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Test Canon XC10

L'OVNI en 4K

 

06 octobre 2015 par Thierry Philippon

Prix fabricant : 2200 Euros
 

XC10

Le XC10 se présente comme un appareil hybride photo-vidéo équipé d’un capteur 1 pouce très en vogue en ce moment, et du processeur DIGIC DV5 annoncé comme adapté au 4K. On note un bloc optique muni d'un zoom x10 équivalent 27,3-273 mm (en vidéo) et une stabilisation hybride (optique + électronique). Le Wi-Fi est intégré.


Le fabricant arbore le XC10 comme un boîtier photo-vidéo expert, terme passe-partout qui donne lieu à toutes les interprétations possibles. Canon est presque plus précis quand il évoque un complément en tant que caméra secondaire ou embarquée, pour des productions de grande envergure. Ce positionnement n'est pas incohérent en soi compte tenu de la compacité et de la légèreté de la bête avec ses 1,04 kg tout compris. Il laisse entendre enfin que le XC10 emprunte des technologies aux C300 (ou Mark II en septembre 2015) et C100 ainsi qu'aux Eos 5D Mark II et III.


C'est là que le bât commence à blesser, le caractère pro du produit n'étant pas du tout évident.


Alors à qui s'adresse le XC10 si la cible de Canon est floue ou contestable ? Difficile à dire car pour ne rien arranger dans l'analyse, le boîtier ne ressemble à aucun autre produit, si ce n'est qu'il m'a rappelé (4K et prix mis à part) le JVC Procision GC-PX100 dont il partage le principe du viseur amovible et de l'écran arrière articulé, et le même concept de boîtier photo-vidéo.


On peut à la rigueur distinguer ce qui relève de la vidéo et de la photo. Un examen rapide de la coque et une simple déambulation dans les Menus attestent que les fonctionnalités purement vidéo (le 4K, les courbes de profil, l'optique x10, le Zébra, les réglages audio) l'emportent sur les fonctions photo, tandis que l'ergonomie générale emprunterait au contraire davantage à la photo qu'à la vidéo. En effet, on est bien loin du modèle classique de camescope à en juger par l'absence de zoom motorisé ou l'écran impossible à placer sur le côté. Toutefois, les concepts et même les catégories de produits, sont devenus difficiles à cerner aujourd'hui, chaque fabricant sortant son appareil "unique", voire son propre "OVNI".


Canon XC10

Le produit ose en tout cas plusieurs paris audacieux : d'abord à 2500 euros (en formule Pack avec carte et lecteur CFast 2.0), il se dispense de prises XLR, un manque plus étonnant que l'absence d'optique interchangeable. Ensuite, il propulse les débits vers les sommets pour atteindre 205 Mbps et même 305 Mbps en UHD, un record dans cette gamme de produits. Problème, de tels débits exigent une coûteuse carte mémoire CFast 2.0, prennent énormément de place et sont gourmands en ressources de montage ou obligent à passer par une solution de montage Proxy. Notez que le XC10 enregistre dans le nouveau codec propriétaire XF-AVC en 4:2:2 8 bits sur une base dérivée du H.264. Le Canon XC10 permet aussi d'enregistrer en FullHD sur carte SD jusqu’à 50 Mbps en 50p ou 50i.


Enfin dernière surprise de taille, l'écran tactile 3 pouces est secondé d'une loupe amovible qui s'encastre dessus, pour faire office de viseur. Un système ingénieux mais acrobatique que nous avons longuement décortiqué.


Quoi qu'il en soit, l'appareil nécessite un examen attentif. Suivez le guide. :)


XC10

> LIRE LA SUITE : Capteur, objectif-zoom

Capteur, objectif-zoom

capteurs

Même si le qualificatif de "gros" capteur est relatif (tout dépend à quoi on se réfère), le capteur CMOS du XC10 occupe une surface respectable de 1 pouce. C'est un compromis économique qui permet de réaliser de beaux effets de Bokeh sans se fatiguer, tout en conciliant une ergonomie compacte. Des camescopes comme le FDR-AX100 ou le PXW-X70, des APN comme les Panasonic FZ1000, Canon G7X, Sony RX10 / RX100, ont opté pour ce même capteur 1 pouce, selon les cas dans une gamme de prix voisine ou inférieure.


L’effet de bokeh du capteur 1 pouce est surtout marquant à fond de zoom et grande ouverture - ce sont des lois de l'optique - mais il s’obtient aussi à focale moyenne à une ouverture médiane (comme le montre l'image ci-dessous prise en plan moyen en tout-auto).


capteur XC10

Le mode vidéo en 4K (UHD) totalise un peu plus de 8 millions de pixels. C'est en théorie insuffisant pour du 4K mais les fabricants sont obligés de se livrer à des compromis. En effet, un nombre trop élevé de photosites ne servirait que la 4K et rendrait le capteur peu lumineux et peu sensible.


Le mode photo, totalise quant à lui 12 millions de pixels, largement de quoi faire, sachant que malgré son apparence "photo", le XC10 n'est pas vraiment un appareil photo Il dispose d'ailleurs d'assez peu de fonctionnalités purement photo. Le point le plus visible reste finalement le commutateur avant qui permet de sélectionner la vidéo ou la photo. Ce commutateur est pratique mais se déplace parfois de sa position au gré d'un rangement dans un sac, aucune position de verrouillage n'étant prévue.


Capteur XC10

L'optique est non-interchangeable, me semble cohérente avec ce type de produit dans cette gamme, et l'idée d'un outil simple. Pas de quoi crier au loup, dans cette gamme de prix, c'est extrêmement courant, notamment depuis le XA20, ce qui n'a pas empêché son succès commercial. Même des machines plus grosses (type XF200 ou AG-AC90 et même la récente AG-DVX200) n'arborent pas d'optique interchangeable. Alors pourquoi s'en offusquer sur un modèle plus petit ?


L'optique Canon est stabilisée x10 et constituée de 12 groupes avec 14 éléments. Les focales 8-9-89 mm, sont l'équivalent d'un 27,3-273 mm. Le grand-angle est par conséquent assez généreux en 4K (mieux que les 29,9 mm du PXWX70). Le mode photo 4:3 descend même à 24,1 mm, argument un peu marketing de Canon qui ne se vérifie donc qu'en photo. En vidéo, un ratio x12 comme celui du PXW-X70 aurait eu ma préférence, d'autant que l'ouverture à f/5,6 au Télé (f/2.8 au grand-angle) n'est pas transcendante pour une optique x10. A titre de comparaison, celle du PXW-X70 est de f/4.5 malgré un zoom x12, et celle du FZ1000 de f/4.0 malgré un zoom x16 ! Notez l'absence d'équivalent du "Clear Zoom" de Sony. Pas plus mal dans une logique de qualité.


L'optique comprend 1 bague de zoom et 1 de mise au point (sans butée). Elle est coiffée d'un large pare-soleil. Le XC10 n'a pas de zoom motorisé, ce qui peut être considéré comme un point faible dans la logique d'une caméra, attendu en plus que tous ses concurrents potentiels (PXW-X70, GY-HM20) disposent d'un tel zoom. Même le JVC Procision qui arguait d'une allure et d'un concept photo-vidéo un peu comparable avec son écran arrière et son viseur amovible, disposait d'une commande de zoom. On est dans un concept hybride jusqu'au cou : il s'agit d'une caméra mais Canon considère sans doute que le pro ne zoome pas quand il filme. Il a peut-être raison, sauf que le XC10 peut s'adresser à un autre public (plus amateur averti) qui peut ressentir l'absence de zoom comme un manque.


On peut malgré tout tenter de zoomer en donnant une rapide impulsion à la bague de zoom. Il faut bien préparer son coup, sinon il faut s'y prendre en 2 temps (comme dans l'extrait vidéo du train à vapeur, voir vidéo-test). On peut choisir le sens de l'orientation de la bague dans le Menu.


Pour finir, l'efficacité du stabilisateur m'a bien séduit, y compris en UHD et même en marchant. Il s'agit d'un stabilisateur hybride (optique avec déplacement de l'objectif et électronique). Deux positions sont proposées en 4K : Off, ou Standard et une 3e est possible (Dynamique) mais à condition de rester en FullHD. Elle est utile dans ce cas en marchant, mais elle réduit l'angle de vue. La perte d'angle de champ est raisonnable, en tout cas fréquente, de l'ordre de 3 ou 4 mm (angle de champ avec stabilisateur non précisé par Canon).


 



(Test Canon XC10)

Support et normes d'enregistrement

Carte C Fast 2.0

Le Canon XC10 propose deux supports d'enregistrement totalement différents, c'est assez rare pour le souligner. Un premier slot accueille une CFAST 2.0, il s'agit pour ceux qui ne la connaîtraient pas, du successeur de la Compact Flash classique des anciens reflex Canon, une technologie qu'on pensait désuète, mais les nouvelles cartes arguent d'une capacité de débit bien plus importante. Pour relire les cartes CFast 2.0, un lecteur CFast 2.0 tout simple est également nécessaire. Il n'est pas fourni de base, sauf en formule pack avec carte CFast.


Un 2e slot accueille une carte SD classique. Des cartes SDHC ou SDXC Class 6 ou 10 en U1 suffisent. Alors que la CFast enregistre uniquement un signal 4K (en raison du débit très élevé qu'impose Canon), la SD stocke uniquement la HD et les photos. Vous n'êtes bien sûr pas obligé d'introduire les deux cartes pour enregistrer mais si vous introduisez une SD, et que vous êtes en mode 4K, le Canon "se bloque" et vous précise "pas de carte mémoire". Et vice versa si vous êtes en mode FullHD avec une carte C Fast. Canon devrait modifier ce message qui est contestable et lui préférer un message du type "carte incompatible avec le mode choisi" qui serait plus juste.


Précisons aussi qu'aucun support n'est fourni sauf si vous achetez un "pack" (bundle) incluant une carte que Canon et les revendeurs réputés proposent. Ce pack est proposé aux alentours de 2500 euros TTC.


XC10

Cette inclusion prend tout son importance avec le XC10 qui enregistre son signal 4K sur carte CFast 2.0 uniquement. Concurrente de la carte XQD de Sony, elles sont déclinées chez Sandisk en deux capacités de 60Go et 120Go sous la dénomination « SanDisk Extreme Pro » et chez Lexar on trouve aussi des carte de 256 Go (!) sous l’appellation "Lexar Professional 3400x". Elles atteignent des débits de lecture de 450 Mo/s et de 350 Mo/s en écriture.


Au moment de ce test (octobre 2015), une telle carte vaut chère, puisqu'une carte CFast 2.0 d'un acteur connu comme Sandisk ou Lexar, vaut entre 250 et 350 euros les 64 Go. On pousse la note à 600 euros (!) en moyenne avec une carte Sandisk Extreme de 128 Go. Des cartes CFast 2.0 de 32 Go existent (à "seulement" 150 euros) mais le problème du Canon est que le débit du 4K est tellement élevé qu'il produit des fichiers très lourds. Un simple séquence de 10 secondes occupe 257 Mo à 205 Mbps et près de 370 Mo à 305 Mbps. D'où l'utilité de cartes de grande contenance.


Heureusement, un pack proposé par Canon - à 2500 euros - allège un peu la note. Le pack se compose de la caméra XC10 + carte CFAST 128 Go + lecteur CFast 2.0. Le pack diminue environ par deux l'impact du prix de la carte, le prix du XC10 nu (avec accesoires de base) étant de 2200 euros.


Mais quoi qu'il en soit, Canon prend un pari osé de proposer une carte onéreuse sur un appareil situé sous la barre des 2500 euros TTC. Pourquoi ne pas avoir choisi l'option d'un GH4 et de ses cartes SDXC en UHS-II qui fonctionnent très bien et sont nettement moins chères ? Mystère.


4K XC10


XC10

Les modes d'enregistrement ne sont pas très nombreux comparés à ceux d'un GH4 ou d'un PXW-X70. Il n'existe d'ailleurs pas de vrai 4K Cinéma (4K dit DCI) en 4096 x 2160, ce qui est un peu surprenant pour une caméra annoncée comme complémentaire de la gamme Eos Cinema (qui enregistre en 4K DCI). Toutefois, on pourra reprocher ce que l'on veut au XC10 mais cette "économie" n'est pas incohérente dans une démarche d'une caméra de complément (ou même principale), au fonctionnement simple.


Canon exploite un codec XF-AVC, dérivé du H.264, qui est composée d'une structure Intraframe en UHD (AVC High 4:2:2 Intra@L5.1), plus facile à monter, et dans laquelle on retrouve le fameux débit de 305 Mbps. En FullHD au contraire, le codec XF-AVC est en Long-Gop (AVC High 4:2:2@L4.2), plus contraignant au montage. Les deux sont encapsulés en .MXF. On s'interroge en revanche sur l'échantillonnage couleurs 4:2:2, gage théorique de meilleure restitution des couleurs par rapport au 4:2:0, mais qui n'est qu'en 8 bits.


En UHD, vous disposez de deux modes à une fréquence de 25p, proposé à des débits un peu vertigineux de 205 et 305 Mbps ! Il ne s'agit pas d'options hauts de gamme, mais de choix imposés. La carte se remplit vite à ce compte-là. Très vite ! Prenons l'exemple d'une 128 Go. D'après nos calculs, comptez à peine plus d'une heure à 205 Mbps et 43 minutes environ à 305 Mbps ! Dans la réalité, les débits sont un peu moins élevés mais ils frisent les 200 et 300 Mbps.


Certes, comme le souligne Canon, c'est un record absolu dans cette gamme d'appareils. Canon surfe sur de tels débits car la marque veut offrir les compressions les plus faibles, facilitant la restitution des détails complexes (comme des feuillages par exemple) ou des vues de sujets très mobiles. Mais outre l'inconfort éventuel au montage (voir ce chapitre) disposer d'une seule heure d'autonomie est quand même un vrai problème pour faire du reportage ! Sans enregistreur externe, il paraît difficile d'utiliser le 4K en interne sur cet appareil.


En HD, on revient à des débits beaucoup plus raisonnables de 50 Mbps ou 35 Mbps en 50p (enfin...) ou 50i en 35 Mbps également.


ralenti accéléré XC10

Enfin, le XC10 dispose de 2 ralentis (x1/4 et x1/2) et de 7 vitesses d'accéléré (x2, x4, x10, x20, x60, x120, x1200) pour des time-lapses. Le ralenti ne fonctionne qu'en HD comme c'est souvent le cas, l'accéléré en revanche est enregistrable en FullHD comme en 4K. A vous les time-lapses en UHD...


Sympathiques, les petites infos interactives qu'offre le XC10 à l'écran, qu'apprécieront les fainéants du calcul mental. L'écran précise en effet par exemple qu'à x120, un temps d'enregistrement de 2 heures procurera une durée de lecture d'1 minute.


Notez enfin que le XC10 est considéré comme un "enregistreur vidéo" au sens où il enregistre plus de 30 minutes en continu, sans limitation.



(Test Canon XC10)

Viseur, écran

écran XC10

C'est une forte singularité du Canon XC10 qui marie des concepts audacieux en matière de visée.


D'une part, on dispose d'un écran de diagonale classique (3 pouces) et de résolution plutôt modeste (1.030.000 px). L'écran est tactile, c'est un bon point, et il s'articule sur une charnière rigide, de la même façon qu'un autre modèle que j'avais testé, le Procision GC-PX100 de JVC. Il est situé tout comme lui à l'arrière, façon APN. On ne peut donc pas décaler l'écran sur le côté comme classiquement sur un camescope (ou un Lumix), ni le protéger en le retournant.


On peut régler le rétro-éclairage selon 3 niveaux - je vous conseille le mode le plus élevé "Lumineux" - ainsi que la luminosité LCD (classique). Pas d'autres réglages possibles.


On peut retirer toutes les inscriptions à l'écran via la touche Display, ou au contraire "encombrer" l'écran avec toutes les infos. Il n'existe pas de position intermédiaire, laissant par exemple juste l'accès à quelques fonctions principales (comme la touche Funct).


XC10 viseur loupe

L'originalité supplémentaire est que l'absence de vrai viseur électronique EVF est remplacé par un système de viseur-loupe amovible, venant s'emboîter (se clipser) sur l'écran. On tâtonne quelque peu au début pour fixer le viseur-loupe car il faut fixer un loquet, mais on s'habitue rapidement à la manoeuvre.


Le système rappelle - de très loin - un système conçu par Rollei pour l'Olympus EP-1.


La configuration est déroutante au début d'autant qu'elle provoque une forte excroissance de l'appareil vers l'arrière. Mais à l'usage, le système est malin, même d'une certaine manière plus futé que chez JVC qui disposait certes d'un vrai viseur amovible mais il était placé sur le dessus, et le nez de l'opérateur cognait sur l'appareil. Ici en jouant sur la charnière de l'écran, on oriente le viseur-loupe très facilement, par exemple pour des vues en contreplongée. Par contre, quand on veut repasser au mode écran, il faut dégager le viseur, une manoeuvre relativement "lourde". Du coup, on est fortement tenté de cadrer tout le temps au viseur, une fois celui-ci installé. Un avantage ou un inconvénient selon les cas.


viseur XC10

La qualité de la visée est donc celle de l'écran, mais la loupe implique d'avoir l'oeil parfaitement en face de la visée, sinon on passe vite à une visée trouble. Toutefois, j'ai filmé de nombreuses fois avec viseur sans y penser et sans rencontrer de difficultés insurmontables.


En revanche, comme on ne peut pas accéder à l'écran tactile lorsque le viseur est fixé, la contrainte est objective. Canon a au moins veillé à ce que toutes les commandes soient accessibles. Mais accessibles ne veut pas dire souples. Le Joystick aide à la manoeuvre mais un intermédiaire est plus lourd qu de toucher l'écran avec le doigt, particulièrement quand on veut accéder au menu "Function". Bref, un résultat en demi-teinte pour cette tentative audacieuse de visée. Il n'est sans doute pas simple de sortir du sacro-saint précepte écran + viseur répartis en deux endroits de l'appareil.


viseur XC10


(Test Canon XC10)

Batterie, connectique et Wi-Fi

Batterie XC10

La batterie est logée dans un compartiment séparé, situé dans la poignée (que Canon appelle "manette"). C'est bien mais selon les cas, cet emplacement pourra gêner sur trépied si l'on veut remplacer la batterie (en revanche rien ne gêne le changement de carte).


La batterie LP-E6N 7,2V 1865 mAh du XC10 tient bon, c'est une batterie apparue avec le 7D Mark II. Même si elle n'est pas d'une autonomie record, j'ai pu tourner sans tomber en panne prématurée. Elle est donnée au minimum pour 75 minutes réelles (110 minutes en continu) au débit de 305 Mbps et ce chiffre s'accroît de 5 minutes en 5 minutes au fur et à mesure qu'on descend dans les débits. Ainsi, à 205 Mbps, on passe à 80 minutes, et en HD 50p à 35 Mbps, on dépasse l'heure et demie (95 minutes). On est dans la moyenne des rivaux, un peu au-dessous du JVC GY-HM200 (2 heures) mais ce dernier propose une batterie dite "longue durée".


Il faut dire qu'en 4K à 305 Mbps, la caméra consomme 6W alors qu'en HD 50P à 50 Mbps, elle descend à 5,3W.


Quoi qu'il en soit, une seconde batterie LP-E6N doit toujours intégrer la besace du reporter. Petit agacement malheureusement devenu fréquent, le chargeur est relié à la caméra, on ne peut donc emporter sa caméra avec la batterie n°1 pendant qu'on recharge dans ses locaux ou à l'hôtel la batterie n°2 sur un chargeur. C'est toléré en grand-public, moins en pro. En plus, le connecteur d'alimentation oblige à dégager le cache général de la connectique, ce n'est pas très pratique. Bien sûr, un chargeur autonome existe en option, il porte même la référence Canon LC-E6, et vaut environ 30 euros. Il présente par ailleurs l'avantage de réduire le temps de charge, qui passe de 240 minutes à 150 minutes.


Détail agréable pour finir, Canon vous prévient par un indicateur de couleur différente lorsque votre batterie atteint un seuil critique mais qu'il vous reste encore quelques minutes avant de tomber en panne sèche.


Canon XC10 connectique audio casque

Côté connectique, des bonnes et une mauvaise surprise. Côté bonne surprise, l'adoption d'un connecteur USB 3.0 au débit plus rapide que l'USB 2.0, la HDMI, les prises micro et casque (cette dernière est bien séparée sur le flanc droit). Pas de sortie AV. L'ensemble est assez accessible. Câbles HDMI et USB sont fournis.


La mauvaise, pas de XLR, comme précisé dans le chapitre audio, venant contredire l'aspect professionnel de l'engin.


Comme toute bonne caméra actuelle, la Canon a des fonctionnalités Wi-Fi permettant par exemple de contrôler la caméra à distance ou d'afficher à distance sur un ordinateur les photos de la carte SD du camescope. Ici la liaison peut même passer par un simple navigateur web au lieu de transiter par une application. Depuis la tablette ou son mobile, on peut alors piloter le camescope. Parmi les navigateurs compatibles, citons Safari, IE et le navigateur Android.


Canon GP-E2

Côté GPS, pas de GPS intégré mais on peut placer le récepteur GPS GP-E2 optionnel sur la griffe porte-accessoires et le connecter à la prise USB. Il est malheureusement un peu cher (environ 250 euros). Les données devront ensuite être traitées avec l'application Canon XF Utility for XF-AVC.


A noter aussi la présence d'une télécommande RC-6 incluse avec la caméra qui permet juste de déclencher l'appareil ou de prendre une photo.



(Test Canon XC10)

Prise en mains, ergonomie

XC10
XC10

Un reflex est connu pour présenter certaines difficultés d'ergonomie pour filmer en vidéo. Comme j'en possède un, je suis assez familiarisé avec ce genre de produit, ce qui peut modifier le jugement par rapport à un testeur qui ne serait habitué qu'aux caméras vidéo. Maintenant que vous savez cela, le Canon m'a paru plutôt assez facile à utiliser et intuitif, hormis le viseur, du moins pour les opérations de base. Attention au Menu Function (accessible par l'écran ou le Joystick) et le Menu proprement dit (accessible par la touche du même nom) qui se répartissent des fonctions différentes : on cherche parfois à un endroit ce qui se trouve ailleurs. Par exemple, le stabilisateur d'image se cherche dans Func alors que le Filtre ND se paramètre dans le Menu. Canon a souvent adopté ce type de répartition sur d'autres appareils, et ça m'a souvent perturbé.


La prise en mains du Canon est évidemment un peu particulière en raison de sa forme, à mi-chemin de la caméra et de l'appareil photo. Mais on ne cherche pas bien longtemps, et tout devient assez naturel, excepté quelque tâtonnement avec la manette que l'on peut basculer par rapport à son axe, et adopter ainsi des prises en mains légèrement différentes puisque toutes les commandes et boutons situés sur la manette basculent avec. L'écran pouvant lui-même basculer, on se cherche un peu !


xc10

Le XC10 se tient finalement comme un bridge ou un reflex grâce à la poignée-manette et sa stabilité est bonne, plutôt meilleure que celle d'un reflex utilisé en mode vidéo. La stabilité est même optimale avec la loupe-viseur car le boîtier est alors bien calé contre vous. La bonne stabilité est à imputer aussi au poids relativement important du boîtier (un peu plus d'un kilo avec batterie), alors qu'un GH4 ne dépasse pas les 825 grammes avec objectif. Dans le même temps, ce boîtier ne fatigue pas trop l'opérateur : à titre de comparaison, un Sony PXW-X70 ou un JVC GY-HM200 pèsent respectivement 400 et 500 grammes de plus : cette différence peut peser après un long temps de tournage.


Par ailleurs, le XC10 ne penche pas en avant ou sur le côté, il est bien équilibré.


XC10

Malgré l'aspect non-conventionnel, les boutons tombent assez naturellement sous les doigts, notamment les deux plus importants : le déclencheur, bien placé, et le Joystick. Pas d'erreur de déclenchement constaté ou très peu. Le Joystick demande un peu plus d'habitude car il est noir sur noir et en tâtonnant, il peut être confondu avec le bouton Menu. Mais à la fin du test, je ne commettais plus les erreurs du début.


Le choix via la molette de mode de prise de vues (Auto, P, TV, AV, M) rappelle qu'on est avec un appareil hybride placé dans une logique photo. Une molette supérieure gère aussi l'iris (par défaut) ou l'ouverture ou le Gain, elle est bien placée et toujours la bienvenue, particulièrement en mode M.


Le débrayage de mise au point est pratique tout comme l'accès au Display ou au Push AF. La molette de sélection, la relecture des plans sont bien accessibles. On peut juste critiquer le commutateur Photo / Vidéo qui peut être modifié sans le vouloir.


assignation

On peut assigner au maximum 3 boutons, ce qui sert à affecter à un bouton inutile, la balance des blancs, le zébra ou le Gain par exemple qui n'ont pas d'accès direct. Mais 3 boutons, c'est relativement peu, certains reflex / caméras ayant entre 6 et 10 boutons assignables ! L'un des boutons est par ailleurs très utile d'origine, puisqu'il s'agit du Push Auto, on peut donc difficilement l'assigner à autre chose. Toutefois, cela rend le XC10 moins boutonneux.


On peut placer un accessoire sur la griffe supérieure qui est standard.


L'autofocus réagit lentement, ce qui peut être bénéfique ou agaçant selon le sujet visé. La distance minimale est de 8 cm. Il n'y a qu'un seul réglage Autofocus en vidéo alors que la photo propose 2 choix (AIAF ou Centre). Le toucher de la bague de mise au point est un peu étrange en manuel. Bien que la bague soit réglable selon 3 vitesses de réponse (Rapide, Normal, Lent), la mode Normal provoque des loupés de mise au point, et le mode Rapide est presque trop rapide - car il réagit comme un Autofocus rapide - mais il y a un certaine inertie qui est perturbante. Bon, accordons le bénéfice du doute, il faut peut-être se familiariser avec la vitesse de bague. Une option sympathique : on peut changer le sens de rotation de la bague. Et il existe des repères de focales sur la bague de zoom.


Pour la mise au point, un peaking existe (très planqué !) mais ne disposant que d'un seul niveau et une seule couleur, il n'est pas très efficace je trouve comparativement à d'autres peaking que j'ai pu rencontrer. Par ailleurs, même si certains en souriront, le choix du rouge est particulièrement peu visible pour les daltoniens face à des tonalités automnales. Heureusement, en complément, il existe une touche "Magnifier" qui agrandit la scène par 2 (pas de double grossissement X4) pour une mise au point un peu plus précise.


XC10 boutons

L'ergonomie se manifeste aussi par la capacité à naviguer correctement avec la loupe fixée, quand on a besoin d'aller chercher un réglage. Pour rappel, l'écran est inaccessible dans ce cas. C'est donc le Joystick (à droite) qui vous permet de vous balader dans les fonctions et dans le menu. En soi, le Joystick et la logique de navigation sont bien conçus, même sans l'écran tactile. Mais c’est assez fatigant de naviguer de cette façon, car il faut souvent passer par les touches Retour ou Fermer (la croix) qui se trouvent en haut d'écran, dans les coins. Or ces coins - du fait de la loupe - obligent souvent à décaler légèrement l'oeil pour bien les apercevoir. Je ne sais pas trop comment Canon aurait pu résoudre ce problème, car c'est son concept même de loupe qui implique ce désagrément. A noter : pas de Start / stop sur écran.



(Test Canon XC10)

Qualité d'image et réglages, sensibilité

qualité

La qualité d'image du XC10 est correcte en 4K pour qui n'a jamais vu une image 4K, mais elle gère assez mal les blancs, surtout avec le profil de base (Standard). Les hautes lumières sont vite cramées, le blanc du pelage du chat est vite trop blanc sans détail, et le bas du cou de de l'oie cendrée, s'il est trop éclairé par le soleil, vire également du gris au blanc. On réussit parfois à obtenir une exposition parfaite, ouf, mais cela relève de la roulette russe ! Par contre les noirs sont un peu... obscurs, du moins avec des images fortement contrastées. Heureusement, le zébra aide un peu, mais on ne dispose d'aucun histogramme, un manque inexcusable pour un modèle qui emprunte sa technologie à la photo.


Notez qu'on peut décaler l'Exposition Automatique (de -2 à +2). Si vous voulez utiliser le contrejour, il faudra l'assigner impérativement à un des 3 boutons, car il est totalement dissimulé dans les entrailles des Menus.


Profils XC10
Canon propose jusqu'à 5 Profils plus 2 Profils personnalisés permettant de paramétrer des valeurs plus nuancées. On est plus dans la logique de préréglages à consommer tels quels en fonction de tel ou tel désir de rendu. Le Wide DR et le Canon log sont les plus intéressants. Ce dernier offre « une grande latitude d’exposition et une dynamique étendue, comparable à celle du film cinéma ». Bon, Canon exagère mais il y a du vrai ! Ce paramétrage implique un étalonnage ultérieur en post-prod, de préférence soigné car on ne peut pas jouer sur cette courbe au tournage (à la différence d'autres reflex comme certains NiKon, certains Sony Alpha, ou le GH4) à moins de faire appel au Profil personnalisé. Le Wide DR applique quant à lui une courbe Gamma avec une latitude étendue et des couleurs appropriées à la courbe Gamma.
qualité 3

Un filtre à densité neutre intégré est proposé. Lorsque l'automatisme réagit avec à-propos, un message prévient d'ailleurs l'utilisateur que l'activation du filtre ND est nécessaire. Je vous conseille d'assigner ce filtre car on ne dispose d'aucun curseur direct comme c'est le cas habituellement en pro. Malheureusement, il ne dispose que d'une seule positon, le résultat est donc parfois un peu violent bien que je l'ai souvent utilisé. Renseignement pris, le filtre ND réduit de 3 stops (1/8 de la lumière), c'est beaucoup d'un coup. Il vaut presque mieux acquérir un filtre ND variable de diamètre 58mm, on en trouve aux alentours de 80 euros.


On note peu d'effet de de moirage et un rolling shutter assez modéré, le capteur n'étant sans doute pas très gros.


sensibilité XC10

La sensibilité du Canon laisse sur sa faim avec une image vraiment peu lumineuse pour un capteur 1 pouce. Canon indique qu'en 50i, il faut tabler sur 5,32 lux au 1/50 et à env. 2,68 lux au 1/25 s en 25p. Il existe un Contrôle automatique du Gain (AGC) ainsi qu'un mode d'obturation lente Auto (On / Off) et un mode Scène "Basse lumière" revenant exactement au même. Pas de mini-torche mais on peut aujourd'hui utiliser des lampes additionnelles (voir tests), à des prix raisonnables et de tailles différentes. Cela s'impose dans le cas du XC10 !


Les réglages de gain disponibles vont de 0 dB à 42 dB (!) par paliers de 1,5 dB. Mais pour y accéder, il faut être nécessairement être en mode M (le mode P ou Auto vous imposent un Gain Auto), régler le choix Iso / Gain sur Gain pour la vidéo, et sélectionner la 3e page du sous-menu "Molette Contrôle" sur "Iso / Gain" au lieu d'Ouverture ou Vitesse d'obturation. On est loin - très loin - d'un accès direct au Gain.


On peut aussi opter pour les Iso pour les clips vidéo entre 160 et 4000 iso "seulement".



(Test Canon XC10)

Micro, audio

audio XC10

Le son du XC10 fait appel à du PCM audio (16 bit / 48 kHz). Il est bien restitué, la capsule centrale ne risque pas d'être masqué par un doigt, on dispose de connecteurs Micro 3,5 mm et casque (séparés, bien vu), et des habituels indicateurs audio en surimpression sur écran (désactivables si besoin). L'audio est réglable (100 paliers !), et ajustable en cours d’enregistrement, ce qui n'est pas si fréquent dans cette gamme d'appareils.


audio XC10

Deux bémols qui ne manqueront pas de donner de l'eau aux sceptiques du produit : D'abord l'absence de prises XLR. Elle est justifiée par Canon par une logique de simplicité à laquelle on peut objecter que même un XA20 de la marque, dans une marque de prix voisine, disposait d'XLR. Seule consolation, une mini-jack est tout de même prévue.


A l'écoute des rushes, en mode Auto ou à un niveau sonore manuel élevé, on entend un souffle continu très léger. Il est discret, mono-fréquence et probablement suppressible au montage, mais d'autres caméras ne produisent pas ce souffle. On peut toutefois l'atténuer jusqu'à ne plus le distinguer au-dessous du niveau 60 d'après mes constatations.


ventilateur

Le souffle semble être sans rapport - comme je l'avais cru dans un premier temps - au ventilateur intégré. Ce ventilateur, est servi par deux orifices de sortie d'air sur les côtés. Il faut dire que le 4K à 305 Mbps ou même 205 Mbps sollicitent énormément le compresseur du boîtier, il a donc fallu prévoir une évacuation efficace de la chaleur. Au moins, on ne pourra pas reprocher à Canon d'avoir oublié cet aspect !


Le ventilateur peut être placé sur 2 positions (On ou Auto). En position On, le XC10 est systématiquement actif et propulse de l'air chaud comme un ordinateur le fait, en Auto, il ne s'active que lorsque le camescope n'enregistre pas afin de ne pas gêner l'enregistrement.


XC10 menu audio

Malgré ce modeste résultat sonore si l'on tient compte de l'absence d'XLR et de ce "souffle" léger, le XC10 a multiplié de façon assez paradoxale les options de réglages audio. Ainsi, plusieurs "scènes audio" sont disponibles parmi lesquelles un filtrage permettant d'enregistrer "une meilleure capture jouée à l'extérieur" ou encore une "scène idéale pour la capture en intérieur". Là j'ai du mal à saisir comment un professionnel peut être sensible à des préréglages qu'on retrouve sur des caméras grands-publics milieu de gamme.


audio
Il existe même un mode "réglage perso" qui cette fois, donne accès à deux pages de réglages sonores du menu (qui sinon restent en grisé). Parmi eux, les 3 positions de l'anti-vent, les 5 positions de réponse en fréquence du micro intégré, les 3 positions de directivité du micro intégré, les 3 positions du compresseur audio, etc. N'en jetez plus ! Inutile de dire qu'on s'y perd un peu dans tous ses réglages. Trop de choix tue le choix. Et pour un modèle qui se veut simple, l'audio est particulièrement complexe.


(Test Canon XC10)

Montage

XC10 débits

Le montage est assez particulier avec le Canon XC10 mais moins compliqué qu'il n'y paraît. D'un point de vue débit, tous les débits FullHD du XC10 sont supportés par la plupart des machines de montage, même si elles ne sont pas survitaminées. En revanche, les débits très importants du 4K (305 et 205 Mbps) et le type de codec utilisé (XF-AVC Intra) sont particuliers. En contrepartie, ceux à qui l'AVCHD donne de l'urticaire seront ravis.


téléchargement XC10

Le XC10 enregistre sur une base dérivée du H.264. Les fichiers obtenus sont encapsulés en MXF comme c'est de coutume chez Canon. Le nouveau codec est propriétaire, c'est le XF-AVC. Quoique contraignant, il est excellent sur le papier. Après m'avoir donné des sueurs froides car je craignais une incompatibilité logicielle, il est plutôt rassurant. Plusieurs logiciels de montage et non des moindres gèrent ce codec spécifique et c'est plutôt une bonne nouvelle : Edius, Premiere pro et Vegas pro 13 gèrent nativement les rushes XF-AVC Intra tandis que FCPX et Avid ont besoin d'un simple plug-in gratuit.


Voici l'adresse de ces plug-ins qui sont indispensables à la détection du codec :


-Plug-in FCPX


-Plug-in Avid


En revanche, les débits en 4K sont tellement lourds qu'ils mettent à genoux les configurations informatiques non adaptées. Sur ma configuration personnelle de test, qui n'est pas optimale, les rushes saccadent, le processeur étant sollicité à 200%. On s'en sort très bien cependant en utilisant le mode Proxy du logiciel (FCPX dans mon cas) qui est allégé et permet de travailler confortablement à 35% de ressources CPU. Les autres logiciels ont généralement des codecs allégés également.


studio 19
Signalons aussi l'import correct du XF-AVC Canon par le "petit" Pinnacle Studio 19 Ultimate, ce qui n'était pas gagné d'avance de la part d'un codec propriétaire pro. A notre connaissance, pour l'instant, c'est le premier logiciel grand-public à le gérer. PowerDirector 14 n'y parvient pas. Sur Mac iMovie refuse ce même codec.
FCPX


(Test Canon XC10)

Mode photo et exemples photo

On accède au mode Photo directement depuis la commande Photo du commutateur avant. Les photos s'enregistrent uniquement sur carte SD, elle seront donc mélangées aux éventuels clips HD mais jamais aux clips 4K qui sont enregistrés sur carte CFast. On peut produire des photos jusqu'à 12 millions de pixels, capturer des photos pendant l’enregistrement vidéo, la taille de la photo dépend dans ce cas de la résolution choisie en vidéo. On peut donc saisir des photos en 3840x2160 pixels. Il est aussi possible de capturer des photos à partir du mode Lecture ou encore extraire des images depuis une séquence 4K (en 8,29 millions de pixels). Canon n'est toutefois pas seul à proposer cette possibilité. Vous pouvez également fixer un flash Speedlite de la série EX pour caméra Eos. Enfin, pour l'anecdote, en relecture des photos, on peut les rapprocher ou les écarter depuis l'écran du XC10, comme sur un iPhone.


La prise de photos en rafale est bien sûr également disponible (mode Continu ou AF Continu). La vitesse Iso des photos est ajustable jusqu'à 2000 Iso. On peut aussi décaler l'exposition automatique (AE) selon 13 niveaux. Enfin, le mode de mesure de la lumière peut s'opérer de 3 façons en mode Photo : soit en Evaluative, soit en Mesure Pondérée centrale, soit enfin en mesure Spot.


On retrouve enfin différents aspects photo (Portrait, Paysage, Neutre, etc.) et 3 positions du stabilisateur d'image (Standard IS, Dynamique IS, et Powered IS).


photo XC10
XC10 Photo
XC10 photo
XC10 photo
Toutes les photos ci-dessus sont capturées en 12 Mp en 4:3.


(Test Canon XC10)

La concurrence

Sony PXW-X70

Le concept du XC10 étant très particulier, il est un peu difficile de trouver un concurrent réellement "comparable". Toutefois, on ne peut pas dire qu'il n'existe pas de concurrence, ne serait-ce que dans la gamme de prix du XC10. Ainsi, à 2400 euros (2900 euros avec 4K), le PXW-X70 de Sony se présente comme un vrai camescope de poing pro avec prises XLR, zoom motorisé, viseur classique et ergonomie plus conventionnelle. On peut aussi citer le JVC GY-HM200 qui possède peu ou prou les mêmes caractéristiques que le Sony ou le HC-X1000 de Panasonic.


Du côté appareils photo faisant de la vidéo, la liste est assez longue car on peut considérer comme concurrent des modèles moins chers ou plus chers que le XC10. On pourra citer le Sony DSC-RX10 II, le GH4, le Nikon D750, etc.



(Test Canon XC10)

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