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JVC GY-HM150

La caméra compacte avec fonctionnalités pros

 

09 avril 2012 par Gérard Galès

 

JVC GY-HM150

Evolution du GY-HM100, le JVC GY-HM150 se classe dans la catégorie très convoitée des camescopes compacts offrant des fonctionnalités pros, proposés entre 2000 et 3000 euros HT. Il vient notamment y concurrencer le Canon XA10, le Sony HXR-NX70, voire le Panasonic AG-HMC41 en fin de carrière. Ses caractéristiques techniques sont calquées sur celles du modèle d’épaule phare de la marque, le GY-HM700/750/790.


Comme son aîné, il enregistre en MPEG-2 Long GOP, encapsulé au choix en MOV (Mac) ou en MP4 (PC) et exploite un processeur de traitement d’image haut de gamme. Du coup, la vidéo bénéficie d’un exceptionnel débit maxi de 35 Mbits/seconde en Full HD HQ (25 et 19 Mbps en SP), garant d’un excellent piqué d’image en HDTV. On y retrouve les mêmes formats d’enregistrement HD 1920 x 1080 50i, 25p, 1440 x 1080 50i et 1280 x 720 25p et 50p. Les mêmes manques aussi : pas de mode Progressif de type 1080/50p (dommage) ni de mode photo fixe. Consolation, un nouveau mode d’enregistrement SD qui permet d’enregistrer directement en flux DV standard 720 x 576i.


JVC GY-HM150

Le GY-HM150 conserve le même bloc de capteurs que son prédécesseur GY-HM100, un petit tri-CCD 1/4 de pouce. Une taille de cible également exploitée sur le Panasonic HMC41 mais que l’on a plus l’habitude de rencontrer sur les modèles grand public. Comparativement, le Canon XA10 et le Sony NX70 offrent respectivement une plus grande cible de 1/3 et 1/2,88 de pouce.


On retrouve également sur ce camescope les presque désormais classiques doubles slots pour carte SDHC et, nouveauté du HM150, une compatibilité avec les cartes SDXC de classe 6 au minimum. Mais ici pas de mémoire interne, alors que le Canon XA10 offre 64 Go de capacité d’enregistrement et le Sony NX70, 96 Go.


La partie optique est confiée à un Fujinon de bonne facture, d’amplitude 10x, f=3,7- 37 mm (conversion 35 mm : 39 - 390 mm), ouverture F1,8 à 2,8. Cet objectif n’offre donc qu’une focale en grand-angle limitée, guère mieux que celle du Panasonic AG-HMC41 (40 mm) et en deçà de celle du Canon XA10 (30,4 mm) et surtout du Sony HXR-NX70 qui flirte avec les 26 mm. Le complément optique Z-WVX proposé par JVC en option devra donc faire partie des premiers achats d’accessoires. Il s'agit d'un objectif de marque Zunow x0,7 de très bonne qualité, avec peu de déformations périphériques, livré avec un large pare-soleil en caoutchouc souple.


Revers de la médaille, il atteint 500 euros HT. Moins cher, et plus petit, à 376 euros ttc (314,16 HT), on trouve un modèle Century x0,65 et qui autorise lui aussi le zooming sur toutes les focales. Dénué de pare-soleil, j'ai trouvé sa qualité un peu moins bonne et une petite tendance à vignetter en grand-angle.


JVC GY-HM150

L’ergonomie du HM150 se calque sur celle de ses concurrents : un poids limité mais pas exceptionnel de 1,4 kg (Panasonic HMC41 = 1,6 kg, Sony NX70 = 1,3 kg, Canon XA10 = 820 g), une bonne compacité et une capacité de transformation rendue possible par la large poignée supérieure démontable. Celle-ci supporte un microphone indépendant (fourni) de bonne qualité ainsi qu’un bloc audio intégré comportant deux entrées audio XLR pro avec alimentation fantôme, sélecteur niveau micro/ligne et réglages manuels des niveaux d’entrées.


Une formule désormais courante dans cette catégorie de camescopes mais qui, sur le Panasonic HMC41, n’est proposée qu’en option. Débarrassé de sa poignée/bloc audio et de son pare-soleil, le HM150 peut ainsi se transformer en un instant en camescope (presque) de poche, dont le poids tombe alors à 860 g, bien plus discret lors d’un tournage « sensible ».


JVC GY-HM150

La coque du HM150, mi plastique, mi magnésium, restitue une réelle impression de solidité et de fini sérieux. Son look reste très semblable à celui de son prédécesseur, à tel point qu’en l’absence d’indication précise de référence de modèle sur ses flancs, il est tout à fait possible de les confondre. Seul un oeil habitué remarquera les petites modifications d’apparence entre les deux versions, telle que le déplacement (judicieux) de la molette d’iris sur l’avant du flanc gauche, ou la disparition de la prise microphone mini jack sur le flanc droit. L’utilisateur ayant fait le choix de passer du HM100 au HM150 retrouvera ainsi facilement ses marques.


Bonne initiative de JVC : la présentation des menus et le système de navigation ont été complètement revus (et calqués sur ceux des modèles d’épaules de la marque), facilitant désormais grandement la recherche dans les sous-menus et l’accès aux réglages de base.


JVC GY-HM150
Enfin, je note avec satisfaction l’apparition sur ce modèle d’une borne Remote de télécommande type RS232. Une évolution intéressante car je peux ainsi y connecter directement le petit boîtier de report de commandes Bebob ZOE-MH150, proposé en option, et le monter sur un support de caméra de type Rig.

> LIRE LA SUITE : Le test

Le test

Le tournage d’un film d’entreprise m’a donné l’occasion d’opérer une prise en main complète de ce camescope.
JVC GY-Hm150

La première impression s’est avérée bien agréable, avec une tenue à bout de bras grandement facilitée par la présence de la poignée supérieure.


Le viseur de 0,24 pouce, doté d’un confortable oeilleton, peut fonctionner en même temps que l’écran mais sa définition est limitée (260 000 pixels) et l’effet loupe s’avère au final assez gênant pour la lisibilité des incrustations d’infos. Je ne l’ai en conséquence qu’assez peu utilisé. Quant à l’écran LCD, j’aurais aimé qu’il soit un peu plus grand pour un meilleur confort visuel, d’autant que sa définition reste très moyenne (2,7 pouces - 230 000 pixels).


Il offre une qualité de visée améliorée par rapport à son prédécesseur HM100 mais qui s’avère toujours assez décevante, alors que le Sony NX70 est capable d’offrir à l’heure actuelle un exceptionnel viseur de 0,45 pouces - 1,22 mégapixels et un grand écran de 3,5 pouces - 920 000 pixels. Mais cela dit, le réglage de la netteté est bien facilité par la fonction Focus Assist « Peaking » (assignable) qui convertit l’image en noir et blanc et surligne la(les) zone(s) nette(s) dans une couleur choisie verte, bleue ou rouge.


J’ai également grandement apprécié sur cet écran (non tactile) l’accès direct aux boutons Record et Menu ainsi que la présence d’un mini joystick (également exploité pour la navigation dans les menus et l’accès direct aux programmes AE), bien pratique pour zoomer de la main gauche.


JVC GY-HM150

L’enregistrement sur carte mémoire bénéficie de deux nouvelles fonctions dans le menu Slot Mode : Dual Rec et Backup Rec. La première permet de doubler par sécurité l’enregistrement sur les deux cartes dans les slots A et B, la seconde autorise la gestion séparée des cartes, celle du slot B étant alors dévolue à un enregistrement de sauvegarde permanent, indépendant du bouton REC.


Apparaît également sur cette machine une fonction d’enregistrement d’un nombre d’images prédéterminés (1, 3 ou 6 images) ou par intervalles. Fonctions que je n’ai pas eu l’occasion de tester mais qui devraient permettre aux aficionados de l’animation de se faire plaisir. Cette machine donne également la possibilité d’exploiter, en sus des cartes SDHC classe 6 de 32 Go, des cartes de type SDXC de 64 Go et 128 Go, ce qui autorise dans ce dernier cas jusqu’à 720 min environ d’enregistrement en mode HD SP 720p, 560 min en HD SP 1080i et 400 min en mode HQ 720/1080 (35 Mbps). Sachant que de plus le mode Normal permet de basculer automatiquement l’enregistrement d’un slot à l’autre, les très longs tournages en continu sont ainsi aisément envisageables.


Autre nouvelle fonctionnalité intéressante du GY-HM150 : la capacité par simple basculement dans le menu Record Set de tourner en qualité SD pour enregistrer un flux vidéo DV standard.


JVC GY-HM150

Je retrouve avec plaisir sur cette machine compacte des fonctions pros issues du secteur broadcast. Par exemple le choix de modes d’enregistrements spéciaux de type Pre Rec (5 secondes de mémoire tampon enregistrées avant déclenchement du bouton Rec) et de type Clip Continuous (fichier unique sur la carte, quel que soit le nombre de déclenchements d’enregistrements). Et puis aussi la très pratique fonction Focus Assist pour l’aide à la mise au point, désormais courante sur ce type de camescope.


Idem pour la fonction Zebra (hachures signalant un certain niveau de luminosité), bien utile sur cette machine car j’ai constaté qu’elle avait une légère tendance à « cramer » les hautes lumières en mode d’exposition automatique. D’autant que par le menu LCD/VF, je peux déterminer la plage de déclenchement de l’affichage du Zebra en pré-réglant sa limite inférieure (Bottom) entre 5 % et 100 % et sa limite supérieure (Top) entre 0 % et 100 %, le tout par incréments de 5 %.


Ces fonctions, comme d’autres, peuvent être assignées sur divers boutons au choix de l’utilisateur. A la base, le HM150 n’offre que deux boutons assignables mais parallèlement j’ai la possibilité de réassigner quatre autres boutons, attribués d’origine aux fonctions Lolux, Camera Review, Zebra et Rec.


J’apprécie aussi sur ce camescope de disposer d’un filtre neutre ND directement activable par un bouton ergonomique sur le côté gauche près de l’objectif. Sa densité de 1/10 permet de réduire efficacement une trop forte luminosité. Il est juste dommage que JVC n’ait pas jugé bon de le doter de plusieurs densités afin de pouvoir moduler l’effet d’assombrissement de l’image.


La batterie fournie est de référence BN-VF823 Lithium-Ion 2,3 Ah et elle est donnée pour une autonomie nominale de 2 heures. A l'usage on retrouve cette valeur sauf si on "tire" sur le zoom et/ou que l'on vérifie un peu trop souvent les rushes en lecture. L'autonomie restante est indiquée clairement sur l'écran, soit en pourcentage de capacité restante, soit en temps restant. La petite icone change de couleur : verte puis jaune puis rouge au fur et à mesure qu'elle se vide.


JVC GY-HM150
l'exploitation du Gain à divers niveaux en situation de basse lumière avec le JVC GY-HM150
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Il était intéressant de voir également comment le GY-HM150 allait se comporter en basse lumière, vu son dispositif de saisie d’image tri-CCD de taille 1/4 seulement. Pas de (bonne) surprise, la sensibilité est effectivement médiocre, à priori logiquement moins bonne que sur le Canon XA10 et que sur le Sony NX70 qui offrent une plus grande cible de capteurs. Ce qui m’a donc obligé dans de nombreuses situations à éclairer artificiellement ou tout au moins à activer le gain. Celui-ci, à 18 dB, offre une illumination très efficace mais produit en conséquence un fourmillement assez visible. Le compromis est donc de se limiter en illumination à 9 dB, où le bruit d’image reste dans ce cas tout à fait acceptable. Autre petit moins relatif : le HM150 ne propose pas d’enregistrement en mode Variable Frame, permettant de réaliser au tournage des ralentis ou accélérés.
JVC GY-HM150

La tendance sur ce type de machine compacte aux caractéristiques pros est de proposer désormais systématiquement une bague d’objectif multifonction, pouvant tour à tour faire office de bague de zoom, de mise au point et d’iris. Un commutateur bien placé sur le côté gauche permet de basculer d’une fonction à une autre.


Le GY-HM150 ne propose pour sa part que deux fonctions sur sa bague d’objectif enrobée d’une large bande de caoutchouc cranté : le Focus pour la mise au point et le Zooming. Le réglage de l’iris est quant à lui dévolu à une petite molette située en bas sur le côté gauche de la machine, ce qui s’avère nettement moins ergonomique. Mais au moins l’avantage est que l’on n’a pas besoin ainsi de manipuler un commutateur pour pouvoir accéder au réglage manuel de l’iris. Ce qui au final permet d’opérer plus rapidement, pour autant que l’on se soit bien entraîné à repérer l’emplacement de cette petite molette.


La classique commande de zoom à main droite est largement dimensionnée, à vitesse variable, précise et sans à-coup. Un plaisir. Quand au petit joystick placé sur l’écran LCD et avec lequel on peut aussi zoomer, sa vitesse est fixe mais paramétrable dans le menu Camera Function/ Zoom speed, avec au choix 4 niveaux différents de vitesse : -2, -1, normal et +1. Là non plus, je n’ai noté aucun à-coup au démarrage du zooming.


JVC GY-HM150

J’ai par contre observé un phénomène assez désagréable sur cette machine. En effet, lorsqu’on bascule le réglage d’exposition en mode manuel (bouton Iris A/M), l’icône M apparaît bien sur l’écran mais en réalité l’exposition reste en automatique ! Par exemple, sur un mouvement de caméra, sans changement de focale, lorsque l’objectif est confronté à un contre-jour ou au contraire à un zone bouchée, l’iris s’ouvre ou se ferme automatiquement bien que la valeur d’ouverture affichée à l’écran ne change pas… Un comportement déconcertant et ennuyeux si l’on souhaite conserver un réglage d’exposition précis, voire créer une sur ou sous-exposition volontaire. Cette imprécision s’avère d’autant plus énervante qu’à côté de cela le GY-HM150 est capable d’offrir tout un tas de fonctionnalités résolument pros.


Il y a cependant une solution pour « bloquer » l’exposition choisie. Il faut pour cela agir sur les deux boutons situés à l’arrière du camescope, le correcteur d’exposition AE+- et le petit curseur ADJ. Tout d’abord activer la fonction AE+- de façon à ce qu’elle s’ affiche sur l’écran (quel que soit son réglage) puis maintenir appuyé le curseur AJD jusqu’à ce que la lette L sur fond blanc vienne s’ajouter à droite de l’icône AE+- sur l’écran. Ainsi, le réglage de l’iris ne se modifie plus tout seul. Mais attention, si l’on souhaite ensuite changer la valeur d’exposition via la molette Iris, cette action entraîne de fait la suppression du blocage L. Il faut donc recommencer l’opération à chaque fois… Une procédure peu pratique qui, sur ce point, place le GY-HM150 bien en deçà de ses concurrents.


JVC GY-HM150

J’ai aussi été assez déçu par la fonction de stabilisation (un seul niveau d’amplitude) qui ne m’a pas parue être d’une grande efficacité. De plus, curieusement, son icône n’apparaît sur l’écran de contrôle que lorsqu’il est en mode inactif. Lors d’un test de filmage depuis un véhicule en marche sur une route assez bosselée, la réduction des bougés s’est montrée peu convaincante. Ce stabilisateur n’est véritablement intéressant à activer que dans le cas de tremblements légers, par exemple de ceux que l’on peut produire en filmant de loin au téléobjectif. Mais, point positif, je n’ai pas non plus noté de perte de qualité d’image entre le mode actif et inactif.


Par ailleurs, j’ai trouvé dommage que la prise mini-jack d’entrée microphone externe, présente sur la GY-HM100 et utilisable en mode « dépouillé » sans poignée, n’ait pas été simplement déplacée plutôt que remplacée par la borne de télécommande RS232. Dans certaines situations nécessitant d’être discret et/ou éloigné, il serait en effet intéressant de pouvoir brancher un microphone indépendant de type HF sans fil afin de réaliser une prise de son sans « fil à la patte ». Ceci dit, cette configuration de prise de son HF est évidemment possible à partir du bloc poignée-entrées audio XLR.


JVC GY-HM150

Bien que regrettant, comme je l’ai souligné précédemment, le choix de JVC d’implanter sur cette machine des capteurs tri-CCD de taille 1/4 seulement, je dois avouer avoir été bluffé par la qualité d’image, qui bénéficie d’un excellent piqué et d’une large profondeur des couleurs. Cela est probablement dû à l’implantation sur cette machine du même puissant encodeur exploité par JVC sur ses camescopes d’épaule haut de gamme.


Je regrette donc d’autant la résolution limitée de l’écran LCD (et du viseur) qui ne permet pas d’apprécier pleinement la belle finesse d’image que cette machine est capable de produire. J’ai en conséquence exploité la borne de sortie vidéo HDMI en tournage pour y brancher un moniteur vidéo haute résolution de 7 pouces, directement fixé sur la griffe porte-accessoires.


Cela m’a permis de bénéficier d’un bien meilleur confort de contrôle d’image, d’autant que les incrustations d’infos, les vu-mètres audio et des fonctions d’assistances telles que Focus Assist et Zebra sont restituées au travers de la connexion HDMI. Comme l’écran LCD intégré peut fonctionner ouvert en double, je peux parallèlement conserver l’accès aux boutons Menu, Zoom (+ navigation) et Rec qui s’y trouvent.


JVC GY-HM150
J’ai remarqué que la balance des blancs en mode automatique met environ 2 secondes pour s’adapter à la colorimétrie ambiante lorsqu’on passe rapidement d’un lieu à un autre. Un phénomène assez commun à bon nombre de camescopes, mais qui peut nécessiter de patienter un peu avant de déclencher l’enregistrement. Cela dit, il ne faut pas hésiter à exploiter sur cette machine le mode de BdB manuelle, dont la gestion est conforme au standard pro. Un petit bouton basculeur situé sur le flanc gauche permet de passer de la position Preset (réglage de base au choix sur une valeur de 3200 K ou de 5600 K) à deux valeurs A et B de préréglages effectués en mode manuel. Ce réglage manuel s’effectue très rapidement via un bouton ergonomique placé sous l’objectif, juste devant la molette de l’iris. A noter qu’il est aussi possible d’affecter le mode Balance des Blancs automatique (FAW) à n’importe quelle position de ce basculeur, Preset, A ou B.
JVC GY-HM150

Quant à la qualité audio, elle est irréprochable, enregistrée en mode non compressé LPCM 2 canaux, et en qualité 48 kHz/16 bits. J’apprécie aussi, lorsque le camescope travaille en mode « dépouillé », le fait de pouvoir quand même bénéficier d’un enregistrement de qualité grâce au microphone stéréo intégré, qui se substitue alors automatiquement au micro mono externe de la poignée détachable. Le niveau d’entrée de ce microphone est pré-réglable via le menu Record Set/ Audio Set/Internal Mic Level sur 5 niveaux différents : -1, -2, normal, +1, +2. C’est efficace mais peu pratique en situation de prise de vues « à la volée ». Il est dommage que JVC n’ait pas pensé à affecter ce réglage au petit curseur multifonction ADJ/VOL situé sur l’arrière de l’appareil, facile et rapide à exploiter.


A noter que via ce même menu Record Set, il est possible d’affecter à chaque entrée audio XLR 1 et/ou XLR 2 ainsi qu’au microphone stéréo interne une réduction de bruit du vent (Mic Wind Cut). La prise de son peut être contrôlée visuellement au tournage grâce aux vu-mètres affichés sur l’écran LCD et en complément avec un casque branché à la prise mini jack dévolue. Son volume est ajustable via le curseur ADJ/VOL. Ce dernier sert aussi à régler le niveau audio à la lecture, qui peut être restitué au travers du casque ou bien du petit haut parleur intégré sur le flanc gauche, dans le logement de l’écran LCD.


JVC GY-HM150 Edius

Ce camescope est le seul dans sa catégorie à ne pas enregistrer en AVCHD. Un point positif pour moi qui n’ait pas d’ordinateur de montage dernier cri ultra puissant. Selon les besoins, je peux être amené à monter aussi bien sur Mac avec Apple Final Cut pro 7 que sur PC avec Grass Valley Edius (en version 6). Et sur ce point, le GY-HM150 a l’indéniable avantage sur ses concurrents d’offrir deux types d’encapsulages, en MP4 et en MOV. Si je dois monter sur PC, je tourne en MP4 et je passe par le petit utilitaire fourni JVC ProHD Clip Manager pour copier les rushes sur le disque dur de l’ordinateur. Puis je les amène directement en copié-collé dans le chutier d’Edius 6.


En vue d’un montage avec Final Cut Pro sur Mac, c’est encore plus simple car dans ce cas-là je tourne en MOV et les rushes sont immédiatement transférables de la carte mémoire vers le chutier du logiciel de montage sans aucun transcodage ni manipulation préalable. De plus, grâce à la norme de compression limitée de type MPEG-2 Long GOP qu’il utilise (assimilable à du XDCAM EX), la manipulation des images du GY-HM150 sur la timeline s’avère ensuite parfaitement fluide et très bien gérée, même sur mes ordinateurs (Mac et PC) qui ne sont plus de première jeunesse.



(JVC GY-HM150)

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