10 septembre 2022 par Thierry Philippon - Mis à jour le 14 mars 2023
Proposé aux alentours de 3200 euros TTC dans sa version HC-X2, et 2500 euros TTC si l'on préfère le HC-X20, cette nouvelle gamme de camescopes vient succéder au HC-X1 sorti... en décembre 2016 ! Ce camescope, modèle suffisamment rare pour en souligner l'importance, cible les prosumers : petites équipes de news, structures associatives, réalisateurs d'entreprise et d'événements divers (mariages, conférences...). Panasonic est plutôt dans l'idée de clients filmant "les tournages d’actualités, les interviews ou les événements". Ca se rejoint un peu... Rien n'interdit également de s'adresser aux amateurs avertis fortunés ou passionnés, désireux de posséder une caméra plus "classique" qu'un boîtier photo-vidéo.
Pour ma part, j'ai demandé à tester le modèle le plus évolué des deux, le HC-X2. Mais retenez que les deux modèles partagent environ 90% de fonctionnalités communes.
Le HC-X2 adopte un capteur MOS "moyen" de 1 pouce de 15 Mp effectifs (20 Mp au total) qui offre un grand-angle relativement généreux de 24,5 mm couplé à un zoom x20. Parmi les avantages, le capteur peut enregistrer en UHD sans recadrer. Bien sûr, comme toujours sur ce type de modèle tout-en-un, il n'existe pas d'optique interchangeable, ce qui n'est pas gênant.
Le camescope filme en UHD ("4K"), possède plusieurs Profils d'image (Standard, Cine, HLG, Still, V-Log...) et enregistre au Ralenti / Accéléré.
Comme sur d'autres caméras Panasonic, l’écran 3,5 pouces est intégré dans la poignée et peut être tiré et tourné à 270 degrés. Il est secondé d'un viseur pro.
Le HC-X2 dispose de 3 filtres neutre ND 1/4, 1/16, 1/64 et de 2 canaux d’entrée audio XLR. Les prises XLR sont séparées (l'une à l'avant, la seconde à l'arrière) avec des réglages indépendants.
Le cahier des charges de l'HC-X2 est celui d'un caméscope professionnel si l'on considère le nombre de fonctions à usage pro : 2 entrées XLR avec alimentation 48V, réglage des niveaux audio, 3 bagues (zoom, focus, iris), 14 boutons User, commande de zoom à bascule, poignée et zoom sur poignée, viseur haute qualité, chargeur séparé, zebra réglable, double emplacement pour carte mémoire.
Au premier contact avec le HC-X2, le produit est proche de son prédécesseur, le HC-X1 : même sensation pro, robuste. Revers de la médaille, ce qui frappe est qu'il est relativement lourd. En effet, la bête pèse 2,490 kg au complet sur la balance pour des dimensions de 173 x 195 x 344 mm.. Ca se sent !
Déjà, avec les 1,77 Kilo du HC-X2000, la fatigue du bras de l'opérateur se faisait un peu sentir, ici ça devient très net avec les quasi 2,5 kg au complet du HC-X2. Du coup, la caméra est très stable, d'autant que son centre de gravité est bien équilibré, grâce à la lourde batterie arrière. Mais la lourdeur le prédestine plutôt à un usage sur trépied ou sur un tout type de support, vous l'aurez compris et ce, bien qu'il possède un excellent stabilisateur interne.
Malgré sa taille, la HC-X2 ne peut se porter à l'épaule ou alors, dans une position peu usuelle, en plaquant la caméra contre sa clavicule, tout en regardant l'écran, et en délaissant l'usage du viseur, qui se retrouve "derrière" votre champ de vision. Faisable...
L'objectif arbore 3 bagues de réglages Zoom / MAP / Iris qui sont conformes aux normes pros et restent agréables à manipuler, même si la bague des focales est un peu délicate à manier. Notez l'absence de butée. Pas non plus de repères sur l'objectif. Pour rappel, cela s'explique par l'électronique de ces bagues : c'est un processeur qui gère le mouvement et non une commande mécanique.
En revanche, le fait qu'il n'y ait pas d'interchangeabilité des objectifs n'est pas un manque, vu l'amplitude plus que confortable couverte par l'optique.
Notez que la bague de mise au point peut être "forcée" en mode Automatique pendant quelques secondes pour ajuster une mise au point. Mais surtout, comme la bague réagit électroniquement, on peut lui affecter une vitesse de réaction et un degré de précision selon le paramétrage de la vitesse de la bague ou la propre vitesse de l'opérateur à tourner la bague (dans le Menu, Grossier ou Précisou VITSS). Pas mal...
On notera environ 20 boutons concentrés sur le flanc gauche + 4 sur le dessus destinés à l'accès aux medias notamment (Thumbnail). La logique de Panasonic est de permettre à l'utilisateur d'accéder aux réglages directement sans passer par le Menu et regrouper toutes les touches dans une zone topographiquement proche, qui court de l'arrière de la caméra jusqu’à l'aplomb de l'objectif.
Mais dans les faits, on est assez souvent obligé de passer par le Menu et par sa molette de navigation (la "Commande rotative"). J'ai eu du mal à m'y habituer en comparaison de l'ergonomie si agréable d'un Joystick Sony situé au niveau du pouce droit. On subit d'ailleurs des loupés quand on navigue trop rapidement. De même, la sélection d'une fonction en appuyant sur la molette n'est pas très ergonomique : il faut appuyer fort en étant bien centré... En revanche, pour sélectionner une quantité ou une valeur d'ouverture, la faire tourner est plus facile.
Il y a aussi à revoir du côté de la logique des Menus : on s'y perd un peu. Passons sur les résolutions d'enregistrement qui se trouvent dans Mode Système mais pas dans Enregistrement (??), ce qui aurait été bien plus évident. Résultat : j'ai dû mon salut au fait que j'avais déjà testé le HC-X1 qui avait le même type de menu ! Les réflexes sont revenus...
Le HC-X2 est réactif au démarrage (entre 0 et 1 seconde), mais quand on appuie sur l'arrêt pour finir la séquence, le camescope semble continuer à enregistrer. C'est une simple question d'habitude. Tenez juste compte d'une seconde d'enregistrement supplémentaire environ, pas plus.
Notez aussi l'existence du bouton "Rec check" dévolu à la relecture du dernier clip, juste à proximité de la bascule de zoom.
A signaler : un niveau à visualisation simple pour maintenir l'horizontalité des plans. Pas de correction du niveau en revanche comme cela existe parfois en amateur.
Toujours au niveau ergonomqiue, saluons le second bouton Record sur le dessus protégé par une petite glissière pour ne pas risquer de déclencher inopinément.
Enfin, le HC-X2 fonctionne en automatique grâce à un mode Auto (idem iA des anciens modèles) fortement apprécié en situation d'urgence. On est dans la logique d'un "prêt à dégainer", ce qui est souvent demandé en premier à un camescope.
Le HC-X2 sait aussi capturer des vues fixes en JPEG en 3840 x 2160 pixels, à partir des vidéos mais il n'existe pas de "mode photo" proprement dit et encore moins de mode "Photo 4K", apanage de Panasonic sur certains de ses boîtiers.
La caméra s'appuie sur un capteur MOS de type 1'' (15 millions de pixels effectifs, 20 millions en tout). Il s'agit d'un vrai capteur vidéo et non photo. Le contenu peut être enregistré en MOV, MP4 ou AVCHD. Vous remarquerez l'absence de smear, comme il est d'usage sur les caméscopes équipés de capteurs CMOS.
L'objectif est coiffé d'un pare-soleil proéminent qui est amovible. En déplacement, c'est apprécié ! Depuis bien des années, il n'existe pas de capuchon d'objectif, mais un volet ouvrant, préférable pour ceux qui égarent toujours leur capuchon d'objectif ...
Le zoom se déploie sur une amplitude 20x qui permet de démarrer au 24,5mm et d'atteindre une position téléobjectif équivalente à 508 mm. Pour de l'animalier, des plans d'architecture, ou pour se rapprocher de vignerons dans leurs vignes (notre fichier-test à voir !), c'est une amplitude assez idéale !
Panasonic a conservé en plus une fonction iZoom (Zoom dit "Intelligent") qui dégrade modérément la qualité de l'image et permet de zoomer jusqu'à x24 en UHD et même x32 en FHD, tout en conservant la stabilisation. Vraiment, j'insiste : cet iZoom est exploitable. Il est d'ailleurs possible d'affecter une des touches User à cet iZoom pour l'appeler immédiatement.
Plus anecdotique, il existe aussi une fonction Digital Zoom (touche du même nom) permettant d'accéder à un grossissement x2, x5, ou x10. Bien sûr, hormis les reportages animaliers, proscrivez cette amplification un peu gadget si vous ne souhaitez pas dégrader votre image.
La macro n'a pas été oubliée avec la faculté au grand-angle de coller l'objectif au sujet : d'après nos mesures, la distance minimum se situe à 5 cm, une très bonne valeur.
On retrouve une certaine qualité de stabilisation qui se comporte grosso modo de la même façon selon qu'on soit en FullHD ou en UHD.
On peut utiliser le seul stabilisateur optique (OIS sur On) ou préférer le stabilisateur hybride qui combine l'optique et la stabilisation électronique.
Notez que l'usage du stabilisateur hybride ne réduit pas le champ, contrairement à d’autres appareils.
Ca stabilise plutôt bien au Télé x20 en FHD comme en 4K. Panasonic a réalisé des progrès par rapport au HC-X1.
Notez que sur trépied, Panasonic recommande de désactiver tout stabilisateur.
J'aime toujours autant - c'est une habitude de Panasonic - l'affichage du multiplicateur de focale de zoom en bas à droite du viseur ou de l'écran. C'est une aide visuelle appréciée. Notez qu'il peut afficher la valeur en Nombre, en mm (millimètres) ou ne rien n'afficher. Ma préférence ? Les millimètres. Mais attention, ce sont les mm de la cible du capteur, pas les équivalents 24x36. Donc ça commence à 8,8 mm et ça bute au Télé à 176 mm.
Pour lire les images, enclenchez le bouton Thumbnail et rappuyer sur ce dernier pour revenir au mode Caméra. Simple ! Enfin, presque... On ne peut pas relire les images enregistrées en HEVC, juste voir la vignette. C'est ballot, non ?
La commande de zoom à bascule est agréable, sans à-coups, et sans bruit. A la vitesse minimale du zoom, si ça vous amuse, vous pouvez balayer la plage des focales pendant 2 minutes sans interruption ! Voilà un zoom réellement progressif !
Le zooming peut aussi être obtenu grâce au report de commande de zoom sur la poignée mais dans ce cas, la vitesse est fixe et se décline selon 7 vitesses, du très très lent au très rapide ! On peut verrouiller la commande pour éviter de l'actionner par erreur.
Notez un point souvent négligé dans les tests car il peut passer inaperçu : l'autofocus ne décroche pratiquement pas quand on dézoome rapidement, c'est à dire qu'il ne passe pas par une zone de flou intermédiaire qui s'observe parfois sur d'autres produits après le démarrage du zoom.
Panasonic sait être lent mais n'a pas oublié qu'un reporter doit parer l'imprévu : il a donc implémenté une vitesse rapide de zoom, paramétrable depuis la touche User 1 (paramétrée ainsi par défaut), accélérant la commande à bascule de zoom. Il n'a pas menti sur la rapidité : 2 secondes pour balayer l'ensemble des focales du zoom x20 ! A vous l'effet "coup de poing" ! Seul inconvénient : ce zoom génère un peu de bruit. Si on désactive la fonction Zoom rapide, le balayage du zoom nécessite 4,5 secondes environ, mais il fait (beaucoup) moins de bruit.
Enfin, rien n'empêche de zoomer avec la bague de zoom mais du doigté est nécessaire, d'autant que lorsqu'on arrête le mouvement sur la bague, la progression continue très légèrement pendant un bref instant.
Le viseur 0,39'' (1 cm) de 2,36 kp est de qualité plutôt bonne. L'emplacement de celui-ci se situe dans le prolongement de la poignée. Il se relève verticalement à 90° et l'oeillère est compatible oeil gauche-oeil droit. Autre atout, on peut forcer une visée en N&B dans le Menu.
Mais surtout, le point le plus pratique est qu'on peut afficher viseur et écran en même temps : dans l'action, et pour réagir vite, c'est une aide utile.
Tactile, d'une diagonale de 3,5", l'écran s'améliore un peu puisqu'il affiche 2,760 Kp (anciennement 1,152 Kp).
Mais l'écran reste difficilement lisible, même en forçant les réglages (couleurs, luminosité, contraste) ou en réglant l'accentuation LCD (éclaircir / assombrir). Un écran externe s'imposera éventuellement même si ce n’est pas la vocation de ce camescope prêt à dégainer.
A plusieurs reprises, je ne voyais pas si j'enregistrais car les témoins d'enregistrement sont bien trop discrets : il faut se contenter d'un petit témoin REC au milieu de l'écran et d'un compteur dans une typo" light" en haut à gauche. Heureusement, pour savoir si vous enregistrez, je vous conseille de vous fier aux 2 diodes, l'une à l'avant, au niveau du micro, et surtout l'autre légèrement à droite de l'écran.
L'écran est tactile. On y gagne au niveau de la facilité à accéder aux réglages du Menu. Et en mode Lecture, la sélection des vignettes et la manipulation directe sur l'écran est un vrai avantage en comparaison des boutons traditionnels.
Notez que la couche tactile est dite "résistive", permettant de pointer l'écran avec un stylo ou des gants. Mais il faut appuyer parfois un peu fort, ce n'est pas l'écran d'un smartphone !
L'écran - c'est maintenant une habitude chez Panasonic, s'incline à environ 50° et se rétracte dans un logement encastrable dont l’ergonomie a fait ses preuves. Pour l'extraire, on le tire. Cette disposition positionne l'écran exactement dans l'axe de visée. Le système paraît costaud, il existe maintenant depuis de nombreuses années, il a fait ses preuves.
La batterie du HC-X2 (Panasonic AG-VBR59, 7,28 V/5900 mAh), est profondément encastrée à l'arrière, ce qui permet de loger des batteries de grande capacité. En dépit de la profondeur du logement, la batterie est assez facile à extraire et mettre en place. Et la batterie est retirable sur trépied. Des détails ergonomiques fortement appréciés !
C'est une batterie semi-haute capacité, elle tient 4H en continu en 50Hz - ce qui n'est pas exceptionnel mais reste correct - pour un temps de 3H20 de charge. Il est difficile de fournir des chiffres réels absolus car Panasonic ne les communique pas et ils peuvent beaucoup dépendre du mode utilisé et bien sûr des facteurs énergivores tels que le stabilisateur.
Autre donnée, économique cette fois : la batterie AG-VBR59 reste un petit investissement : on la trouve un peu partout pour environ 200 euros (195 euros chez notre partenaire Digit-Photo).
Une bonne nouvelle reste que le coût d'une éventuelle seconde batterie sera un peu atténué par le fait que le HC-X2 est fourni avec un précieux chargeur 2 batteries (ref : AG-BRD50) qui vous évitera cet investissement. De plus, il ne monopolise pas le camescope pendant la recharge, on peut donc imaginer un jeu de 3 batteries (une sur le camescope pendant que les deux autres sont en charge).
Deuxième bonne nouvelle : ce bloc-chargeur est astucieux car il peut recharger en mode Rapide ou en mode Normal. Il fait même mieux : en fonction de l'autonomie restante, il détermine quelle batterie doit être chargée en mode Rapide, laquelle en Normal.
Seul détail : "l'encombrement" de ce bloc chargeur. En voyage, il prend une sacrée place comme on le voit sur la photo ci-dessus !
Le HC-X2 sait gérer un tournage dans l'urgence mais se caractérise aussi par un fort potentiel pour affiner ses réglages. Pour l'urgence, on peut se fier au mode Auto (en bas à droite du flanc gauche) qui est la même touche "Panique" que la touche iA du HC-X2000. On s'en sert beaucoup quand on doit éviter de rater une prise importante. Sauf décision contraire de l'opérateur, elle automatise individuellement chacun des paramètres de Balance des blancs et AF, mais elle modifie aussi la vitesse d'obturation, le diaphragme et le gain (AGC). Elle produit de très résultats. Et même en aveugle, on bascule facilement du mode Auto au mode Manuel.
Particularité appréciable, ce mode Auto est configurable dans une sous-section du Menu (SW Auto). Le principe : vous choisissez les fonctions dont vous souhaitez conserver l'automatisme et vous passez sur Off (ou un autre terme) les fonctions où vous voulez garder la main. C'est simple à paramétrer et à manoeuvrer. A ma connaissance Sony, Canon ou JVC n'ont pas d'équivalent aussi simple de ce système.
De plus, la mise au point en Automatique fonctionne plutôt bien, et s'appuie sur l'aide du "Focus Assist" qui se compose à la fois de la zone agrandie (qui est modulable en grandeur) et du Peaking qui colorie (dans la couleur de votre choix) le sujet sur lequel la mise au point s'opère. Attention, il faut paramétrer la combinatoire de ces aides dans le menu. Mieux même : on peut affecter le Peaking seul à une touche User1 et le Peaking / Grossissement à une touche User2.
Plusieurs autres assistances existent. On trouve le Push Auto, directement disponible. Panasonic offre aussi une fonction dite "Mode Zone" qui permet de mettre au point une zone précise et de suivre un sujet que l'on touche à l'écran. On peut aussi paramétrer le diaph ou le niveau de luminance du sujet.
Autre aspect de ce HC-X2, on dispose d'une transition de mise au point (Focus transition) qui consiste à permettre le passage de la position actuelle de mise au point vers une position préalablement mémorisée. Le système rappelle un peu la fonctionnalité propre aux GH5 / GH6 notamment. Mais elle est utile pour des cas très spécifiques à mon avis et quand on a du temps pour préparer son plan, donc impossible en news.
D'autre part, on recense aussi la faculté de personnaliser la mise au point automatique en réglant individuellement les paramètres de VITSS AF, SENSIBILITÉ AF et LARGEUR ZONE AF. Attention, préoccupez-vous davantage de la SENSIBILITÉ AF que de la VITSS AF. En effet, au milieu de la sensibilité par exemple (5), la réaction de la HC-X2 est déjà vraiment très vive. Alors qu'à 0, elle est désespérément lente, l'écart est considérable, méfiez-vous.
L'HC-X2 offre aussi de nombreuses fonctions d'assignation de fonctions (9 boutons physiques User) auxquelles il faut ajouter 5 touches à même l'écran, soit 14 assignations possibles au total !
Les touches User sont faciles d'accès, et peuvent être affectées à de très nombreuses fonctions du camescope (pratiquement toutes). Attention, certaines touches User ont une fonction déjà établie. C'est le cas du stabilisateur O.I.S ou du switch LCD / EVF. En assignant une autre fonction, vous ne pourrez évidemment pas accéder à la fonction de base.
Côté audio, la section audio se répartit en plusieurs parties et ce n'est pas plus mal ainsi : à l'avant, on trouve une première prise XLR, à l'arrière la seconde. Cet agencement est judicieux pour gérer au mieux les longueurs de cordons audio. Par contre, on peut regretter l'absence d'entrée micro mini-jack, c'est habituel chez Panasonic alors que d’autres (JVC ou Canon) n'en privent pas l'utilisateur. Exit le Videomic par exemple. Seule la prise casque est présente.
Attention, on peut perdre facilement les protections des prises XLR qui sont détachables.
Le dispositif audio repose sur une alimentation fantôme commutable 48V/MIC/LINE et une molette de réglage manuel du volume.
La HC-X2 exploite du PCM linéaire stéréo (non compressé), ce qui préserve la qualité sonore. Le camescope produit très peu de bruit, excepté quand le ventilateur se met en route, mais il faut que le camescope enregistre depuis un bon moment pour que le ventilo émette du bruit.
Notez qu'un porte-micro livré mais non monté peut être déporté à droite de la prise XLR 1. À ce sujet, Panasonic recommande son ancien microphone unidirectionnel AG-MC200G, mais vu son prix autour de 340 euros (en moyenne), on peut probablement trouver aussi bien pour moins cher.
Abandonnées les fonctions Micro zoom, Surround, ou Focus mic rencontrées sur des modèles Panasonic grands-publics. La HC-X2 mise sur des solutions éprouvées : des niveaux réglables, des connexions entrée Line ou micro pour le micro intégré ou le micro externe et des filtres coupe-bas. Deux potentiomètres classiques déportés à l'arrière, à gauche, gèrent l'ensemble.
On peut juste regretter qu'on ne puisse pas passer par le biais d'un curseur du mode Auto au mode Manuel. Une plongée dans le Menu est nécessaire pour basculer d'Auto en Manuel, d'autant qu'aucune possibilité d'assignation n'existe via les touches User.
A noter, le haut-parleur (invisible car situé sous l'avant de la poignée, à la verticale de la griffe) est excellent et la gestion du volume du son s'avère bien pratique via la touche Zoom.
Un essai de son effectué avec un micro-cravate pro branché en Input 1 a révélé d'excellents résultats : clarté du son, et absence de bruits parasites. Le micro interne est également satisfaisant mais nécessite que la source sonore que vous enregistrez se détache bien des autres.
L'image UltraHD du HC-X2 est douce et moins contrastée que celle des Sony. On bénéficie d'une certaine homogénéité de l'image et comme le grand-angle est raisonnable, la légère déformation en tonneau n'est pas bien méchante.
L'image du HC-X2 révèle un bon piqué, sans être exceptionnel, ce qui ne serait pas étonnant compte tenu de la difficulté de concevoir une très bonne optique à la fois grand-angle et d'une amplitude x20 (même x24 en iZoom). D'ailleurs l'ouverture est modeste au grand-angle (f/2.8) comme au Télé (F/4.5).
Pour rappel, le HC-X2 enregistre aussi bien en 4:2:0 8 bits qu'en 4:2:2 10 bits.
Profil V-Log
L'image peut être agréablement travaillée grâce à plusieurs Profils d'image (Standard, Cine, HLG, Still...). L'intégration du HLG (sur le HC-X2 seul) est une bonne nouvelle.
Le HLG reste spécifique au HC-X2 puisque le HC-X20 en est dépourvu. Sachez qu'en plus, le HC-X2 intègre le Profil V-log (égaiement absent du HC-X20) qui permet d'étalonner très précisément ses scènes. Il offre 14 stops de dynamique.
Notez que le V-Log est un Profil qui permet un étalonnage ultérieur très précis. Il a parfois été payant ou offert en promotion.
Une certitude : le capteur 1 pouce, allié aux focales longues, facilite les bokehs au télé.
Le mode Auto du HC-X2 a toujours tendance à surexposer les blancs (cas typique : le pelage du cygne, ou le ciel bleu qui vire au blanc). Il y a la solution de diminuer de 0,3 ou 0,7EV, ce que j'ai parfois adoptée. Autre solution : jouer avec le filtre ND qui atténue les effets indésirables, mais ne résout pas tout.
Le zébra vient en aide. Pas d'histogramme en revanche, un manque éventuel pour les photographes qui passeraient à la vidéo. En revanche, l'oscilloscope / vectorscope est affichable.
Signe objectif que l'HC-X2 veut convenir aux pros, il tente de rejoindre le degré de personnalisation des GHx avec de nombreux paramètres (6 Fichiers scène), affectant le coring (réduction / augmentation des détails), niveau de chroma, phase chroma, matrice, correction de couleurs, master pedestal, réglage du Gamma, niveau diaph auto, mode / point / knee), DRS sur 3 niveaux (amplificateur de plage dynamique), etc.
C'est parfait de disposer d'autant de paramètres, mais on jouera la prudence car à trop varier les réglages, on risque d'obtenir un rendu non-conforme à son souhait et à contrevenir à la logique d'un modèle prêt à dégainer. Pour être franc, autant de réglages pour une caméra de reportage qui n'est pas un boîtier photo-vidéo, me laisse toujours un peu dubitatif. Les utilisateurs trancheront. Le HC-X2 marche aussi très bien en mode tout-Auto.
Il était intéressant d'étudier le HC-X2 du point de vue de sa sensibilité car il existe un rapport direct entre la taille des capteurs, le nombre de pixels qu'ils revendiquent, l'ouverture de l'optique, et le bruit que l'image va générer.
Sur la Panasonic, il est conseillé de ne pas trop laisser l'automatisme (AGC) gérer tout. L'automatisme du HC-X2 booste trop le bruit dès que la limite d'ouverture (f/2,8 au grand-angle) est atteinte. Avantage, une image très lumineuse, mais on flirte avec les 30 dB et l'image granule, davantage que sur un capteur Plein Format.
En effet, booster la luminosité est séduisant pour un fabricant mais elle booste aussi le bruit. C'est pourquoi le plus souvent, le fabricant compense avec une gestion électronique du bruit mais s'avère plus ou moins satisfaisante.
Pour ne pas s'en remettre à l'automatisme, en Manuel, vous disposez de la touche Gain échelonnée de 0 à 24 dB.
Notez le mode "Sensibilité élevée", mode particulier dans lequel vous pouvez sélectionner une valeur située entre -3 dB (donc une valeur négative) et 24 dB.
On peut aussi (en Manuel) solliciter la fonction obturateur lent auto, une solution pas si stupide sur des sujets fixes, pour produire un effet de filé volontaire en abaissant la vitesse d'obturation, ce qui éclaire davantage la scène. Selon la fréquence initiale d'enregistrement choisie, la vitesse d'obturation s'adapte : si le format d'enregistrement est en 60p, l'obturation descend au 1/30, s'il est au 1/50, il descend à 1/25s.
En situation de forte pénombre, je vous conseille d'utiliser une lampe à LED optionnelle, et vos problèmes de sensibilité se résoudront facilement. Cet accessoire devenu peu onéreux et doté d'un variateur de puissance, est un bon complément d'un camescope.
Du côté du réglage des résolutions d'images, Panasonic propose un éventail large, en tout cas suffisant, si l'on excepte le 4K DCI Cinéma (4096), absent...
Pour le 4K en 4:2:2 10bits, l'enregistrement est "limité" en fréquence au 30p/25p pour éviter une surchauffe du boîtier. Adopter des fréquences plus élevées (50p/60p) reste possible mais en 4:2:0 (par exemple 2160-50p à 150 Mbps). Parfois ce sera préférable car le 50/60p apporte beaucoup.
La seule exception en 4:2:2 concerne le 1080p qui peut s'enregistrer en 4:2:2 en 50p/60p à 100 Mbps.
Les HC-X2 / HC-X20 peuvent aussi enregistrer en HEVC (10 bits 4:2:0/MOV) à 200, 150 ou 100 Mbps. Inutile de dire que les débits de 200 et même 150 Mbps sont gourmands, on ne les utilisera qu'en connaissance de cause.
On peut avoir recours à l'AVCHD si besoin à des débits qui permettent l'enregistrement de filmages longs (débats / concerts...)
Enfin, on notera l'enregistrement Slow Motion en VFR (Fréquence d’images variable de 2 à 50/60 ips) qui offre de beaux ralentis / accélérés et permet une grande souplesse puisqu'on peut manoeuvrer le VFR avec la molette de réglages selon 10 paliers. Notez tout de même qu'un GH5 / GH6 monte jusqu'à 180 im/s. Cela dit, le ralenti est de qualité tout à fait acceptable.
On dispose aussi d'un Super Ralenti qui autorise une prise de vue à grande vitesse de 120 fps / 100 fps mais est limité au 1080p à 50 Mbits et il n'enregistre pas de son. Quand on a goûté au ralenti 4K d'un boîtier photo Panasonic en 120p, difficile de revenir en arrière... Seul avantage, le Super Ralenti en 1080p du HC-X2 permet ensuite de relire à 1/4 de la vitesse normale (en 25p / 30p).
Notez que le 4K cinéma (24p) correspond à une fréquence de 60 Hz. Ce paramétrage exige un redémarrage du camescope s'il est en 50 Hz. Le 24p procure une image "cinéma" douce, mais il n'est pas conçu pour des mouvements rapides.
Notez aussi que la plupart des codecs sont en Long GOP et quelques-uns en All-intra. À débit égal, le Long GOP, c'est plus léger mais c'est plus complexe à afficher au montage pour une carte graphique ou un processeur. C'est aussi plus lent, exigeant plus de calculs. À l'inverse, le All Intra (Frame) s'affiche plus facilement au montage mais s'avère plus volumineux. Voilà, vous savez tout !
Les cartes requises sont les cartes SD. Panasonic préconise des SDXC Class UHS 3 (U3) pour les résolutions dont le débit atteint 100, 150, et 200 Mbps, autant dire la majorité des résolutions. L'enregistrement en VFR et le mode Superlent nécessitent aussi des U3. De toute façon, à 150 Mbps, les Class (U1) sont refusées par défaut par un message ostensible ! Une certitude : les Class 1 sont adaptées au débit de 72 ou 50 Mbps. Enfin, pour de l'AVCHD, une Class 4 suffit.
Côté durée, une carte 128 Go tient 2H40 en 4K MOV à 100 Mbps. Mais on descend à 1H50 minutes en UHD/50p à 150M et à 1H20 seulement en FHD All-I à 200 Mbps ! Le maximum en .MOV est atteint en 50 Mbps : tablez sur 5H20 d'enregistrement avec une carte 128 Go. Seul l'AVCHD bat tout le reste : jusqu'à 35 heures dans le mode le moins qualitatif (PM) à 8 Mbps.
Le HC-X2 dispose de 2 slots comme cela se pratique toujours aujourd'hui. Les deux usages les plus connus sont sans doute le mode Relais qui enchaîne A vers B lorsque A est pleine, et le mode Simul qui permet d'utiliser les deux cartes à la fois, afin d'enregistrer la même vidéo sur 2 cartes, et ainsi de donner une copie et de conserver l'original par exemple.
Mais le HC-X2 ne s'arrête pas à ces modes, il propose aussi le mode "Enreg. Arrière-plan" qui consiste à enregistrer des séquences entrecoupées de pauses sur la carte A tandis que la carte B enregistre tout en continu, sans interruption.
Enfin le plus intéressant - absent du GH5 par exemple - est l'enregistrement à double codec. Comme son nom l'indique, il permet d'enregistrer des réglages différents sur les cartes A et B. Le principe est d'enregistrer sur la carte B des images moins qualitatives que sur A. Panasonic entend par "moins qualitatives" du FHD à 50 Mbps ou à 8 Mbps. L'intérêt du 8 Mbps est la faculté de fournir une copie de travail dans une qualité moindre à un destinataire, voire de transférer vos fichiers en HF pour obtenir son avis, pendant que vous conservez les originaux dans la meilleure qualité.
La difficulté de tous ces modes : c'est de déjouer les restrictions. Par exemple, j'ai passé 15 bonnes minutes à activer le mode Double Codec qui restait en grisé. Pourquoi ? Parce que j'avais paramétré la touche User 1 sur Super Slow (il ne fallait pas), la touche User2 sur VFR (il ne fallait pas non plus !), que j'étais en UHD à 150 Mbps (c'est 100 Mbps maxi !!) et que je n'utilisais pas 2 cartes identiques !!! Bref, pas si simple la gestion des 2 cartes... !
Enfin retenez un léger avantage du HC-X2 : la mention "enreg. impossible" peut s'afficher brièvement si vous introduisez dans l'un des deux slots une carte qui n'est pas compatible avec le codec utilisé. Mais l’enregistrement reste possible sur l'autre carte si elle est compatible, ce qui fait que vous pouvez ignorer ce message dans l'absolu.
-2 prises BNC, l'une en HD-SDI (pour un écran par exemple) et une entrée-sortie Time-code (pour des applications pros). On note aussi une sortie casque (mini-jack stéréo 3,5 mm), une prise DC In, et une prise Remote 2,5mm pour télécommander l'appareil avec une télécommande optionnelle.
-Ajoutez deux prises XLR à l'avant et à l'arrière.
Notez qu'il manque, même sur le HC-X2, une entrée micro mini-jack, dont disposait par exemple l'ancien UX180.
Le HC-X20 est moins bien doté que le HC-X2 puisqu'il ne dispose pas de prise BNC HD-SDI Out ni d'E/S time-code. Certains utilisateurs s'en passeront sinon le HC-X20 n'existerait pas.
A l'arrière, la prise USB-C est une USB-3.1 Gen1 permettant de relier l'ordinateur et autorisant à sortir avec un débit suffisant les gros fichiers à 100 ou 150 Mbps du HC-X2.
La sortie HDMI 2.0 sert à connecter un téléviseur ou tout appareil équipé. C'est une vraie prise HDMI et non une mini-HDMI. Elle est capable de sortir de l'Ultra HD en 25p / 50p ou du Full HD en 50p.
Enfin, la prise LAN permet d'établir une connexion réseau sans fil. Certaines fonctions peuvent être commandées à distance en connectant l’appareil à un iPhone/iPad ou un dispositif Android à l’aide de l’application HC ROP installée
Les 4 filetages sur la poignée sont intéressants pour greffer dessus un accessoire avec pas de vis 1/4-20 ou 3/8-16, tels qu'un éclairage ou un écran externe. Il y en a 4 et non 2 pour que l'accessoire ne bouge pas latéralement sans avoir à visser exagérément.
Pour finir, on dispose aussi d'un module Wi-Fi intégré. On peut ainsi télécommander la caméra à distance, vérifier l'état de celle-ci, ou encore lire les scènes enregistrées par la caméra si celle-ci a opté pour l'enregistrement double (au petit débit de 8 Mbps en FHD).
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