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Test Kindle Voyage et Kindle Oasis

les liseuses d'Amazon

 

22 novembre 2017 par Thierry Philippon

Prix fabricant : 190 Euros Prix fabricant : 250 Euros
 

liseuse Kindle Voyage

Pourquoi s'intéresser aux liseuses Kindle Amazon sur un site photo-vidéo ? Parce que les Kindle peuvent trouver facilement leur place chez les mordus de voyage, dans le sac photo, aux côtés de l'appareil photo ou de la caméra. Faut-il rappeler que les "gens d'images" sont de grands consommateurs de voyages, souvent soucieux du poids de leur sac. Avec moins de 200 grammes, le Kindle a de quoi les tenter.


Le Kindle Voyage est sorti depuis environ deux ans, mais comme les liseuses se démodent moins vite que d'autres produits de consommation courante, le modèle Voyage est toujours référencé par Amazon comme un produit actuel, et reste moins cher que le Kindle Oasis, sorti en cet automne 2017.


Proposée à 190 euros en version Wi-Fi et 250 euros en version Wi-Fi+3G (à vous de voir si la 3G est vraiment nécessaire...), le Kindle Voyage vaut 60 euros de plus que le fameux et déjà révolutionnaire Kindle Paperwhite que j'avais testé en 2013 et qui entre parenthèses, est toujours commercialisé par Amazon avec des prix promos parfois décoiffants (moins de 100 euros) ! Et le modèle Kindle Oasis est à 250 euros directement dans sa version la moins capacitaire (6 Go).


Les Kindle Voyage et Oasis sont toujours des liseuses numériques qui ne font que liseuse (ou quasiment). Du coup, comme ils ne font "que" liseuses, ils le font bien. Les liseuses se caractérisent notamment par une capacité à autoriser la lecture en plein soleil comme en pleine nuit !


A l'heure des smartphones qui font tout, ce genre de produit suscite l'ironie des uns, mais l'enthousiasme des liseurs / liseuses ne se dément pas pour cette "tablette" pour laquelle les consommateurs sont des gros acheteurs d'ebooks, un fois la liseuse acquise. Le marché reste donc intéressant pour ceux qui proposent le contenant et le contenu, cas d'Amazon.


Passons au descriptif complet du Kindle Voyage puis aux différences avec le Kindle Oasis.


Nota Bene : vous trouverez le terme Kindle au masculin, bien qu'on dise une liseuse. C'est le choix d'Amazon, sans doute empêtré en français avec ce problème qui ne se pose pas en anglais ("the" à la place de "le", "la"), mais ce n'est pas spontanément notre choix. D'ailleurs pour l'anecdote, on avait rédigé l'article en écrivant "la Kindle" et accordé tous les adjectifs sur la base du féminin. Vérification faite, on a tout modifié au masculin et entre nous, on dit toujours "la Kindle". Ah mais ! :)



> LIRE LA SUITE : Le test du Kindle Voyage

Le test du Kindle Voyage

kindle voyage

Cette version Voyage se différencie de ses prédécesseuses par un écran tactile 6 pouces à éclairage frontal qui répond cette fois à la dernière génération de la technologie Ink Carta, déjà utilisée sur le Paperwhite, c'est à dire avec une résolution améliorée (1 072 x 1 440 px en conservant les 300 ppp). Le contraste est également optimisé (échelle de 1 à 24), au point qu'Amazon s'est aventuré à comparer celui-ci à la qualité d'une feuille de papier. On n'ira pas jusque là mais on s'en approche, c'est assez spectaculaire.


L'éclairage est également plus homogène, c'était un des "ratés" des précédentes versions (en bas de l'écran où l'on dénotait quelques zones d'ombre). Et on est très loin de la lampe qu'il fallait ajouter aux premières liseuses Kindle pour distinguer quelque chose la nuit !


Notez que la mémoire a doublé, passant de 2 à 4 Go (soit environ 2,50 Go pour l'utilisateur), ce qui correspond à une capacité de "plusieurs milliers d'ebook" d'après Amazon ! On n'a pas été vérifier mais d'après nos calculs, ça nous semble bien optimiste car la liseuse se sert déjà d'un espace pour son fonctionnement, d'autre part cela dépend de la nature de l'ebook ! Par exemple, un roman ne va guère peser plus d'un petit Mo, mais un guide de voyage peut flirter avec les 25 Mo ! Faites le calcul, on n'atteint guère ce que promet Amazon, même en moyenne. C'est pourquoi on regrette à juste titre l'absence d'extension possible comme chez Kobo via une carte micro-SD.


La fluidité du changement de page s'est amélioré, le tourné de page est plus vif. On subit toujours un "rafraîchissement" sous la forme d'un bref flash noir mais il ne se produit plus toutes les 6 pages tournées mais toutes les 12 pages. On ne rencontre aucun Flash noir dans l'intervalle des 11 autres pages.


Notez que le coloris s’est restreint au noir seulement au lieu du noir et du blanc.


Kindle paperwhite
Ancienne Kindle 4 à gauche, Kindle Paperwhite à droite
kindle voyage
Kindle Paperwhite à gauche, Kindle Voyage à droite cette dernière est reconnaissable à ses 2 boutons en forme de fentes discrètes sur le côté.
kindle voyage

On conserve deux manières de "tourner les pages". Le premier est connu, il s'apparente à celui d'un mouvement du doigt glissant sur l'écran (façon smartphone) comme si l'on tournait la page d'un vrai livre. Le second, plus novateur (nommé PagePress), et qui se dispense d'un toucher sur écran, consiste à utiliser les deux 'boutons" allongés latéraux (ce sont des capteurs) qui font office de page suivante (donc adapté droitiers / gauchers) au moyen d'une pression (réglable) sur ceux-ci. Les capteurs peuvent réagir à la pression selon 3 niveaux au choix de l'utilisateur et la sensibilité peut aussi être ajustée. Un régal car désormais, il est inutile de tapoter l'écran pour changer de page. L'emplacement aux bords de l'appareil est bien vu. Une seule main suffit si on avance dans les pages sans jamais revenir en arrière (cas d'un roman en général), voire la main gauche même si vous êtes droitier.


Pour revenir en arrière, ce sont d'autres capteurs placés au-dessus des fentes (des deux côtés) qui jouent ce rôle. Utiles pour un guide de voyage, moins pour un roman.


Autre satisfaction, la luminosité s'adapte désormais à l'éclairage ambiant (rétroéclairage adaptatif), fonction par défaut qu'on peut décocher. C'est à dire que plus le lieu de lecture est clair, plus l'intensité d'éclairage est forte, automatiquement, sans que vous n'ayez rien à toucher. Et vice versa. Un coup de maître. Il faut attendre un peu pour que le capteur détecte le changement de luminosité, ce n'est pas immédiat. Mais c'est efficace. On recense même une option "Veilleuse" qui combiné à la Luminosité auto, réduit la luminosité de l'écran pendant que les yeux s'accoutument à l'obscurité.


kindle voyage

Le Kindle est aussi plus fin, et un peu plus léger encore, mais de peu (37 grammes en moins à 180 grammes). Ce n'est pas un record, l'Aura de Kobo fait même légèrement mieux avec ses 174 grammes. Les dimensions restent très légèrement inférieures : 162 mm x 115 mm x 7,6 mm pour le Kindle Voyage contre 169 mm x 117 mm x 9,1 mm pour le Kindle Paperwhite. Mais ce qui frappe plus encore, c'est l'absence de dénivelé entre le rebord et l'écran. Un détail ? Oui et non. Car des impuretés pouvaient se glisser dans les interstices du dénivelé, c'est exclu désormais.


On retrouve le survol possible de toutes les pages (pardon, tous les "emplacements" selon la terminologie d'Amazon), grâce à une barre inférieure de lecture très basique mais efficace, qui existait déjà sur le Paperwhite. Pour rappel, on peut ainsi voir ce qui se passe à n'importe quel endroit d'un livre par tâtonnements avant-arrière. C'est très souple. De même, on peut exploiter l'outil de recherche pour trouver un terme, visualiser tous les emplacements où il se trouve, puis revenir à la page initiale. La souplesse s'est même un peu améliorée.


Les dictionnaires sont à télécharger : un en français, un en anglais. Ils fonctionnent automatiquement lorsque vous maintenez la pression sur un terme. Téléchargez l'anglais en premier, le français en second, ainsi le dico français s'imposera par défaut.


Le Kindle Voyage semble vraiment robuste même si nous ne l'avons pas utilisé durant des mois, avec son revêtement en gomme. Le cadre noir procure une touche d'élégance sans être trop voyant. Les traces de doigts se voient peu sur l'écran car on a tendance à toucher le pourtour, pas l'écran.


le Kindle Voyage préserve ses autres atouts. On retrouve la disposition des sections des précédents Kindle. Via une tape, on accède à la barre d'outils supérieure dans laquelle on trouve les options de recherche, panier, éclairage, accueil, et paramètres.


kindle voyage

On retrouve aussi différentes tailles et polices de caractères, mais paradoxalement, il y en a moins, pour un choix plus rationnel sans doute. On conserve la sélection possible d'un mot ou d'un phrase pour la surligner, l'annoter ou pour une recherche dans Wikipedia. L'annotation est vraiment chouette car on a toute la place qu'on veut et on retrouve ses annotations en page d'accueil ! Mais comme la saisie est laborieuse, on se limitera souvent à quelques mots. L'ajout de signets, plus simple, est également possible en simulant un coin rabattu…


La faculté du zoom sur cartes et plans est toujours présente. Avec deux doigts pincés façon smartphone, vous pouvez agrandir une carte avec plusieurs niveaux de zooms progressifs. Seul souci, les éditeurs proposent rarement des cartes haute résolution ! Et les cartes restent au-dessous du niveau de qualité que permet le zoom du Kindle. Du coup, au-dessus d'un certain facteur d'agrandissement, on arrive à la limite de résolution des cartes.


On récupère aussi la fonctionnalité baptisée "Temps de lecture" qui utilise votre vitesse de lecture pour vous renseigner sur l'heure à laquelle vous aurez terminé la lecture du chapitre. Un peu gadget cela dit. Nouveauté moins gadget peut-être, le code secret qu'on peut ajouter pour privatiser son Kindle.


chargeur Kindle
kindle voyage

L'autonomie s'est encore améliorée, puisqu'elle est annoncée pour 6 semaines sur une base de 1/2 heure / jour, ce qui me semble toutefois un peu sous-évalué pour la lecture de romans, comme pour la lecture de guides de voyage. Par ailleurs, l'autonomie est donnée avec une luminosité positionnée sur 10 (sur une échelle de 24). Cependant, par rapport à un smartphone à l'autonomie n'excédant pas 24 heures, une autonomie de plusieurs semaines, même à raison d'1/2 par jour est appréciable. N'oubliez pas l’adaptateur USB optionnel pour charger si besoin, le cordon USB étant fourni. Notez aussi que le témoin d'alimentation a migré du dessous au centre vers le dos en haut, et comme les capteurs sont en plus sur le côté, l'étui doit être adapté. Par exemple mon ancienne housse de marque Duragadget convient mal, à moins de pousser la sensibilité des capteurs au maximum et d'allumer le Kindle hors de son étui puis de le glisser dedans. Pas trop pratique !


La liseuse n'a pas pour vocation de gérer des photos ou des vidéos, mais elle sait les afficher si l'ebook en comporte. Pas de gestion non plus de l'audio (c'est l'affaire de l'Oasis). En revanche, le Kindle affiche bien sûr des plans et des cartes.


Certaines fonctions "expérimentales" sont aussi de la partie. On pourra se référer à ce sujet à celles décrites en détail dans le test du Kindle 4 qui n'ont guère bougé. Grosso modo, vous pouvez recevoir des "documents personnels" en fichiers joints qui sont convertis au format Kindle et viennent s'ajouter en tête de page d'accueil du Kindle.


Côté formats, Amazon a conservé sa logique propriétaire. C'est à dire que les formats acceptés comprennent les formats d'Amazon (Kindle Format 8 (AZW3), Kindle (AZW), et les formats les plus courants tels que le TXT, PDF, MOBI non protégé, HTML, DOC, DOCX, JPEG, GIF, PNG, BMP.


Mais les formats des autres standards concurrents d'Amazon dans lesquels on trouve également de très nombreux livres électroniques (dont le fameux format non-propriétaire e-pub) ou audio, ne sont pas acceptés, sauf à utiliser un outil de conversion (Calibre) qui est gratuit et il est vrai très simple à utiliser. En résumé, c'est dommage pour l'e-pub qui s'avère très utile pour les ebooks gratuits mais Calibre, tant qu'il reste gratuit, sauve la mise.


En revanche, il est possible d'emprunter des livres Kindle, sous couvert de certaines conditions de souscription (système Prime).



(Test Kindle Voyage et Kindle Oasis)

Le test du Kindle Oasis

Kindle oasis


Le dernier-né des Kindle (depuis fin octobre 2017) fête les 10 ans de la liseuse d'Amazon et s'appelle Oasis, rappelant la traversée d'un désert que supporterait le Kindle puisqu'on peut lire en plein soleil. L'Oasis évoque aussi le côté nomade du voyageur, et l'eau. Le Kindle Oasis est en effet "étanche" selon la norme iPX8. Traduisez : il supporterait l'eau à une profondeur de 2 mètres pendant 60 minutes (j'ai lu 2 heures ailleurs), imitant au passage la liseuse Aura H20 de Kobo FNAC (Rakuten). Une solution idéale au bord de la piscine, ou dans son jacuzzi, sous une légère pluie, ou encore sur un bateau, sans craindre les éclaboussures par conséquent. Plus "bêtement", on ne craindra plus la nappe de restaurant mouillée sur laquelle on posait la liseuse.


Pour autant, et malgré la photo un peu trompeuse, écartez l'idée de lire 20000 lieues sous les mers, tout en nageant au milieu des poissons-clowns... Le Kindle n'est pas amphibie, mais peut résister à l'eau (douce), la nuance est importante. C'est à dire que le Kindle peut supporter des projections d'eau (on l'a déjà dit mais on insiste) ou tomber accidentellement dans un flaque d'eau et être récupérable. Mais l'eau n'est pas un usage normal, d'ailleurs Amazon édicte une procédure à suivre en cas d'immersion.


Le nom Oasis rappellera aussi peut-être quelque chose à ceux qui suivent les Kindle de près car un précédent Oasis, plus petit, au revêtement moins protecteur, et plus cher, a été commercialisé en 2016 mais comme un coup d'essai, il n'est pas resté longtemps, malgré un certain succès. L'Oasis actuel est donc un Kindle Oasis dit "de 9e génération". L'Aide en ligne se trouve ici.


Le Kindle Oasis s'apparente à un grand modèle, à la façon des grandes tablettes. Mais du coup, il génère une prise en mains différente. Un pari audacieux donc pour Amazon, même si le risque est minime, puisque Amazon ne compte pas "remplacer" ses précédentes liseuses par l'Oasis.


Kindle oasis

Ce qui frappe en premier, c'est l'écran 7 pouces de 300 ppp qui offre 16% de confort supplémentaire. Ce détail abaisse la fréquence de tourné de page, action gourmande en énergie et parfois pénible pour le lecteur s'il choisit des gros caractères. Qui dit écran plus grand, dit des dimensions qui passent de 159 mm x 141 mm x 3,4-8,3 mm à 169 mm x 117 mm x 9,1 mm (Paperwhite). Amazon réussit dans ces conditions un tour de force de rester au-dessous des 200 grammes, à 194 grammes. Il faut dire que la liseuse reste ultra-mince (tout juste 3,4 mm).


Une grimace vient du prix. Explication : la capacité a été augmentée considérablement (de 4 à 8 Go de base et même jusqu'à 32 Go au maximum). De quoi intégrer beaucoup plus de livres... Du coup, alors que le Kindle dans ses versions basique et Paperwhite ne coûtent que 69,99€ et 129,99€, le Kindle Oasis, au disque certes plus capacitaire, flirte avec les 250€ dans sa version 8 Go, 279,99€ en version 32 Go Wi-Fi, et 339,99 € en version Wi-Fi + 3G gratuite. Mais l'argument de la capacité n'est pas forcément le bon, car m^m:e avec le Paperwhite à 4 Go, vous pouvez déjà stocker selon l'aveu même d'Amazon "plusieurs milliers de livres".


boutons oasis

Autre avancée, les boutons-capteurs du Kindle Voyage ont été remplacés par de "vrais" boutons de changement de page qui s'ajoutent à l’écran tactile. On avance avec le bouton supérieur, on recule avec le bouton inférieur. Mais on peut inverser ce paramètre dans le Menu si besoin.


oasis

Autre satisfaction, le capteur d'éclairage s’adapte à l’environnement (comme avec le Kindle Voyage), avec en plus cette fois l’intégration de 12 LED et un accès direct à ce réglage crucial.


audiobooks

Les adeptes des audiobooks (les fameux livres audio) pourraient bien adopter ce nouveau modèle de Kindle car l'Oasis offre enfin la compatibilité avec les audiobooks (format A2DP – Advanced Audio Distribution Profile) du moins ceux commandés sur la librairie Audible (qui est une société Amazon). Il y a de quoi faire avec des milliers de titres revendiqués dans cette librairie audio. On estime qu’il y a 250.000 audiobooks disponibles, il est vrai avec une forte proportion en langue anglaise.


C'est en réalité un retour aux sources pour Amazon qui avait abandonné la possibilité de lire des livres audio depuis la Kindle Touch.


Le Kindle Oasis - même la 1re version - est donc capable de lire des audiobooks. Encore faut-il avoir tout l'équipement. En effet, la liseuse ne possède ni sortie jack ni hauts-parleurs car Amazon n'a pas voulu intégrer des composants qui n'auraient probablement servi qu'une petite partie des acheteurs de Kindle. Les acheteurs néanmoins intéressés pourront utiliser un casque ou des hauts-parleurs Bluetooth. Il faut ensuite s'inscrire sur le site Audible qui possède une offre à l'essai mais dont il faudra se désinscrire si elle ne vous convient pas. J'ai une enceinte Bluetooth mais elle a refusé de se jumeler avec le Kindle alors que cette même enceinte se jumelle sans problème à un de mes ordinateurs et à mon smartphone. Bizarre... Bref, pas simple de tester l'audio sur l'Oasis.


Si toutefois vous êtes équipé, que ça marche, et que vous voulez foncer, le Kindle permet de basculer entre les versions audiobooks et ebooks, tout en préservant la position dans le fil du livre. Ainsi, libre à vous de commencer un livre en version ebook puis de prendre le bus ou d'enfourcher votre vélo, et de prolonger avec la version audio et un casque sur les oreilles (faites quand même attention aux voitures).


étui cuir oasis

Côté design, le revêtement passe du noir (ou du blanc) des précédentes liseuses au graphite avec dos aluminium. Notez l'étui en cuir (Noir, Bordeaux ou Camel), fourni avec le Kindle cette fois, qui allume et éteint la liseuse selon que vous ouvrez ou fermez l'étui. L'étui sert aussi de support, c'est assez malin et franchement pratique. Comme l'étui est fourni, le prix élevé du Kindle s'en ressent un peu moins. Attention, l'étui ne résiste pas aux projections d'eau et les traces (d'ongles ou autres) se voient nettement, en tout cas sur l'étui en cuir couleur Camel que j'ai testé. Par ailleurs, l'étui fourni ne protège pas l'intégralité de la surface du Kindle (en cas de choc), une parti reste apparente.


stockag

Parmi les petits plus :


Notez la faculté de pouvoir sélectionner finement les éléments à supprimer dans votre liseuse (par type de documents par exemple) comme vous le feriez avec votre smartphone.


L'Oasis peut aussi indiquer le temps restant dans le chapitre, qui peut venir remplacer le temps restant dans le livre.


Un symbole d'action rapide permet notamment de changer la luminosité de l'écran.


L’Oasis se caractérise également par un plus grand nombre de niveaux de gras (5 niveaux) et de taille de caractères (14 tailles).


Enfin, on peut inverser les lettres blanches sur fond noir (et vice versa).


Kindle oasis
boutons oasis

La préhension est vraiment différente. Ici on peut soit tenir l'Oasis de la main gauche (même si on est droitier) et on avance page par page, en cliquant sur le bouton supérieur de la main droite; soit on tient le Kindle de la seule main droite et on appuie sur le bouton supérieur pour avancer dans la lecture des pages. C'est assez malin, quoique déroutant au début.


9 pages oasis

Autre satisfaction, la faculté - comme sur le Kindle Voyage et Paperwhite de pouvoir déambuler rapidement dans le livre grâce à la barre de navigation et au saut de page. Mais ici, Amazon a ajouté un vrai plus, celui de voir 9 "pages" (emplacements) à la fois et d'avancer ou reculer 9 pages par 9 pages pour une meilleure visualisation. Cette version synoptique est maligne et même indispensable quand on cherche une "page" sur un guide touristique.


liseuse
plan

Le Kindle a 10 ans. Tout a progressé, on se rapproche petit à petit de la navigation du livre en améliorant les facultés de recherche que ne permet pas un livre physique. L'Oasis a d'ailleurs instauré des en-têtes de chapitres qui permettent, lors d'une recherche, de mieux se repérer.


Mais le Kindle reste avec un problème concernant la lecture des cartes et des plans sur les guides de voyages (ou les guides en général). Les progrès réalisés sont essentiellement des avancées dues à la résolution du Kindle mais les cartes en elles-mêmes sont toujours bien pauvres en résolution. Certaines se lisent correctement, d'autres sont à pleurer, nécessitant d'user de son smartphone ou d'emporter une bonne vieille carte avec soi...



(Test Kindle Voyage et Kindle Oasis)

Conclusion

liseuses


En conclusion,


-le Kindle Voyage :


Une liseuse très convaincante même si elle usurpe son concept de voyage, un peu marqueté pour 29 à 37 grammes en moins avec des dimensions à peine plus chétives que le Kindle Paperwhite. Le Kindle Paperwhite était déjà un beau modèle de voyage.


On regrette que la compatibilité avec certains housses soit en partie compromise compte tenu du changement d'emplacement du bouton d'alimentation et des capteurs sur le côté. On peut aussi regretter son manque d'ouverture au format e-pub qui prive l'utilisateur de nombreux ebooks gratuits (heureusement il y a le logiciel gratuit Calibre) et on peut déplorer l'impossibilité d'écouter un livre audio. Enfin sa mémoire, limitée à 4 Go, pourra freiner les très gros consommateurs de livres qui ne veulent rien jeter.


Si tous ces inconvénients sont mineurs, voire négligeables, le reste est un quasi sans faute. Le contraste de lecture est très convaincant (bien que l'écran reste à 300 ppp), la luminosité automatique qui s'adapte à l'environnement lumineux est une vraie trouvaille, par ailleurs l'éclairage est bien homogène.


On a davantage de doutes sur la conception du changement de page (capteurs avec fentes latérales) car les boutons du Kindle Oasis, nous semblent plus performants. Les options d'annotation, de surlignage et de traduction sont probants. Même l'autonomie est plus satisfaisante que sur le Kindle Paperwhite. En outre, la liseuse ne donne pas l'impression d'une quelconque fragilité, ce qui était déjà le cas du Paperwhite qui résiste au temps.


Bref, la maturité du produit est maintenant très forte même si on ne cesse (à mon avis à tort) de prédire la baisse d'engouement des liseuses. En attendant, le catalogue Amazon continue de s'étoffer avec 800.000 titres (chiffres Amazon). Le prix mériterait toutefois d'être plus allégé, sachant qu'Amazon capitalise déjà largement sur la commission qu'il prélève sur son catalogue de livres au format Kindle. En tout cas, préférez la version Wi-Fi simple, la version 3G nous semble superfétatoire à l'heure où en 2017, beaucoup d'hôtels possèdent une connexion Wi-Fi.


Enfin, le Kindle n'est pas seul sur ce marché puisqu'il faut compter aussi avec comme concurrent sérieux le Kobo-FNAC, et dans une moindre mesure le Bookeen Cybook. Le Kindle reste très dominant sur ce marché, à la façon des iPad sur le marché des tablettes.


-le Kindle Oasis :


C'est un très beau produit. Il me fait penser par comparaison à la différence entre le Scrabble classique, le Scrabble de voyage (petit format) et le Scrabble De Luxe au plateau tournant et au raffinement tous azimuts, le Kindle Oasis s'apparentant à ce dernier. C'est à dire qu'on reste dans la même famille de produits avec un prix plus élevé pour des atouts supplémentaires : la compatibilité avec les audiobooks, la résistance aux projections d'eau (pas forcément indispensable cela dit) ou le maintien différent d'une seule main, et les boutons physiques.


L'écran plus grand est également un vrai plus, le système de navigation par visualisation de 9 pages, le petit plus qui peut faire tout la différence. Et l'étui qui allume et éteint le Kindle devient vite indispensable quand on s'en sert !


Mais à 250 euros le modèle 8 Go, cela reste un produit cher pour une liseuse qui ne fait que liseuse, surtout qu'Amazon rentabilise largement ses produits sur la vente de ses ebooks.


-ne négligez pas complètement le Paperwhite qu'on trouve en promo à 89,99€. A moins de 100 euros, cela vaut vraiment le coup. Le Kindle de base (à 69,99 €), se trouve encore mais s'avère plus limité.


Globalement, ma préférence va au Kindle Voyage si vous n'avez pas le Paperwhite, et au Kindle Oasis si vous avez déjà le Paperwhite (sautez le Voyage). Si vous possédez déjà le Kindle Voyage, il est difficile de vous faire racheter l'Oasis.


kindle
De gauche à droite : Kindle Paperwhite, Voyage et Oasis 2e génération


(Test Kindle Voyage et Kindle Oasis)

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