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Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80

la caméra de reportage légère avec AF amélioré

 

15 novembre 2017 par Thierry Philippon

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Sony HXR-NX80

Prix fabricant : 2700 Euros
 

sony 4K PXW°Z90 NX80 AX700

Le Sony PXW-Z90 est une caméra de reportage légère, pouvant être qualifiée "de poing". Avec le HXR-NX80 (ici au centre), c'est l'une des deux versions pro du FDR-AX700 (à droite). Dans sa partie visible ou connue, la version pro se démarque par la présence d'un bloc-poignée XLR, un enregistrement - en FullHD seulement - en 4:2:2 10 bits au lieu 4:2:0 8 bits, des débits à 50 et 35 Mbps, et une sortie SDI. Le HXR-NX80 est équivalent au PXW-Z90 mais sans enregistrement 4:2:2 10 bits et sans connecteur SDI.


Au niveau dénomination, le PXW-Z90 appartient à la gamme XDCAM, le HXR-NX80 à la gamme NXCAM (1r NXCAM = HXR-NX5 en 2010) et le FDR-AX700 à la gamme HANDYCAM.


Le Sony PXW-Z90 est un peu le petit "frère" du Z150 et succède au PXW-X70 en conservant - outre le bloc-poignée XLR - plusieurs arguments de poids : qualité d’image bien servie par le capteur 1 pouce, processeur Bionz X, bague de réglages Zoom / Focus, zoom 12x (extensible Clear Zoom 18x, exploitable en 4K), stabilisateur (non B.O.S.S), grand écran 3,5 pouces (qui a amélioré sa résolution de 1,55 Mp), paramétrages et réglages personnalisés complets. On retrouve aussi la bague multifonctions Zoom / Focus, le Viseur couleurs 1 cm (0,39'') de 2 359 kp, les 3 Filtres ND intégrés 1/4, 1/16, 1/64, la molette de réglage, les touches extérieures Iris / Gain / Shutter, et un Joystick quadri-directionnel.


Sony PXW-Z90

Les réglages des Profils d’image sont plus nombreux (10) sur le PXW-Z90 que sur le PXW-X70, et plus aboutis, avec notamment l'enregistrement s-log2 / s-log3 et la norme HLG offrant une diffusion HDR, à la seule réserve près que le mode HLG nécessite une TV Sony pour en profiter. On note aussi les nouvelles fonctions Slow & Quick Motion et Super Slow Motion.


Le PXW-Z90 revendique également un AF hybride perfectionné, avec plusieurs options de réglages (réglage de sa vitesse ou de sa sensibilité) selon les circonstances de prises de vues. La détection de phase comporte 273 points de mise au point automatique, ce qui offre sur le papier un meilleur AF en suivi de sujet en mouvement notamment.


La caméra a d'autres petits atouts par rapport au PXW-Z70 dont un double emplacement pour carte mémoire et un menu totalement repensé. Les facultés réseaux (transmission par ftp, Wi-Fi) sont aussi plus étayées sur le PXW-Z90.


L'écart de prix entre les 3 modèles est relativement significatif : le PXW-Z90 se décroche à 3500 euros TTC (voire un peu moins), le HXR-NX80 autour de 2700 euros TTC et le FDR-AX700, autour de 2000 euros TTC. Par rapport au PXW-X70 à sa sortie, le HXR-NX80 est au tarif le plus proche.


Le PXW-Z90 est proposé avec une garantie Prime Support qui vous offre un accès privilégié à une assistance technique lorsque vous en avez besoin. Elle se décline sous différentes formes (Pro, Elite, Sur Mesure, Sur Demande). En pack de base, elle offre - pour une durée initiale de 2 à 3 ans - un accès au service d'assistance téléphonique, une assistance à la configuration, et des réparations sous 14 jours sans frais d'expédition.


Passons au test.


PXW-Z90

> LIRE LA SUITE : Capteur, objectif-zoom, stabilisateur

Capteur, objectif-zoom, stabilisateur

capteur PXW-Z90

Le capteur du Sony PXW-Z90 est un CMOS Exmor R "Stacked" (empilé) 1 pouce de 14,2 Mp couplé au processeur Bionz X de Sony initié sur l'Alpha 7 en 2013. Celui du PXW-X70 était un capteur 1 pouce également mais "non empilé". Sony s'enorgueillit beaucoup de ce capteur qu'il prétend être 5 fois plus rapide. Il concourerait notamment à une amélioration de la sensibilité, moins d'effet de rolling shutter, moins de binning en 4K (réduction du temps de lecture du capteur), et une lecture en 100 / 120p remarquable.


bokeh
Ce capteur est aussi indirectement reponsable, avec le processeur et les algorithmes du camescope, de la qualité de l'Autofocus. Une certitude : la cible 1 pouce est devenue un certain standard, comme en attestent les nombreux boîtiers photo ou vidéo équipés. Avec un tel capteur, on est très loin du Plein Format, bien évidemment, mais les bokehs restent possibles en fonction des conditions de luminosité et de focales.
PXW-Z90

L'objectif du FDR-AX700 est le Vario-Sonnar estampillé Zeiss. Le diamètre de l'optique est assez grand (62 mm). Un assez gros paresoleil, ajouré à ses quatre coins, atténue les risques de lumière parasite. Notez qu'il est amovible et non moulé avec la coque, comme sur la plupart des caméras pros low cost.


L'objectif en 11 groupes, et 17 éléments se compose d'une lentille asphérique avancée (AA) et une lentille ED diminuant les reflets. Le rendu est bon. Cependant un examen attentif permet de distinguer une légère dissymétrie à gauche (léger flou).


Le grand-angle, cheval de bataille de Sony, est un peu limite à 29 mm (angle de vue de 74°). Et avec la stabilisation en mode "Active", on monte même à 31,3 mm, concédant 5% d'angle environ. Mais une absence de vrai grand-angle se ressent essentiellement sur la prise de vues de monuments ou dans les lieux exigus. De plus, un grand-angle peu généreux offre une focale plus avantageuse au télé (348 mm) du zoom 12x.. Aussi vous oublierez vite que vous n'avez pas un grand-angle façon GoPro, d'autant que la focale de 29 mm reste parmi les plus courtes dans le segment des camescopes professionnels.


Plus discutable, le zoom 12x peut sembler une amplitude un peu insuffisante aux yeux de certains, à comparer avec le 15x du Canon Legria GX10 par exemple, ou dans une autre catégorie, du 20x de la caméra grand-public FDR-AX53. Mais la construction optique d'un zoom 12x est moins difficile à stabiliser et provoque moins d'écrasement de la perspective. De plus, à puissance égale, un tel grand-angle offre une focale plus avantageuse au télé (348 mm). J'ai filmé un match de volley-ball et depuis le 1er rang du gradin, le 12x était largement suffisant, offrant même des gros plans qui m'ont obligé à dézoomer.


18X

Mais parfois il est vrai, on aimerait bien un peu plus de puissance optique. C’est pourquoi le PXW-Z90 revendique un zoom étendu (zoom image Clear) à x18 en 4K et même x24 en AVCHD (passons vite sur le zoom numérique x296, inutilisable).


Comme en attestent nos séquences-tests (voir espace Téléchargement) cette amplitude x18 dépanne agréablement les vidéastes animaliers par exemple, et reste exploitable dans la limite de l'exercice. Selon l'habitude de l'opérateur et le support de diffusion (grand ou petit), un oeil exercé voit que l'image est un peu plus "pâteuse" et moins bien définie. Mais c'est exploitable.


Attention, le zoom étendu est appliqué par défaut lorsque vous déballez le camescope, il faut donc le désactiver si vous ne souhaitez pas tomber dans la plage du zoom. Le zoom se matérialise à l'écran par une extension de la barre de zoom ou (on préfère !) par une valeur numérique de zoom, c'est à dire entre Z00 et Z99 pour la section optique. Puis x1,1 jusqu'à x1,5 (en 4K) ou x1,1 jusqu'à x2 (en FullHD) en Clear Zoom.


Attention, en zoom Clear, vous n'avez pas accès à certains modes Autofocus comme le choix de la zone de mise au point, le verrouillage AF ou encore la Détection de visage. Il n'est pas évident de s'en rendre compte car même si vous choisissez l'option du Zoom Im Clr, tant que votre zoom ne franchit pas la zone du zoom étendu, tous les modes de mise au point restent actifs.


L'ouverture de l'optique est à f/2,8-4,5. La distance minimale de mise au point est de 1 cm.


Le stabilisateur bénéficie de 3 positions classiques (Off, Standard, Activé) mais pas du système B.O.S.S issu du grand-public, incompatible semble-t-il avec le capteur 1 pouce.


Conséquence, le stabilisateur est efficace au télé, mais un peu moins performant avec certains types de mouvements ou de situations. On voit nettement la différence en caméra portée en marchant entre le mode Standard et Activé. En revanche, en marchant, le stabilisateur placé en mode Activé procure une meilleure impression de fluidité. C'est un peu normal, en "Activé", le caméscope utilise moins de photosites, permettant un recadrage électronique, et l’angle se réduit à 31,3 mm.


Attention, sur écran / viseur, le sigle de la petite main stabilisée est identique. Seule change la mention OFF, STD ou ACT, il faut donc être attentif pour savoir dans quel mode on se trouve.


Autre point à surveiller, en mode Auto Intelligent (pas en Auto), l’appareil passe sans crier gare en mode de stabilisation Active et réduit le champ.


Il n’existe pas de touche Steadyshot extérieure pour activer / désactiver le stabilisateur ou pour passer en Active. Sur d’autres camescopes, cette touche existe. Mais heureusement, on peut assigner sans difficulté le Steadyshot à un des 6 touches Assign.


Un travers redoutable a été corrigé : auparavant, si vous positionniez le stabilisateur en mode Active, vous activiez automatiquement le zoom étendu 18x (4K) ou 24x (FullHD) même si vous n'en vouliez pas. Ce n'est qu'un mauvais souvenir désormais.


PXW-Z90
PXW-Z90

Il existe plusieurs commandes de zoom, 3 au total :


-via la bague en commutant le sélecteur concerné (Zoom / Focus) mais son maniement n'est pas des plus simples car on risque de faire bouger la caméra, émettre du bruit de manipulation, et provoquer des à-coups, la bague, électronique, réagissant avec un très léger délai.


-via la commande principale qui est agréable. Pas de perte de point en cours de zoom, un défaut qu'on a parfois observé chez Sony. On balaie les focales du zoom x12 en un peu plus de 22 secondes à la vitesse la plus lente ou 25 secondes et 10 frames en Image Zoom Clear). Sans être exceptionnel, c'est suffisamment lent pour un usage courant.


Pour la vitesse la plus véloce, l’effet "coup de poing" est difficile à donner car la mécanique du zooming prend presque 3 secondes (2 secondes et 20 frames, 3 secondes et 8 frames en Image Zoom Clear). Sony propose toutefois une vitesse de zoom plus rapide dans un réglage du Menu, qui fait gagner un peu de vitesse (2 secondes et 7 frames) mais le bruit du zoom peut s'entendre dans ce mode dans un environnement silencieux. D'ailleurs, Sony le stipule.


Notez qu'au zoom x18 (ou 24x), la section comprise entre x12 et x18 (ou 24x) provoque une légère accélération du zoom, quelle que soit la pression exercée sur la commande.


-enfin via le zoom de la poignée. D'abord on peut passer le zoom poignée en position Off pour éviter l’appui involontaire du bras ou de la main quand on tient la poignée. Sinon, vous pouvez régler le commutateur de vitesse de zoom de la poignée sur VAR ou FIX. En FIX, vous pouvez choisir jusqu’à 8 vitesses (!). A la vitesse 5, c’est bien. Attention, dans le Menu en français, Sony a traduit cette vitesse par "Manip. zoom," ce qui est incompréhensible. Il faut lire l’anglais (Handle zoom) pour mieux comprendre.


En variable (sensible à la pression), c’est plus agréable mais plus difficile parfois, surtout sur la poignée qui ne possède réellement que deux variations possibles. Mais c’est épatant d’avoir plusieurs options sur le zoom poignée.



(Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80)

Viseur, écran

écran PXW-Z90

L’écran affiche une diagonale de 3,5 pouces, au-dessus d’une caméra amateur qui plafonne à 3 pouces (Panasonic HC-X920 excepté, avec ses 3,5 pouces). La résolution laisse toujours sceptique par rapport aux besoins du 4K, mais consolation, on bénéficie de 1.555.000 px, soit près de 2 fois les 921 Kp de l’ancien AX100.


L’écran du PXW-Z90 est tactile mais n'est que partiellement tactile. C’est à dire que pour la plupart des commandes du Menu, il faut passer par le Joystick quadri-directionnel (+qui valide aussi le choix), placé à l'arrière ou par une combinatoire entre une touche et le Joystick. L'écran tactile permet aussi parfois de fermer une option (croix en haut à gauche).


Heureusement, plusieurs paramètres importants conservent le toucher sur écran :
-la MISE AU P. CENTREE, c’est à dire la Mise au point en touchant l’écran LCD en mode de mise au point manuelle avec AF/MF,
-la mesure Spot (Réglage camescope / Mesure spot) pour ajuster automatiquement la luminosité d’un sujet,
-la MESURE/M. AU PT SPOT,
-la fonction verrouillage AF qui permet de suivre un sujet en appuyant sur le sujet sur écran,
-la lecture des images (imagettes des scènes).


Méfiez-vous, l'écran magnifie le contraste, de telle sorte qu'on peut se retrouver avec des images légèrement surexposées. Il existe 2 niveaux de luminosité (Normal, Lumineux) qui n'empêchent toujours pas une mauvaise visibilité en présence d'un ensoleillement vif. Le viseur est là pour compenser, heureusement ! Les indications sur écran - avec l’affichage dit « détaillé » - peuvent être envahissantes ; il y a donc matière à passer à l’affichage simple ou même à les enlever par un appui séquentiel sur la touche Display.


Pas de commande sur écran du zoom ou du start / stop comme sur l'ancien FDR-AX100. Au moins vous ne risquez plus de barbouiller votre écran avec vos traces de doigts.


Le Mode Miroir est possible bien sûr comme avec tout caméra standard.


Notez que le Menu « Sortie tout » désigne le fait que les informations sortent sur la prise HDMI OUT, la prise VIDEO OUT (Multi/micro connecteur USB) et l’écran LCD. Alors que si c’est sur LCD, ça sort uniquement sur LCD.


viseur PXW-Z90

Le viseur couleurs de 1 cm (0,39'') nous gratifie de 2 359 kp contre 1,44 Mp précédemment. Résultat : on discerne nettement son sujet. Le grand oeilleton - orientable oeil gauche ou oeil droit - est l'oeilleton classique de ce type de caméra. Il ne gêne pas avec la batterie NP-FV70 mais peut cogner le nez avec la NP-FV100, bien plus volumineuse.


Le viseur est bien sûr étirable ( légèrement) et relevable. La dioptrie est à régler au départ. Malheureusement, comme par le passé, on observe des déréglages possibles de la dioptrie à chaque poussée / extraction du viseur. En fait le grand oeilleton du viseur est très proche - trop proche - de la molette de la dioptrie. Quand on repousse le viseur pour éteindre l’appareil, on pousse sur l’oeilleton dont le caoutchouc touche la molette et peut la dérégler. Ce n’est pas systématique mais je l’ai constaté plusieurs fois. Mon conseil : laissez le viseur étiré en permanence (en plus ainsi il est actif dès qu’on approche l’oeil), éteignez par le bouton marche / arrêt situé derrière l’écran puis rallumez l’appareil en ouvrant l’écran (sans rallumer, c’est inutile) et non pas en tirant le viseur.


On vous a gardé le meilleur pour la fin : on peut laisser l'écran ouvert et utiliser le viseur. En approchant l'oeil, on inhibe l'écran et vice versa. Il y a donc un capteur oculaire mais curieusement, on ne peut pas désactiver cette fonction (contrairement à un GH4 / GH5 par exemple). D’ordinaire, le choix est toujours laissé à l'utilisateur. Si le détecteur oculaire vous agace du fait que lorsqu'on vous passez la main ou le corps devant le viseur, l'écran s'éteint, la seule solution est de faire attention ou de tirer / repousser l viseur à chaque utilisation.


Notez aussi le réglage possible de la température de couleurs du viseur vers le rouge ou vers le bleu. Je trouve que c'est un peu gadget…


On peut aussi afficher une image guide, facilitant la règle des tiers. La zone de sécurité est aussi affichable à 80 ou 90% pour tenir compte de la zone d’affichage de certains téléviseurs domestiques. On peut aussi afficher l’aspect, par exemple 4:3 1,66, 1:85, 1:2.35.



(Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80)

Batterie, connectique

batterie PXW-Z90

Bonne nouvelle, la batterie lithium-ion Sony NP-FV70A de 1900 mAh 7,3 W/h livrée en standard, dure 95 minutes réelles (viseur ou écran). L'autonomie s'avère ainsi supérieure au prédécesseur qui butait sur la barre des 70 minutes. Ces données sont fournies en mode 4K. Le temps de charge est de 170 minutes, soit celui du FDR-AX100.


Cette bonne autonomie est atteinte grâce à la technologie ActiFORCE qui se caractérise par une plus grande capacité, une durée de recharge plus courte et une indication plus précise et plus rapide de la capacité restante. C’est pourquoi, en pro en tout cas, il importe de préférer les batteries d’origine que des génériques.


Si l'autonomie reste plutôt bonne, elle ne préserve pas de l'achat d'une batterie supplémentaire utile, voire indispensable pour éviter la panne ou prévoir une journée complète de tournage ou contrer une erreur toujours possible de recharge. A titre d'exemple, il me restait 30% d'autonomie après avoir filmé quasiment sans éteindre l'appareil un match de volley-ball d'1H30, comprenant une séance d'échauffement d'environ 30 minutes.


Visez de préférence la batterie Sony NP-FV100A qui offre une autonomie de 345 minutes en continu. Sony étonnamment ne précise pas la durée réelle mais on peut tabler en tout logique sur environ 3 heures réelles avec une NP-FV100A de de 3410 MAh. Notez qu'elle pèse 50 grammes de plus qu'une NP-FV70 (146 grammes au lieu de 96 grammes). Par contre, vous ne pouvez pas utiliser une NP-FV50A.


Notez le chargeur séparé qui existe en option, le chargeur Sony BC-TRV ou l'adaptateur secteur / chargeur VQV10.


Méfiez-vous des contrefaçons : elles sont généralement qualifiées de batteries d'origine, pourtant leur prix est 40 à 60% inférieur à la batterie Sony. Ne pas confondre contrefaçons et génériques, il existe des génériques non-contrefaites.


batterie

Vous pouvez vérifier l'autonomie en surveillant le pictogramme "batterie" en haut à gauche de l'écran, ou en cliquant sur le bouton Statut.


Autre souci, plus insidieux : si vous ne repoussez pas le viseur, la batterie ne se recharge pas. Le viseur noir étant moulé dans le prolongement de la masse noire de la coque, le témoin de charge et de fonctionnement étant le même, on peut ne pas s'apercevoir que le viseur est tiré. C'est seulement quand on récupère sa batterie non chargée que l'on comprend l'erreur !


Par contre, sur trépied, pas de souci, il suffit de dégager le loquet de la batterie qui est suffisamment excentré pour ne pas gêner l'extraction de la batterie.


HDMI Out

La connectique est protégée derrière des caches en plastique plutôt costauds au point de devoir tirer pour les retirer.


Pour voir les images 4K, ou FullHD sur un téléviseur, c’est la sortie HDMI qui jouera ce rôle. Le câble n’est pas fourni, je trouve ça un peu mesquin mais c’est très courant. Vous remarquerez qu’il s’agit d’un vraie HDMI et non d’une mini-HDMI, comme il est d’usage sur les caméras grands-publics par exemple. A priori, plus solide, moins difficile à enclipser.


Vous pouvez enregistrer sur un enregistreur externe par la HDMI en simultané avec l’enregistrement interne. Et décider si l’enregistreur externe démarre et s’arrête automatiquement en fonction du camescope ou pas.


FDR-AX700

Pour voir les images sur un ordinateur, c’est la prise multi/micro connecteur USB qui remplit ce rôle, si bien sûr vous n’extrayez pas la carte mémoire pour la lire sur un lecteur de carte mémoire. Ce connecteur « multi » est également une sortie composite avec le câble optionnel adéquat. Attention, il n'y a plus de prise USB dédiée, le Multi/Micro connecteur USB jouant ce rôle, par exemple pour décharger ses images sur l'ordinateur.


L'USB sert aussi à voir vos images HLG si vous disposez d’un téléviseur Sony HLG, car c’est par l’USB que cela s’effectue, pas par la HDMI.


Vous pouvez aussi exploiter une fonction méconnue - par l’USB - qui se nomme « type Conversion bas » qui permet de convertir le signal pour l’enregistrer sur un enregistreur / graveur DVD. Il s’agit d’un transfert de données en analogique, donc la qualité d’image s’en trouvera en partie détériorée, mais c’est une fonction bine pratique.


Sur une TV, par défaut, en Auto, la connexion se crée. Mais si elle ne marche pas, vous avez différents réglages possibles, par exemple en 4K, vous pouvez sortir le signal en 2160p/1080p/576i ou 2160p/720p/576i ou 2160p/1080i/480i.


Notez que le PXW-Z90 - en enregistrement QFHD - dispose d'une sortie AFFICHAGE comportant deux options : En mode "SORTIE TOUT", vous transmettez les informations sur la prise HDMI OUT, la prise VIDEO OUT (Multi/micro connecteur USB) et l’écran LCD, alors qu'en mode "VF/LCD PANEL", la sortie s'effectue seulement vers le viseur/l’écran LCD.


Sony PXW-Z90
Notez que pour connecter un micro externe non XLR, Sony a conservé l'entrée mini-jack 3,5 mm, la griffe standard pouvant accueillir le micro à la verticale au-dessus. De l'autre côté, juste au-dessous des emplacements pour carte mémoire, la prise casque n'a pas été oubliée bien sûr.
remote
Il existe aussi une connexion LAN filaire (prise Remote) qui permet à la caméra PXW-Z90 de se connecter à Internet avec une connexion câblée par le biais d'un câble adaptateur USB VMC-UAM2 et d'un adaptateur réseau (CBK-NA1) disponibles séparément. Cela permet de diffuser des fichiers ou de les transférer par FTP.
SDI PXW-Z90
PXW-Z90 SDI

Le PXW-Z90 est le seul du trio AX700 / NX80 / Z90 à posséder en plus une prise 3G-SDI (Serial Digital Interface) composée d’un connecteur BNC 3G/HD/SD (à baïonnette) à la norme SMPTE 424M/292M/259M, d'impédance 75 ohms.


La SDI sert entre autres à raccorder un enregistreur externe (type Atomos Shogun Inferno) ou connecter la caméra à un moniteur, ou une régie vidéo. A travers la solution « Simple Live Solution », il est ainsi possible de se connecter à l'outil de production live multi-caméras MCX-500 et à la télécommande RM-30BP Remote Commander en option.


Attention, la sortie SDI et HDMI ne peuvent pas fonctionner simultanément.



(Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80)

Prise en main

Pour ceux qui tourneraient des news ou des vidéo de mariages, le PXW-Z90 est rapide à dégainer, par ouverture de l'écran ou étirement du viseur. Le premier geste est plus rapide.


De même, le déclencheur est plutôt réactif et a heureusement perdu de sa dureté, c'est presque l'inverse ! Pas ou peu d'erreurs, sur 3 heures de rushes, j'ai très peu d'erreurs de déclenchement, un bon signe. Le délai de réaction à partir du déclenchement, est lui-même ultra court, même en 4K, là aussi une grosse amélioration.


Ah au fait, il n'existe plus de report de commandes de zoom et d'enregistrement sur écran, ne le cherchez pas !


PXW-Z90

Le PXW-Z90 reste léger, même avec sa poignée, puisqu'on reste au-dessous des 1,4 kilos au complet (1320 grammes avec poignée XLR, batterie NP-FV70A, pare-soleil, et grand oeilleton).


La caméra ne pose plus les mêmes problèmes de l'AX700, un peu délicate à saisir à pleines mains en raison de la surface très lisse et joufflue de sa coque. Ici la poignée rend le transport ultra confortable et la présence d'un second déclencheur et d'un second zoom est un plus, même si à titre personnel, je ne les ai pas beaucoup utilisés. On veillera toutefois - lors de travelling au ras du sol - à éviter un effet de "tangage" gauche-droite. Cela survient facilement si on n'y prend garde.


A défaut d'utiliser la poignée, le boîtier requiert de grosses paluches pour le maintenir fermement lors d'un transport, ce qui peut fatiguer sur le long cours.


Rien à redire en revanche sur les boutons, filtres ND, ainsi que la bague de mise au point / zoom qui tombent bien sous les doigts, même à l'aveugle, à l'exception du bouton Menu, mal placé.


Magnifier PXW-Z90


Sur le flanc droit, le PXW-Z90 bénéficie d'un Focus Magnifier (Loupe) permettant d'affiner (avec 2 niveaux) la mise au point manuelle. Je m'en suis souvent servi. Seul inconvénient dans lequel Sony s'obstine : l'image non grossie ne revient pas automatiquement une fois l'enregistrement démarré, il faut rappuyer sur la touche pour revenir à l'image normale.


Enfin, notez que contrairement au FDR-AX700 qui l'a maintenu (touche Focus Magnifier), le bouton Photo est supprimé sur le PXW-Z90.


mnus

La navigation dans les menus a été totalement repensée. Les Menus sont plus concentrés, mais avec une taille de caractères moins lisible, on dirait presque un Menu Nikon ! :)


Pour se déplacer dans les menus, c'est le Joystick quadri-directionnel à l'arrière qui remplit cette tâche, alors que la touche Menu se situe complètement à l'avant sur le flanc gauche. Un "grand écart" donc. On se familiarise avec le Joystick qui finit par devenir plaisant mais il faut quelques jours d'habitude, d'autant qu'à l'aveugle, on peut avoir tendance à vouloir d'abord appuyer sur le bouton Start / Stop...


Pour naviguer dans les vignettes, Sony a heureusement conservé le toucher sur écran. En revanche pour supprimer des vues, il faut passer par le Menu puis par le Joystick. Sony a fait plus ergonomique dans le passé...


Un autre détail anodin en apparence mais pénible : comme sur le FDR-AX700, le doigt bute sur la touche Menu lorsque l'écran est ouvert, ce n'est pas très malin d'avoir positionné la touche Menu à cet endroit car c'est une touche qu'on sollicite très fréquemment, lors des premiers jours de manipulation, et même par la suite.


Autre détail : par défaut, le compteur de temps écoulé additionne le temps de chaque scène. Vous n'avez donc plus de comptabilisation de chaque scène qui pouvait vous permettre de rythmer vos séquences. Dommage.


PXW-Z90

On peut assigner six fonctions de son choix - 3 sur le flanc gauche, 3 sur le flanc droit - et ce sont tous des boutons physiques. Je vous recommande d'assigner au moins le stabilisateur pour pouvoir changer rapidement ce mode de stabilisation, car il ne bénéficie d'aucune touche externe dédiée.


Six boutons, c'est très peu, d'une part parce que de nombreuses fonctions méritent d'être assignées, d'autre part car plusieurs boutons à usage mixte (fonction initial / assignation) servent à des fonctions réellement utiles. Ainsi l'Iris push auto du bouton 5 est loin d'être inutile, de même que les Profils du bouton 3 ou le Focus Magnifier du bouton 4). La compacité du camescope a bien entendu limité les possibilités, mais c'est un problème qui vous obligera probablement à trouver des compromis.



(Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80)

Qualité d'image, Profils, sensibilité

Nous vous invitons à télécharger l'ensemble de nos fichiers vidéo-tests disponibles en format brut, dans la section Téléchargements du Forum (accès réservé aux membres Premium).
qualité

Les images du PXW-Z90 tiennent promesse dans les limites d'un capteur 1 pouce. Pour des besoins de type "reportage", on peut obtenir une image nette sur tous les plans dans des conditions de luminosité favorables. La caméra sait aussi valoriser les bokehs s'il le faut, ou se jouer des avants-plans flous qui se détachent au grand-angle. Plus simplement, le téléobjectif est suffisant pour effectuer de jolis portraits. En effet, il suffit que la profondeur de champ soit réduite, le gros capteur 1 pouce fait le reste.


Bien sûr, la caméra est piégée par les situations classiquement complexes comme des contrastes très marqués, ou un ciel bleu pâle qui risque de virer au blanc. Optez éventuellement pour la correction d'exposition disponible dans le menu (16 valeurs).


Le sous-échantillonnage 4:2:2 10 bits, limité rappelons-le au 1080p, est une caractéristique du PXW-Z90 sur les NX80 et AX700. Il facilitera l'étalonnage en 50p mais à l'oeil nu, sans traitement de post-production, la différence est imperceptible. Il peut donc s'avérer ingénieux de préférer le NX80, moins cher, d'autant que les possibilités de réglages de Profils sont strictement les mêmes entre le NX80 et le PXW-Z90.


Le smear est quasi absent, le rolling shutter reste discret (il est ben plus marqué sur les boîtiers micro 4/3 et Full Frame) et les effets de moiré peinent à se manifester. On peut panoramiquer (au grand-angle) sans risquer un effet de filé trop désagréable.


qualité2

Le rendu en 4K comme en FullHD est satisfaisant. Bien entendu, ce sont les différents paramétrages de profils tels que le HDR ou les s-log2 / S-log3 qui apportent un intérêt véritable au PXW-Z90. Il ne faut pas négliger non plus les Profils prêts à l'emploi (et malgré tout paramétrables) comme le mode Still ou encore les modes Cinéma.


qualité 3

La colorimétrie de base n'a pas de dominante marquée, et les possibilités de paramétrages du Sony sont telles que l'on peut obtenir le rendu désiré. On peut ainsi ajuster la niveau de balance des blancs extérieure par paliers (de -7 à +7), et / ou régler finement la température de couleurs en Kelvin. Jusqu'à 2 balances (A et B) peuvent être paramétrées.


Profils d'image FDR-AX700

Avec encore plus d'options que sur le modèle professionnel de poing PXW-X70 sorti il y a 2 ans, le PXW-Z90 bénéficie de nombreux Profils d'image (Picture Profile) encore plus complets (presque trop).


Les profils d’images, c’est un peu l’équivalent des styles en photo, mais en vidéo. Sur le PXW-Z90, vous disposez de profils qui jouent sur deux paramètres fondamentaux de la vidéo : le gamma (autrement dit le contraste) et le gamut qui correspond au matriçage (colorimétrie et saturation de la couleur). Ces profils vont jouer sur le signal numérique et vont délivrer un type d’image bien contrasté ou au contraire très doux, avec des couleurs renforcées ou le contraire.


Au total, on bénéficie de 10 Profils (à comparer avec les 6 du PXW-X70). Vous pouvez accéder directement aux 10 Picture Profile, par une touche dédiée située derrière l'écran, ou via le Menu.


Par défaut, livre à vous de vous contenter de sélectionner un profil d’image numéroté PP1 jusqu’à PP10 sans rien changer. Ces profils correspondent à différentes conditions d’enregistrement. Il faut les prendre comme des exemples à suivre ou à ne pas suivre.


PP1 = Gamma standard.
PP2 = Still
PP3 = ITU709
PP4 = Matrice ITU709.
PP5 = Cine1
PP6 = Cine2
PP7 = Gamma S-loG2 et mode Couleur S-Gamut
PP8 = Gamma s-log3 et mode couleur S-Gamut3.Cine
PP9 = Gamma S-log3 et mode couleur S-Gamut3
PP10 = HDR / HLG2


qualité PXW-Z90

Certains Profils d'images peuvent être utilisés tels quels pour donner un certain rendu à l’image. Ce sont des profils marqués, "traficotés" avec une courbe Gamma étudiée pour donner un certain rendu. C’est par exemple les Profils Cine, Still ou même le profil Standard qui a une courbe gamma bien définie. Personnellement j'aime bien le mode Still et j'ai beaucoup utilisé le mode Standard malgré tout.


D'autres Profils au contraire sont traitées numériquement avec le moins d’ajouts possibles, en captant la totalité de la dynamique du capteur en amont du traitement numérique. Du coup, le fabricant dessature l’image et atténue le contraste le plus possible pour conserver un maximum d’informations dans les noirs et les blancs. On parle parfois de mode Flat ou Plat. Électroniquement parlant, c’est un mode LOG. Ensuite, en post-production, l’utilisateur « révèle » les images grâce à un logiciel d’étalonnage et une table de conversion (une LUT pour « Look Up Table ») intégrée ou téléchargée sur le Web (il en existe des gratuites comme des payantes) qui rétablit la colorimétrie et le contraste. A réserver à ceux qui ont du temps ou des travaux professionnels à rendre, bien sûr.


Notez que dans certains Profils, les réglages de la balance des blancs sont inhibés puisque le principe du profil est de choisir un "style" ayant une cohérence d'ensemble.


s-log2

Les courbes S-LOG2 et S-LOG3 façon Sony (Panasonic ou Canon ont aussi les leurs avec le V-Log Panasonic et le Canon Log) sont moins contraignantes à utiliser que le format brut RAW (poids) mais elles exigent certains qualifications malgré tout ou pas mal de temps passé. Voyez si elles vous conviennent vraiment.


sans HDR

Dans les réglages par défaut du mode Standard, les ombres contiennent des détails qui restent peu visibles.


 


snsibilité

Dans le mode HLG (HDR), on trouve beaucoup plus d'informations dans les ombres (à droite par exemple).


 


Si on continue avec le courbe Gamma, on trouve la courbe HLG (Hybrid Log Gamma), c’est la norme qui va permettre d’enregistrer en mode HDR (High Dynamic Range). Le HDR, c’est une technologie assez révolutionnaire dans son principe qui a été adoptée par le HDMI Forum, le Digital Video Broadcasting (DVB), l’UHD Alliance, et l’International Telecommunication Union (ITU). Elle devrait aussi être retenue par la TNT Ultra HD et YouTube l'a intégrée tout comme Netflix qui a investi 6 milliards de dollars pour des contenus en HDR. Le HDR a donc un gros potentiel aussi bien technologique que marketing, il devrait donc s'amplifier dans les mois et années à venir. HLG

La technologie HDR apporte une plage dynamique élevée sous la forme d'un gain de luminosité car l’oeil distingue mieux une scène bien lumineuse et bien contrastée. Le HDR évolue par ailleurs dans un espace colorimétrique élargi. On va donc associer le HDR à la norme DCI 4K qui offre un espace colorimétrique plus important qu’avec l’ancienne norme, le REC 709, dévolu au SD et à la HD, en attendant la généralisation de la norme d’enregistrement 2020.


Sur le PXW-Z90, il existe 4 courbes HLG offrant une diffusion possible en HDR :
-Le HLG (standard).
-Le HLG1 qui réduit le niveau de bruit par rapport au HLG.
-Le HLG2 qui tient compte du rapport entre la plage dynamique et le bruit. C’est celle proposée par défaut avec PP10 sur le PXW-Z90.
-Enfin, le HLG3, dans laquelle la plage dynamique est plus étendue que celle de [HLG2], mais le niveau de bruit est plus élevé.


Trois précisions :


-La technologie HLG exige toutefois un téléviseur compatible (Sony). Signalons les très coûteux moniteurs Sony BVM-X300, PVM-X550, etc. (entre 26 et 42000 euros !). On trouve des TV Sony HDR à 1000 euros ( KD49XE7077S). A 2500 euros, on recense le TV LED SONY KD65XE9305 et les Sony XD94 / XD93.


-Une TV non-HDR restera compatible avec un flux HLG, simplement les nuances lumineuses ne s'afficheront pas, au contraire d’une TV 4K HDR qui en restituera toute l’étendue.


-Au tournage, il est conseillé d'utiliser l'histogramme et le zébra pour optimiser le HDR. Le conseil est de capturer le maximum de luminance.


mode Couleur
Une fois que vous avez bien choisi votre Gamma, le mode Couleur est à mettre en correspondance avec vos réglages de Gamma. Sinon vous obtiendrez des images incohérentes. Ainsi :

-Standard, Still correspond aux Gamma du même nom.
-Cinéma à Cine1
-Pro et MATRICE ITU709 correspondent à ITU709
-NOIR & BLANC correspond à une saturation sur 0
-S-GAMUT/3200K, S-GAMUT/4300K, S-GAMUT/5500K correspondent à du s-log2
-S-GAMUT3.CINE/3200K, S-GAMUT3.CINE/4300K, S-GAMUT3.CINE/5500K correspondent à du s-log3
-S-GAMUT3/3200K, S-GAMUT3/4300K, S-GAMUT3/5500K correspondent aussi à du s-log3 mais dans un gamme de couleurs élargie
-BT.2020 et 709 correspondent à [HLG], [HLG1], [HLG2] ou [HLG3] quand c’est en 4K ou en HD.
aide affichag gamma
aide affichag gamma

Notez que dans le menu Affichage, vous disposez d’une aide à l'Affichage Gamma qui vous permet de simuler le rendu du HDR qui n’est pas pris en charge par l’écran ou le viseur du camescope. Cela n’affecte ni la vidéo enregistrée ni la sortie bien sûr. L’Auto corrige automatiquement l’image, et 4 autres réglages d’affichage convertissent votre image selon votre souhait. Ainsi, HLG(709) ou HLG(BT.2020) adapte la correction comme on la verrait sur un téléviseur classique. Ce même Menu Affichage sert aussi pour visualiser le s-log2 ou le s-log3 tel qu'on le verrait sur une TV conventionnelle.


Info ou rappel technique au passage : la norme REC709 (en abrégé 709) est la norme de diffusion HDTV classique, correspondant à un signal SDR (SDR = Gamme dynamique standard). Pour ceux qui aiment les chiffres, le SDR autorise un maximum de luminance de 100 cd/m.


La norme REC2020 est l'équivalent du 709 en UHD / 4K / 8K et devrait un jour remplacer le 709. Enfin, au cinéma, on a la norme DCI… En cas de panachage entre plusieurs caméras de marque différente, ça peut être utile de retrouver un réglage normé comme celui du REC709 ou du REC2020.


coude

Il y a d’autres réglages de Gamma qu’on va lister juste un peu parce que l’important, c’est surtout que vous fassiez des essais :


Niveau de Noir : c’est un simple réglage du noir entre -15 et +15
Gamma Noir : il corrige le gamma (entre -7 et +7) dans les zones de faible intensité. Mais attention, en HLG, il est désactivé, ce qui est logique.
Coude : il sert à éviter une surexposition en limitant les signaux de trop forte intensité. L Coude se règle selon un Point et une Pente. Particularité, il faut être en mode Manuel, sinon le Coude n’est pas actif.


Et aussi :
-les réglages de saturation et phase Couleur,
-les réglages de Profondeur de couleur et Correction Couleur.


On trouve le réglage WB, donc celui de la Balance des Blancs avec différents types de filtres.


Enfin on recense le réglage du niveau de Détails avec notamment le Crispening qui règle le niveau d’accentuation des contours.


sensibilité

L'image du PXW-Z90 est également appréciable en ambiance tamisée. La sensibilité se maintient assez bien (sans exceller), là où les caméras à petite cible accusent le coup. On est très loin d'un capteur Full Frame bien entendu mais le rendu est correct. Ici le chat est capté au crépuscule, l'image est bien plus claire qu'en réalité (élévation automatique à 15 dB au maximum de l'ouverture et au 1/50).


En Automatique, en cas de faible luminosité, l'électronique "ajuste" la pénombre : l'image pourra devenir plus claire mais avec un moins bon rapport signal / bruit. C'est pourquoi il peut s'avérer intéressant de paramétrer la valeur de CAG maxi (dite Limite AGC) qui vous convienne (la valeur maxi est de 24 dB) et qui vous permettra, en Automatique, de limiter le gain à une valeur moins élevée, au prix d'une image un peu plus sombre ou un peu plus claire. En général, on limite le CAG à une valeur moindre, pour abaisser le gain. Notez que 24 dB en maxi du CAG, c’est une bonne limite je trouve.


Notez que le Gain est facilement accessible avec la touche Iso / Gain extérieure. On met la valeur Gain en surbrillance, on tourne la molette manuelle située à l’avant et on valide avec Set. Les Iso sont dévolus "normalement" à la photo mais ici, on peut préférer afficher les Iso plutôt que les valeurs de Gain, ce qui permet aux photographes de se fixer des limites iso comme ils en ont l'habitude avec un boîtier photo.


On peut jouer solliciter le mode Low Lux qui correspond à 1,7 lx avec un gain de 33dB au 1/25 ou 1/30.. Dans celui-ci le gain est tout d'abord élevé à son maximum (33 dB), soit une valeur supérieure à celle de l'AGC puis la vitesse d'obturation prend le relais, passant de 1/50 à 1/30 ou 1/25s. Le léger effet de saccade et l'augmentation de la luminosité qui en résulte, gênera les puristes qui préféreront une autre solution (torche d'appoint par exemple).


Les pros (de la vidéo de mariage par exemple) opteront sans doute pour une torche LED, les griffes du PXW-Z90 leur tendent les bras.


snsibilité PXW-Z90 Low lux

Le Low lux peut être justifié dans certains cas. Par exemple ici dans cette grange très sombre, le low lux paraît davantage justifié. Il se comporte de la même façon que précédemment : il augmente le gain, avec une limite de 33 dB, puis de façon concomitante, il abaisse la vitesse d’obturation au 1/25 en Pal ou au 1/30 en NTSC.


Amusant, le Nightshot (vous savez cette image verdâtre) a été maintenu mais Sony n'a pas renouvelé son erreur (selon moi) de prévoir un bouton dédié, vu que la fonction n'est pas très utilisée (parfois jamais) et attendu que 6 assignations de fonctions restent prévues. On peut préférer la fonction Lampe NightShot qui allume la lampe infrarouge, type militaire. Méfiez-vous de votre doigt qui peut bloquer l’orifice de la lampe.


Notez qu’il existe un gain négatif sur le PXW-Z90 (-3db). Le gain négatif n’a pas d’usage par faible sensibilité, mais au contraire, se destine à atténuer la lumière.



(Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80)

Automatismes et réglages

Auto PXW-Z90

Les automatismes du Sony en font un "prêt-à-dégainer" efficace, surtout que l'Autofocus a été amélioré sur cette gamme (voir plus loin). Le commutateur à l'arrière sur Auto peut donc suffire à assurer des images propres, puisqu'il ajuste au mieux l'Iris, le Gain, la Vitesse d'obturation (Shutter Speed) et la Balance des blancs. Seul l'audio peut conserver son indépendance de fonctionnement.


AG PXW-Z90

L'automatisme n'empêche pas la bague manuelle de Focus d'être indépendante et de permettre à l'opérateur de passer en mise au point manuelle si nécessaire. Notez l’absence de bouton Push Auto mais il suffit d'appuyer sur AF/MF pour avoir l’équivalent d’un Push Auto.


Dans le Menu, le PXW-Z90 dispose de 3 modes automatiques possibles. L'Auto est le mode classique, le mode Auto intelligent joue sur la détection de visages + détection de scènes + détection du bougé d’appareil. Du coup, il passe automatiquement le stabilisateur en mode Active. Enfin, on peut choisir un mode de Sélection de scènes (Scène de nuit, Matin et Soir, Feux d’artifice, Paysage, Portrait, Projecteur, Plage).


L’expo peut fonctionner assez bien en Auto mais la caméra gère mal les situations compliquées d’exposition. C’est pourquoi une solution est de modifier le niveau automatique d’exposition. C’est ce qu’on appelle le décalage d’expo, qu'on trouve dans le Menu "Réglage expo auto". On dispose de 16 niveaux (EV) avec le PXW-Z90. Envisagez éventuellement de sous-exposer d'1 ou 2 EV, ce qui permet de mieux gérer les hautes lumières, puis de rehausser en post-prod les niveaux.


Côté Expo toujours, vous disposez d'un contre-jour automatique (désactivable) mais pas de touche dédiée à cette fonction.


Notez l'existence d'un Push Auto pour l'Iris, lorsque l'image est trop sombre ou trop claire. C'est un retour à l'automatisme d'exposition lorsque vous êtes passé en iris manuel. Tant que vous maintenez la pression sur la touche Push Auto, l’Iris est automatique. Bref une touche "Panique" bien appréciable !


Pour vérifier l'expo, deux Zébras sont à votre disposition (totalement paramétrables) et un histogramme.


PXW-Z90

Si les automatismes ne donnent pas satisfaction ou pour gérer des situations délicates, passez le commutateur arrière en en Manuel...


PXW-Z90

... puis réglez l'Iris, le Gain/Iso et la Vitesse d'obturation (Shutter Speed) qui bénéficient de boutons externes pour un accès immédiat, associés à une molette de réglage. L'ensemble est assez intuitif.


En cas de trop forte luminosité en extérieur, ou pour accroître l'effet bokeh, les 3 filtres ND (1/4, 1/8 et 1/16) apportent une correction efficace. La dynamique des plages s'en trouve augmentée car le filtre permet d'utiliser une ouverture plus grande pour une même exposition. S'il y a nécessité de passer en manuel, le PXW-Z90 fait clignoter sur écran / viseur le filtre ND approprié, recommandation que vous êtes libre de respecter ou pas.


focus

L'unique bague sert de mise au point manuelle (ou de zoom). C'est une bague sans butée comme cela se pratique depuis de nombreuses années.


Pour affiner la mise au point, une option d'Intensification des couleurs (Peaking en anglais) fait apparaître les contours des sujets en surbrillance. Ce n'est pas toujours très évident malgré le choix de couleurs (3 couleurs au choix) et le réglage possible de l'intensité. Bizarrement, l'intensification fonctionne aussi en AF Auto, ce qui est idiot ? Par ailleurs, on dispose d'une touche Focus Magnifier (Loupe) qui agrandit x4 et x8 (au choix l'un ou l'autre ou les deux).


Sur écran / viseur, en tournant la bague, les distances s'affichent en mètres de 10 cm à l'infini. Mais le repère est petit et on peut se tromper. Attention, en 4K, le moindre écart de flou se voit. Et on n'est pas en GoPro avec une netteté complète !


La distance minimale requise entre le caméscope et le sujet est d’environ 1 cm en grand-angle et environ 1 mètre au téléobjectif.


Parmi les choses bonnes à savoir, dans le mode super ralenti, ou en zoom non optique, le réglage de la zone de mise au point est désactivé.


vitsse AF

La PXW-Z90 étant plus une caméra douée pour le reportage que pour la fiction ou le cinéma, Sony a particulièrement soigné l'Autofocus. Ca n'est pas d'ailleurs sans rappeler le Lumix GH5 Panasonic et ses nombreux paramètres de mise au point. Si Sony a soigné à ce point l'AF, c'est parce que les besoins des reportages nécessitent un AF à la fois réactif et docile, mais qui ne fait pas n'importe quoi. D'autre part la compacité d'une telle caméra rend difficile la mise au point manuelle qui a tendance à faire bouger le camescope. Enfin, en configuration de visée sur écran, la mise au point manuelle n'est pas fiable à 100%. Et avec un capteur 1 pouce, la profondeur de champ augmente, rendant le point encore plus critique. Voilà pourquoi Sony a amélioré son système Autofocus.


FDR-AX700 Autofocus

La mise au point est désormais de type "automatique hybride", ce qui signifie qu'elle mélange la très classique détection du contraste (rencontrée chez Panasonic ou Canon) et la détection de phase que Sony a "ajoutée" en y plaçant 273 collimateurs (image ci-dessus). C'est ce joyeux mélange, avec les algorithmes qui vont derrière, qui déterminent la qualité de l'Autofocus. Et il est vrai que l'AF est bien réactif.


Lorsque l’AF à détection de phase est activé, des « cadres AF » (en fait des collimateurs) à détection de phase sont affichés sur l’écran (on peut les débrayer). La position de mise au point est indiquée par des cadres AF à détection de phase blancs, et si l’image est mise au point correctement, les cadres deviennent verts. C'est fort pratique !


zones de mise au point PXW-Z90

Vous disposez désormais d'un choix entre 4 zones de mise au point : Large, Zone, Centre ou Spot flexible. Le mode Zone, c’est un peu comme Spot flexible mais en plus grossier, il y a 9 zones. Le mode Spot flexible est très intéressant car le point obéit au doigt et à l'oeil sur l'écran ! Le mode opératoire consiste à déplacer un carré de mise au point sur le sujet souhaité avec le joystick, puis on valide celui-ci, ou on appuie sur l’écran de sélection de la zone. On vous conseille de l'assigner à une touche, car la fonction est pénible à appeler dans le menu.


Attention, le mode Spot flexible ne fonctionne qu’en mise au point automatique mais en Map manuelle, on peut croire qu’il fonctionne car la fonction n’apparaît pas en grisé et le carré de mise au point peut se déplacer !


Vous pouvez aussi effectuer une mesure spot seule, ou une mesure / mise au point spot ou en touchant l'écran. Et c'est très efficace, on adore ce système. On vous conseille aussi de l'assigner à une touche, car la fonction est pénible à trouver dans le menu.


On trouve aussi la mise au point centrée (Spot Focus). On ne peut pas faire pire comme traduction (!!) car cette fonction permet justement de ne pas centrer la mise au point ! Elle ne s’utilise qu’en mise au point manuelle mais sinon, elle fait doublon avec le spot Flexible qui permet d’obtenir le même résultat. Incompréhensible.


vitesse AF
La vitesse de l’AF est ajustable, entre les niveaux 1 (Lente) et 7 (très rapide). Par défaut, elle se situe à 5 (Normal). A l'usage, c'est pratique, mais pas forcément indispensable. Notez que pour les sujets à faible contraste ou les sujets dans des endroits sombres, l’AF peut ne pas fonctionner à une vitesse optimale quel que soit le réglage de vitesse.
verrouillage AF

Sony a aussi intégré la fonction Verrouillage AF qui permet de suivre un sujet et lui seul, en appuyant sur celui-ci sur l'écran. Un cadre vert s'affiche sur cette cible, confirmant la mise au point. A partir de ce moment-là, la mise au point ne bougera plus même si des éléments passent devant le sujet. C'est vraiment très efficace, bravo.


réglage suivi

Autre fonction intéressante : le suivi d'un sujet peut se régler au niveau de sa plage (entre 1 = Étroit, 3 = Normal, et 5 = Large) et de la sensibilité du sujet (entre 1 = Verrouillé, 3 = Normal, et 5 = Réactif).


Large est préconisé lorsque le sujet se déplace en profondeur, cas d'un train au milieu d'un paysage par exemple. Étroit dans le cas inverse, cas de danseurs saisis à longue focale par exemple. Réactif permet de faire la mise au point sur les sujets les uns après les autres lorsque vous changez de sujet (vélos descendant une pente), alors que Verrouillé (nommé aussi Fixe dans la doc Sony) permet de conserver la mise au point sur le sujet souhaité.


Plus le délai est court, plus rapide sera le changement de sujet, permettant la mise au point sur différents sujets, l’un après l’autre. Alors que plus le délai sera long, plus la mise au point sera maintenue. Vous pouvez ainsi maintenir la mise au point sur un sujet si celui-ci est temporairement placé en dehors de la zone de mise au point, puis immédiatement replacé dans la zone de mise au point.


Magnanime, Sony fournit des exemples de réglages. Par exemple, dans le genre Sport / Animaux, pour suivre un sujet dont le mouvement est rapide et irrégulier (un écureuil ?), le fabricant conseille de régler les paramètres ainsi : PLAGE SUIVI SUJET AF : 4/ SENSIB COMMUT SUJ AF : 2. Ou pour une fête, quand vous souhaitez suivre un sujet en mouvement lent, mais que d’autres sujets ou personnes apparaissent au premier plan : SUIVI SUJET AF : 4/ SENSIB COMMUT SUJ AF : 2


Bref, il s'agit de réglages très fins qui imposent impérativement d'être testés avant usage. D'après Sony, vous disposez en plus d'une large plage de 273 points de mise au point automatique à détection de phase, ce qui offre un meilleur AF en suivi de sujet en mouvement.


Et on dispose aussi de la détection de visages classique.


Vous pouvez afficher un cadre AF de détection de phase et la Zone AF de détection de phase (DÉTECT. PHASE) mais ces scories encombrent un écran déjà bien rempli. Vraiment pas indispensable !



(Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80)

Micro, audio

 


Audio micro

Les PXW-Z90 (et NX80) reprennent tout d'abord toutes les caractéristiques audio du FDR-AX700 - prises casque et micro, automatisme ou réglage interne des niveaux sonores, haut-parleur, et même un choix possible entre les format audio 5.1 et 2.0 (en AVCHD seulement). Les PXW-Z90 (et NX80) se distinguent de l'AX700 par leurs prises XLR moulées dans la poignée.


De base, les capsules audio du PXW-Z90 se situent sur le dessus, et rien ne vient les obstruer. Les bruits de l'appareil sont vraiment réduits, c'est à dire que le zoom par exemple ne produit quasiment aucun bruit, sauf un léger bruit en position du Menu "zoom rapide". Mais on peut s'abstenir d’utiliser ce mode, le gain en rapidité de zoom étant assez faible. Le stabilisateur et l'AF restent discrets même si on peut parfois les entendre en tendant l'oreille. Ceci s’explique par le fait qu’il n’existe pas de ventilateur interne, source habituelle de bruit. Cependant, en caméra portée, la manipulation de la poignée s’entend davantage car la proximité du micro, sur un camescope si compact, est proche. Il faut éviter de trop bouger sa main.


PXW-Z90 audio manul

En automatique, on dispose de deux niveaux sonores automatiques, un Normal et un Élevé. Le second élève le gain, il ne sature pas mais il est franchement plus fort, c'est inutile pour aller pêcher un simple son d'ambiance et les bruits de l'appareil seront inutilement amplifiés. Un 3e niveau est dévolu au réglage manuel du son par incrémentation. Les niveaux manuels bénéficient de 31 niveaux, positionnés par défaut sur le niveau 21.


On ne retrouve plus d’option superflue comme l'option micro-zoom , ou de narration ("Voix plus proche"). En revanche, Sony a conservé l'option anti-vent, à manier toutefois avec précaution dans la mesure où ce filtre coupe vraiment les fréquences graves, modifiant la tonalité des voix par exemple.


L’écoute par le haut-parleur monophonique du camescope est satisfaisante si l’exigence n’est pas trop grande. Bizarrement, le réglage du volume de l’écoute n’est pas possible depuis une commande prédéfinie, il faut le faire dans le menu ou mieux l’assigner (assigner le Volume au bouton 6 par exemple). Ensuite avec le Joystick, on augmente / diminue le volume.


audio fdr-AX700

Sony a instauré 4 «configurations» de microphones :
-Auto,
-Int Mic (Micro interne au-dessus de l’objectif),
-Mi Shoe Mic (Micro raccordé directement sur la griffe multi-interface ou poignée XLR),
-ou encore Stereo Mini Mic (prise mini-jack MIC (PLUG IN POWER) pour un micro Rode Videomic par exemple.


La poignée-XLR se connecte donc au connecteur Mi Shoe Mic. La MI tire parti des connexions d'alimentation et de signal, ainsi que de la coordination de la fonction marche/arrêt, et il faudra sélectionner l’entrée audio Mi Shoe Mic ou Auto en correspondance.


Attention au piège : quand Auto est sélectionné, et que la poignée XLR est connectée au caméscope sans qu’aucun microphone ne soit raccordé en INPUT1 et INPUT2, le micro interne n’est pas sélectionné et aucun son n’est enregistré. Dans ce cas, il faut sélectionner [INT MIC]. la piège est si grand qu’il est précisé dans la notice !


sony UWP

Par contre si on veut raccorder un micro comme le micro stéréo Sony XYST1M ou un micro HF Sony comme le récepteur du nouveau micro sans fil Sony UWP-D sur la griffe porte-accessoires, il faut utiliser la griffe multi-interface (MI nommée aussi MI Shoe) et donc dans ce cas précis, ne pas fixer la poignée-griffe.


Notez que l’autre griffe des PXW-Z90 / NX80 / PXW-X70, celle qui se trouve en bout de poignée, une fois celle-ci fixée, est une griffe « standard ». Si on connecte un micro classique, non-Sony, comme le Videomic de Rode par exemple, on le fixera donc sur la griffe porte-accessoires multi-interface (MIS) de la caméra mais sans utiliser les contacts. Le sabot est prévu à cet effet, à ce moment là cela fonctionne à la manière d’une mini-glissière. Dans ce cas, il suffira de fixer le micro et de sélectionner Stereo Mini Mic. Avantage, si on connecte un micro externe en mode Stereo Mini Mic, les niveaux audio restent réglables comme s’il s’agissait du micro intégré.


poignée XLR PXW-Z90
PXW-Z90

La poignée-XLR se fixe sur le PXW-Z90 et se retire, très rapidement, et sans trop forcer. Il faut juste bien aligner la glissière pour la fixer et tirer un peu pour l'enlever. Une fois la poignée-XLR installée, le contact s'établit par la griffe MI. Il faut donc sélectionner dans le Menu "MI Shoe Mic" ou "Auto".


XLR PXW-Z90

Les 2 prises XLR sont de type 3 broches line/mic/mic +48 V sélectionnables sur la poignée. Les configurations avec XLR sont de trois ordres :


-LINE : Appareil audio externe (mélangeur, par exemple)
-MIC : Microphone dynamique
-MIC+48V : Microphone avec alimentation +48V (alimentation fantôme)


PXW-Z90 audio

On dispose aussi d'une fonction Low cut. Le low cut rend la voix plus nasillarde, mais combat les effets du vent. Se règle dans ce cas dans la section des commutateurs et sélecteurs audio.


Un manque : pas de mixage possible entre entre les XLR et le micro interne caméra, c’est bien dommage pour le son d’ambiance ! Par contre vous pouvez bien entendu capter deux sources différentes avec deux micros XLR et mixer en post-prod.


audio technica

Un des micros XLR parmi les plus pratiques est forcément un micro compact pour ne pas se voir en grand-angle. On trouve l’Audio Technica AT875R (150 à 200 euros), un micro Canon (unidirectionnel) qui est recommandé par Audio Technica lui-même comme idéal pour les caméras compactes puisque sa longueur ne dépasse pas 7’’, soit 17,78 cm et qu’il est moins sensible au vent que d’autres micros. Il faudra l’associer à un câble souple XLR Mâle / XLR Femelle « XLR patch » de 30cm, le snake SK233-0,3. Il fonctionne en alimentation Phantom.


On recense aussi le très compact micro stéréo Sony ECM-MS2 (environ 269 euros) de 13,7 cm seulement. C’est plutôt un micro d’ambiance.


Enfin, en haut gamme, le Sennheiser ME64 (ou ME66) + K6P vous tend les bras (environ 400€) pour 15,5 cm.


On recense aussi une très inhabituelle synchronisation de sortie audio (Chrono sortie audio) avec deux choix possibles : Direct ou Synchronisation lèvres. Elle est utile en cas de raccordement à un enregistreur externe en HDMI.


 



(Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80)

Support et modes d'enregistrement

PXW-Z90

Le PXW-Z90 enregistre sur deux cartes mémoire dont le logement est solidement protégé par une trappe, située derrière l'écran. La présence de deux logements permet de relayer un enregistrement qui commence sur la carte A pour se poursuivre sur la carte B ou d'enregistrer en simultané sur les deux cartes. Dans l’absolu, vous pouvez enregistrer jusqu’à 13H ainsi en remplaçant à chaque fois la carte inactive tout en laissant l’enregistrement se poursuivre…


Il n'est pas nécessaire d'avoir deux cartes similaires pour enregistrer sur les deux cartes, c'est un satisfecit.


carte PXW-Z90

Le relais est pratique pour une pièce de théâtre ou un concert ou un débat par exemple. La transition est parfaite entre les deux cartes au point de raccord; l’utilisateur est prévenu environ 1 minute avant.


En revanche, le simultané a un usage plus restrictif : il enregistre les rushes en double, c’est tout. Il ne permet pas d'enregistrer dans la qualité maxi sur la carte A et dans une qualité autre sur la carte B (le Panasonic UX180 sait le faire). Ni d’enregistrer les vidéos sur la carte A et des photos sur la carte B. Par contre, on peut choisir de stopper seulement l’enregistrement 1 (depuis le Rec principal, ou l’enregistrement 2 (depuis le Rec de la poignée). C’est paramétrable dans le menu.


Un 3e mode "astuce" est possible : c’est celui d’insérer deux cartes et de ne sélectionner ni le mode Relais ni le mode Simul. Avoir deux cartes est pratique en cas de défaillance de l’une d’elles. Ou pour choisir d’enregistrer par exemple des interviews sur la carte A et des plans de coupe sur le carte B. Dans ce cas, avec la touche Slot Select, on peut sélectionner la carte.


carte 64 Go

Ensuite, quelle carte faut-il ? En soi, une carte SDXC jusqu’à 256 Go est acceptée ! La Memory Stick est également acceptée mais pas pour le XAVC-S, seulement pour l’AVCHD ou les photos. Notez aussi qu’une carte micro-SD ou Memory Stick Micro peut convenir avec adaptateur.


U3

Dans l’usage le plus courant, une SDHC / SDXC Class10 ou une U1 suffit. Par exemple pour du 1080p jusqu’à 50 Mbps ou même du 4K à 60 Mbps. Par contre pour du 4K 100 Mbps, une carte SDXC UHS-I avec le sigle U3 est obligatoire. Sinon vous aurez tout simplement un message d’avertissement et un refus d’enregistrer.


Dès que vous évoluez à 100 Mbps, il en va de même, une U3 est obligatoire que ce soit du 4K 100 Mbps ou du FHD 100 Mbps. C’est le débit qui pose problème, pas la résolution. En mode SQ Motion (ralentis simples et accélérés), c’est pareil aussi. Il n’y qu’en mode Super Slow Motion (ralentis extrêmes), paradoxalement, qu’une Class 10 ou U1 peut suffire.


Notez que selon la carte utilisée, le Z90 ne découpe pas l’enregistrement en fichiers de 4 Go comme en FAT32 (cas des cartes 32 Go) mais prolonge l’enregistrement sur un même fichier (par exemple 13 Go) car le système de partition exploité (exFAT) de la carte, l’y autorise.


Attention, si vous passez de Pal à NTSC (50i à 60i), ça se complique, faut reformater la carte. Du coup, ça décourage de le faire.


Notez l'apparition de temps en temps avoir d'un message vous invitant à reconstruire la base de données. Le message s’est affiché un certain nombre de fois. Pas de souci après.


Un piège : si vous enregistrez en slot1 et que vous extrayez la carte, il passe par défaut sur slot 2 et ne se remet pas sur le slot 1 lorsque vous réintroduisez votre carte. Et du coup, vous enregistrez en slot 2.


QFHD

Le PXW-Z90 enregistre d'origine en 4K et en 1080p, c’est moins problématique qu’avec le PXW-X70 qui nécessitait un module 4K additionnel. Le seul module optionnel du PXW-Z90 concerne la licence de mise à jour (payante) supplémentaire CBKZ-SLMP qui permet d'enregistrer en MPEG HD 422 / 50 Mbps 1920×1080 et 50 Mbps 1280×720 ou encore en MPEG HD 420. Ce module n'est pas disponible pour le NX80.


QFHD

La caméra enregistre en XAVC 4K (25p / 30p) en 60 Mbps ou 100 Mbps, ou en XAVC HD (jusqu'à 100 fps en Pal), c'est à dire en 1080p, en 35 ou 50 Mbps. Pour le 4K, on apprécie de ne pas être contraint de pousser à 100 Mbps, quand le 60 Mbps peut suffire, sans imposer de carte U3 et en allégeant ainsi le poids des fichiers : en effet, une séquence de 10 secondes pèse 82 Mo en 60 Mbps, et 134 Mo en 100 Mbps (!), soit x1,6 plus ! La concurrence (Canon...) devrait prendre modèle.


L'encapsulage est en MP4.


Le XAVC (sans "s") est un codec intra-images, plus professionnel, qui compresse les images en décomposant chaque image, ce qui facilite le montage, à la différence du codec "Long GOP".


50-35 PXW-Z90

Le PXW-Z90 est le seul du trio à proposer en XAVC HD du 422 10 bits (MPEG-4 AVC/H.264 Long Profile 4:2:2) dans de multiples fréquences : 50p à 50 Mbps, 50p à 35 Mbps, 50i à 50 Mbps, ou encore 50i à 35 Mbps, entre autres choix. La différence de qualité est très peu visible entre un signal 420 et 422 mais elle se voit lors de l’étalonnage pour des raisons de nuances de couleurs plus nombreuses en 4:2:2.


Le 100p (ou 120p en NTSC) est intéressant pour sa fréquence doublée par rapport au 50p, offrant des ralentis totalement exploitables dans un montage (voir nos images de volley-ball).


Une dernière option (un peu superflue) du PXW-Z90 est de filmer en AVCHD 2.0 en 1080p. Seul avantage : l'AVCHD se contente de débits plus légers (entre 5 et 24 Mbps) et accepte toutes les cartes, même les plus basiques.


Notez qu'un sélecteur dans le Menu fait passer du 50i au 60i. Cela a une incidence sur toutes les fréquences : en 60i, on passe à 30p (au lieu de 25p), à 60p (au lieu de 50p) ou encore à 120p (au lieu de 100p). Le passage de 50i à 60i (et vice versa) est toutefois fort contraignant puisqu'il implique un reformatage de la carte mémoire à chaque changement.


Parmi les reproches, on notera à la fois l’absence de vrai 4K ("Cinéma"), l’absence de 4K en 50p (le Canon XF400 le propose) et l’absence de 4K en 4.2.2 10 bits.


Lexar 64 Go
Avec une carte 64 Go, en XAVC-S 4K à 60 Mbps, on peut enregistrer 2H05 de rushes (contre 65 minutes en 100 Mbps), et on pousse à 2H30 en XAVC-S HD. La différence 4K non-4K n'est donc pas énorme à 60 Mbps. Seul l'AVCHD peut cumuler jusqu'à 585 minutes d'enregistrement sur une simple carte de 32 Go !
proxy original
proxy

Le PXW-Z90 peut aussi enregistrer en Proxy, c'est à dire en fichiers basse résolution, en parallèle d'un autre format et ce, sur la même carte (inutile d'insérer 2 cartes). Le fichier Proxy facilite le transfert des données, car la taille des fichiers Proxy est plus réduite que celle du fichier de film au débit binaire original.


L'utilisation du Proxy en parallèle des originaux se prête bien à une vidéo de mariage ou l'envoi de news par ftp. Ainsi, le premier fichier peut être enregistré en 4K ou 1080p et le fichier Proxy en 720p ou en 640x360.


La qualité Proxy est réglable dans le menu (Proxy XAVC) en 720p ou en 640 x360, à chaque fois au débit plus restreint de 9 Mbits (en 24p, 25p, 30p, 50p ou 60p) ou 3 Mbps, en 50i comme en 60i.


En cas d'enregistrement en Proxy (en 720p ou 640x360), le fichier Proxy est à aller chercher dans le sous-dossier M4ROOT/SUB et non dans le dossier CLIP. Notez au passage l’importance des fichiers XML qui renseignent utilement sur le format utilisé et par exemple sur le HLG utilisé.


Un fichier Proxy ne peut pas être relu sur le camescope lui-même.


slow motion

Il existe 2 modes destinés à l'enregistrement de vues au Ralenti, valables en XAVC HD exclusivement (donc pas en 4K). Il n'existe pas de super ralenti en 4K car la fréquence maxi est de 25p en Pal (ou 30p en NTSC).


250 fps

1) Le mode le plus poussé (mais le moins intéressant) est l'enregistrement SUPER SLOW MOTION. Vous pouvez élever considérablement la fréquence d'images / seconde et produire les ralentis qui en découlent, qui sont assez éloquents.


Ainsi, vous pouvez ainsi élever la vitesse à 250fps, 500fps, et même 1000fps (soit un Ralenti x10 au maximum), fréquences valables en Pal; en NTSC, les vitesses passent à 240fps, 480fps, et 960fps.


Notez que 1 seconde de super ralenti enregistré correspond à 10 secondes en lecture, 5 secondes de Ralenti vont devenir 50 secondes de séquence lue, etc. Du coup, on peut louper des actions, et surtout vous aurez souvent bien trop de matière que vous couperez au montage.


En SuperSlow, la mémoire tampon restreint la durée du ralenti, car la mémoire a besoin de se décharger une fois remplie.


La qualité d'image est moyenne, même au 1/250, mais les ralentis sont spectaculaires. Les ralentis extrêmes à 1/500 ou 1/1000 ne donnent pas vraiment la pleine mesure de la qualité de la caméra. D’ailleurs, la vitesse de 1000 fps ou 960 fps est très restrictive car l’image affichée et enregistrée augmente la focale d’environ 1,35 fois (seule la partie centrale du capteur est utilisée) ! Bref, limitez- vous à du 250 fps, c’est déjà bien suffisant. Regardez nos images pour juger. Ou lisez le paragraphe suivant (Ralenti à 100 fps).


Notez aussi que vous pouvez recourir à 3 modes de déclenchement : Début Déclenchement, Fin Déclenchement, ou Fin Déclenchement moitié. Sachant que la mémoire tampon (buffer) de la caméra tourne en boucle, ces 3 modes correspondent au moment T que vous voulez réellement enregistrer au Ralenti, après le déclenchement ou avant le déclenchement, ou encore à moitié du déclenchement. C'est à dire que si vous souhaitez enegistrer la scène qui se présente, il vous suffit de choisir Début déclenchement. Alors que si une action vous prend par surprise (comme un but au football), vous aurez tout intérêt à choisir Fin déclenchement. Il vous suffira de déclencher au moment du but et vous obtiendrez toute l'action qui précède. Enfin, le mode Fin Déclenchement moitié est un compromis entre les deux.


100 fps

2) Le mode Slow & Quick Motion (idem A99 M2) est bien plus intéressant. Le ralenti est moindre mais plus qualitatif, et l’accéléré (à différentes vitesses) est possible. Ces modes sont accessibles via la touche Raccourci S&Q depuis le flanc gauche. Si besoin, elle est paramétrable dans le menu selon 3 modes (S&Q / Super slow, S&Q Motion, Super Slow motion).


Le mode ralenti peut ici s'élever à 100 fps en Pal (ou 120 fps en NTSC), mode dit « HFR » (High Frame Rate). A 100fps, en 1080/50p, vous êtes 50% plus lent. A 100fps, en 1080/25p, vous êtes 25% plus lent. Les chiffres diffèrent en NTSC. La limite de durée n'existe pas, avec une carte appropriée, capable d'« avaler » le débit.


Le 120p (NTSC) peut être utile par rapport à du 100p (Pal), car il offre 20% de ralenti plus accentué.


L’Accéléré est aussi possible jusqu’à X60 la vitesse !


Pour cela, dans le Menu, soit on place sur Marche la variable dite de "vitesse de défilement élevée". Dans ce cas, on enregistre obligatoirement en 100 fps (en 50i) ou en 120 fps (en 60i), en 1080p.


Soit on place la variable "vitesse de défilement élevée" sur Arrêt et le choix est plus vaste mais s’élève moins dans les fps. En effet, on peut choisir un format en 1080/25p ou 1080/50p en XAVC-S HD et faire alors évoluer les fréquences entre 50fps et 1 fps. A 50 fps, on obtient une vitesse "normale" ou au Ralenti, selon l'enregistrement choisi (1080/25p ou 1080/50p). Et plus on descend dans les fréquences, plus on obtient un Accéléré de la séquence (jusqu'à x60). On peut faire du 12 fps et aller à 417% plus rapide en 50p, ou même choisir du 1 fps et aller jusqu'à 5000% plus rapide !


L'accéléré est également exploitable en XAVC-S 4K entre 1 et 25 fps. Selon la nature de la scène, on peut opter pour du 60 Mbps ou du 100 Mbps.


Attention, comme souvent, les modes Ralenti ou Accéléré sont soumis à conditions : ils ne fonctionnent pas en mode Auto et vous ne pouvez pas solliciter l’AF en cours d’enregistrement (mais vous pouvez vous servir de l'AF au départ), ils sont dépourvus d'audio, et obligent (pour les ralentis) à être exploités seulement en FullHD et à utiliser une carte U3.



(Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80)

Wi-Fi, réseaux, ustream

wifi
Wi-Fi
NX80

Par rapport au PXW-X70, à la faveur des avancées technologiques, le PXW-Z90 a particulièrement développé les fonctionnalités Réseau. Ainsi la caméra s'est pourvue du du Wi-Fi 2,4 GHz et 5 GHz en standard. Notez que le NX80 se contente du 2,4 GHz, ce qui nuit un peu aux transmissions longues distances et peut générer plus d'interférences.


Une fois le Wi-Fi activé, il vous suffit de vous connecter à votre réseau pour accéder à plusieurs fonctionnalités sans fil avancées détaillées ici


réseaux PXW-Z90

-La connexion Wi-Fi / NFC s’effectue avec Content Browser Mobile (CBM), téléchargeable gratuitement sous Android et iOS depuis Google Play Store ou l'App Store (iOS 9.0 – 10.3 ou Android 4.4 à 7.1). Important : même si vous l’avez déjà installée précédemment, actualisez-la car les versions ne cessent d’évoluer. Cette application permet de contrôler la PXW-Z90 à distance à partir d'un smartphone ou d'une tablette via la connexion Wi-Fi. L'authentification par simple contact est aussi possible avec les smartphones équipés de la technologie NFC.


Vous pourrez piloter :
-Marche/Arrêt de l’enregistrement,
-Mise au point tactile disponible lors de la mise au point manuelle,
-Zoom,
-Réglage du diaphragme


wireless TC Link

Moyennant une licence payante (CBKZ-WTCL), on peut aussi synchroniser le code temporel de plusieurs caméras à l’aide d’un smartphone et de la fonction Wireless TC LINK. C’est de nouveau l’application mobile Content Browser Mobile qui régit cela, moyennant deux méthodes de synchronisation :


- Définir une caméra principale et synchroniser les autres caméras sur son timecode
- Définir manuellement le timecode que vous souhaitez. Vous pouvez par exemple choisir l'heure actuelle ou une autre valeur, et toutes les caméras se synchronisent avec ce timecode.


ftp

-La connexion LAN filaire (prise Remote) permet à la caméra PXW-Z90 de se connecter à Internet avec une connexion câblée par le biais d'un câble adaptateur USB VMC-UAM2 et d'un adaptateur réseau (CBK-NA1) disponibles séparément. Cela permet de diffuser des fichiers ou de les transférer par FTP.


Le transfert FTP sur serveur, spécifique au PXW-Z90 (le NX80 en est dépourvu) permet d'envoyer via Internet des fichiers de contenu enregistrés avec le mode proxy MPEG HD 422/420 (CBKZ-SLMP requis) et d'autres fichiers de contenu enregistrés aux formats XAVC (QFHD/FHD) et AVCHD pour le stockage à distance sur un serveur FTP.


réeaux

Autre possibilté, la transmission directe via le site Ustream (ustream.tv) - en filaire ou sans fil - vous permet de partager les scènes en direct sans un mélangeur. Le système est toutefois limité au 1080p ou au 720p. Rappelons que Ustream est une plateforme en-ligne offrant des services en streaming pour plus de 80 millions d'internautes.


La diffusion QoS sur XDCAM Air (spécifique PXW-Z90, absent du NX80) permet de diffuser en direct des images depuis la caméra pour qu'elles soient visualisées à distance. Il faut toutefois s’équiper de la station réseau PWS-110RX1 de Sony (vendue séparément).


Enfin, XDCAM Air télécharge des vidéos proxy sur le Cloud tournées par plusieurs caméramen présents sur le terrain. Le montage peut alors commencer immédiatement. Il est possible d'accéder au contenu téléchargé en toute sécurité à partir de n'importe quel emplacement.



(Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80)

Fichiers vidéo natifs à télécharger

télécharger

Vous pouvez aussi vous rendre compte de la qualité réelle de certains fichiers bruts du Sony PXW-Z90 en consultant la section Téléchargements du Forum.



(Test complet SONY PXW-Z90 / HXR-NX80)

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