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Test terrain JVC GC-PX100

Une drôle de caméra-photo

 

17 septembre 2013 par Thierry Philippon

 

Une curieuse tête, dans un corps anticonformiste, ce JVC GC-PX100 ! Mais JVC est coutumier du fait. Certains n'ont pas connu les MC100 / MC200 mais c'étaient aussi de drôles de zombies, qui déjà, épousaient le concept d'un écran arrière comme le GC-PX100 !


JVC cherche à prouver son savoir-faire car en matière de camescopes, l'inventeur du VHS a perdu le leadership d'autrefois, détenu loin devant par Sony. Raisonnement probable de JVC : comme tous les appareils photo intègrent désormais de la vidéo et font de l'ombre au camescope, autant chercher à reprendre cette idée à l'envers : concevoir un camescope qui évoque la photo, un peu à la façon chez Sony de la sa série NEX (VG10, VG20, VG30, VG900. Agrémentez cette sauce avec du Wi-Fi, un viseur amovible, et des capacités évoluées (du moins sur le papier) en matière de ralentis et d'accélérés.


JVC GC-PX100

Le prix de 1090 euros n'est pas exagéré pour ce "fleuron" de la marque JVC grand-public : on est au niveau, voire au-dessous du prix du modèle haut de gamme des autres marques (HC-X920, PJ780, Canon HFG30). Mais justement, toute la question est de savoir ce qui peut faire préférer ce modèle à ses concurrents ? Seul un examen approfondi de la bête et plusieurs jours d'essais nous ont été nécessaires pour nous faire une opinion... et vous la livrer à froid (les réactions à chaud sont mauvaises conseillères).



> LIRE LA SUITE : Concept

Concept

L'allure appareil photo du JVC - qui frappe en premier lieu - est finalement un peu trompeuse car le GC-PX100 est un vrai camescope à objectif non-interchangeable. C'est donc d'abord clairement un camescope avant d'être un appareil photo. En revanche, son capteur mono-CMOS BSI 12 Mp et sa cible 1/2,3'' ou encore le sélecteur de modes et la bague de mise au point, s'inspirent plutôt de ce qu'on trouve en photo.


JVC GC-PX100

Vidéo ou photo, quoi qu'il en soit, l'appareil est très complet, sans être une usine à gaz. les manques du JVC sont plutôt des défauts ergonomiques, et ne sont pas visibles du premier coup. C'est vraiment le genre de modèle qui peut induire en erreur si l'on se fie à ses premières impressions, tant en positif qu'en négatif. Par exemple, les ralentis et accélérés, appuyés par une molette Time Control sophistiquée et très en vue, apparaissent comme le point fort du modèle. Mais après usage, c'en devient presque le point faible !


A l'inverse, la liste des nombreuses fonctionnalités du camescope donnent l'impression d'un modèle complexe à manipuler alors qu'à l'usage, les commandes sont intelligemment réparties, et les réglages, simples, et bien accessibles. D'autres fabricants pourraient d'ailleurs s'en inspirer ! On n'attend pas non plus forcément des prouesses du JVC en matière de qualité d'image et on est plutôt agréablement surpris, tant en vidéo qu'en photo.


A noter un détail : le lien vers le Manuel d'utilisation complet en pdf n'est pas apparu sur notre Mac quand on introduit le CD contenant l'application "MediaBrowser SE for JVC". Nous avons donc utilisé notre PC, mais c'est bizarre...



(Test terrain JVC GC-PX100)

Capteur, objectif-zoom

Un beau capteur, plutôt "grand" (1/2,33), toutefois comparable à celui du HC-X920. La forte concentration de pixels (12 Mp) procure des photos réellement de bonne qualité, d'ailleurs c'est un type de capteur que l'on retrouve en photo chez d'autres fabricants. Une ouverture très lumineuse (F/1.2-2,4) au moins autant pour satisfaire la sensibilité que pour faciliter l'exploitation des hautes vitesses.
objectif JVC GC-PX100
La qualité optique laisse un peu à désirer sur les bords, j'ai noté un certain flou. En revanche le piqué est globalement remarquable par temps ensoleillé comme en atteste nos nombreux essais vidéo.
zoom JVC GC-PX100

Le JVC a des focales confortables puisqu'elles s'étendent de 29,5 à 295 mm. C'est moins bien en grand-angle que Sony ou Canon (entre 24 et 26 mm) mais aussi bien que Panasonic. Le ratio du zoom est un peu juste (x10) mais on peut l'étendre à x16 lorsqu'on ne sollicite pas le stabilisateur (x14, sinon), sans dégradation vraiment notable de l'image puisqu'on exploite dans ce cas le surplus inutilisé de pixels. En revanche, la commande de zoom est sujette à caution, j'y reviens dans le chapitre Prise en mains.


Le stabilisateur m'a semblé moins efficace que sur d'autres modèles. De plus, l'utilisation du stabilisateur, particulièrement en mode AIS Amélioré, a une incidence préjudiciable sur l'angle de champ, à un point rarement vu ! Tous les fabricants en sont victimes mais chez JVC, le rétrécissement du champ est plus marqué. Il faudra donc vraiment réserver ce mode Amélioré uniquement aux travellings en marchant, il est d'ailleurs normalement destiné à cet usage.


Remarquez qu'on ne peut pas changer le mode de stabilisation en cours d'enregistrement (c'est possible chez certains fabricants).


sans stabilisateur avec stabilisateur
stabilisateur amélioré

Comme on le discerne très bien sur ces 3 images comparatives prises du même point de vue à la même focale grand-angle, l'utilisation du stabilisateur a un effet manifeste sur l'angle de champ :


-en haut à gauche, stabilisateur en position Arrêt


-en haut à droite, avec le stabilisateur en AIS (= utilisation normale au téléobjectif par exemple)


- enfin en bas au centre, en position AIS amélioré. Sur trépied, il est donc hautement recommandé de désactiver le steadyshot.



(Test terrain JVC GC-PX100)

Micro, audio

audio

Le GC-PX100 n'a pas négligé l'audio. Le son est bien restitué, les capsules sont bien placées, on dispose de prises Micro et casque (commune avec AV), de vu-mètres audio en surimpression sur écran et même d'un réglage du niveau audio, ajustable en cours d’enregistrement, j'ai essayé et ça marche. En outre, le haut-parleur est correct et suffisamment audible avec 15 niveaux ! Toutefois, les derniers niveaux saturent un peu.


Au choix de l'utilisateur, on peut aussi activer le filtre anti-vent, le micro-zoom ou encore la technologie K2 chère à JVC, et alternative au PCM. Toutefois, celle-ci ne marche pas lorsque le réglage du JVC est sur MOV 1080p LPCM” .


réglage niveau mciro JVC GC-)PX100

Les seuls bémols : le réglage du niveau du micro se contente de paliers un peu grossiers (5 paliers seulement entre -2 et +2). On ne dispose pas non plus de son Dolby 5.1.



(Test terrain JVC GC-PX100)

Viseur, écran

ecran JVC GC-PX100

C'est une autre des singularités du GC-PX100. L'écran du JVC est situé à l'arrière et non sur le côté ou au-dessus. Tactile, il affiche 460.000 pixels sur une diagonale de 3 pouces, du grand classique mais ça reste modeste. Un pare-soleil écran (très facile à insérer) vous protège du soleil pénétrant, JVC est le seul à le proposer à ma connaissance. Mais le principe même du pare-soleil peut devenir gênant car il faut se situer complètement en face du moniteur pour distinguer l'image.


JVC GC-PX100 luminosité moniteur

Par ailleurs et surtout, une fois le cache déplié, l'accès au viseur est pratiquement impossible, le visage "cogne". Au bout d'un moment, j'ai donc retiré le cache, et j'ai tenté de jouer avec l'une des 5 positions de la luminosité Moniteur.


Autre caractéristique de cet écran, il s'articule sur une charnière aussi solide que rigide, c'est un peu déroutant au premier abord, même si la conception est réfléchie. Vous pouvez voir notre vidéo à ce sujet. Notez qu'on peut refermer directement l'écran, ce qui referme la trappe.


menu JVC GC-PX100

L'écran est relativement réactif, sauf pour les menus qui mettent une seconde de trop à s'afficher. Hormis cela, les menus sont d'une rare lisibilité, puissamment aidés par des pictogrammes explicites. La navigation est simple, agréable, sans mauvaise surprise. Bref, un des meilleurs menus que nous ayons vus depuis longtemps.


Certains regretteront l'absence de raccourci (Q) du menu mais sur les autres camescopes, je trouve que cela complique les manipulations et provoque des tâtonnements qui ici, n'ont pas lieu.


GC-PX100 viseur, écran

Côté viseur, c'est tout aussi original, puisque le viseur est amovible ! Il s'insère très facilement. mais il n'est pas relevable (ni étirable), c'est assez gênant. Surtout il est petit et étroit. Cela dit il dépanne et on apprécie d'y recourir lorsque le soleil frappe fort ou qu'on souhaite une mise au point précise.


On passe facilement d'une Priorité d'affichage écran à une Priorité d'affichage viseur au moyen d'un bouton-switch (LCD / VF) sur le côté du viseur. Dommage qu'au nom des économies de batterie, les deux affichages ne soient pas possibles en même temps. C'est même contre-productif, quand on est en Priorité viseur et qu'on surplombe le camescope, on peut croire que celui-ci est éteint et du coup, laisser le JVC allumé !



(Test terrain JVC GC-PX100)

Batterie et connectique

La batterie BN-VF815U du GC-PX100 tient 60 minutes en réel, 120 minutes en continu. On est dans la moyenne des rivaux. Néanmoins, une batterie optionnelle ne sera pas du luxe. JVC ne semble communiquer aucune référence optionnelle hormis celle déjà fournie, on se contentera donc de la batterie BN-VF815U que vous pouvez trouver chez ce spécialiste. La charge dure 2H10, elle monopolise le camescope car la batterie doit se trouver à l'intérieur, dommage. 


 
batterie JVC GC-PX100

La batterie (tout comme la carte mémoire d'ailleurs) est encastrée à l'intérieur d'un compartiment à l'arrière, lui-même recouvert par l'écran. On n'aurait pas pu faire plus simple ? Sur trépied, cet emplacement permet théoriquement de changer de batterie sans avoir à défaire le camescope du trépied car le bouton d'éjection de la batterie ne se trouve pas sur le dessous du camescope comme souvent chez les rivaux. Mais en pratique, la base de l'écran - écran qu'il faut ouvrir pour accéder au logement batterie - est si proche de la plateforme du pied que pour ma part, j'ai été été contraint à chaque fois de détacher partiellement la plateforme de fixation.


connectique JVC GC-PX100
connectique JVC GC-PX100

Côté connectique, pas de mauvaise surprise, d'autant qu'elle est assez complète, hormis l'absence d'USB 3 (l'USB est présent mais en 2.0). Si vous ajoutez les liaisons Wi-Fi en prime, les connexions possibles sont très nombreuses. Un détail : le câble AV est fourni, alors qu'avec les autres fabricants, il faut souvent mener un chemin de croix et payer fort cher pour trouver ce type de câble devenu optionnel.


A noter : j'ignore si c'est le pas de vis de cet exemplaire mais ma plate-forme de fixation que j'utilise tout le temps depuis 6 ans pour fixer un camescope sur trépied refuse de fixer solidement le JVC. Il glisse… C'est la première fois.


 



(Test terrain JVC GC-PX100)

Prise en mains

Le GC-PX100 ne se prend pas en mains comme un reflex mais bien comme un camescope. L'impression de solidité prédomine, même si certains éléments en plastique font un peu toc. Les touches tombent assez naturellement sous les doigts. Le poids n'est pas excessif (625 grammes au complet), c'est grosso modo celui d'un Sony HDR-PJ780. Par contre, le JVC est plus lourd qu'un HC-X920 et plus léger qu'un Canon HFG30.
JVC GC-PX100

Les dimensions sont relativement imposantes car même une fois les excroissances retirées (viseur, les deux pare-soleils), le JVC demeure à la fois un peu plus long... et un peu plus large que ses rivaux ! Impossible de l'emporter dans une grande poche de veste.


On peut placer un accessoire sur la griffe à l'avant qui est standard et non Active.


On se méfiera de l'équilibre du camescope qui a une petite tendance à pencher vers la gauche, selon la façon dont on resserre la sangle-dragonne. Autre semi-surprise, quand on appuie sur le Bouton "On" pour allumer, il suffit d'appuyer une fois. Mais il faut maintenir la pression pour éteindre. C'est inhabituel. Combien de fois j'ai cru avoir éteint ! Cela dit, avec de l'habitude, on s'y fait rapidement.


exposure JVC GC-PX100

L'accès aux touches AF / MF et surtout Exposure est assez bien conçu, excepté que cette dernière se confond avec la touche Time Control situé immédiatement à sa droite. Fréquents ratés ! De plus, cette même touche Time Control est souvent actionnée par erreur avec la paume de la main gauche. Pas de conséquence si on enregistre sinon un affichage intempestif du Time Control.


Par ailleurs, si vous utilisez un réglage manuel, la molette à l'avant gauche (à côté du bouton Set) est facile à dérégler, attention…


prise en mains JVC GC-PX100

Le toucher de la bague est un régal, même si on ne dispose ni de position de butée ni de repères de distance sur la bague. Le camescope est très peu boutonneux, c'est le défaut de la cuirasse, car il y a donc peu d'accès à des commandes directes. C'est d'autant plus bête que le bouton Set ne sert strictement qu'à la gestion du Time Control, c'est un peu idiot, il pourrait être exploité pour d'autre usages comme le Gain ou le stabilisateur qu'il faut changer depuis le Menu.


molette de sélection JVC GC-PX100

Un bouton d'accès direct existe pourtant mais il est bien caché. Il s'agit d'une position dédiée du cadran utilisateur (la molette de sélection de programmes) qui peut être placée sur U pour accéder directement aux réglages les plus utilisés parmi ceux ci : Balance des blancs, Vitesse d'obturation, Diaph et luminosité AGC et pour la photo seule, Luminosité (Is). La mémorisation préalable du réglage s'effectue assez simplement, c'est bien expliqué dans la notice. Cette mémoire de réglages permet par exemple de retrouver immédiatement une position de balance des blancs sur Ensoleillé ou la position de luminosité AGC sans passer par le menu.


zoom commande GC-PX100

Côté prise en mains toujours, la commande de zoom est agréable, pouvant aller à vitesse rapide ou très lente. On recense en plus une très rare mémorisation de la position du zoom, une fois le camescope éteint. A l'usage, la vitesse lente est pourtant difficile à maintenir sans à-coups et pourtant, je peux vous assurer que ce n'est pas par manque d'habitude de doser finement ! C'est bien la commande qui est trop sensible ou pas assez souple.


A noter : pas de report de commande de zoom sur écran ni de fioritures, par exemple on ne peut pas régler dans le Menu la vitesse du zoom, pratique courante chez les concurrents.



(Test terrain JVC GC-PX100)

Qualité d'image et réglages, sensibilité

La qualité d'image du JVC est plus que respectable, elle m'a étonnée car je n'attendais pas le PX100 sur ce terrain. Le piqué est très prononcé même si parfois, on note des bords un peu flous. Le capteur semble bon, voire très bon, bien servi par une optique ouvrant à f/1,2. Vous pouvez voir la vidéo (en cours de réalisation) pour vous en convaincre.


Globalement, le camescope a toutefois un penchant pour la surexposition, cramant quelque peu les hautes lumières, mais il n'est pas seul dans ce cas. On peut réduire le phénomène en contrôlant ces hautes lumières au moyen du zébra à 70% ou 100%. On aura également tout intérêt à switcher en mode P (Program, expo et MAP auto) ou un autre mode (Priorité à l'ouverture, à la vitesse ou mode Manuel) plutôt que de se fier à l'automatisme intégral (mode iAuto) et à régler l'expo au moyen de la molette Exposure.


JVC GC-PX100

On ne note pas de moirage ni d’artefacts particuliers (sauf au ralenti bien sûr). On obtient de beaux effets de priorité à l'ouverture… JVC a même inclus un mode priorité au visage accessible depuis la molette de sélection (pictogramme en forme de visage).


MF/AF JVC GC-PX100

La mise au point est facile et précise avec la bague de mise au point en dépit de l'absence de repère sur la bague. On est aidé par un système d'intensification des contours en bleu (Aide couleur en Rouge, Vert ou Bleu). Seul manque une touche Expand comme chez les rivaux pour percevoir les détails du sujet mis au point.


Pas de Fonction Push Auto pour réagir dans l'urgence, mais on s'en passera.


luminsoité
La sensibilité du JVC est correcte. On peut régler les paliers entre + 6 dB et +18dB ou laisser le Contrôle automatique du Gain (AGC) agir tout seul en fonction de l'éclairage ambiant. Une mini-torche est également intégrée, son intensité (non précisée) est toutefois moins forte que sur le Sony HDR-PJ780 par exemple, même en utilisant le 2e niveau de puissance le plus élevé que comporte la torche.


(Test terrain JVC GC-PX100)

Qualité photo

On accède au mode Photo directement depuis le sommet du JVC. La qualité des photos obtenue est plutôt bonne en 4:3 à 12 Mp ou en 5,9 Mp.


mode Photo JVC GC-PX100

Notez plusieurs options :


-la faculté de prendre des vues fixes pendant le tournage mais la résolution est limitée à du Full HD.


-la faculté de capturer - à un intervalle que vous choisissez (entre 2 et 30 images) - 9 images fixes en 1920 x 1080 en multi sur une même composition ou en continu, à partir d’une vidéo.


-le mode rafale.


GC-PX100

12 Mp (4000 x 3000 pixels)


 


GC-PX100

12 Mp (4000 x 3000 pixels)


 


JVC GC-PX100

12 Mp (4000 x 3000 pixels)


 


JVC GC-PX100

5,9 Mp (2816 x 2112 pixels)


 


JVC GC-PX100

5,9 Mp (2816x2112 pixels)


 


JVC GC-PX100
3,1 Mp (2048 x 1536 pixels)


(Test terrain JVC GC-PX100)

Formats d'enregistrement

Le GC-PX100 propose plusieurs formats d'enregistrement, un peu comme sur certains camescopes pros. On s'y perd d'ailleurs un peu ! L'idée générale : on peut stocker sur carte SDHC / SDXC Class 4 ou 6 des fichiers en AVCHD classique, "limité" à 28 Mbits/s ou on peut aller jusqu'à 36 Mbits/s (pour la vidéo) en MOV ou MP4. Ce dernier mode est particulièrement recommandé pour les scènes très mobiles. Cela dit, même en filmant des scènes comparables, la différence entre AVCHD et le MP4 de JVC n'est pas criante.


AVCHD
qualité vidéo GC_PX100

Si on filme en AVCHD, seuls les choix 50p en 1 qualité ou 50i (28 Mbits/s) en 2 qualités (XP et EP, à 17 et 5 Mbits/s) sont proposés. On ne dispose donc d'aucun mode en 24 Mbits/s. Mais on peut aussi filmer en MOV ou MP4 selon 4 modes : 1080P LPCM, MP4 1080p, MP4 720p ou iFrame 720p. Le MP4 est d'ailleurs obligatoire si l'on filme eau ralenti ou en Accéléré.


High Speed
Time-lapse

Annoncé avec fanfares et trompettes, les modes Accélérés (Time-Lapse) et Ralenti du GC-PX100 sont intéressants en soi puisqu'ils permettent de faire varier les scènes du tut au tout. JVC a conçu pour cela un bouton Time control facile d'accès et une molette de réglage facile à manipuler.


Pour le ralenti (High Speed), la vitesse s'échelonne entre 100fps et 500 fps. En clair, la vitesse d'enregistrement est multipliée par x2 à la lecture d'une scène en 100fps, et x10 à la lecture d'une scène en 500fps. Le zoom est possible pendant le Ralenti.


ralenti 640x360

Problème, les vitesses "High Speed" ne connaissent pas le Full HD ni même le 720p, le Ralenti se contente en fait d'une résolution... SD ! Celle-ci est en 640 x 360 pour les 3 premiers paliers, et en 320 x 176 pixels pour les 2 paliers les plus intéressants ! A un débit d'environ 5 MBits/s, la résolution est suffisante en 640x360 notamment pour une démarche de formation (mouvement sportif) mais très rédhibitoire pour exploiter un effet créatif de Ralenti dans un montage. De plus, la qualité même en SD, n'est pas au rendez-vous. Selon la nature du plan, les pixels sont parfois très présents... Là encore, voyez nos vidéos... Quand on compare avec le ralenti obtenu en Full HD sur un Lumix GH3 par exemple, c'est le jour et la nuit !


Le mode Time-Lapse est nettement plus convaincant car il s'effectue bien en Full HD, avec la faculté de capter 1 image toutes les 1 à 80 secondes d'intervalle. La manipulation est assez simple mais pas très intuitive la première fois, suivez quand même la notice. Il existe 7 réglages différents : au réglage 1fps, les vidéos enregistrées sont lues à X25 : en une heure, vous enregistrez donc 72s de vidéo, alors qu'à 1/80fps, elles sont lues à X2000, vous n’enregistrez donc que 1,8 seconde en 2 heures ! J'ai pour ma part filmé un classique lever de soleil au 1/2 fps et c'est déjà très rapide (14 secondes en 1 heure !).


Le JVC dispose aussi d'un mode d'enregistrement spécial qui plaira aux naturalistes : il s'agit d'une fonction ENREG AUTO qui permet à l’appareil d’enregistrer automatiquement une scène en détectant les changements de mouvement du sujet à l’intérieur du cadre (rouge) s'affichant sur l’écran LCD. Le système se réfère aux changements de luminosité, il faut donc bien régler son appareil.



(Test terrain JVC GC-PX100)

Montage

GC-PX100

Globalement aucun fichier AVCHD, MOV ou MP4 du JVC ne pose de vrai souci au montage, si ce n'est le débit à 36 Mbits/s (40 Mbits/s avec l'audio PCM) qui peut faire souffrir une station de montage peu musclée. Autre petite difficulté, si on panache les formats, il faut se repérer entre les fichiers AVCHD (00001.MTS), les fichiers MOV (de type PIC_0001.MOV), ceux en MP4 (de type PIC_0001.MP4) et enfin, les fichiers photo (de type PIC_0035.JPG) qui se logent dans le même dossier DCIM que les fichiers vidéo.


Attention après avertissement d'un internaute, il est exact que le LPCM semble tributaire de QuickTime, et ne peut être relu correctement sur des lecteurs comme VLC (audio "haché"), aussi bien sous Windows que sur Mac. Du coup, certains logiciels (Magix Video Deluxe) ne l'acceptent pas. Préférez dans ce cas le format MP4. Pas de souci sur iMovie et FCPX sur Mac qui reposent sur QuickTime.


montage

Une possibilité très intéressante de l'édition est de capturer une partie d'une vidéo pour 'n'en retenir que le moment le plus intéressant. Puis de conserver seulement la partie copiée et se débarrasser de l'original. Combien de fois cette procédure m'aurait utilement servi quand on filme une séquence de 15 secondes et qu'on oublie la caméra (qu'on croit arrêter) alors qu'elle filme 5 autres minutes de plan des chaussures ! Le dispositif de JVC permet de de ne conserver que les 15 secondes utiles en se débarrassant des 4 minutes 45 autres inutiles !



(Test terrain JVC GC-PX100)

Fonctionnalités Wi-Fi

Les différentes fonctions Wi-Fi du JVC sont à la fois multiples et intuitives. Passé les premières hésitations, ça marche bien. J'ai expérimenté les "applications pour téléphone intelligent" qui consistent par exemple à transférer ses fichiers vidéo vers une tablette ou un smartphone. La rapidité de transfert des vidéos depuis le camescope vers le mobile est étonnante.


Le JVC propose aussi d'autres modes d'utilisation Wi-Fi comme l'enregistrement et l'envoi par courrier électronique ou encore la surveillance des images par le biais d'Internet, même depuis le bout du monde. Les réglages sur le camescope sont fastidieux, et un peu complexes, mais assez intuitifs.


2 images JVC

Vous pouvez également comparer 2 images côte à cite avec la fonction Cam Coach qui se télécharge gratuitement. Parmi les options disponibles, vous pouvez transférez vers une tablette 2 images comparées. Pratique pour un sauteur à la perche dont on veut comparer la position du corps au moment de l'impact. Désolé, je n'avais pas de sauteur à la perche sous la main... :)



(Test terrain JVC GC-PX100)

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