Magazinevideo > Drones, Trépieds, Smartphones > Trépieds et éclairages > Conseils d'achat trépieds

Emporter son trépied vidéo ou photo en avion

Risques et trucs du trépied photo - vidéo en voyage

 

03 août 2013 par Thierry Philippon - Mis à jour le 04 août 2013

 

trépied voyage

Un certain nombre de photographes et amateurs de vidéo emportent coûte que coûte un trépied en voyage malgré la contrainte (tant physique que psychologique) que cela peut représenter. Avec la sécurité aérienne, le transport d'un trépied est une vraie question car les contrôles des bagages sont tantôt laxistes, tantôt drastiques (et à géométrie variable selon les aéroports !) et la relative fragilité de cet accessoire de prises de vues amène à se poser la question de son transport. Face à cette double question, on peut légitimement hésiter entre plusieurs stratégies : faut-il mettre un trépied en soute ou le conserver en bagage en mains ? Faut-il acquérir un trépied "sur mesure" ou trimbaler son trépied habituel ? Doit-on opter pour un mini-trépied ? Face aux risques théoriques, faut-il envisager d'acheter un modèle bas de gamme uniquement pour le transport ?


N'oubliez pas aussi : un pied trop lourd sera intransportable en voyage ou vous découragera de l'utiliser. Aussi, prenez bien en compte ce facteur poids. Les trépieds de voyage les plus modestes pèsent aux environs de 1,3 kg. Les trépieds un peu plus costauds atteignent 2 à 2,5 kg. Cela reste encore supportable. Mais n'allez pas au-delà, les trépieds vidéo de 3 kg et plus commencent à se faire lourd et à se destinent à des applications pros. Côté encombrement, voyez si le trépied tient dans l'emplacement pour lequel il est prévu. Certains peuvent s'accrocher à un sac à dos.



> LIRE LA SUITE : Un trépied en bagage à mains

Un trépied en bagage à mains

trépied voyage

Vous êtes décidé à emporter votre trépied personnel, celui que vous connaissez bien et qui est votre compagnon de route habituel. Et oui, même pour un trépied, on peut avoir des sentiments ! Moi c'est un petit Velbon FHD-41Q. Ce n'est pas le meilleur mais je ne l'échangerai pour rien au monde ! Sauf que justement, la sécurité aérienne devient un vrai souci. Jusqu'à présent, j'avais systématiquement demandé à ce que le pied parte en soute avec la mention "Fragile" (je n'ai jamais eu de casse). Parfois on me conseillait d'emblée de prendre le trépied en bagage à mains.


En 2012, pour la première fois, alors que mon bagage principal ne faisait que 12,5 kilo pour une limitation à 20 kilos, et alors que je m'apprêtais à mettre en soute mon trépied, on m'a expliqué que je devrais payer ! Je m'en suis sorti en le prenant en bagage à mains à mes risques et périls…


 
trépied de voyage

Cette histoire m'a fait réfléchir. Quelle est la politique en ce domaine aujourd'hui, peut-on tenter d'agréger les expériences de ceux qui emportent un trépied dans un avion ? Faut-il réfléchir à la solution du trépied dans la soute, soigneusement emmitouflé dans le bagage familial, ce qui implique un trépied aux dimensions assez réduites, replié... ou un très gros bagage !


Le sentiment général est que la situation s'est durcie mais qu'emporter son trépied avec soi en bagages cabine représente (jusqu'à présent en 2013 !) un risque assez faible de refus et donc l'embarras le moins grand car les avantages de ce système sont nombreux : inutile de racheter un autre trépied faute d'entrer dans la valise, pas d'augmentation du poids total de vos bagages, pas de risque de casse (dans le sac) ni de vol (sans jeu de mots). Et une certaine tranquillité d'esprit de conserver son trépied à la main. La logique de la compagnie : un sac à dos photo + un trépied représente grosso modo l'encombrement d'un bagage cabine de taille moyenne. En plus, avant d'arriver dans l'avion : le trépied aura franchi la sécurité qui a elle-même sa propre logique : un trépied accompagné systématiquement d'un un sac photo sur le tapis roulant est la marque d'un accessoire photo et non d'une arme de terroriste, donc acceptable pour le contrôleur responsable de la fouille. Cela dit il est difficile de généraliser dans 100% des cas tant les témoignages attestent que des "variables d'ajustement" existent : elles vont du choix de l'aéroport, au contrôleur à la machine en passant par la période (si la sécurité est renforcée).


Mais un autre témoignage que j'ai recueilli d'un photographe voyageur emportant un trépied de 30 cm replié (donc presque la dimension la plus petite existante) fait état de deux confiscations sur une douzaine de voyages (ce qui fait un sacré pourcentage !) dont une… à Charles-de-Gaulle (la seconde à Naples) !


A noter qu'un trépied de 30 cm peut tenir aussi dans un bagage cabine, ce qui en théorie résout le souci.


voyage trépied
Pour ma part, sur une bonne quinzaine de voyages, un seul refus de bagage en cabine, probablement imputable à la taille de l'avion, un avion de tourisme de 72 places, avec des compartiments cabine très exigus. Comme mon pied replié est long de 60 cm, je n'ai jamais su si ce refus était dû à des mesures strictes en rapport avec la taille de l'avion oiu si c'était une politique de la compagnie. Il semblerait que ce soit plutôt la compagnie. Manque de chance, c'est précisément suite à ce refus qu'un incident s'est produit : malgré la mention "fragile", l'un des clapets des jambes du trépied a été sectionné. Je m'en suis aperçu à Roissy, où le service de délivrance des bagages s'entête à placer à part du tapis roulant les objets fragiles ou encombrants, sans prévenir personne. Résultat : il faut deviner que son trépied ne va pas arriver sur le tapis roulant et chercher aux alentours ! (l'incident s'est produit 2 fois à 3 ans d'intervalle, à Roissy dans les deux cas).


(Emporter son trépied vidéo ou photo en avion)

La solution du trépied en soute

trépied voyage

Le risque de casse, même s'il n'est pas le principal écueil, est souvent le premier danger qui déclenche nos réflexes protecteurs de tout ce qui a trait au matériel photo-vidéo ! Pourtant, bien calé, entre des vêtements, au besoin, avec la rotule disjointe et la colonne centrale séparées (quand c'est possible) et/ou le bras dévissé, le risque de casse est archi-minime, sauf si un éléphant partage la soute avec votre trépied !


Un risque plus objectif est l'augmentation du poids des bagages. Les compagnies, en "bonnes" entreprises commerciales, traquent le "gaspi" et font payer les dépassements de poids, selon un barème très onéreux (% sur le prix du billet). Un pied classique atteint rapidement 1,2 à 1,5 kilos. Un trépied un peu pro - type Manfrotto - double la mise. Le tarif applicable est souvent calculé sur un % du montant du prix du billet par kilo supplémentaire. Pour mon Velbon d'1,5 kilo, la compagnie Air India m'a ainsi demandé 90 euros alors que - comble du comble - je n'avais pas d'excédent global de poids, ma valise ne pesant que 15 kilos (pour 20 kilos autorisés). Mais le nombre de bagages autorisé en soute est aujourd'hui limité à un seul le plus souvent, c'est souvent le cas dans beaucoup de compagnies.


On peut réduire le poids grâce aux trépieds en carbone mais on ne joue pas dans la même catégorie de prix. Surtout, il est fréquent qu'au retour, on soit plus lourd qu'à l'aller (les petits cadeaux, ça pèse !).


Dernier argument en faveur du bagage en soute : lors des voyages avec escale et correspondance, on peut se lasser de se trimbaler son trépied constamment et de devoir le surveiller à tout instant. Avec le voyage en soute, vous ne le surveillez qu'une C'est pourquoi étudiez malgré tout la solution du bagage en soute, elle pourrait bien faire votre affaire.



(Emporter son trépied vidéo ou photo en avion)

Les solutions alternatives

Pixi mini-trépied

Les solutions alternatives commencent par le mini-trépied. Il en existe de toutes sortes, chez tous les fabricants ou presque. Ils permettent de reposer l'appareil de prises de vues sur un support stable et horizontal. Il ne faut pas en demander plus, sauf dans le cas du Gorillapod qui lui permet de s'accrocher un peu partout en se contorsionnant. On trouve des mini-trépieds autour de 15 euros.


Autre alternative : n'emporter qu'un trépied bas de gamme en voyage. Ainsi, en cas de confiscation, vous ne perdre que quelques dizaines d'euros. Idem en cas de casse.


Ultime solution mais qui semble aléatoire : acheter un trépied en duty free. Personnellement, je crois n'en avoir jamais vu mais le conseil court.



(Emporter son trépied vidéo ou photo en avion)

Quel trépied choisir ?

trépied de voyage

On va partir du principe que vous voulez acquérir un modèle spécifique de voyage ou changer de trépied pour toutes vos occasions de prises de vues. Je vous recommande de choisir un trépied dont la hauteur soit suffisamment basse pour qu'il ne puisse pas être considéré comme une arme. Il existe certains trépieds de voyage qui ainsi repliés, ne dépassent pas 30 cm, tout en restant des trépieds sinon costauds, en tout cas pratiques.


Voici une sélection non-exhaustive bien sûr mais représentative du marché :


Sirui
- le trépied de voyage Sirui T-005 est un modèle en aluminium, muni éventuellement en plus d'une rotule C-10 qui supporte jusqu'à 4 kilos. L'avantage du Sirui, c'est sa hauteur en transport, car, une fois replié, il ne dépasse pas 30 cm. En hauteur, il s'élève à 130 cm, ce qui n'est pas mal. Chaque pied dispose de 5 sections et de 4 anneaux de verrouillage étanches. Fourni avec étui de transport. Le trépied pèse 800 grammes sans rotule, et 1 kilo avec rotule C-10. La rotule possède une platine de fixation.
vanguard
-le trépied de voyage Vanguard Nivelo 245BK Kit avec rotule et platine. Hauteur plié 370 mm. Plateau à attache rapide et niveau à bulle sur la tête. On peut inverser la colonne centrale pour faire de la macro. Pieds de 24 mm de diamètre réglables à des angles de 25 et 50 degrés pour stabiliser un terrain accidenté. Verrouillage / déverrouillage des pieds rapide par rotation de leur extrémité.
cullmann nanomax

-le trépied de voyage Cullmann 52001 Nanomax 200T avec CB5.1. Son avantage : 28 cm replié (sans la rotule) ! Et un prix très bas : environ 40 euros. Peut se ranger dans un sac-à-dos. Poids : 700 grammes. Il ne s'élève qu'à 80 cm de haut (un avantage et un inconvénient) mais c'est une hauteur suffisante pour la plupart des prises de vues. Hauteur mini : 13 cm. Manchon en mousse au niveau des pieds. Fourni avec housse. Garanti 10 ans d'après le fabricant ! Attention, la rotule de base est justement... très basique ! On peut la changer si besoin (rotule Manfrotto par exemple). Et le trépied n'est pas terrible pour des prisses de vues photo verticales à cause du manque de serrage. Tête difficile à serrer si boîtier + objectif un peu lourd.


On trouve aussi la référence Nanomax 220, sensiblement au même prix, dont la hauteur repliée est de 40 cm, ce qui reste très raisonnable mais dont la hauteur maxi s'élève à 113 cm.. Poids : 810 grammes.


trépied voyage

Et sinon, un trépied qui fait référence sans être un modèle de voyage à proprement parler :


manfrotto manfrotto rotule

-Trépied Manfrotto 190CX3 en carbone (1,3 kg) d'une hauteur repliée de 55 cm + rotule photo-vidéo 391RC2 (570 grammes) avec plateau rapide RC2. Prix total : 260 + 70 euros = 330 euros.



(Emporter son trépied vidéo ou photo en avion)

Cet article vous a plu ?
Soutenez notre indépendance
Des tests objectifs, des articles pointus,
des pubs non-intrusives,
dépendent de vous !
Voir les 9 avis d'internautes et donner le vôtre