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Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC)

La BMPCC fait tout un cinéma

 

19 septembre 2018 par Thierry P. - Mis à jour le 21 décembre 2018

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BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K

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Retourner le matériel est possible et facile. Il dispose d'un magasin physique si vous souhaitez y tester un appareil.

C'est un site que nous avons testé avec des ventes réelles avant de devenir partenaire. Et les résultats ont été très bons.

Nous percevons un petit pourcentage sur les ventes, sans que le prix soit plus élevé pour vous, bien entendu.

Prix fabricant : 1175 Euros
 

BMPCC

On se moque gentiment des australiens, parce que ces insulaires ne font rien comme les autres et ont la tête en bas, mais Blackmagic a le mérite d'avoir sorti un produit "renversant" ! D'abord par son nom :) J'avoue m'y être repris à plusieurs fois pour vérifier que j'écrivais correctement la référence de la caméra dans le bon ordre : Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K. On l'appellera donc BMPCC pour faire (un peu) plus simple ! Ensuite renversant par son prix puisqu'à moins de 1380 euros TTC, la BMPCC offre une foultitude de fonctions que la concurrence ne propose pas ou propose pour bien plus cher.


Annoncé en avril 2018 au NAB, la nouvelle BMPCC 4K dont nous avions testé le précédent modèle, n'a cessé de faire parler d'elle avant même sa sortie réelle. D'ailleurs, huit mois après l'annonce au NAB, on en parle toujours, et pour cause, puisqu'elle semble encore en état de précommande chez la plupart des revendeurs. C'est donc un test d'un produit en principe finalisé que magazinevideo vous propose ici. Ce détail (la finalisation) est important, car donner les bons éléments d'analyse est plus complexe pour une BMPCC que pour un drone Mavic pro, un Osmo Pocket ou une Hero7 Black. Surtout quand un produit suscite beaucoup d'engouement avant même sa sortie.


Au passage, d'après des remontées d'informations, beaucoup de revendeurs mentionnent le produit en précommande et pensent pouvoir livrer au cours du 1er trimestre 2019 mais il faudra être patient.


BMPCC

Visuellement, ce qui frappe, est que la dernière BMPCC 4K a plus d’embonpoint que la première (178,1 x 85,5 x 96 mm contre 128 x 38 x 66 mm + écran de 5'' au lieu de 3,5''). Un grip désormais bien préhensible, rapproche la BMPCC d'un appareil photo.


Petit flashback de 5 ans en arrière, fin 2013. L'origine de la gamme Blackmagic provient du fait que Blackmagic Design fournissait des enregistreurs vidéo et des convertisseurs HD-SDI et HDMI à leurs utilisateurs. Ils sont aussi connus pour leur logiciel de montage-étalonnage fameux, DaVinci Resolve, qui est d'ailleurs offert en version Studio avec clé d’activation s'il vous plaît. Avec une pareille maîtrise du flux vidéo, la marque n'est pas partie de zéro et a pu ajouter un capteur, et une électronique pouvant prétendre à aborder le marché professionnel des caméras. L'originalité du design de ces caméras a fait le reste tout en rassurant la future clientèle avec des standards de compression connus et une connectique conventionnelle.


La "Pocket Cinema Camera" qui a débarqué sur le marché en 2014 disposait d'un capteur dit "Super16" (12 x 7 mm), une monture micro 4/3 pour un prix de 1000 euros boîtier nu. Son capteur certes en M43 mais petit, engendrait un crop très important et le 4K lui était encore inconnu. Malgré tout elle enregistrait en ProRes 4:2:2 10 bits, ce qui était assez remarquable à l'époque.


La nouvelle Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K vaut un peu plus cher : 1175€ HT, soit environ 1375€ TTC, ce qui la compare au prix d'un GH4 nu à sa sortie. Mais elle est cette fois en 4K (4K DCI et UHD) et revendique une fréquence d’images maxi de 60 images par seconde, et en HD de 120 ips, moyennant un crop factor. L’enregistrement est prévu en 10 bits en ProRes et en 12 bits en RAW (voire plus loin). Attention aux débits qui s'étoffent en conséquence jusqu'à 272 Mbps.


Le design a été renouvelé avec des courbes plus marquées, une allure plus "agressive" et un revêtement en fibre de carbone et en polycarbonate.


Autre différence avec sa prédécesseuse, la BMPCC 4K est équipée d’un capteur HDR 4/3 "grand format" (18,96mm x 10mm). Son capteur 4/3 s’adapte aux objectifs Micro 4/3, ce qui permet de réduire le crop factor. Rappelons que la monture Micro 4/3 est très polyvalente et permet d’utiliser différents adaptateurs pour montures PL, C, EF pour Canon, Nikon, Pentax, Leica, Panavision...


BMPCC

La BMPCC offre une plage dynamique de 13 diaphs comportant deux ISO natifs (Dual iso) à 400 et 3200 Iso. C'est un choix technique très appréciable sur le papier, même s'il fait perdre en dynamique dans la seconde tranche. Je reviens dessus dans le test.


La BMPCC est capable d’enregistrer en ProRes ou RAW, mais contrairement à la précédente BMPCC qui ne revendiquait aucun format propriétaire, la nouvelle recrue pourra enregistrer dans le nouveau format Blackmagic RAW que la marque australienne a lancé. Il n'est pas intégré actuellement puisque sa mise en oeuvre dépendra d'une mise à jour ultérieure du firmware. BM annonce décembre 2018 mais l'expérience a montré que Blackmagic tenait rarement ses délais.


Le stockage s'effectue sur des cartes internes SD/UHS-II et CFast 2.0 ou sur un enregistreur externe SSD. C’est ainsi la première caméra qui permet aux utilisateurs d’enregistrer directement sur un lecteur USB-C externe. Il suffit de débrancher le lecteur USB-C et de le connecter à son ordinateur pour monter.


La BMPCC est une caméra professionnelle, même si certains attributs dérogent au cahier des charges du modèle pro comme nous le verrons au cours du test. Un connecteur XLR est présent mais en mini-XLR.


Des rushes made in BM sont à disposition à cette adresse. Mais vous avez aussi (et surtout) les nôtres :)


La notice en français est normalement incluse avec la carte mémoire SD fournie, mais les cordonniers étant les plus mal chaussés, elle n'était pas fournie pour nous ! Si ce genre de mésaventure survenait à quelqu'un, nous l'avons donc mise en ligne gratuitement dans l'espace Téléchargements. Notez qu'outre le manuel, la carte comprend le logiciel DaVinci Resolve Studio avec la clé d'activation.


Place au test, le 1er en français sous forme d'article complet.


BMPCC
image : © Blackmagic Design
téélcharger

Vous pouvez vous rendre compte de la qualité réelle des fichiers bruts du BlackMagic Pocket Camera Cinema 4K en consultant la section Téléchargements du Forum.



> LIRE LA SUITE : Capteur

Capteur

BMPCC 2014

Ancienne BMPCC de 2014


 


Avec sa première Pocket, Blackmagic avait fait tourner en bourrique les concepteurs du Micro 4/3. En effet, bien que la Première Pocket fut, comme sa soeur actuelle, dotée d'une monture à ce format, elle a joué ostensiblement avec la taille du capteur. La cible de ce format proche du Super 16 était petite, très petite (12.52 x 7.41 mm !). Ce capteur était en effet plus petit que les capteurs 1" alors que normalement, c'est le contraire. Le consortium du M43 avait donné son feu vert mais c'est étonnant. Conséquence, pour s'adapter, on obtenait un facteur de conversion qui flirtait avec les x2,88 en équivalent 35mm. Ainsi, un objectif 12-35mm, monté sur le BMPCC équivalait à un 35 mm-101 mm. C'était un inconvénient dans la mesure où pour tourner en grand-angle, il fallait se résigner à choisir des cailloux inférieurs à 12mm ou à se tourner vers une bague coûteuse réductrice de crop.


BMPCC capteur

Nouvelle BMPCC 4K de 2018


 


Avec la nouvelle Camera Cinema Pocket 4K, le capteur est qualifié de "grand format", et se rapproche des normes du standard du MFT (Micro Four Thirds) à savoir il totalise 18,96 x 10 mm, à mettre en perspective de la première Pocket (12.48 x 7.02 mm !). Cela procure un facteur de conversion de focale bien plus raisonnable de 1,9x (2x sur le GH5). Si l'on reprend notre exemple, on obtient désormais un équivalent 22,8mm-66,5mm avec la même optique 12-35mm.


Deux remarques toutefois : d'abord, l'origine du capteur reste inconnue, Blackmagic ne communique pas sur ce point. Ensuite, si vous faites les calculs, vous réaliserez que le rapport de taille n'est pas exactement du 4/3 mais du 17/9. En fait c'est de la géométrie. Blackmagic respecte la diagonale du capteur qui est bien en 4/3 mais choisit un format de rectangle de 17/9 qui correspond bien mieux à l'UHD et au 4K DCI.


speedbooster

On peut même réduire le crop factor à x1,22, avec une optique EF et le Speedbooster XL 0,64x. Pensez à cette solution de l'adaptateur SpeedBooster si votre budget le permet : il augmente le prix final d'environ 500 euros et un peu le poids d'environ 200 grammes.


Les mauvaises langues trouveront toutefois à redire sur cette nouvelle taille du capteur qui est paradoxalement moins "cinéma" sur un plan, celui de la compatibilité des optiques Cine : en effet les vieilles optiques Ciné 16mm ne sont plus compatibles avec le capteur devenu trop grand alors que le capteur Super 16 de la première Pocket bénéficiait d'un capteur très proche du 16mm (12.52 x 7.41 mm).


Par ailleurs, l'ancien capteur - Full HD - le Pocket Cinema Camera étant sorti avant la vague UHD était garni de photosites suffisamment gros pour garantir une bonne sensibilité.


Surtout le nouveau capteur semble peu sensible au Rolling Shutter.


stabilisation

Le regret qui perdure est l'absence de stabilisation du capteur, on ne peut donc compter que sur une stabilisation de l'optique (quand elle existe) ou une stabilisation mécanique genre Gimbal ou Rig ou bien sûr des vues sur trépied. Cela rend le concept de la Blackmagic Pocket ambivalent : est-elle vraiment une caméra mobile compacte conçue pour être tenue en caméra portée ? Blackmagic pourra répondre que son logiciel DaVinci dispose d'un excellent stabilisateur de recadrage, ce qui semble vrai.


A contrario, dire que la stabilisation de l'optique ne fonctionne pas du tout, serait exagéré. Elle fonctionne bien avec les optiques compatibles dotée de la stabilisation d'images IS. Elle implique dans ce cas d'activer la stabilisation dans le Menu de la Blackmagic pour qu'il la prenne en compte et dans le même temps, d'activer la stabilisation sur l'optique. Avec et sans stabilisation, on voit la différence comme en attestent nos fichiers-tests.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Capteur / Optiques

BMPCC 6K Pro

BMPCC 6K Pro de 2020


(le mention Pro n'est pas présente sur la coque)


 


BMPCC capteur

BMPCC 4K de 2018


 


La Camera Cinema Pocket 6K Pro maintient à juste raison un vrai capteur cinéma Super35 (23,10 x 12,99 mm). En théorie, ce type de capteur assez grand revendique des photosites suffisamment gros pour garantir une bonne sensibilité, mais comme ils sont plus nombreux, cela peut relativiser ce premier avantage. Ce capteur génère un Rolling shutter visible étant donné sa taille.


Il faut mettre ce capteur en perspective de la BMPCC 4K qui se contentait d'un capteur Micro 4/3 (18,96 mm x 10 mm) qui convenait toutefois parfaitement à la taille de la caméra.


Par rapport à la 4K, le capteur plus grand de la BMPCC 6K (Pro ou pas), garantit - à focale égale - un bokeh théoriquement plus important ou plus esthétique.


BMPCC 6K pro
BMPCC 6K Pro optiques

La BMPCC 6K Pro étant nettement plus joufflue, on peut s'autoriser des optiques un peu plus lourdes, même s'il s'agit sur le papier d'une caméra "Pocket" ! Notez que seuls certains objectifs répondront à la commande d'autofocus ou de stabilisation. Beaucoup d'optiques "contraignent" ainsi à une mise au point manuelle, une expo manuelle et une stabilisation manuelle. Cela dit, un pro a horreur qu'on lui impose des automatismes s'il ne peut pas les débrayer facilement.


Attention, si l'on tourne en 4K DCI en BRAW, il faut appliquer un crop de 1,5x par rapport au 4K DCI en ProRes. On peut donc avoir intérêt à tourner en ProRes si l'on tient au 4K DCI.


Braw

cadrage en 4K DCI en BRAW : le crop rétrécit l'angle de champ x1,5.


 


même cadrage en 4K DCI ProRes : l'angle de champ s'est élargi (x1,5). On a donc plutôt intérêt à tourner en ProRes dans ce cas.


 


Par ailleurs, s'il tourne en RAW, et qu'il veut produire un Ralenti, l'opérateur sera contraint de passer en 2,8K, soit un crop de 2,1x. Ca commence à faire un recadrage très marqué.
canon 24mm irix

La monture active est de type EF qui permet d'exploiter des optiques du même nom ou des EF-S pour APS-C.


Le choix d'optiques est donc assez considérable. À titre d'exemples, citons les compatibilités avec les optiques suivantes :


-chez Canon, le 24-70mm f/2.8 ou le 24mm EF F/1.4 L II USM,


-chez Sigma, le Sigma 18-35mm "Art" f/1.8, (équivalent 28-55mm), ou le 50-100mm f/1.8,


-chez Samyang, sa gamme standard (tel le 12mm T2.2 CINE NCS CS) ou Xeen, ou encore sa marque Rokinon,


-chez Irix, le Blackstone 15mm f/2.4,


-chez Meike, son 35mm,


Et aussi le chinois Laowa, l'autrichien Voigtlander, sans compter les optiques avec adaptateur.


Ces considérations étant faites, l'optique est souvent une affaire très personnelle et il est difficile de conseiller une optique universelle qui convienne à chacun.


BMPCC 6K pro

Le regret qui perdure est l'absence de stabilisation du capteur, un parti pris de Blackmagic qui s'inscrit sans doute dans sa logique "cinéma" avec vues sur trépied. Toutefois une stabilisation optique est possible (quand elle existe*) voire une stabilisation logicielle au montage, ou encore un stabilisateur embarqué (tel le Zhiyun Crane 2S) parfaitement compatible avec la 6K Pro et un Canon 24mm F/1.4. Cela rend le concept de la Blackmagic Pocket ambivalent : est-elle vraiment une caméra mobile compacte (de poche !?) conçue pour être tenue en caméra portée ? Sans doute de moins en moins, vu qu'il devient difficile de rester au-dessous de 2 kilos. Et Blackmagic pourra répondre que son logiciel DaVinci dispose d'un excellent stabilisateur de recadrage, ce qui n'est pas faux.


(*) si l'optique est stabilisée, cela implique dans ce cas d'activer la stabilisation dans le Menu de la Blackmagic pour qu'il la prenne en compte et dans le même temps, d'activer la stabilisation sur l'optique.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Les optiques

Optique BMPCC

Souvent le nerf de la guerre... L'optique se fixe facilement avec les repères d'alignement, pas de souci. Le choix de la bonne optique est vaste. On peut fixer une monture micro 4/3 comme le zoom grand-angle Lumix 12-35 mm que j'ai reçu pour test. Mais les optiques existantes à ce format sont devenues nombreuses. En effet, en 4 ans, le format 4/3 s'est considérablement étendu avec ses boîtiers tête de file (GH5, GX8...), et la panoplie d'optiques chez Panasonic et Olympus (Zuiko), mais également les listes bien fournies chez d'autres fabricants d'optiques, sud-coréens (Samyang et sa gamme standard ou Xeen / Rokinon, Nokton), chinois (Laowa) ou même autrichiens (Voigtlander...), s'est considérablement allongée, sans compter les optiques avec adaptateur.


samynag T2.2

On peut aussi monter un objectif à monture EF (Canon) en version Photo ou Cinéma ou PL Super35 (version Cinéma). Relative unanimité également sur les performances du Sigma Objectif 18-35 mm ouvrant de façon constante à f/1,8. C'est l'objectif idéal en faible lumière mais il vaut vraiment son prix à environ 750 euros.


Beaucoup associent le Sigma 18-35mm à l'onéreux adaptateur Metabones Speedbooster (ou à son concurrent low cost Viltrox EF-M2), ce qui permet d'augmenter l'angle de champ de x0,71, soit environ 24 mm. Côté dynamique, on gagne même 1 Stop.


Samynag blackmagic

Côté choix de focales, l'équilibre entre l'optique et le boîtier est moins un problème que sur le premier Pocket, plus chétif. Ici, la BBMPCC 4K étant plus joufflue, on peut s'autoriser des optiques un peu plus lourdes. Toutefois, retenez qu'il s'agit tout de même d'une caméra Pocket !


Par ailleurs, seuls certains objectifs répondront à la commande d'autofocus ou de stabilisation. Beaucoup d'optiques "contraignent" ainsi à une mise au point manuelle, une expo manuelle ou à une stabilisation physique (Gimbal, trépied, très grand-angle...). C'est ce que j'ai fait avec un peu de difficulté avec la très bonne optique MFT Samyang 12mm f/2.2 Mais la contrainte sur ce type de produit devient souvent le choix du pro justement ! On s'éloigne un peu de la logique d'un GH5 / GH5s ou d'un Sony A7 III qui cherchent au contraire à parfaire l'Autofocus et proposent d'ailleurs des Menus à rallonge concernant les réglages Autofocus (zones, vitesse de réaction, type d'AF, etc.) !


Bokk BMPCC 4K
Ces considérations étant faites, l'optique est souvent une affaire très personnelle et il est difficile de conseiller une optique universelle qui convienne à chacun. Certains ne jurent que par l'ouverture pour favoriser la sensibilité et les bokehs, d'autres par la focale obtenue en tenant compte du crop, quelques-uns veulent à tout prix un zoom, d'autres enfin sont séduits par la qualité du caillou ou encore le prix attractif. N'oubliez pas le crop factor de 1,9x ou utilisez un adaptateur SpeedBooster Metabones ou équivalent.


(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Cartes et formats

cartes 6K pro

Ci-dessus, modèle 6K (non-pro) mais le kit est valable pour la Pro également.


 


La BMPCC 6K Pro enregistre sur carte SDXC ou CFast 2.0 sur 2 slots distincts. Un lecteur dédié CFast 2.0 sera requis si vous utilisez ce type de carte. On en trouve autour de 40€.


Le kit très complet proposé par AngelBird (AngelBird Match Pack) contient 4 cartes SDXC de 256 Go UHS II U3, 2 cartes CFast AV Pro CF de 256 Go, un mini-SSD externe SSD2GO PKT de 512 GB et deux câbles, un type-A et un câble type-C.


Lexar SDXC
lexar

J'ai surtout mis à profit une carte prêtée par la marque, la Lexar Professional SDXC UHS-II V90 U3 de 128 Go, capable d'atteindre des débits de 300 MB/s en Lecture et 260 MB/s en enregistrement. J'étais curieux de vérifier les affirmations de Blackmagic qui annonçait une pleine compatibilité avec cette carte Lexar sur sa page de compatibilité de cartes SD. J'ai choisi Lexar car je possède moi-même plusieurs cartes Lexar (de débit moindre) et j'en étais satisfait.


Lexar est un des rares fabricants à utiliser une double nomenclature : d'une part la relativement récente norme de Class "V" (V6 / V10 / V30/ V60, V90), la V90 étant adaptée aux très gros débits (en 4K / 6K et même 8K). La norme V90 convient donc parfaitement à la BMPCC 6K pro.


D'autre part Lexar adopte aussi une ancienne nomenclature plus "éloquente", la nomenclature "X", parfois mal comprise par le profane, qui équivaut très précisément à 150 kbps. Par conséquent une vitesse de 1000X équivaut à environ 150 MB/s et une vitesse de 2000x, cas de cette carte, à 300 MB/s. On retrouve bien les 300 MB/S mentionnés également sur la carte.


Cette carte Lexar s'appuie par ailleurs sur la technologie UHS-II (UHS Speed Class 3) qui garantit des débits excellents.


lexar 64 Go

En conclusion, la carte Lexar Professional a encaissé les débits les plus hauts de la Blackmagic, même au Ralenti. C'est une excellente carte que je vous recommande. Certes, elle vaut cher (entre 173 et 200 euros), mais ses qualités sont indéniables. Vous pouvez réduire la facture en vous procurant la même carte avec une contenance moindre de 64 Go pour environ 100 euros.


On peut aussi enregistrer sur carte UHS-I pour les débits les moins gourmands. Mais c'est sans garantie que vous ne rencontriez pas quelques problèmes... Chosisissez de préférence une UHS-II.


CFast
Bien connue des utilisateurs Canon, la CFast 2.0 est la seconde option. Elle sera privilégiée à titre d'enregistrement "secure" étant donné la réputation de ces cartes et leur débit élevé. C'est elle qui permet de sécuriser le mieux les débits de l'enregistrement 4K ou 6K RAW en 60p en interne car ces cartes peuvent monter à 450 MB/s en enregistrement et 525 MB/s en Lecture. Mais ces cartes sont chères : comptez environ 270 euros la carte SanDisk Extreme Pro CFast 2.0 128 Go...
USB-C

Pour un usage vorace (débat, concert, etc.), il est facile - via la sortie USB-C haute vitesse (jusqu'à 5 Gb/s) - de coupler la BMPCC 6K pro à un disque SSD USB-C comme le Samsung T7 (testé) ou le Sandisk Extreme V2 (non testé). L'enregistrement n'est pas complexe à faire. Une fois le câble USB-C connecté, la Pocket 6K Pro enregistre directement sur le SSD en court-circuitant automatiquement les cartes internes. La seule étape préalable est de formater le disque externe à la norme Exfat pour pouvoir enregistrer de longues durées. À la fin, il suffit de débrancher le lecteur USB-C et de le connecter à son ordinateur pour monter directement sans avoir à recopier les fichiers.


anglebord

Parmi les disques possibles, vous pouvez choisir des disques SSD comme le T7 de Samsung, le My Passport SSD de Western Digital ou encore ceux proposés par GTech. Retenez particulièrement le SSD 1 Go ou 2 Go PKT d'Angelbird (ci-dessus), coûtant 300 à 720 euros, et qui peut stocker jusqu'à 2 TB de vidéo. Sa vitesse d'écriture est de 530 MB/s.


Grâce à ces disques rapides et à leur capacité de stockage élevée, Blackmagic compense la voracité de ses codecs. Cela implique une perte en mobilité ("fil à la patte"), à moins que vous ne parveniez à fixer le SSD et son raccordement tout en filmant.


Attention aux disques SSD "de bureau" : ils ne sont pas forcément conçus pour enregistrer du RAW ou du 4K / 6K.


ProResr

Côté enregistrement et formats, la BMPCC 6K pro est d'abord clairement une "caméra vidéo", à savoir une caméra capable d'un enregistrement illimité au-delà des 29 minutes et 59 secondes...


Pas de H.264 ici, jugé de qualité trop limite par Blackmagic en termes de bruit, d'artefacts, et de compression trop forte. Blackmagic a fait le choix du ProRes (10 bits), ou du RAW (12 bits).


Le ProRes est réservé au 4K DCI, au 4K UHD, ou à la HD, alors que le RAW est dévolu au 6K, au 5.7K mais aussi si l'on veut au 4K DCI. Travailler en 6K peut s'avérer intéressant entre autres pour recadrer une image 4K. Le RAW de Blackmagic n'est pas totalement RAW puisqu'il est compressé, du coup il est plus léger (tout est relatif !) que le vrai RAW.


Le RAW (comme le ProRes) s'enregistre sur tout type de carte (SD ou CFast) ou SSD. Toutefois la SD nécessite des débits suffisants. Optez pour des V60 ou V90 en UHS II de préférence. Toutefois, nous avons exploité des équivalents V30 UHS II qui ont fonctionné.


lecture bmpcc 6K pro

À propos des formats, signalons d'emblée un piège : pour lire sur la caméra les fichiers correspondant au Format ProRes ou RAW, il faut que le réglage d'enregistrement soit lui-même paramétré en ProRes ou RAW. Sinon ils ne s'affichent même pas. Il faut donc retourner dans le Menu à chaque fois si nécessaire. La même logique s'applique pour lire du FullHD si vous avez enregistré du 4K, c'est à dire que vous devez lire la même résolution que celle que vous avez filmée. C'est bien de tout séparer mais c'est pénible ! Par ailleurs, il n'existe aucune faculté de supprimer un fichier directement depuis la position Lecture de la BMPCC 6K Pro sans formater ! Une provision de cartes mémoire ou de disques SSD est donc nécessaire avant tout gros tournage.


débits BMPCC 6K Pro

Mais revenons aux deux codecs ProRes et RAW qui méritent qu'on les détaille plus en profondeur :


Si vous optez pour le ProRes, vous choisissez du "prêt-à-l'emploi" avec un contraste et une saturation déjà définie. Les logiciels de montage habituels savent monter, et étalonner facilement ce type de fichiers vidéo. La qualité reste absolument excellente, même aux débits faibles.


Vous pouvez choisir entre du ProRes 422 HQ (117 Mbps en UHD / 4K DCI, 27,5 Mbps en FullHD). Mais comme le mode 422 HQ est gourmand, vous pouvez être tenté de réduire le débit avec le ProRes 422 (18 à 78 Mbps) ou encore le ProRes LT (12 à 54 Mbps).


Vous disposez enfin du ProRes Proxy (entre 5,6 Mbps et 24 Mbps) pour alléger ces fichiers survitaminés ! Je l'ai beaucoup utilisé avec succès. Une incroyable qualité pour un aussi faible débit.


Il existe certains réglages internes (valables en ProRes uniquement) comme celui du paramètre Netteté Image qui renforce le piqué des images de la BBMPCC 6K Pro. Lorsque ce paramètre est activé, on peut augmenter ou diminuer le niveau de netteté en sélectionnant Par défaut, Modéré ou Élevé.


BMPCC 6K Pro

La Blackmagic Pocket 6K Pro propose un autre niveau de choix en ProRes (*) à base de 3 options de Gamma (Video Extended Video, Film) qui jouent donc sur la courbe logarithmique de l'image, autrement dit la dynamique du signal vidéo.


-Soit on choisit la courbe classique (Vidéo), qui est celle du REC709, sans besoins majeurs de traitement en post-production. C'est un Gamma prêt-à-l'emploi, c'est très pratique.


-Soit on sélectionne une courbe proposant la "meilleure" courbe dynamique (Film), tout en diminuant les hautes lumières, talon d'Achille de la vidéo. L'utilisation de cette courbe implique un traitement obligatoire en étalonnage puisque l'image est dessaturée.


-Soit enfin on tente une solution intermédiaire (Extended Video) qui modifie le contraste et offre une plage dynamique supérieure à celle du réglage Vidéo.


(*) indisponible en RAW qui est en Gamma Film


Braw
BRAW logo

Pour sa part, le RAW de Blackmagic est le BRAW. L’Audio est traité en WAV. A la différence du RAW d'Apple, le BRAW est ouvert et gratuit. Il est accéléré par le GPU. Les performances sont bonnes, malgré un poids moindre et un temps de traitement inférieur.


Rappelons que les données RAW conservent des informations visuelles venant directement du capteur pour que l'étalonnage en exploite toute la richesse colorimétrique. Le RAW est un format brut, ce qui signifie dénué de traitement mais il n'est pas forcément sans perte, sauf s'il s'appelle sans perte. Celui de la BMPCC 6K Pro est du RAW dit "compressé". L'image enregistrée est donc "Flat" avec une forte dessaturation, ce qui sera rattrapé à l'étalonnage.... et bien sûr pour cela, Blackmagic pousse en avant son logiciel DaVinci Resolve.


Le RAW a un autre avantage évident auquel on ne pense pas : il sauvegarde les réglages de la caméra (Iso, balance, exposition) en tant que métadonnées, à la façon du RAW en Photo.


encodages BRAW

Le RAW de la Blackmagic se compose de 8 débits possibles sur la BMPCC 6K Pro, répartis entre 4 débits constants et 4 débits variables (= qualités constantes). Un large choix...


Les 4 débits constants sont les suivants : RAW 3:1, RAW 5:1, RAW 8.1, RAW 12:1. Les débits changent en fonction de la résolution. Au plus bas, tablez sur 17 Mbps en 2,8K. Au plus haut, 323 Mbps en 6K 3:1.


Le RAW 3.1 est le top : quelques détails dans l'image peuvent être perdus, mais très peu, tandis que le 12:1 est bien plus compressé que le 3.1. La qualité reste bonne bien sûr.


Attention, si on tourne en RAW, et qu'on veut produire un Ralenti, on sera contraint de descendre en 2,8K, soit un crop de 2,1x ! Le recadrage sera très marqué.


BRAW

On trouve aussi des débits variables (= Qualité constante), c'est à dire que la qualité de compression s'adapte à la nature de la scène. 4 débits variables coexistent : Q0, Q1, Q3, Q5. Les débits changent également en fonction de la résolution : au plus bas, 14 à 34 Mbps en RAW Q5 en 2,8K, au plus haut, 242 à 483 Mbps (!) en RAW Q0 en 6K. C'est le débit maximum de la BMPCC 6K Pro.


Notez que les débits du 4K DCI sont très proches en RAW pra rapport au ProRes (136 MB/s contre 117 MB/s dns le plus haut débit). Cela permet ainsi de préférer l'un ou l'autre format, et de subir ou non un crop.


maxi sensor framrate

Voici enfin les fréquences maximum que l'on peut obtenir selon les résolutions. La BMPCC 6K Pro capture en RAW en 6144 x 3456 16:9 jusqu’à 50 fps ou en 6144 x 2560 2.4:1 60 im/s. Vous pouvez aussi opter pour le 17:9 en 5744 x 3024 à 60 im/s.


Vous pouvez aussi filmer en RAW à 120 fps en 2.8K en 17:9 mais le crop sera majeur. Le 120 fps est également classiquement autorisé en HD par une mise à l'échelle depuis du 2,7K.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Formats, cartes et montage

Record BMPCC

La BMPCC est clairement une "caméra vidéo", sans être limitée aux 29 minutes et 59 secondes de la plupart des "appareils photo", un peu comme le Lumix GH5 est davantage un camescope qu'un simple boîtier photo.


La BMPCC 4K offre un 1er niveau de choix qui propose deux familles distinctes de codecs, en ProRes (10 bits), ou en RAW (12 bits). Pas de H.264 ici.


En choisissant le ProRes, vous choisissez le format le plus simple, en tout cas le plus "prêt-à-l'emploi" avec un contraste et une saturation déjà définie si vous ne touchez à aucune option de mode (voir plus loin). Les principaux logiciels de montage habituels savent monter, et étalonner ce type de fichiers vidéos sans souci, même si le ProRes est plus labellisé "Final Cut Pro". C'est un format confortable à monter mais aussi plus léger (toutes proportions gardées) en comparaison du RAW. La qualité est excellente.


Le 2e niveau de choix se matérialise par le fait que vous pouvez choisir entre du ProRes 422 HQ (entre 110 et 117 Mbps en 4K ou UHD, 27,5 Mbps en FullHD). Mais comme le mode HQ est très gourmand, vous pouvez aussi réduire le débit avec le ProRes 422 (18 à 78 Mbps) ou encore le ProRes LT (12 à 54 Mbps). Vous disposez même du mode ProRes Proxy (entre 5,6 Mbps et 24 Mbps) pour alléger ces fichiers survitaminés.


FullHD

Une logique un peu différente s'applique pour l'autre choix plus compliqué, le RAW, qui se compose de 3 débits possibles fréquents chez Blackmagic :


-RAW Lossless (c'est le plus lourd, entre 66 à 272 Mbps !). Dans ce format, il n'existe aucune perte de détail mais malgré le nom, il existe tout de même une compression dite "douce".


-RAW CinemaDNG 3.1 (32 à 129 Mbps) qui est un format compressé, quelques détails dans l'image peuvent être perdus, mais très peu.


-et le moins lourd si l'on peut dire, le RAW CinemaDNG 4.1 (24 à 97 Mbps) qui est plus compressé que le 3.1. La qualité reste très bonne bien sûr.


En choisissant d'enregistrer en RAW, vous obtenez une suite d'images DNG qu'il faut traiter avec un "dérawtiseur" tel que celui intégré au logiciel DaVinci Resolve ou un autre. Pour sa part, l'audio est traité en WAV.


Rappelons que les données RAW conservent des informations visuelles venant directement du capteur pour que l'étalonnage en exploite toute la richesse colorimétrique. Le RAW est un format brut, ce qui signifie dénué de traitement mais il n'est pas forcément sans perte, sauf s'il s'appelle sans perte. Pour tout compliquer, les marketeurs appellent "RAW vidéo" un peu et n'importe quoi, ce qui rend le décryptage difficile du vrai signal auquel on a affaire.


L'image enregistrée est donc "Flat" (plate) avec une forte dessaturation, ce qui sera rattrapé à l'étalonnage.... et bien sûr pour cela, Blackmagic pousse en avant son logiciel DaVinci Resolve... jusqu'au point de l'offrir avec la BM Pocket 4K !


Sans attendre la phase de post-production / étalonnage, on peut prévisualiser sur l’écran tactile et sur la sortie HDMI en utilisant une LUT conçue pour simuler un contraste standard. Ces affichages de LUTS sont très pratiques pour visualiser le résultat. On retrouve sur DaVinci Resolve les LUTS Blackmagics qu'on peut appliquer d'entrée de jeu dans la bibliothèque de medias. Mais Blackmagic va plus loin en donnant la possibilité d'importer des LUTS depuis le site Blackmagic ou d'autres sites.


Précisons enfin que la caméra ne fait donc pas en interne les corrections, mais il existe certains réglages internes (valables en ProRes uniquement) comme celui du paramètre Detail Sharpening qui améliore la netteté des images de la BBMPCC 4K. Lorsque ce paramètre est activé, on peut augmenter ou diminuer le niveau de netteté en sélectionnant Default, Medium ou High.


Blackmagic RAW
Une future mis à jour (aucune date n'est donnée) verra l'introduction d'un nouveau codec RAW spécifique à Blackmagic sur la Pocket 4K. Il s'agit du codec nommé tout simplement Blackmagic RAW qui vient s'opposer en plus au ProPres RAW annoncé au printemps 2018 par Apple. A la différence de ce dernier, il est ouvert et gratuit. Il serait accéléré par le GPU. Le Codec Blackmagic RAW est disponible à la captation comme en post-production, et concilie la qualité du format RAW dans un format compressé. Les performances seraient optimales, malgré un poids moindre et un temps de traitement inférieur. On peut le tester sur le site de Blackmagic ou avec la version 5.1 de DaVinci Resolve.
BMPCC

Blackmagic a aussi levé une limitation de sa précédente Pocket, la fréquence d'image qui plafonnait à 30 fps. Désormais la fréquence d'image varie de 24 à 60 ips en 8 fréquences au total. Un net progrès.


Selon les combinatoires, la mention Sensor windowed peut s'afficher et se matérialise par la lettre W. Très mal expliqué, ce mode Window a pour but d'exploiter uniquement la quantité nécessaire de pixels pour le format vidéo sélectionné plutôt que de redimensionner les images en utilisant l'intégralité du capteur. On retrouve ce même mode Window en UltraHD, mais sans crop, sauf en FullHD si on choisit le mode Window. Liberté vous est donnée toutefois de désactiver le mode Window sauf en 120p où c'est impossible.


En FullHD justement, la caméra sait aussi enregistrer jusqu'en 120 fps en 1080p (uniquement), de quoi générer d’agréables ralentis, mais du coup très recadrés. En effet, on passe dans ce cas en mode Window au maximum de ce que peut donner le capteur, c'est à dire avec un recadrage 2x du centre de l'image.


Bref, étant donné cette grande variété de formats et de niveaux de compression en interne, en soi, inutile de recourir à un enregistreur externe, les Cinema Camera peuvent s'en dispenser dans l'absolu, c'est d'ailleurs l'un des forces des caméras Blackmagic. Mais pour différentes raisons, on peut avoir besoin d'un Ninja Atomos ou d'un Video Assist de Blackmagic. Dans ce cas, la BMPCC et tout de même conçue pour cela via sa sortie USB-C ou HDMI.


BMPCC

La Blackmagic Pocket 4K propose un 3e niveau de choix pour le format ProRes spécifiquement, avec 3 options de Gamma (Video, Extended Video, Film) qui joue donc sur la courbe logarithmique de l'image, autrement dit la dynamique du signal vidéo.


-Soit on choisit la courbe classique (Vidéo), qui est celle du REC709, sans besoins majeurs de traitement en post-production. C'est un Gamma prêt-à-l'emploi, c'est très pratique.


-Soit on sélectionne une courbe proposant la "meilleure" courbe dynamique (Film), tout en diminuant les hautes lumières, talon d'Achille de la vidéo. L'utilisation de cette courbe implique un traitement obligatoire en étalonnage puisque l'image est dessaturée.


-Soit enfin on tente une solution intermédiaire (Extended Video) qui modifie le contraste et offre une plage dynamique supérieure à celle du réglage Vidéo.


Rappel, ces choix ne sont pas disponibles en RAW qui est en Gamma Film.


Notez qu'un indicateur de perte d'images (sous la forme d'un point d'exclamation) évite de poursuivre une séquence si des frames ont été mal enregistrées.


carts BMPCC

La Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K enregistre sur carte SDHC / SDXC ou CFast 2.0 sur 2 logements distincts. La précédente mouture ne disposait que d'un seul slot. C'est une évolution logique face aux besoins actuels en matière de cartes mémoire, étant donné la "gourmandise" de certains codecs.


Notez qu'on peut paramétrer la carte préférentiellement utilisée lorsque les deux sont insérées. Un lecteur dédié CFast 2.0 sera requis si vous utilisez ce type de carte. On en trouve autour de 40€.


carts

D'après les informations communiquées par Blackmagic, la carte SD se destine au 2K en RAW ou sans souci, à l'UHD ou au 4K DCI en ProRes. En dehors de ces formats, par exemple pour du 4K en RAW, la carte SD ne conviendra pas en théorie. Par ailleurs, une carte SD UHS-II est préférable, par chance elles deviennent courantes aujourd'hui étant donné la propension des hauts débits proposés par certaines caméras. Mais on peut aussi enregistrer sur carte UHS-I selon le débit. On pourra se référer à la liste officielle des cartes préconisées par le fabricant mais je la trouve bien restrictive, se limitant à Sony, Toshiba et Wise. Certes, ce sont juste des recommandations en fonction de ce qui a été testé.


J'ai utilisé pour ma part les cartes (optionnelles) fournies par Blackmagic : une carte Angelbird CFast AV Pro CF de 256 Go et une carte SD Angelbird AV Pro SD UHS II U3 de 64 Go. J'ai aussi mis à profit mes propres cartes dont 2 Lexar SDXC UHS-II U3 de 64 Go et 32 Go données pour 150 MB/s.


Bien connue chez Canon entre autres, la CFast 2.0 sera privilégiée à titre d'enregistrement "secure" étant donné la réputation de ces cartes et leur débit élevé. C'est elle (seule, d'après BM) qui permet d'encaisser les débits de l'enregistrement 4K RAW en 60p en interne. Mais ces cartes sont chères : comptez environ 200 euros la carte SanDisk Extreme Pro CFast 2.0 64 Go ! Sandisk fait partie des 7 fabricants recommandés sur la liste officielle de Blackmagic.


BMPCC durée carts
Notez qu'à tout moment, l'écran vous renseigne en temps réel sur la quantité de minutes restantes. Et c'est bien utile car selon la qualité de compression choisie, le nombre de minutes restantes est très variable.
BMPCC tableau

Attention à l'autonomie d'enregistrement, assez courte, voire très courte selon les cas étant donné les codecs et débits utilisés. Le tableau ci-dessus est valable pour la CFast comme pour la SD. On voit qu'on atteint vite l'épuisement d'une carte de 256 Go, excepté en FullHD où la marge de manoeuvre est encore grande. C'est un élément très important à prendre en considération, peut-être le plus important même, particulièrement en UHD et en 4K...


BMPCC SSD

Cependant pour un usage plus vorace (débat, concert, etc.), il est facile - via la sortie USB-C haute vitesse - de coupler la BMPCC à un disque flash USB-C comme le SSD2GO PKT. Compatible avec la Blackmagic Pocket 4K et fourni avec 2 cordons (type-A + type-C), ce SSD peut stocker 512 Go ou même 2 TB. Sa vitesse d'écriture est de 480 à 500 MB/s. Vous pouvez aussi choisir des disques SSD plus connus d'autres marques comme le T5 de Samsung, le My Passport SSD de Western Digital ou encore ceux proposés par GTech. Des bas pris existent aussi dans les SSD.


Grâce à ces disques rapides et à leur capacité de stockage élevée, vous pouvez incontestablement enregistrer sur de plus longues périodes, pour un coût modique, inférieurs à ceux d'une carte. Bien sûr, cela suppose une perte en mobilité avec ce "fil à la patte", à moins que vous parveniez (ce n'est pas impossible) de fixer le SSD et son raccordement tout en filmant.


L'enregistrement sur SSD est-il compliqué ? Heureusement, non. Une fois le câble USB-C connecté, la Pocket 4K enregistre directement sur le SSD en court-circuitant automatiquement la carte SD. Puis après usage, vous changez de cordon pour relier le SSD à l'ordinateur de montage.


La seule étape préalable est de formater le disque externe à la norme Exfat pour pourvoir enregistrer de longues durées si besoin.


Attention enfin aux autre disques SSD "de bureau" : ils ne sont pas forcément conçus pour enregistrer du RAW ou du 4K DCI.


Kit SSD
Notez qu'un kit (inclus pour notre test) est donc proposé par AngelBird. Nommé AngelBird Match Pack, il contient une carte CFast de 256 Go, un mini-SSD externe SSD2GO PKT 512 GB et deux câbles, un type-A et un câble type-C.


(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Ecran / Viseur

BMPCC 4K

Le concept des anciennes Pocket 4K et 6K était particulier, voire répréhensible, puisque c'étaient des caméras avec grand écran fixe, pas très lumineux, et sans viseur : une triple contrainte en somme ! Avec la 6K Pro, le concept change : on dispose désormais - comme sur la 6K - d'un grand moniteur tactile de 5'' (12,7 cm) annoncé comme encore plus lumineux (1500 nits) (cd/m²). Par ailleurs, cet écran est inclinable, mais pas articulable. On peut donc au moins orienter cet écran vers soi, façon Sony Alpha, sans toutefois pouvoir l'orienter façon Lumix GH. Sur un gimbal (non testé), cela peut gêner. Mais les cadrages avec un écran inclinable, seront moins malaisés, surtout en contre-plongée.


La particularité supplémentaire de ce moniteur est d'être en HDR, ce qui facilite le rendu fin de signaux LOG ou HLG. On peut faire confiance à BlackMagic qui sait y faire en matière d'écrans HDR, notamment avec ses moniteurs Video Assist 5'' 12G HDR et 7'' HDR.


Cet écran mieux abouti peut laisser entrevoir la possibilité de se dispenser de tout moniteur externe de type Atomos, d'autant que la latitude reste grande pour ajuster la luminosité de l'écran aux conditions ambiantes. C'est le réglage nommé Screen Brightness, exprimé en pourcentage.


L'affichage des profils colorimétriques s'effectue également sur écran, ce qui permet de faciliter le tournage en RAW.


BMPCC 6K Back
écran BMPCC 6K Pro

Cet écran est tactile capacitif (# de résistif), comme son prédécesseur, une fonctionnalité devenue indispensable en 2021 à l'ère des smartphones hyper réactifs. L'accès direct sur écran à tous les principaux réglages s'en trouve facilité comme le zébra, la balance, la teinte, le shutter, l'iris, les iso, l'audio... etc.


L'histogramme s'affiche sur écran dans le coin inférieur gauche mais on ne peut toujours pas le déplacer, dommage. Notez qu'on dispose par ailleurs de plusieurs guides visuels (Règle des Tiers) et d'options d'affichage (zone de sécurité...).


Un curseur sur écran permet de modifier chaque réglage, Blackmagic a généralisé ce principe, c'est simple, rapide et efficace. Notez au passage qu'avec un mouvement vertical de la main sur l'écran, on affiche ou fait disparaître les menus de l'écran. Et avec un mouvement latéral, on accède aux infos "Clips / Project" c’est à dire au "Clap numérique" qui permet d'ajouter rapidement des métadonnées.


viseur

Malgré tout, en cas de fort ensoleillement, l'écran reste difficile à distinguer. Et le viseur fait défaut, on tourne en rond... C'est pourquoi Blackmagic permet désormais de fixer sur sa 6K pro un viseur électronique optionnel, permettant de distinguer parfaitement le cadrage. Ce viseur qui dispose d'un réglage dioptrique très fin, bénéficie d'un affichage couleurs OLED de 1280 x 960 et d'un réglage de dioptrie en verre très précise permettant un ajustement de la mise au point -4 à +4. Les utilisateurs peuvent aussi voir des informations telles que les guide frames, histogramme, focus peaking.


Le viseur est assez facile à installer une fois le cache dévissé (une simple vis à tête ronde) et une molette inférieure à resserrer.


Oeilleton BM 6K

Le viseur électronique se connecte rapidement via un simple connecteur. Il a un angle de pivotement de 70° et propose - c'est original - jusqu'à 4 sortes différentes d'oeilleton (Compact, Medium, Cinematic oeil gauche, Cinematic oeil droit). Il intègre aussi un capteur de proximité classique qui active le viseur, et désactive simultanément l'écran. Dommage vraiment que cet accessoire soit carrément hors de prix : 579 euros TTC (!). C'est à tomber par terre ! Cela altère le bon rapport qualité / prix de la Blackmagic.


Notez que le viseur s'allume quand vous approchez l'oeil, ce qui économise la batterie. Mais la détection n'est pas désactivable, or l'expérience montre que si l'on approche son corps, la détection peut croire que c'est votre oeil et vous priver de l'affichage de l'écran !



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Ecran

écran

Le concept de la Pocket 4K est particulier puisque c'est une caméra avec grand écran mais sans viseur. Le grand écran signe plutôt les appareils pros mais le manque de viseur est plutôt la caractéristique des produits grands-publics ! Plus embêtant, même les reflex et les bridges pros ont un viseur, faut-il le rappeler ? Alors Blackmagic compense par l'un des écrans-caméras les plus grands du marché : diagonale 5'' (12,7 cm !). Même en proportion de la précédente Pocket qui disposait d'un écran 3,5'', l'écran 5'' paraît géant. Il produit même un effet "psychologique" valorisant davantage les images que vous filmez, il faudra vous en méfier parfois. Un cadre moyennement intéressant paraît plus beau qu'il n'est en réalité sur ce type d'écran !


Malgré tout, en cas de fort ensoleillement, l'écran reste difficile à distinguer. Et le viseur fait défaut, on tourne en rond... C'est pourquoi Blackmagic laisse une grande latitude pour ajuster la luminosité de l'écran aux conditions ambiantes. C'est le réglage nommé Screen Brightness et exprimé en pourcentage. Je n'ai pas bénéficié d'un très fort ensoleillement durant cet épisode hivernal, il faudra étudier le rendu avec une lumière d'été.


BMPCC affichag

Autre amélioration, cet écran de résolution 1920 x 1080 est désormais tactile (comme sur les Ursa Mini) de type capacitif, une fonctionnalité devenue indispensable en 2018 à l'ère des smartphones. La Lecture des images et l'Autofocus s'en trouve grandement facilitée mais aussi et surtout, tous les principaux réglages (comme le zébra, fps, shutter, iris, iso, wb, Tint, batterie, audio, etc), ont un accès direct depuis l'écran et c'est fort rapide pour changer un réglage désormais. Un curseur sur écran permet de modifier le réglage, Blackmagic a généralisé ça, c'est simple, rapide et efficace. Notez au passage qu'avec un mouvement vertical de la main sur l'écran, on affiche ou fait disparaître les menus de l'écran. Et avec un mouvement latéral, on accède aux infos "Clips / Project" c’est à dire au "Clap numérique" qui permet d'ajouter rapidement des métadonnées.


On apprécie aussi l'affichage semi-transparent.


L'affichage des profils colorimétriques s'effectue également sur écran, ce qui permet de faciliter le tournage en RAW.


Pas de viseur donc "évidemment". Zacuto proposait, sur la précédente Pocket, un viseur adaptateur, le Z-Finder (environ 150 euros), à positionner sur l'écran. Je n'ai trouvé pour l'instant de comparable.


écran
Plus embêtant, l'écran n'est toujours pas orientable, ce n'est pas dans la philosophie de Blackmagic apparemment. Pourtant le GH5 ou le Sony A7 III disposent bien d'un écran sur charnière ? Conséquence, les cadrages peuvent s'avérer malaisés, surtout en contreplongée.
BMPCC


(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Batterie & Connectique

BPMCC 6K pro

Blackmagic propose derrière une trappe en plastique, une alimentation 12V (2 connecteurs) à connecter pour recharger la batterie, sans chargeur associé. Ce connecteur DC m'a beaucoup irrité, il est peut-être sécurisé mais particulièrement peu pratique à connecter dans l'urgence. Sinon on peut charger aussi via le port USB-C qui prend en charge l'alimentation.


Notez les différentes fiches de courant internationales pour utiliser votre caméra partout dans le monde. Pourquoi pas...


batteries

Autre talon d'Achille qui pénalisait les précédentes BMPCC : la batterie. La nouvelle BMPCC 6K Pro dispose d'une batterie de plus grande capacité. Exit les Canon LP-E6 de 1800 mAh, place à la Sony NP-F570 (3500 mAh). Qui dit plus grande batterie signifie une autonomie réellement supérieure.


Blackmagic annonce 60 minutes environ en RAW 6K à 24fps sur carte CFast 2.0 avec luminosité de l'écran à 50%. Cependant le temps exprimé est variable. Quand on arrête et redémarre la caméra, c'est toujours moins. Avec une seule batterie, on a été bien gêné par des allers / retours fréquents bureau / lieux de test quand celui-ci était distant de 20 kms (40 aller / retour). Cependant, la batterie est indiscutablement meilleure. Pour mémoire, la BMPCC 4K ne durait que 30 minutes à peine. On crisait...


À défaut de chargeur autonome, la recharge s'effectue en laissant la batterie sur la caméra. Elle dure moins d'une heure trente. Un petit défaut est à noter : le voyant ne s'éteint pas ni ne passe au vert, même quand la charge est terminée...


BMPCC 6K pro

Notez cependant qu'on trouve un Pro Grip en option (supportant 2 batteries pour 155 euros) déjà proposé avec la précédente 6K mais qui s'adapte désormais aux NP-F570. Ouf ! C'est évidemment la solution le plus attractive, procurant ainsi une autonomie redoutable (x3, soit environ 3 heures !), mais les batteries ajoutent un poids considérable à une caméra déjà lourde avec objectif. Comptez environ 1 bon kilo de plus, soit 2 kilos nu environ, pas loin des 3 kilos avec un objectif de base. Mazette !


Un choix cornélien car le grip s'avère bien utile à l'usage. En effet le choix du codec joue : plus le codec a besoin d'énergie, moins l'autonomie est grande. De plus, la batterie subit un processeur vidéo gourmand compte tenu de ses performances. Enfin, les moteurs de l'objectif (Autofocus, Iris...) consomment aussi beaucoup lorsque l'optique est en capacité de dialoguer avec le boîtier.


Par contre, un problème grave (due à la chauffe ?) ne se produit plus : sur la BMPCC 4K en tout cas, lorsqu'on atteignait la limite des 20%, la batterie chutait brutalement, en éteignant l'appareil d'autorité (séquence fichue !). C'était un calvaire que j'avais dénoncé comme d'autres confrères. Ce défaut semble faire partie du passé désormais.


BMPCC 6K pro batterie sur trépied
Autre chose que j'apprécie BEAUCOUP : la batterie peut s'extraire très facilement de son logement quand la caméra est sur trépied. C'est un détail auquel je suis particulièrement sensible et je sais que je ne suis pas le seul !
batterie rouge
Néanmoins un autre phénomène se produit, c'est une alerte très précoce du symbole Batterie qui s'illumine en rouge, bien avant que la batterie ne tombe en rade réellement. Éventuellement trompeur, d'autant qu'on a aucun pourcentage restant comme sur les caméras Sony ou Panasonic par exemple. Blackmagic semble toujours avoir beaucoup de mal avec la gestion intelligente de ses batteries ! :)
BMPCC 6K pro

Hormis l'absence persistante d'une sortie SDI, que certains pros peuvent regretter, la connectique de la nouvelle BMPCC 6K Pro est complète. Elle est masquée derrière trois compartiments en caoutchouc (parfois difficiles à repositionner), et se compose désormais d'un connecteur USB-C, d'une sortie HDMI standard, d'une sortie casque (mini-jack stéréo 3,5 mm) et d'une entrée micro (mini-jack stéréo 3,5 mm). Ajoutez la prise alimentation DC 12V professionnel.


La nouveauté, ce sont les 2 entrées mini-XLR au lieu d'une seule sur la BMPCC 6K et 4K. Les cordons de raccordement mini-XLR-XLR (environ 34€) sont disponibles en option sur de multiples sites.


Notez enfin que le connecteur HDMI peut acheminer un flux vidéo 4:2:2 10 bits avec ou sans les informations de l’écran.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Batterie et Connectique

BMPCC batterie

Blackmagic se contente de livrer, derrière une trappe, une alimentation 12V à brancher pour recharger la batterie, sans chargeur associé (BM nou en avait fourni un optionnel). Par ailleurs, il n'y a qu'une batterie fournie, ce qui va s'avérer redoutablement insuffisant ! On comprend là que le prix attractif de la Blackmagic s'explique aussi par l'absence de tout "superflu".


Blackmagic a opté pour la batterie classique Canon LP-E6 de 2000 mAh 7,4V plutôt que la Nikon EN-EL20 du modèle précédent. Attention, il s'agit impérativement de la LP-E6 et non de la LP-6N qui est incompatible. Et le prix de la LP-E6 est très variable d'un site à l'autre (du simple au double). Elle se loge dans la poignée. Cette batterie est (toujours !) fortement limitée en autonomie puisqu'elle dure en théorie 60 minutes à 24 i/s d'après les données constructeur, mais bien moins en réalité (30 minutes environ) et avec bien des désagréments. Quelques explications s'imposent...


Une première explication de la faible autonomie est que la batterie est limitée à 2000 mAh, ce qui n'est pas une capacité exceptionnelle compte tenu de la consommation du grand écran 5''. Attention d'ailleurs à la luminosité de l'écran : s'il est réglé sur un niveau très clair, la consommation augmente.


La batterie subit par ailleurs un processeur vidéo lui-même gourmand compte tenu de ses performances. On peut aussi incriminer les moteurs de l'objectif (Autofocus, Iris...) lorsque l'optique est en capacité de dialoguer avec le boîtier. Ou le choix du codec bien évidemment. A priori, plus le codec a besoin d'énergie, moins l'autonomie est grande.


Pour ne rien arranger, comme sur la précédente Pocket, l'autonomie annoncée est erratique, c'est à dire que lorsqu'elle approche du seuil limite des 20%, elle chute brutalement, en éteignant l'appareil d'autorité (séquence fichue !), puis "ressuscite" un moment en offrant la visualisation de l'écran, pour finalement s'écrouler avant même d'avoir lancé le moindre enregistrement. Une fois posée sur le chargeur, l'autonomie annonce bien 20% restants à chaque fois !? C'est vraiment bizarre, et ce, d'autant plus que j'ai utilisé la batterie fournie par Blackmagic et non une batterie générique, et que je l'ai rechargée à fond à chaque fois. Idem avec une batterie Canon achetée dans le commerce.


On retrouve ce chiffre de 20% décrit dans la notice, comme celui d'un palier à partir duquel effectivement, l'icône de la batterie s'allume en rouge, ce qui est peu conventionnel, le témoin de batterie s'allumant généralement au-dessous de 5% ou 10%. Mais surtout, d'après mes constatations, un fois ce seuil atteint, la caméra ne parvient plus à fonctionner. Je n'ai jamais vu de système aussi capricieux, excepté sur les drones, mais c'est pour des raisons de sécurité bien compréhensibles. J'ai eu l'impression que la batterie, au-delà d'une certaine température, chauffait trop et que cela pourrait expliquer la faible autonomie lorsqu'on filme en enregistrement continu ou que l'on reste longtemps en standby. C'est difficile à mesurer scientifiquement mais j'ai eu l'impression qu'en filmant par grand froid en extérieur, et en prenant soin d'éteindre à chaque fois entre chaque prise, j'ai tenu plus longtemps.


C'était déjà la Talon d'Achille de la première Pocket de Blackmagic. Alors bien sûr, on peut acquérir plusieurs batteries LP-E6 au prix tournant autour de 40 euros, hors frais de port. On réduit un peu le prix avec les batteries génériques mais la prudence s'impose selon la protection mise en place par le fabricant, et l'origine des batteries, très diverse.


Mise à jour du 02/02/2019 : les problèmes de batterie semblent améliorés avec la mise à jour 6.1 du 5 Février 2019, améliorant l'autonomie de 10 à 15% et fournissant une indication du niveau de batterie plus précise.


BMPCC 4K

Attention, la batterie optionnelle que j'ai achetée par exemple - une GPI 7,4V équivalente LP-E6 - est parfaitement compatible mais ne délivre que 1800 mAh. Donc un peu moins d'autonomie que la 2000 mAh. Note étrangement que le minutage restant de la batterie s'affiche en haut à droite (en %), ce qui n'est absolument pas le cas de la batterie d'origine ! Je vous recommande d'acheter un jeu de 2 batteries optionnelles.


Quant à la charge, elle n'est pas indiquée mais comptez environ 2 heures d'après nos calculs. Notez que Blackmagic conseille d'attendre 15 minutes avant de recharger pour que la batterie ait le temps de refroidir, sans quoi la charge sera plus lente.


chargeur batterie

Pour finir, sur une bonne nouvelle tout de même : il existe un chargeur autonome optionnelle De marque Watson, il comprend deux logements, et s'avère très pratique. On peut charger aussi via l'USB-C mais la charge est plus lente.


connctur

Hormis l'absence d'une sortie SDI, que les pros peuvent regretter, la connectique de la nouvelle BMPCC est assez complète. Elle est masquée derrière trois compartiments en caoutchouc (parfois difficiles à repositionner), et se compose désormais d'un connecteur USB-C (pour relier un SSD par exemple), d'une vraie sortie HDMI, d'une sortie casque (mini-jack stéréo 3,5 mm) et d'une entrée micro (mini-jack stéréo 3,5 mm). On recense aussi une prise alimentation et une entrée mini-XLR. L'entrée mini-XLR est nouvelle, elle faisait défaut à la première version. Le cordon de raccordement mini-XLR-XLR (environ 30€) est disponible en option sur le site de Blackmagic qui vous renvoie vers les revendeurs de votre pays.


Notez enfin que le connecteur HDMI peut acheminer un flux vidéo 4:2:2 10 bits avec ou sans les informations de l’écran.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Micro, audio

BMPCC 6K Pro BMPCC 6K Pro

On distingue deux orifices stéréo en face avant comprenant 4 capsules qui ont la charge de capter le son. Mais comme pour toute caméra, le micro interne, fusse-t-il composé de 4 capsules, trouve sa limite en termes de puissance. Les niveaux, proposés par défaut à 50%, sont largement sous amplifiés. Je les ai montés à 100% et le niveau n'est même pas suffisant. Bref pas de salut, sans micro additionnel. Heureusement, tout est prévu pour...


Par ailleurs, en caméra portée, la main gauche a bien du mal à éviter d'appuyer un doigt sur la capsule. Evidemment, avec une cage, le problème se résout, la main n'appuyant plus sur la capsule.


audio
micro BMPCC 6K Pro

En solution minimaliste tout d'abord, la Pocket est pourvue d'une entrée audio mini-jack 3,5 mm connectable sur le côté et d'une prise casque associée. L'absence de griffe désarçonne quand on est coutumier des reflex et caméras grands-publics. Elle peut être compensée en fixant le micro sur un support mais dans ce cas, le viseur optionnel ne peut être installé.


On peut aussi fixer une cage d'environ 130 euros (comme la SmallRig 3270 pour Blackmagic) sur laquelle on montera le micro. Cette cage se fixe à la caméra à l'aide d'une vis 1/4''-20 sur le dessus et de deux vis sur le dessous pour éviter les dérapages. Dernière solution, bien sûr, au pire, placer le micro sur un trépied à côté de la caméra.


audio XLR

Par ailleurs, la Blackmagic Pocket répond au cahier des charges d'un enregistreur pro avec cette fois 2 entrées XLR (au lieu d'une seule sur la précédente 6K) et alimentation fantôme 48V. Il s'agit plus exactement de connecteurs mini-XLR, l'emplacement d'une XLR standard ayant semblé impossible à loger malgré l'augmentation de volume.


BMPCC 6K pro

Le Menu audio permet de paramétrer le canal adéquat parmi tous ceux proposés (XLR1, XLR2, 3,5mm, Micro ou Ligne, Caméra Gauche, Caméra droit...), de régler et visualiser les niveaux sonores. Optez plutôt pour la Source "Caméra mono" plutôt que Camera Left / Right. Cela dit, les ingénieurs du son enregistrent souvent un son faible et le boostent ensuite en post-sonorisation.


Des Vumètres standards colorés s'affichent aussi sur l'écran de contrôle en direct lorsqu'on filme. Les indicateurs de crête audio affichent les niveaux audio pour les canaux 1 et 2 aussi bien lors de l'utilisation du micro interne que lorsqu'une source externe est connectée.


mini-XLR XLR

Le cordon de raccordement mini-XLR-XLR est à se procurer. Les deux pièces ne coûtent que 34 euros chez notre partenaire Digit-Photo par exemple. L'alimentation Phantom, si elle est manquante (cas avec un micro-cravate), est à activer dans le menu.


La qualité du rendu sonore est théoriquement excellente en XLR (le câble n'était pas fourni contrairement au dernier prêt) mais faute d'ampli interne, boostez suffisamment les niveaux.


Notez pour finir que les bruits de manipulation ne semblent guère captés par les micros, et que les niveaux du haut-parleur comme du casque sont ajustables (entre 0 et 100%).



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Micro, audio

BMPCC micros

On distingue deux orifices stéréo en face avant comprenant 4 capsules qui ont la charge de capter le son. Mais comme pour toute caméra, le micro interne, fusse-t-il composé de 4 capsules, trouve sa limite en termes de puissance. Les niveaux, proposés par défaut à 50%, sont largement sous amplifiés. Je les ai montés à 100% pour atteindre un niveau tout juste suffisant.


Par ailleurs, un gros défaut selon moi, en caméra portée, la main gauche a bien du mal à éviter d'appuyer un doigt sur la capsule. Evidemment, avec une cage, le problème se résout, la main n'appuyant plus sur la capsule.


audio

Le Menu audio permet de paramétrer le canal adéquat parmi tous ceux proposés, de régler et visualiser les niveaux sonores. Optez plutôt pour la Source "Caméra mono" plutôt que Camera Left / Right. Cela dit, les ingénieurs du son enregistrent souvent un son faible et le boostent ensuite en post-sonorisation.


Des Vumètres standards colorés s'affichent aussi sur l'écran de contrôle en direct lorsqu'on filme. Les indicateurs de crête audio affichent les niveaux audio pour les canaux 1 et 2 aussi bien lors de l'utilisation du micro interne que lorsqu'une source externe est connectée.


connctur

Si votre intention est plutôt d'utiliser un micro externe, la Pocket est pourvue d'un mini-jack audio 3,5 mm connectable sur le côté. L'absence de griffe désarçonne quand on est coutumier des reflex et caméras grands-publics. Elle peut être compensée en fixant une cage sur laquelle on montera un micro ou en plaçant le micro sur un trépied.


Par ailleurs, la Blackmagic Pocket répond au cahier des charges d'un enregistreur pro avec une entrée XLR avec alimentation fantôme qui faisait défaut à la Pocket 1re génération. Il s'agit plus exactement d'un unique connecteur mini-XLR, l'emplacement d'une XLR standard ayant semblé impossible à caser.


BMPCC 4K XLR

Le cordon de raccordement mini-XLR-XLR est malheureusement à se procurer. Comptez 35 euros chez un spécialiste audio bien connu. Un coût supplémentaire mais c'est mieux que d'être privé de la faculté de connecter un micro XLR. L'alimentation Phantom, si elle fait défaut (cas avec un micro-cravate), est à activer dans le menu.


Comme en attestent nos fichiers audio, la qualité du rendu sonore est excellente en XLR mais faute d'ampli interne, boostez suffisamment les niveaux pour écrêter un minimum. Pour ma part, j'ai fait des tests concluants avec des niveaux autour de 80%.


Notez pour finir que les bruits de manipulation ne semblent guère captés par les micros, et que les niveaux du haut-parleur comme du casque sont ajustables.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Prise en main

modèles blackmagic

La prise en main conviendra probablement aux photographes car le déclencheur principal (il y en a 2 autres) tombe agréablement sous l'index. L'accès aux réglages se rapproche désormais de ce que l'on connaît sur un appareil photo, c'est à dire un boîtier garni de plusieurs raccourcis qui permettent d'accéder directement aux réglages.


Le design est épuré et les pièces de l'appareil bien usinées. Conçu en partie en fibre de carbone et en polycarbonate, le boîtier de cette BMPCC est annoncé comme résistant et léger, ce qui la protégerait des coups et des chocs. Mais pas des intempéries, Blackmagic l'aurait promu sinon !


La caméra fait un poids de plus en plus significatif, la rapprochant d'un boîtier photo classique Full Size. De 355 grammes sur la toute première Pocket, on a grimpé à 722 grammes avec la 4K, on a approché le kilo avec la 6K (988 grammes) et la 6K Pro pèse désormais 1238 grammes nue.


Selon l'optique montée, la caméra pèse ainsi entre 1,5 et 2,2 kilos en moyenne, voire beaucoup plus évidemment si on adjoint des optiques plus lourdes. Le 18-35 mm f/1.8 prêté par Sigma nous amène à 2,2 kilos. Et le 50-100mm f/1.8 fait grimper la balance à 3 kilos au total ! Avec un objectif, la caméra penche vers le bas, le pare-soleil de l'optique servant de second point d'appui.


Les dimensions du modèle vont également dans le même sens : 180 x 112 x 123 mm contre 178.1 x 101 x 96 mm précédemment.


Pas étonnant dans ces conditions que les mauvaises langues se moquent gentiment du terme "Pocket". Mais ce poids et ces dimensions supérieures permettent de mieux prendre en mains la caméra.


prise en mains BMPCC 6K Pro

La "Pocket" se prend désormais en mains quasiment comme un boîtier photo ou photo-vidéo, d'autant que la poignée-grip est plus accentuée que la précédente avec en plus un renflement plus prononcé au niveau du pouce, "creux" qui est bien agréable. Une cage, surplombée éventuellement d'une poignée, s'imposera pour une meilleure prise en mains. Mais pour une fois, les grosses paluches occidentales auront un boîtier à leur taille. :) Toutefois la tenue à main levée ne devrait pas devenir le mode de préhension le plus usité car la caméra est lourde.


BMPCC 6K pro arrière

Beaucoup de réglages sont faciles d'accès. D'une part, plusieurs boutons sur la poignée offrent un accès rapide aux fonctions telles que le démarrage/l’arrêt de l’enregistrement, le bouton Photo, le réglage des ISO, l’obturateur, l’ouverture, la balance des blancs et la mise en marche. On règle si besoin via une molette qui tombe naturellement sous l'index, c'est bien vu ! Un déclencheur d'enregistrement supplémentaire, est situé sur la face avant, sans oublier un 3e déclencheur (celui qu'on préfère) qui est tactile, en bas de l’écran.


BMPCC 6K pro

A l'arrière de nombreux boutons d'accès tombent bien sous la main, tels que le mode HFR, la Loupe (qui reste en l'état si on ne rappuie pas dessus), le mode lecture ou l'accès au Menu, et au sommet plus à droite, l'accès à l'Autofocus (c'est juste un Push Auto) et l'Iris. La texture des boutons offre un certain plaisir de manipulation, même si on peut les confondre parfois en aveugle.


BMPCC 6K pro

La caméra chauffe après un temps prolongé mais la ventilation (située sous l'objectif) semble à la hauteur même en enregistrement 6K, sans générer trop de bruit non plus, surtout avec un micro séparé. On s'attendait à pire car les caméras 6K ou 8K sont exigeantes. Notez que l'enregistrement est illimité.


La BMPCC 6K pro sait par ailleurs prendre... des photos ! Ce n'est pas du tout sa vocation mais on obtient des vues fixes en 6K probantes. Ne demandez rien de plus, la BMPCC n'étant pas du tout un appareil photo, notamment en termes d'Autofocus ou d'Exposition, etc.


La prise en mains, c'est aussi la manière de déambuler dans le menu. Quand on est dans celui-ci, on ne sort pas du Menu en appuyant légèrement d'un coup bref sur le déclencheur, comme avec la plupart des boîtiers photo. Car dans ce cas, la Blackmagic... enregistre directement sans prévenir ! Je me suis fait prendre au piège 10 fois (!). Pour sortir du menu, il faut rappuyer... sur le menu !


BMPCC 6K pro

A côté de l'interrupteur On / Off, on dispose par ailleurs de 3 diodes Tally (viseur, écran et face caméra) et 3 touches personnalisables "Function" (Fn) F1, F2, F3, servant à assigner les fonctions qui vous seront le plus utiles. Il peut s'agir d'une fonction telle que le Peaking, le Zébra ou le nombre de fps. Vous pouvez même appeler des Presets, qui vous permettent d'assigner un paramètre mais aussi sa valeur. Les esprits chagrins noteront que hormis ces 3 boutons, il n'existe pas d’autres boutons Fn. Mais en compensation, on dispose de 3 autres boutons Iso, Shutter et WB. Ouf !


Notez que le boîtier est par ailleurs assez rapide à réagir.


BMPCC 6K pro

L'accès aux menus reste limpide et très ergonomique, reprenant en fait le Menu des autres produits Blackmagic. Les habitués de la marque ne seront pas dépaysés. Mais même les nouveaux venus ne mettront pas bien longtemps à s'habituer : on se dirige très rapidement vers le menu qu'il faut sélectionner pour retrouver un réglage donné. Les fonctions ne sont pas trop nombreuses. Malgré tout, les réglages essentiels sont présents : réglages de la caméra, réglages audio, format d'enregistrement, LUTS, et réglages d'écran. On peut même sauvegarder et charger les préréglages de la caméra !


On notera la présence de deux pas de vis de type "pas de vis Kodak", un au-dessous et un autre au-dessus pour y fixer une cage ou un rig comme le Smallrig qui sert incontestablement de meilleure préhension car la prise en mains de la BMPCC reste délicate, ou à partir de laquelle on pourra accrocher d'autres éléments comme une poignée ou un micro.


bluetooth
Comme ses prédécesseuses, la Pocket 6K Pro prend en charge le contrôle de la caméra via Bluetooth. La communication s'établit assez facilement avec l'application Blackmagic Camera Control App par laquelle vous pouvez changer les paramètres, ajuster les Metadata ou encore piloter à distance l'enregistrement depuis un iPad.


(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Prise en mains

rpise en mains

La caméra fait son poids. Elle reste légère, mais pas poids plume comme l'était la première Pocket. Le poids est de 722 grammes nu, c'est plus du double du prédécesseur (355 grammes) et c'est même un peu plus lourd qu'un GH5 (77 grammes de plus). Du coup, l'objectif compte moins dans le poids global en caméra portée, "déséquilibre" ressenti qui était marquant sur la première Pocket. En effet, l'objectif, quel qu'il soit, avait tendance à piquer du nez et nécessitait un certain effort du poignet pour le maintenir en caméra portée.


L'aspect de la nouvelle BMPCC 4K fait un peu "plastoc" par rapport à un appareil photo type Eos 5D ou Nikon D800 mais le design est épuré et les pièces de l'appareil bien usinées. Conçu en partie en fibre de carbone et en polycarbonate, le boîtier de cette BMPCC est annoncé comme résistant et léger, ce qui la protégerait des coups et des chocs. Mais pas des intempéries, Blackmagic l'aurait promu sinon !


BMPCC

La caméra penche toujours vers le bas, la base de l'objectif qui est associé à la Pocket servant même de second point d'appui.


Selon l'optique montée, la caméra pèse ainsi entre 750 et 1,3 kilo en moyenne, voire beaucoup plus évidemment si on adjoint des optiques plus lourdes. Avec l'une des optiques du test (le 12-35mm), on atteint 1,13 kilos, un poids raisonnable. La Pocket continue à se prendre en mains comme un gros APN ou (la comparaison va faire hurler les Geeks !) comme une tablette avec laquelle on prendrait une photo, ce qui perturbe un peu au début. Une cage, surplombée éventuellement d'une poignée, s'imposera pour une meilleure prise en mains.


BMPCC


La prise en main conviendra probablement aux photographes car le déclencheur principal (il y en a 2 autres) tombe agréablement sous l'index.


L'accès aux réglages se rapproche aussi petit à petit de ce que l'on connaît sur un appareil photo (type GH5 ou Sony A7), c'est à dire un boîtier garni de plusieurs raccourcis (plusieurs touches Fn) qui permettent d'accéder directement aux réglages. La philosophie de Blackmagic s'en rapproche doucement contrairement à la précédente Pocket.


réglags

Désormais beaucoup de réglages s'opèrent physiquement et sont faciles d'accès. D'une part, plusieurs boutons sur la poignée offrent un accès rapide aux fonctions telles que le démarrage/l’arrêt de l’enregistrement, le bouton Photo (qui possède son propre déclencheur, enfin !), le réglage des ISO, l’obturateur, l’ouverture, la balance des blancs et la mise en marche. On règle si besoin via une molette qui tombe naturellement sous l'index.


Un déclencheur d'enregistrement supplémentaire, situé sur la face avant, à droite de l'objectif, fait son apparition. Son but premier : auto-enregistrer ! Mais vous en aurez peut-être un autre usage... Sans oublier un 3e déclencheur (celui qu'on préfère) qui est tactile, juste à droite des indicateurs de durée restante de carte. L'emplacement n'est pas anodin notamment si vous fixez la BMPCC 4K sur un stabilisateur type Zhiyun Crane ou autre, car l'écran est souvent l'élément le plus facile d'accès, sans contorsion.


Au sujet des déclencheurs, signalons 2 choses :


A003

-que la BMPCC 4K sait prendre des photos, si si... :) Ce n'est pas du tout sa vocation mais on obtient des vues fixes en 4K probantes. Ne demandez rien de plus, la BMPCC n'étant pas du tout un appareil photo, notamment en termes d'Autofocus ou d'Exposition, etc.


-quand on est dans le Menu, on ne sort pas du Menu en appuyant légèrement d'un coup bref sur le déclencheur, comme avec la plupart des boîtiers photo (en tout les GH4 / GH5, Sony...). Car dans ce cas, la Blackmagic... enregistre directement sans prévenir ! Je me suis fait prendre au piège 100 fois (!). Pour sortir du menu, il faut rappuyer sur le menu. Bon je vous rassure, une fois que vous aurez constaté que vos rushs comportent 100 départs de plans qui ne servent à rien, vous allez corriger votre "mauvais" réflexe. Mais c'est un défaut très bête et pas très pro de la Pocket 4K...


touches

A côté de l'interrupteur On / Off, on dispose par ailleurs de 3 touches "Function" F1, F2, F3, servant à assigner les fonctions qui vous sont le plus utiles, sorte de raccourci supplémentaire si vous préférez. Ca va même un peu plus loin puisque vous appelez des Presets, qui vous permettent d'assigner un paramètre mais aussi sa valeur.


à l'avant BMPCC

A l'avant, d'autres boutons tombent bien sous la main, tels que l'accès à l'Autofocus et l'Iris d'une part, et d'autre part, le mode HFR, la Loupe, le Menu (touche que l'on utilise fréquemment) ou la Lecture. Et la texture des boutons a été franchement améliorée au toucher pour éviter des erreurs et offrir un certain "plaisir" de manipulation, même si on peut les confondre parfois en aveugle.


De plus, comme l'écran est tactile (le modèle de 2014 ne l'était pas), on bénéficie de nombreux accès directs depuis l'écran... ! On retrouve pareille interface sur le moniteur de terrain Video Assist que nous avions testé.


BMPCC
L'accès aux menus reste limpide et très ergonomique, reprenant en fait le Menu des autres Blackmagic. Les habitués de la marque ne seront pas dépaysés. Un signe qui ne trompe pas : après un petit temps d'habituation, on se dirige très rapidement vers le menu qu'il faut sélectionner pour retrouver un réglage donné. Les fonctions ne sont pas trop nombreuses. Malgré tout, les réglages essentiels sont présents : réglages du caméscope, réglages audio, format d'enregistrement, LUTS, et réglages d'écran. On peut même sauvegarder et charger les préréglages de la caméra !
shape

SHAPE CBM4K cage pour Blackmagic Pocket 4K. Environ 220 euros


 


On notera la présence de deux pas de vis de type "pas de vis Kodak", un au-dessous et un autre... au-dessus pour y fixer une cage ou un rig comme le Smallrig qui sert incontestablement de meilleure préhension car la prise en mains de la BMPCC reste délicate, ou à partir de laquelle on pourra accrocher d'autres éléments comme une poignée ou un micro.


BMPCC

Pour ce qui concerne le pas de vis inférieur, il est plus classique mais il y a à redire. En effet, à moins de serrer très fort, ce qui peut endommager le pas de vis, le boîtier risque de pivoter autour de l'axe de la vis car la surface de contact est faible.


Une bonne nouvelle : il est simple et relativement rapide d'alterner du mode enregistrement au mode Lecture grâce à une simple pression sur la touche Lecture. Et on rétablit le mode Caméra en rappuyant sur le bouton Enregistrement. Le boîtier est assez rapide à réagir. On applaudit aussi la présence de trois déclencheurs d'enregistrement, 2 physiques et 1 sur écran.


BMPCC Bluetooth

La nouvelle Pocket de Blackmagic s'est aussi adaptée à l'ère du temps avec la prise en charge du contrôle de la caméra via Bluetooth. La communication s'établit assez facilement avec l'application Blackmagic Camera Control App.


La caméra chauffe mais la ventilation semble à la hauteur, sans générer trop de bruit.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Qualité d'image, sensibilité, AF, réglages

UHD
qualité image
qualité image

Blackmagic dispose d'un savoir-faire en traitement de l'image qui se ressent au vu des images filmées. La richesse colorimétrique est certaine, la gestion des hautes lumières est maîtrisée, les débits permettent d'enregistrer des images complexes tels que des feuillages, arbres, eau, clairs obscurs, etc.


Les combinatoires sont plus riches que certaines autres caméras, compte tenu que pour un codec donné, on peut faire varier le type de codec, l'algorithme de compression, la sensibilité, la fréquence, l’obturation, la balance, ou encore le Gamma (Modes Film, Extended Video, et Video).


Le mode Film est le plus intéressant car le plus "cinéma", étant en adéquation avec le nom du produit. Attention, ce n'est pas un vrai LOG, au sens où il subit un traitement.


Les deux autres modes sont tout aussi intéressants, particulièrement le mode Extended video (en ProRes), alternative au mode Video simple.


Ajoutons que le mode HFR (Réglage des Framerate, donc Ralenti) est de bonne qualité et assez exploitable.


sensibilité

Le fabricant australien tente de concilier sensibilité et haute résolution 6K. La caméra est incontestablement sensible, bien plus que de nombreux boîtiers à des prix comparables.


Le bruit jusqu'à 3200 Iso, est bien contenu. Et la caméra a un joli potentiel jusqu'à 25600 Iso, si absolue nécessité. Pas d'Iso automatique ni de +3 dB / +9 dB/ +18 dB, ça ne marche pas comme ça chez Blackmagic !


Mais le Must est que la BM Pocket 6K Pro comporte un Dual Iso natif, l'un à 400 Iso, le second à 3200 Iso alors que la grande majorité des caméras n'en ont qu'un. Alors qu'avec un seul Iso natif, la sensibilité élevée augmenterait le niveau de bruit.


A l'inverse, ici, le capteur à double circuit Iso gère la sensibilité de manière à réduire le bruit. Ainsi, entre 100 et 1000 Iso, c'est l'Iso 400 qui servira de référence, alors que si vous choisissez une valeur entre 1250 et 25600 Iso, c'est l'Iso 3200 qui servira de nouvelle référence pour maîtriser le bruit au mieux. Vous pigez ? Le traitement du gain sera donc minimisé à condition de bien choisir son Iso en fonction de la luminosité ambiante. Notez juste - c'est techniquement inévitable - que le fait de disposer d'un second "seuil" à 3200 Iso diminue un peu la dynamique.


Même à 25600 Iso, assure Blackmagic, le bruit est maîtrisable avec le réducteur de bruit inclus dans DaVinci Resolve Studio, logiciel proposé gratuitement faut-il le rappeler lors de l'achat de la Blackmagic Pocket 6K Pro.


Comme pour les autres paramètres, la montée manuelle des Iso s'opère directement depuis l'écran, c'est très pratique. On choisit précisément sa mesure Iso.


BMPCC 6K Pro autofocus

Les automatismes ne sont pas l'aspect marquant de la Pocket 6K pro. Mais ils ne sont pas absents pour autant. Il faut bien sûr que l'optique puisse être asservie, ce qui n'est pas le cas de toutes les optiques.


L'accès à l'autofocus devrait être nommé l'accès au Push Auto car c'est juste une mise au point centrale. La manoeuvre consiste à presser l'écran ou le bouton Focus (+), ce qui déclenche l'automatisme. Il fonctionne aussi en cours d'enregistrement, ce qui n'est pas le cas de tous les boîtiers. Bravo. Par contre ni Autofocus en continu, ni fonction AF sophistiquée. Et l'AF pompe se laissant prendre au piège facilement. Hormis la mise au point centrale, la BM est faite pour la mise au point manuelle, de préférence avec une bonne luminosité.


Si besoin, on presse deux fois le bouton Focus (+) pour réinitialiser la MAP au centre. A l'usage, franchement, le système s'avère efficace tout en restant très simple d'utilisation. Du coup, l'AF reste exploitable, sans renier la mise au point manuelle, quand elle s'impose. On regrette juste que la vitesse de l'AF ne soit pas réglable, car une fois actionné, l'AF est très rapide, voire "brutal" avec un petit mouvement de "focus" avant / arrière rapide qui est gênant (pour un pro) car il est systématique.


Côté restriction, l'Autofocus continu est absent, tout comme la Détection de visages.


loupe

Si vous préférez la MAP manuelle (ou si vous êtes contraint de l'utiliser), on peut se faire aider de la Loupe qui agrandit le centre de l'image x2. La loupe est très complémentaire du Focus Assist également présent, avec plusieurs niveaux d'intensification (Peak), et 2 options possibles (Peak ou Colored Lines). L'autre avantage de la Loupe est qu'on peut l'activer même une fois l'enregistrement lancé. Tous les boîtiers photo, même prestigieux, ne le font pas.


BMPCC 6K Pro
Iris BMPCC 6K pro

À l'instar de l'Autofocus, on dispose d'une exposition automatique continue (Exposition Auto) qui peut être secondée d'un réglage de l'Iris si besoin ou d'une association Iris+obturation (dans l'ordre souhaité). Et si les automatismes vous donnent de l'urticaire, libre à vous de désactiver l'iris auto et de régler l'iris manuellement. Enfin, si votre optique dispose d'une molette d'ouverture, vous pouvez bien sûr la manipuler.


Une des très bonnes nouvelles de cette BMPCC 6K pro, ce sont les filtres ND motorisés intégrés ND Filter (compensation de 2, 4 et 6 stops), accessibles directement au-dessus de l'écran. Le degré de filtrage s'affiche immédiatement à l'écran. Si dans le Menu, on est paramétré en fractions (plutôt qu'en nombre de stops), on obtiendra un affichage 1/4, 1/16, 1/64. L'accès à ces filtres ND s'opère via deux boutons + et - qui sont beaucoup plus pratiques à manipuler que des filtres additionnels. En pratique, le capteur étant sensible, cela permettra parfois de fermer l'iris pour ne pas "cramer" les images.


5e génération
Blackmagic intègre aussi une colorimétrie dite "de 5e génération" identique à celle de la prestigieuse URSA Mini Pro 12K. A la clef, des tonalités de peau plus détaillées et respectueuses, grâce à une courbe de gamma 12 bits. Si vous préférez, les couleurs dans les basses et les hautes données sont avantagées. La plage dynamique du capteur est également avantagée quand on utilise le format BRAW. Bref, pour reprendre l'expression de Blackmagic, il s'agit d'un rendu plus naturel et cinématographique lors de l’étalonnage.
BMPCC 6K pro

Sans attendre l'étalonnage, on peut prévisualiser sur l’écran tactile et sur la sortie HDMI le résultat d'un enregistrement RAW en utilisant une LUT conçue pour simuler un contraste standard. On retrouve sur DaVinci Resolve les LUTS Blackmagic qu'on peut appliquer d'entrée de jeu dans la bibliothèque de medias.


BMPCC 6K Pro

On peut paramétrer un automatisme de la balance des blancs, des Presets (Ensoleillé, Nuageux, Lumière électrique, etc.) ou un réglage affiné de la température de couleurs (les fameux Kelvin). Par contre le réglage de cette balance ne propose toujours pas de mémorisation de type A ou B pour appeler des positions préétablies. C'est incompréhensible sur un appareil de ce niveau.


En complément de la balance, on recense aussi un réglage TINT (Teinte). Il permet de régler le niveau de vert et de magenta dans l'image. En lumière fluorescente par exemple, il pourra s'avérer judicieux d'ajouter du magenta pour compenser la tonalité un peu verdâtre.


BMPCC 6K Pro LUT

Comme sur la BMPCC 4K que j'avais testée, on peut importer des LUTS qui fonctionneront comme un Profil d'image autonome. Il existe des LUTS gratuites comme ici, d'autres payantes. On peut charger une LUT depuis une carte SD, CFast ou depuis un SSD. Pratique !



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Qualité d'image, sensibilité, AF, réglages

qualité image BMPCC

Avec un capteur M43 plus grand que le précédent, un choix de codecs bien plus large (voir plus bas) et une gestion de la dynamique élaborée (plage dynamique de 13 diaphs ou Stops), Blackmagic dispose d'un savoir-faire en traitement de l'image qui se ressent au vu des images filmées. La richesse colorimétrique est certaine, la gestion des hautes lumières est maîtrisée, les débits permettent d'enregistrer des images complexes, pas forcément uniquement les images très mobiles, mais aussi les images complexes intrinsèquement, les feuillages, les arbres, l'eau, les clairs obscurs, etc.


Ajoutons des combinatoires plus riches que certaines autres caméras, compte tenu que pour un codec donné, on peut faire varier le type de codec, l'algorithme de compression, la sensibilité, la fréquence, l’obturation, la balance, ou encore le Gamma (Modes Film, Extended Video, et Video). Et ce, sans beaucoup d'impasses sinon qu'en RAW, on est nécessairement en Gamma Film.


Le mode Film est justement le plus intéressant car le plus "cinéma", étant en adéquation avec le nom du produit. Aux dires des spécialistes français comme étrangers, qui ont l'habitude de tourner en cinéma, ce mode subit tout de même un traitement. En ce sens, ce ne serait pas un vrai LOG.


Les deux autres modes sont tout aussi intéressants, particulièrement le mode Extended video (en ProRes), alternative au mode Video simple.


La qualité d'image restera dépendante de la qualité des optiques mais il y a peu de mauvaises optiques compatibles micro 4/3 sur le marché.


Ajoutons que le mode HFR (Framerate) est de qualité et assez exploitable.


BMPCC sensibilité

Avec la précédente Pocket, Blackmagic avait en partie renoncé à une haute résolution, pour favoriser la sensibilité. Ici le fabricant australien a semble-t-il tenté de concilier les deux. La caméra est incontestablement sensible, bien plus que de nombreux boîtiers à des prix comparables. Le bruit à 1600 ISO, et disons jusqu'à 3200 Iso, est bien contenu. Et la caméra a un joli potentiel jusqu'à 25600 Iso, si absolue nécessité. Pas d'Iso auto ni de +3 dB / +9 dB/ +18 dB, ça ne marche pas comme ça chez Blackmagic.


Même à 25600 Iso, assure Blackmagic, le bruit est maîtrisable avec le réducteur de bruit inclus dans DaVinci Resolve Studio, proposé gratuitement faut-il le rappeler lors de l'achat de la Blackmagic Pocket 4K.


Comme pour les autres paramètres, la montée manuelle des Iso s'opère directement depuis l'écran, c'est très pratique. On choisit précisément sa mesure Iso, un peu comme en Photo.


Mais le clou est que la BM Pocket, comme le GH5S, comporte deux ISO natifs (Dual Iso), l'un à 400 Iso, le second à 3200 Iso alors que la grande majorité des caméras n'en ont qu'un (Varicam excepté par exemple). Avec un seul Iso natif, la sensibilité élevée augmente le niveau de bruit, la caméra ne peut l'éviter.


A l'inverse, ici, le capteur à double circuit Iso gère la sensibilité de manière à éviter le bruit. Ainsi, entre 100 et 1000 Iso, c'est l'Iso 400 qui servira de référence, alors que si vous choisissez une valeur entre 1250 et 25600, c'est l'Iso 3200 qui servira de nouvelle référence pour maîtriser le bruit au mieux. Le traitement du gain sera donc minimisé. Notez juste - c'est techniquement inévitable - que le fait de disposer d'un second "seuil" à 3200 Iso diminue un peu la dynamique.


sans LUT

En mode Film, à 3200 Iso, dans un environnement sombre, sans LUT appliquée


 


avec LUT

après application de la LUT dédiée Blackmagic


 


LUT
Par contre, je suis étonné de constater que même en mode Film, en intérieur, avec une balance adéquate, on obtient après application d'une LUT correspondante, une dominante rouge un peu trop marquée à mon goût. Je ne sais pas si c'est un mauvais réglage de ma part ou une limitation du produit. Mais cela confirmerait qu'une LUT doit être retravaillée, ce qui est un peu bête et fait perdre du temps.
BMPCC

Contrairement à un boîtier reflex ou à un "vrai" camescope, et comme la précédente Pocket, les automatismes ne sont pas l'aspect marquant de la Pocket 4K. Mais ils ne sont pas totalement absents pour autant.


Ainsi la notion d'autofocus est présente en pressant l'écran ou le bouton Focus (+) qui déclenche l'autofocus. Par défaut, il pointe la zone centrale. Mais en touchant l'écran, il est très facile de déplacer la zone de mise au point à tout instant (un peu comme sur un Lumix GH4 / GH5), et il fonctionne aussi en cours d'enregistrement, ce qui n'est absolument pas le cas de tous les boîtiers. Bravo.


Si besoin, on presse deux fois le bouton Focus (+) pour réinitialiser la MAP au centre. A l'usage, franchement, le système s'avère efficace tout en restant très simple d'utilisation. Du coup, malgré tout ce que j'ai pu lire, l'AF est exploitable, sans renier la mise au point manuelle, quand elle s'impose. On regrette juste :


-que la vitesse de l'AF ne soit pas réglable, car une fois actionné, l'AF est rapide, très rapide, voire "brutal" avec un petit mouvement de "focus" avant / arrière rapide qui est gênant (pour un pro) car il est systématique.


Côté restriction, l'Autofocus continu est absent, tout comme la Détection de visages bien sûr. C'est juste un Autofocus de type Push Auto donc. Par ailleurs, attention, l'Autofocus n'est opérationnel qu'avec les optiques compatibles, gérant le système Autofocus Blackmagic. La plupart des optiques Lumix en font partie. Pas les optiques manuelles et pas les Speedbooster, en tout cas pour l'instant.


Bien sûr, prenez garde à ne pas bouger le boîtier en pressant la touche AF ou l'écran mais ce dernier étant de type capacitif (et non résistif), inutile d'appuyer fort.


On apprécie aussi le fait de pouvoir passer de l'Autofocus à la mise au point manuelle en tournant juste la bague de mise au point, sans transiter par un commutateur intermédiaire Auto / Manuel qui fait toujours perdre du temps et peut provoquer des erreurs.


focus assist

Si vous préférez la MAP manuelle (ou si vous êtes contraint de l'utiliser), on peut se faire aider de la Loupe qui agrandit le centre de l'image x2. La loupe est très complémentaire du Focus Assist je trouve, également présent, avec plusieurs niveaux d'intensification (Peak), et 2 options possibles (Peak ou Colored Lines) mais globalement moins convaincant. L'autre avantage de la Loupe est qu'on peut l'activer même une fois l'enregistrement lancé (contrairement aux GH4 / GH5).


BMPCC iris

Pour l'ouverture, à l'instar de l'Autofocus, on dispose d'une exposition automatique continue (+ Shutter automatique si l'on souhaite) sauf si on débraye l'Auto Exposure dans le menu. Cette expo auto débrayable est secondée d'un bouton Iris si besoin et d'un ajustement de l'ouverture à la valeur souhaitée. Si votre optique dispose d'une molette d'ouverture, vous pouvez la manipuler.


On notera une absence remarquée, celle du filtre neutre ND. Mais ce n'est pas si illogique. C'est comme si BlackMagic misait tout sur sa dynamique et sur le contrôle en post-prod de son logiciel DaVinci Resolve ! Dommage tout de même car en pratique, le capteur étant sensible, il faut parfois fermer l'iris pour ne pas "cramer" les images.


Le monitoring est varié. Ainsi l'histogramme, outil essentiel du pro, s'affiche dans le coin inférieur gauche sans qu'on puisse le déplacer, dommage. Le Zébra est aussi bien sûr intégré. Notez qu'on dispose par ailleurs de plusieurs guides visuels (Règle des Tiers, etc.), et d'options d'affichage d'une zone de sécurité, ainsi que d'un Grid, etc.


BMPCC

On peut paramétrer un automatisme de la balance des blancs, des Presets ou un réglage fin des Kelvin. Par contre le réglage de cette balance ne propose pas de mémorisation de type Blanc A ou Balance B pour retrouver des positions qu'on souhaiterait retrouver.


En complément de la balance, on recense aussi un réglage TINT (ci-dessus sur 1). Il permet de régler le niveau de vert et de magenta dans l'image. En lumière fluorescente par exemple, il pourra s'avérer judicieux d'ajouter du magenta pour compenser la tonalité un peu verdâtre.


importer LUT

On peut désormais importer des LUTS qui ne seront pas juste des affichages en Preview mais une véritable LUT fonctionnant comme un Profil d'image autonome. Il existe des LUTS gratuites comme ici, d'autres payantes.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Montage

DVR studio

DaVinci Resolve Studio, concurrent de Premiere Pro, est l'outil "naturel" de la BMPCC 6K Pro puisqu'il y a cohérence totale entre l'éditeur de montage et les formats de la caméra. Les facultés sont convaincantes, que ce soit en gestion des formats (ProRes, RAW), en étalonnage, montage, incrustation, mixage et corrections primaires et secondaires de DaVinci. La clé d'activation étant fournie avec la Pocket 6K Pro, la démarche est d'autant plus facile.


Mais il faut bien distinguer l'enregistrement ProRes du BRAW.


premiere pro FCPX

Le ProRes est compatible avec tous les logiciels pros : aucun souci avec Premiere Pro, Edius, Avid, et FCPX. Pour les logiciels grands-publics, c'est plus aléatoire, à essayer au cas par cas. Magix Video Deluxe (testé) fonctionne mais l'ordinateur (et / ou le logiciel) rament.


BRAW

C'est une autre affaire pour les fichiers RAW de Blackmagic, les fameux BRAW. La gestion des fichiers RAW en 6K est encore plus compliquée selon le logiciel et surtout l'équipement informatique. Au pire, avec un vieux coucou ou un OS antérieur à 3 ou 4 ans, il sera impossible de prendre en charge les fichiers RAW de la Blackmagic. Pour ceux qui sont sur Mac, notez en plus que FCPX n'est absolument pas compatible avec le RAW de Blackmagic. Il faut utiliser DaVinci Resolve.


Au mieux, la lecture est possible mais parfois, avec un décodage aléatoire, les débits étant gourmands. Globalement, le logiciel DaVinci sera toujours celui qui gère le mieux les fichiers RAW. Le système Blackmagic est en grande cohérence de ce point de vue.


En dehors de Davinci, la simple lecture de fichiers RAW peut poser problème, hormis sur la caméra Blackmagic bien évidemment.


Batterie BMPCC 6K Pro

Le poids des fichiers, particulièrement en RAW, reste bien sûr une contrainte que beaucoup de "primo-accédants" un peu trop enthousiastes vont vite réaliser. Pour donner un exemple concret, une petite séquence de 10 secondes en RAW Q5 pèse environ 1,15 Go en 4K DCI et 3,09 Go en Q0 ! Le ProRes est moins lourd mais tout de même : en ProRes HQ (meilleure qualité), avec notre séquence de 10 secondes, on atteint 1 Go environ alors qu'en ProRes Proxy (qualité la moins bonne), on descend à 220 Mo environ.


En outre, les hauts débits, particulièrement en RAW, mais aussi en ProRes HQ et 422, nécessitent des ordinateurs relativement récents et puissants.


Pour contrecarrer au moins ce dernier point, il existe la solution de convertir directement les fichiers originaux en Proxy, au débit et au poids bien plus léger. Et de "conformer" au moment de l'export. C'est une solution efficace qui prend du temps, mais qui a le mérite de bien marcher.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Montage

Davinci resolve

DaVinci Resolve Studio, concurrent de Premiere Pro, et version plus évoluée de la version Free de Resolve, est l'outil "naturel" de la BMPCC 4K puisqu'il y a cohérence totale entre l'éditeur de montage et les formats de la caméra. Les facultés sont convaincantes, que ce soit en gestion des formats (ProRes, RAW), en étalonnage, montage, incrustation, mixage et corrections primaires et secondaires de DaVinci. La clé d'activation étant fournie avec la Pocket 4K, la démarche est d'autant plus facile.


BMPCC FCPX

Pour les autres logiciels, le ProRes est compatible à ma connaissance avec tous les logiciels pros : aucun souci avec Premiere Pro, Edius, Avid, et évidemment FCPX. Pour les logiciels grands-publics, cela risque d'être plus aléatoire, à essayer au cas par cas. Magix Video Deluxe 16 (testé) fonctionne mais l'ordinateur (et / ou le logiciel) rament.


C'est une autre affaire pour les fichiers RAW qui sont (en attendant le codec Blackmagic RAW) des classiques fichiers DNG indépendants les uns des autres. Chaque enregistrement comprend donc un dossier de fichiers DNG. La gestion des fichiers RAW est plus compliquée selon le logiciel. Avec DaVinci ou Premiere Pro, pas de souci. Pour ceux qui sont sur Mac, FCPX n'est absolument pas adapté pour le RAW, mais il existe une solution intermédiaire.


export prores

En effet, si les fichiers RAW sont incompatibles avec votre logiciel de montage (cas de FCPX), rien n'empêche de recourir à DaVinci Resolve Studio comme source d'import de fichiers puis retravailler le montage avec votre logiciel habituel. Ayant des besoins ponctuels, c'est ce que j'ai fait avec une méthode très basique : j'ai importé mes rushes RAW dans DaVinci Resolve, ai appliqué la LUT adéquate garnie de quelques ajustements colorimétriques puis j'ai exporté la séquence en Apple ProRes 422 que j'ai réimportée sous FCPX. Alors certes je n'ai plus de RAW au final, mais le but du RAW est de travailler l'image, pas de la conserver en RAW bien sûr.


Une méthode plus pro avec fichiers XML semble possible.


BMPCC 4K

Le poids des fichiers, particulièrement en RAW, reste bien sûr une double contrainte que beaucoup de "primo-accédants Blackmagic" un peu trop enthousiastes vont découvrir en faisant la grimace devant le poids très conséquent des fichiers. Pour donner un exemple concret, une petite séquence de 10 secondes en RAW Lossless pèse environ 500 Mo en FullHD et 2 Go en UHD ! Le ProRes est moins lourd mais tout de même : en ProRes HQ, avec notre séquence de 10 secondes, on atteint 250 Mo en ProRes FullHD HQ et 850 Mo en UHD...


Fichiers qu'il faut copier pour montage et qu'il faut sauvegarder si l'on travaille de façon raisonnée et professionnelle. C'est d'autant plus nécessaire avec la Pocket 4K que si l'on utilise des cartes au tournage, celles-ci sont quasiment formatées après usage en raison de la grande occupation d'espace. En outre, les débits, particulièrement en RAW, mais aussi en ProRes HQ et 422, nécessitent des ordinateurs relativement récents et / ou puissants avec une mémoire vive adéquate.


Pour contrecarrer au moins ce dernier point, il existe la solution de convertir directement les fichiers originaux en Proxy, au débit et au poids bien plus léger. Et de "conformer" au moment de l'export. C'est une solution efficace qui prend du temps, mais qui a le mérite de bien marcher. Avec FCPX sur Mac, solution que nous avons testée, c'est un régal.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

La concurrence

orifics audio BMPCC

Le Pocket Cinema Camera 4K est de nouveau bien "seule" avec son association entre un enregistreur RAW et un capteur compact à objectif interchangeable. Mais autant en 2014, il défrichait le terrain des "hybrides" avec une forme bien à lui. Autant en 2018, nombreux sont les hybrides qui font de la vidéo et de la photo. Entre Sony, les GH et GX de Panasonic, les EOS M des Canon, et même un X-T3 chez Fuji, la concurrence virtuelle ne manque pas !


Les concurrents n'en offrent-ils pas plus en termes de facilité d'utilisation ?


L'orientation dite "cinéma" avec cette taille est certes unique, mais l'exploitation de ce petit appareil demande de nombreux ajouts qui vont alourdir, renchérir et faire grossir l'équipement minimal, au point de faire perdre l'avantage de la compacité initiale et du prix raisonnable.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

Fichiers vidéo natifs à télécharger

téélcharger

Vous pouvez aussi vous rendre compte de la qualité réelle des fichiers bruts du BlackMagic Pocket Camera Cinema 4K en consultant la section Téléchargements du Forum.



(Test BlackMagic Pocket Cinema Camera 4K (BMPCC))

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Prix fabricant : 1175 Euros

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