nous a prêté un zoom Sigma 18-35 f/1.8 DC, privilégiant une grande ouverture à la plage de zoom, facilitant la démonstration d'une bonne sensibilité. Intéressant de noter que JVC a choisi pour son LS300 une monture 4/3 que supporte Panasonic, et que Panasonic privilégie une monture EF supporté par un concurrent. Pas d'objectif Lumix sur le EVA1, c'est réservé au Lumix GH5/G9. Quelques objectifs à monture PL pourront être utilisés avec l'EVA1 moyennant un adaptateur spécifique que votre revendeur se fera un plaisir de vous conseiller. Cependant, il existe maintenant une large gamme d'optiques "cinéma" en monture EF, le choix est large, plus large qu'en monture 4/3 par exemple. 


Le pilotage de l'objectif est limité : l'exposition automatique via l'ouverture du diaphragme fonctionne bien (attention, les objectifs photo comme celui du test peuvent être brutaux et bruyants lors des changements d'ouverture) mais pas de commande de zoom électrique sur le boîtier ou la poignée, même si l'objectif si l'objectif le permet.


Une vrai grosse différence avec les appareils concurrents de Canon sera dans la gestion de l'autofocus. C'est l'ancien monde chez Panasonic : détection de contraste un peu poussive (à comparer avec le Dual Pixel AutoFocus de Canon), et pas d'autofocus continu ou de reconnaissance de visage. L'autofocus se déclenche avec un bouton et ne peut donc pas suivre un sujet principal. Par contre, la visualisation des zones de l'image qui sont nettes est facilitée par une "mer de carrés" qui affichent à l'écran les zones bien contrastées. Pratique pour maîtriser finement la profondeur de champ, car la résolution de l'écran n'est pas suffisante pour faire le point "à l'oeil". Sinon, il faut recourir souvent à la fonction "agrandissement" (Focus Assist), en utilisant l'écran tactile pour régler la zone intéressante à agrandir.


EVA1

Le réglage de l'ouverture est agréable et rapide, avec une molette suffisamment grosse qu'il suffit d'enfoncer pour basculer du mode auto en manuel. Cela équivaut aux bagues d'iris des objectifs intégrés. Pas de bouton dédié au "Push Iris", même s'il est possible de repasser en Auto en appuyant sur le molette. Pour faire, un vrai "Push Iris" (en restant en mode manuel), il est possible d'affecter une des neuf touches personnalisables à cette fonction. Par exemple la touche n°3 juste à côté de la molette.


EVA1

La commande des filtres neutres (ND) repose sur deux boutons au-dessus de la molette d'ouverture, l'emplacement est logique. Ils sont réglables sur 4 niveaux : 0, 0,6, 1,2 , 1,8. Le capteur étant sensible, voire très sensible, il sont indispensables. Pas de filtre neutre continu comme chez Sony ou automatique.


C'est étonnant pour un caméscope de cette gamme, mais Panasonic a profité de la taille importante de son capteur (il fait en réalité 16 x 14 mm) pour proposer une stabilisation électronique. Lorsqu'elle est activée, elle augmente la focale de 15%, mais réduit les tremblements selon deux axes. Pas facile à démontrer avec le zoom limité du test, mais un plan en voiture l'a confirmé. Cela aide en l'absence de stabilisation optique de l'objectif. Attention, c'est une stabilisation basique par recadrage dans le capteur, pas une stabilisation du capteur lui-même comme Panasonic ou Sony le proposent sur certains appareils. 


(Test Panasonic AU-EVA1)

Micro, audio

EVA1

Pas grand chose à dire à ce niveau. Quoique...


L'EVA1 intègre deux capsules à l'avant du boîtier. Rien de phénoménal, mais ces micros ont le mérite d'exister. En cas de besoin de captation audio avec le caméscope, il faudra bien sûr ajouter un micro externe sur le porte-micro (livré avec, mais pas pour le test, donc il n’apparaît pas sur les photos). Comme le porte-micro se visse comme l'écran ou la poignée supérieure, les possibilités d'installation sont nombreuses.


Pas d'entrée audio jack, ce n'est pas attendu sur ce genre de caméscope, mais c'est quand même dommage.


EVA1

Les deux prises XLR sont placées classiquement sur le flanc gauche du boîtier. Dans la logique modulaire, on en vient presque à se demander pourquoi ces prises sont fixes et pas incluses dans un bloc à raccorder. Pas de prises XLR à deux endroits différents du boîtier comme sur d'autre caméscopes Panasonic, restons groupés !


Au premier abord, les commandes audio directes sont trop peu nombreuses : juste les molettes de réglage de niveau audio et les commutateurs auto ou manuel. Le reste est dans les menus. Toutefois, comme l'accès aux principaux réglages audio (comme le passage du niveau ligne au niveau micro ou l'affectation des canaux) se fait via l'écran "Home" et l'interface tactile, c'est plutôt rapide et efficace. Cela dispense de concevoir, fabriquer et monter des boutons physiques inutiles. Les réglages plus pointus (comme les gains de chaque entrée audio) nécessitent, eux, d'aller dans le menu des nombreux paramètres audio.


EVA1


(Test Panasonic AU-EVA1)

Viseur, écran

L'écran est classique, encore trop classique. D'une diagonale de 88 mm (3,5"), il se contente de  800 x 480 pixels, même pas un quart de HD. Lamentable, il faut bien le dire en 2018. C'est le même que l'ont trouve dans de nombreux caméscopes, dont le UX180 de Panasonic. Déjà insuffisant pour la HD (cinq fois moins de points que l'image) et très nettement insuffisant pour  du 4K (vingt-trois fois moins de points que l'image). Le manque de luminosité et de contraste est compensé par un bon pare-soleil. Bien sûr, on aura recours à un écran externe pour le contrôle plus facile de la mise au point, du cadrage et de la luminosité (la prise SDI peut sortir le signal destiné à l'écran), mais il faudra bien faire avec celui d'origine pour bénéficier de l'interface tactile, plutôt pratique. Le concept modulaire du EVA1 permet d'espérer la greffe d'un écran tactile plus qualitatif, que ce soit pas Panasonic ou un accessoiriste. Vraiment, ce n'est pas possible d'avoir un écran HD correct sur un caméscope pro sorti en 2018, c'est vraiment trop demander ? BlackMagic et son écran HD 5" indique pourtant la voie.
écran EVA1

La brillance vient probablement de la couche tactile de l'écran. Eh oui, cet écran est tactile, et ça c'est bien ! L'ergonomie y gagne beaucoup, que ce soit dans les réglages du menu, dans l'affichage des zones d'agrandissement. Par contre, pas de bouton personnalisables supplémentaire à l'écran, et pas de mise au point sur une zone de l'image touchée, c'est vraiment dommage car tellement pratique. En mode magnéto (Thumbnail), la sélection des vignettes et la manipulation directe sur l'écran est un vrai avantage en comparaison des boutons traditionnels.


La couche tactile est résistive. Vous pourrez appuyer avec un stylo, avec des gants, mais elle est peu sensible : il faut vraiment appuyer, pas juste effleurer comme nous avons l’habitude avec nos téléphones dont la couche tactile capacitive est bien plus agréable. Cette couche tactile semble à l'origine de la piètre qualité de l'image et des reflets trop importants en extérieur.


La pare-soleil de l'écran est astucieux dans son ouverture et amovible, ce qui est pratique surtout pour le retourner. L'écran étant très articulé et vissable dans de multiples positions, il faut pour voir enlever puis inverser le sens d'ouverture du pare-soleil. Un bouton sous l'écran permet d'indiquer comment afficher l'image en fonction de l'orientation de l'écran.


écran EVA1

Le viseur, quel viseur ? Si vous en voulez un, il faut passer par la case des accessoires. Contrairement aux concurrents, Panasonic ne livre pas de viseur.  C'est dommage, vue la piètre qualité de l'écran. Pour positiver, on peut se dire que celui choisi par l'acheteur lui conviendra...



(Test Panasonic AU-EVA1)

Batterie, Connectique

La batterie livrée est une AG-VBR59 de 43 Wh, la même que pour les caméscopes de poing professionnels de Panasonic. C'est la même gamme de batteries que pour le DVX200 et la série PX de Panasonic. Les capacités disponibles sont nombreuses, dont celle de la grosse batterie "double", AG-VBR118 qui stocke 86 Wh d'énergie, en passant par le batterie AG-VBR89 qui stocke 65 Wh. L'emplacement est suffisamment profond pour accueillir ces grosses batteries sans souci.


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Nouveauté appréciable : Panasonic livre directement le chargeur rapide AG-BRD50 qui permet de charger deux batteries intelligemment. C'est à dire que le chargeur détermine l'état des batteries branchées et décide laquelle sera chargée en mode rapide et laquelle sera chargée en mode normal. Sa puissance est insuffisante pour charger deux batteries en mode rapide, mais ce n'est pas un gros défaut. Ceux qui ont des besoins de plusieurs charges rapides simultanément devront investir dans plusieurs chargeurs, mais c'est un cas assez rare.
EVA1

La batterie de 43 Wh permet une autonomie théorique de plus de deux heures, mais pratique de 1,5 h (en continu sans trop toucher au caméscope), ce qui est peu mais pas surprenant vue la consommation du capteur, des processeurs et des accessoires. On double bien sûr cette autonomie avec la batterie double, qui est cependant très coûteuse (plus de 400 €).


Lorsque la batterie arrive en toute fin de capacité, le caméscope émet une alarme sonore (le niveau est réglable dans les menus), mais cet avertissement ne laisse pas vraiment le temps de réagir pour une extinction manuelle. Il vaut mieux changer la batterie ou brancher l'alimentation dès que le voyant de capacité restante clignote en rouge. Pas de gêne pour changer la batterie, sur trépied ou non : l'accès est bien dégagé et la manipulation se fait rapidement d'une seule main.


Batterie

L'adaptateur secteur (qui sert aussi au chargeur) est simple à brancher et débrancher du caméscope. Il n'est pas possible d'alimenter le caméscope tout en chargeant une batterie avec les accessoires fournis, mais le passage de l'alimentation externe à la batterie est très simple : il suffit de débrancher. De ce côté, c'est conforme aux attentes des professionnels qui captent en continu.


La connectique est heureusement assez fournie :
  • sortie HDMI 2.0,
  • port miniUSB 2 de service,
  • port USB 2 host (pour le dongle WiFi optionnel)
  • sortie casque (jack stéréo 3,5 mm),
  • entrées micro XLR,
  • entrée télécommande qui fait la liaison avec la poignée rotative,
  • connecteur écran pour l'écran livré, 
  • entrée /sortie BNC TimeCode
  • sortie BNC SDI 6G
EVA1
Les sorties HDMI, 6G SDI et écran peuvent être utilisées simultanément et réglées indépendamment, notamment pour la colorimétrie ou la définition d'image. La sortie HDMI 2 peut sortir un signal jusqu'au 4K 422 10 bits à 60 ips. La sortie 6G SDI pousse jusqu'au 4K en 30 ips, mais peut aussi sortir le signal de l'écran LCD (ouf, sur un bon grand écran). Dans le futur, Panasonic promet que la sortie SDI permettra d'enregistrer le signal brut (RAW) en 4K à 60 ips ou même celui du capteur en 5,7K, mais il faudra alors se contenter de 30 ips.
EVA1

La prise HDMI 2.0 est standard et la prise de service est uniquement en miniUSB2. Il n'y pas de prise USB standard pour transformer le caméscope en lecteur de carte, c'est inhabituel. Étonnant quand on voit que Panasonic propose cette fonction sur ses gammes inférieures, même en USB3. Ce n'est pas bien grave, en fait. Un lecteur de carte intégré ou externe fera bien l'affaire. La prise USB 2 présente est une prise "host" et sert à connecter un adaptateur réseau, mais elle ne permet pas de relier l'EVA1 à un ordinateur.


L'EVA1 n'intègre pas de récepteur GPS, et Panasonic ne liste pas d'option pour ajouter cette fonction. Ce n'est pas une caméscope de poing destiné à un reporter mobile, donc cette absence n'est pas critique.


L'EVA1 peut aussi communiquer via une connexion réseau, comme c'est maintenant l'usage pour les caméscopes professionnels. Malheureusement, aucune connexion WiFi ou Ethernet n'est livrée avec le caméscope. Il faudra brancher une clef USB AJ-WM50 (environ 150 €) ou AJ-WM30 sur le port USB host pour bénéficier d'une connexion réseau. Ensuite, il faudra passer par l'application Panasonic EVA ROP, de préférence sur un iPad. C'est vraiment minuscule sur un iPhone ou équivalent, mais confortable sur une tablette. L'application se limite aux contrôles de prise de vue, mais il n'y a même pas de retour d'image. Encore moins de FTP ou autre fonction de transfert. Et le temps de réponse n'est pas rapide, ce qui nuit au confort d'utilisation. Ce n'est pas du DJI et on est très loin de JVC ou Canon de ce point de vue...


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(Test Panasonic AU-EVA1)

Prise en main

La prise en main de ce genre de caméscope varie beaucoup selon l'équipement que vous y connectez et comment vous le tenez. Supposons que vous utilisez les poignées livrées et un zoom comparable à celui du test.


Premier étonnement, la prise en main est équilibrée. Normal ou est-ce le hasard de l'équilibre entre la batterie et l'objectif ? L'équilibre avant/arrière est plutôt bon. Celui droite/gauche est mauvais, comme à chaque fois qu'on tient un caméscope par une poignée rotative, nécessairement déportée vers la droite du boÎtier. Cela était déjà le cas avec un Sony EX1R, de même avec les Canon EOS C, idem avec l'EVA1. Pour ceux qui voudraient l'utiliser en caméscope de poing, c'est pénalisant.


La navigation dans le menu avec la molette et les boutons, que ce soit sur le flanc gauche du boÎtier ou sur la poignée rotative, n'est pas facile. On a vite fait de poser ses doigts sur l'écran, même s'il faut appuyer plutôt qu'effleurer cet écran. C'est quand même plus naturel et finalement plus rapide. Il suffit d'appuyer deux secondes sur l'écran pour appeler le menu puis de naviguer. Dans ce cas, le pare-soleil est gênant. Gênant pour la manipulation avec les doigts mais comme il évite les reflets indésirables, je l'ai conservé en permanence...


Les menus sont assez clairs mais cette navigation par menus est de toute façon peu satisfaisante, car il faut souvent s'enfoncer dans des sous-niveaux. A la sortie du menu, on ne sait plus où était la modification que l'on vient de faire. Par rapport aux appareils JVC et surtout Canon récents, il reste un retard, la faute à un système de menus encore bien rigide.


Pourtant, l'écran "Home" montre la voie d'une ergonomie bien plus agréable et efficace. Pas de menus, mais de gros boutons façon application mobile. C'est la bonne voie. La réactivité de l'écran est faible, ce qui rend l'interface tactile plus pénible que nécessaire.


EVA1

Les boutons d'enregistrement, que ce soit sur le boîtier ou la poignée rotative, sont un peu "mous", mais suffisamment gros et visibles pour ne pas les rater. Les boutons personnalisables peuvent être affectés au déclenchement, ce qui peut être intéressant par exemple pour le bouton 6 disposé en face avant.


Très peu de délai au déclenchement, c'est bien. Par contre, à l'arrêt de l'enregistrement, on est surpris de l'absence de réponse du caméscope. Si on se fie au voyant, il lui faut quelques secondes pour stopper enregistrement, comme s'il était pris par l'élan. Mais en fait, l'enregistrement s'arrête bien au moment de l'appui, le caméscope a besoin de temps pour la gestion du cache et de la compression.


EVA1

Le démarrage est assez long : environ 4 secondes, quel que soit l'état initial, même avec le réseau coupé, c'est lent. L'extinction est encore plus lente, environ 5 secondes. Il ne faut pas être pressé de partir... 


Pas de mode "media", tant mieux. D'autant qu'il faut moins de 2 secondes après l'appui sur la touche Thumbnail pour afficher la liste des clips enregistrés. Il faut ensuite attendre la lecture des vignettes depuis la carte, ce qui peut prendre quelques secondes supplémentaires. Et ensuite, on profite de la navigation tactile. L'interface n'est pas rapide, on sent que la puissance interne est limitée, mais c'est utilisable. Là encore, la faible définition de l'écran pénalise la navigation. En mode visualisation, on aurait aussi aimé un écran HD. Cela permettrait par exemple de détecter un plan un peu trop flou et de le refaire avant de constater les dégâts sur ordinateur. Effacer un clip est un vrai parcours, c'est dissuasif. Il faut s'enfoncer dans un menu pour sélectionner les clips à effacer puis valider la suppression avec une interface disons ... approximative. Inutilement pénible lorsqu'on veut juste effacer les traces honteuses de notre erreur de captation !


EVA1


La plupart des réglages sont directement accessibles, facilement avec le pouce gauche. Les boutons sont francs et plutôt faciles à mémoriser sans les regarder, après quelques heures d'exercice. L'écran, selon comment il est placé, peut gêner l'accès. Mais vissé classiquement sur le côté de la poignée supérieure, il est bien dégagé.


Panasonic a remplacé les traditionnels leviers de balance des blancs et de gain par une molette qui peut régler trois paramètres : la balance des blancs, un paramètre à choisir (par exemple la vitesse d'obturation) et la sensibilité. On y perd en vitesse de modification, mais on y gagne une souplesse appréciable puisqu'on peut dépasser les trois niveaux habituels pour ces réglages. Et vues les plages étendues de gain que l'on peut régler avec ce caméscope, mieux vaut ne pas avoir que 3 positions accessibles.


Pas de mode tout automatique (ce n'est pas la bonne gamme pour ça), mais un bouton de verrouillage "LOCK" qui empêche la modification de certains paramètres, ce qui désactive les boutons correspondants. Les paramètres à verrouiller sont réglables dans les menus.


EVA1

Le EVA1 a 7 boutons personnalisables en dur sur le boîtier et 2 boutons sur le poignée rotative, dont un bien caché qui s'actionne avec l'annulaire lorsqu'on tient la poignée à pleine main. Pas de bouton virtuel sur l'écran tactile. En fait, nous aurions apprécié une rangée de boutons personnalisables en dur sur le bord externe de l'écran, car 7 ou 9 boutons, c'est peu face aux 28 fonctions que l'on peut leur affecter. Les possibilités de personnalisation sont inférieures à celles de la gamme UX de Panasonic, un comble.


Les menus sont disponibles en douze langues pour cette version de l'EVA1E, dont bien sûr le français. Voilà qui devrait satisfaire ceux qui ne veulent pas naviguer dans des menus en anglais. Peu d'erreurs de traduction ont été relevées, même si les intitulés sont parfois peu évidents en français (mais que veut dire EI ?). Il existe encore des traces d'anglais dans certains écrans (DEL, SET, etc) qui donnent une impression de non finition. Espérons que cette partie sera prise plus au sérieux par les fabricants, que ce soit sur la longueur possible des choix de menus ou la finition de chaque écran.


Le niveau à l'écran rappelle que Panasonic s'est fait une spécialité du niveau artificiel sur les caméscopes. Ici, nous avons l'horizontal en roulis, ce qui est déjà bien, mais aussi en tangage. Bien joué ! La présentation n'est pas la même que sur le UX180, c'est plus discret (petites barres sur les côtés), mais la fonction et le résultat sont les mêmes. La précision n'est pas celle d'un niveau à bulle, mais c'est beaucoup plus rapide et suffisant dans beaucoup de situations.


EVA1


(Test Panasonic AU-EVA1)

Qualité d'image et réglages, sensibilité

C'est à ce chapitre que l'on doit la dénomination de petite Varicam du EVA1. Il faudrait un livre pour expliquer toutes les variantes de réglages, il viendra peut-être. Le mode d'emploi fait 175 pages, dont une partie pour expliquer les nombreux réglages de qualité d'image.


Commençons par un argument "massue" de Panasonic : l'EVA1 enregistre en 422 10 bits sur carte mémoire (150 Mbps), à condition de ne pas dépasser une certaine fréquence d'image. En 4K et UHD, il faut se limiter à 30 ips. A 50 ou 60 ips, c'est du 420 8 bits. En 2K ou HD, on pourra avoir du 422 10 bits à 25 ips ou 50 ips.


L'EVA1 est un mauvais caméscope AVCHD, ce mode a trop de limitations. Par exemple, pas de AVCHD en 25p ou 30p, il faut choisir entre 24,98p, 50p ou 59,94 ips. Et encore, sans pouvoir choisir la qualité de compression.


On enchaîne ensuite sur la capacité à enregistrer en V-Log pour les amateurs d'étalonnages fins. Rien d'étonnant à ce niveau de gamme, mais il y a aussi le choix de quatre autres courbes de gamma : Vidéo, Hybride, V-255570L1 et V-504580L1, les dernières étant spécifiques à l'EVA1. Je vous laisse avec le mode d'emploi pour plus de détails...


Passons sur le nombre important des réglages des courbes colorimétriques, ce n'est pas l'objet d'une tel test ! Il faut juste savoir que ceux qui souhaitent une grande finesse dans les réglages dès le tournage pourront s'en donner à coeur joie.


Revenons par contre sur les fichiers de scènes, ensembles de réglages de l'image. Il y a 5 fichiers de scène facilement accessibles par l'écran d'accueil ou un bouton personnalisé. La plupart des vidéos d'exemple sont captées avec le réglage scène 1 défini par Panasonic. Comme il est possible d'enregistrer les fichiers de scène dans le caméscope et sur carte mémoire, c'est votre organisation qui définira la nombre maximum de fichiers de scènes que vous utiliserez. J'ai vu passer dans la documentation une limite à 1000, mais je ne l'ai pas testée !


Élément important : le débit d'enregistrement. Dans ce domaine, il y a la situation actuelle et les promesses. Actuellement, l'EVA1 enregistre au mieux en 422 10 bits en compression en longs groupes d'images à 150 Mbps. Et pas de RAW. Les promesses, ce sont un enregistrement en 422 10 bits en compression Intra à 400 Mbps sur carte mémoire et le RAW avec un enregistreur externe (via la prise SDI). Il y a donc l'actuel EVA1 et le futur EVA1, qui n'ont pas les mêmes capacités. 


Concernant les fréquences d'images, c'est un caméscope Varicam. Donc, dans la limite du capteur, du processeur et de l'enregistrement, on peut monter en fréquence, et bien sûr descendre. En 4K (ou UHD) plein capteur, on monte à 60 ips. En 2K (ou HD) plein capteur, on monte à 120 ips. En 2K (ou HD) taille 4/3, on va jusqu'à 240 ips. On sent que Sony a mis la pression ! Et comme c'est bien du Varicam, les fréquences d'images intermédiaires sont nombreuses : si vous avez besoin du 38 ou 88 ips, c'est le bon caméscope.


L'exposition automatique fonctionne bien, mais les variations sont brutales et bruyantes avec un zoom photo comme celui du test. Pour bien contrôler l'exposition, l'EVA1 peut afficher une forme d'onde ou un vectorscope, mais pas un histogramme. Mais sur l'écran livré, qu'est-ce que c'est petit !


Bénéficiant d'un capteur CMOS S35, l'EVA1 peut prétendre, comme ses concurrents doté d'un capteur similaire, à une belle sensibilité. Même s'il y a beaucoup de photosites, il font quand même 4,3 microns, ce qui est proche de la barre des 5 microns que l'on qualifie de "gros" photosites. Barre qui est dépassée par le capteur de Canon, au prix d'une résolution moindre. Compromis, compromis. Par rapport aux capteurs 1", c'est quand même nettement mieux.


D'ailleurs Panasonic vante la sensibilité native de son capteur à 800 ISO. C'est bon, quand on se souvient des capteurs à 200 ISO natifs. Mais Panasonic va plus loin : l'électronique de ce capteur permet une seconde résolution native : 2500 ISO. Là, c'est excellent. 


Autour de 800 ISO, on peut passer de 200 à 2 000 ISO avec du gain négatif ou positif. Mais pas aller plus loin. Pour ça, il faut basculer autour de 2500 ISO, pour aller de 1000 à 25 600 ISO, rien que ça. C'est très pratique, car ça permet de fermer un peu les objectifs, même en basse luminosité, pour qu'ils ne travaillent pas à pleine ouverture. Et cela a donc un intérêt pour maîtriser la profondeur de champ, parfois trop faible à pleine ouverture.


Les images suivantes sont des extraits de vidéos prises en environnement très sombre (l'image à 800 ISO est proche de ce que percevait l'oeil) sans aucune réduction de bruit.


EVA1

200 ISO


 


800 Iso

800 ISO natif


 


EVA1

2000 ISO basé sur 800 ISO natif


 


EVA1

2000 ISO basé sur 2500 ISO natif


 


EVA1

2500 ISO natif 


 


EVA1

6400 ISO


 


16000

16000 ISO (l'iris se ferme)


 


25600

25600 ISO (l'iris se ferme encore)


 



(Test Panasonic AU-EVA1)

Support d'enregistrement

L'EVA1 de Panasonic est très raisonnable sur le support nécessaire : de simples cartes SDHC ou SDXC conviennent pour l'enregistrement en AVCHD. Des cartes Class 10, très bon marché, suffiront pour le débit à 50 Mbps. Pour monter à 100 et 150 Mbps, le maximum actuel, il faudra une carte U3, que l'on trouve en grande marque à moins de 1 euro le Go en 2018. Le test avec une carte Lexar Pro U3 de 64 Go qui date un peu, n'a pas posé de problème.


Pour le futur débit à 400 Mbps (4:2:2 10 bits Intra), il faudra prévoir des cartes SDXC V90, pas encore courantes et donc encore chères (presque 3 euros le Go).


Tout ceci est très standard, ce qui nous va très bien. Pour le format d'enregistrement, on retrouve des fichiers MPEG-4 classiques sous forme de fichiers MOV qui se lisent sur tous les ordinateurs récents. Il faut certes une bonne puissance informatique pour que la lecture en 4K soit fluide, mais c'est attendu : on ne traite pas 200 millions de pixels par seconde avec une calculatrice... En 4K et UHD 4:2:2 10 bits, l'EVA1 utilise le profil High 4:2:2@L5.1 du codec H.264, le même profil que ses petits frères de la gamme UX, mais en 4:2:2. En 4:2:0, il passe en profil High@L5.2.


En 2K à 25 ips et en HD à 50 ips, il se contente du profil High@L4.2, et même du profil High@L4.1 en HD à 25 ips, toujours comme le UX180. C'est classique, cohérent avec les exigences de la compression et comparable aux concurrents.


Les fichiers des rushs sont contenus dans un dossier PANA_GRP lui même divisé en sous-dossiers dont le nom varie selon le jour de captation et le format d'enregistrement choisi. Si on mélange les formats, comme c'est le cas lors d'un test, on peut se retrouver avec de nombreux sous-dossiers contenant des rushs.


A noter le nommage des fichiers façon cinéma, qui vous permettra de vous y retrouver si vous paramétrez ce nommage dans les menus.


EVA1
Les deux emplacements de carte SD permettent un vrai relais entre les cartes, de A vers B puis B vers A, jusqu'à 10 heures d'enregistrement continu. Le voyant d'absence de carte est visible à l'écran, mais n'est pas perturbant. C'est plus pro que le comportement du Z150. Il est aussi possible d'enregistrer en simultané sur les deux cartes pour plus de sécurité, avec le même codec. Panasonic étudie la possibilité d'un enregistrement simultané avec deux codecs différents, comme le font les concurrents, mais sans certitude.  Quand on voit que le UX180 peut le faire...
EVA1


(Test Panasonic AU-EVA1)

Montage

Si vous enregistrez en AVCHD (malgré les limites évoquées précédemment), aucun souci n'est à prévoir pour le montage. Ce format maintenant éprouvé est géré par tous les logiciels de montage récents, qu'ils soient professionnels ou grand public. 


Si vous enregistrez en MPEG-4, c'est encore plus facile. La plupart des logiciels de vidéos sont capables de les lire sans souci, les logiciels de montage importent les rushs sans poser de question. Par contre, il n'y a pas de metadonnées dans les fichiers, comme on peut en trouver dans des fichiers MXF. Avantage de la simplicité, mais inconvénient d'un conteneur grand public. On pourra toutefois sélectionner les rushs selon leur format d'enregistrement (4:2:0, 4:2:2)  en filtrant selon les noms de dossier et le nom des fichiers. C'est une méthode peu efficace, mais facile.


EVA1 FCPX


(Test Panasonic AU-EVA1)

Spécifications mesurées du AU-EVA1

  • Poids du caméscope nu (le cube) : 1225 g
  • Poids de la batterie AG-VBR89 : 340 g
  • Poids de la poignée rotative : 210 g
  • Poids de l'écran avec son pare-soleil : 235 g
  • Poids d'une carte SDXC : 2 g
  • Poids de l'objectif Sigma 18-35 f/1,8 avec pare-soleil : 850 g
  • Démarrage mode caméra : environ 4 s
  • Passage en mode visualisation des clips : environ 3 s
  • Retour en mode enregistrement : 2 s
EVA1


(Test Panasonic AU-EVA1)

La concurrence

En face du Panasonic AU-EVA1, avec un capteur Super35 et un objectif interchangeable, qu'avons-nous sur le marché ? Et bien du beau monde !


blackmagic

BlackMagic URSA mini Pro

 


Le BlackMagic URSA mini Pro a des avantages non négligeables. Le plus facile à identifier est son écran (4" HD) qui sème la concurrence et peut diminuer le coût total en dispensant d’écran externe. Par contre, les accessoires indispensables (viseur, porte-micro, batterie) vont sérieusement gonfler la note totale. La possibilité de changer de monture d'objectif ou l'enregistrement en RAW en font un appareil plus pointu. Son ergonomie spécifique sera déroutante pour les habitués des caméscopes "traditionnels". Avec presque un kilo de plus, il est nettement plus lourd que l'EVA1, ce qui sera pénalisant pour l'utilisation sur drones ou structures mobiles.
eos C200

Canon C200

 


Plus cher que l'EVA1 et doté d'un capteur moins défini, le C200 se distingue par son système autofocus nettement plus avancé. Lui aussi bénéficie d'un écran 4", malheureusement pas HD. Le débit d'enregistrement peut monter jusqu'à 1000 Mbps grâce à l'utilisation de cartes CFast 2. Par contre, il n'arrive pas à suivre l'EVA1 en fréquence d'image. Vraiment plus cher que l'EVA1 ? Pas tant que cela, si on inclut le viseur intégré. Il est à peine plus lourd que l'EVA1. A considérer absolument lors du choix.
LS300

JVC LS300

 


JVC propose un boîtier plus modeste, notamment du côté des capacités d'enregistrement sur carte et des fréquences d'image. Mais il est nettement moins cher, même avec un viseur. Sa compacité est surtout due à sa monture 4/3. Ses fonctions réseau sont bien plus développées que celle du EVA1, ce qui peut faire la différence dans bien des usages.
PXW-FS7

Sony FS7

 


La dernière évolution du FS7, le FS7 Mark II, n'est pas dans la même classe de prix que l'EVA1. C'est donc le FS7 premier du nom qu'affronte le EVA1. La monture E de l’objectif est spécifique à Sony, même s'il existe des adaptateurs. De même, les cartes XQD ne sont pas vraiment standard. L'absence de viseur et la médiocrité de l'écran ne permet pas de faire la différence. Le capteur du FS7 est un peu moins défini et un peu moins rapide que celui du EVA1, il accuse son âge. Par contre, l'utilisation ce cartes XQD permet l’enregistrement à un débit nettement supérieur, jusqu'à 600 Mbps. Le boîtier est compact mais pèse cependant plus lourd que l'EVA1.


(Test Panasonic AU-EVA1)

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Panasonic AU-EVA1

Prix fabricant : 6700 Euros

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