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Ferrania Solaris Digital V1210 HDMI

De la HD pour 250 euros

 

04 octobre 2010 par Thierry Philippon - Mis à jour le 05 octobre 2010

 

L'arrivée de ce modèle à carte mémoire SDHC fabriqué officiellement - une fois n'est pas coutume - par une marque italienne (Ferrania) et au nom coloré (Solaris), surprend par son prix : 250 euros. Pour du Full HD, ce n'est pas bien cher. Certes, les prix de la HD ont beaucoup baissé et l'arrivée des Pocket Cam, ces drôles de camescopes de poche, alliée aux capacités vidéo de certains APN ou même de téléphones portables et autres iPhone, a tout bouleversé. Mais ce tarif est très attractif pour un vrai camescope HD. L'explication "commerciale" de ce prix bas est à trouver par un besoin de la marque de se différencier des fabricants renommés (Sony, Canon et consorts). Quand on s'appelle Ferrania, il faut bien marquer les esprits d'une façon ou d'une autre. D'autre part, le fabricant n'exploite pas un codec AVCHD (soumis à licence) mais du H.264 encapsulé (extension) en AVI. Enfin, certains éléments du camescope ne sont pas de la plus haute technologie possible, ce qui pourrait expliquer la réduction du coût.


A noter que le Solaris Digital V1210 HDMI n'est pas un précurseur chez Ferrania. Il fait notamment suite au V599 HDMI.


Le Solaris a de quoi séduire : d'abord c'est un vrai camescope stéréo de 365 grammes environ au complet. On ne peut l'assimiler à un Pocket cam, ses dimensions s'en différencient nettement. Le camescope est essentiellement conçu pour la vidéo même s'il est équipé pour la photo (12 Mp et même 20 Mp par interpolation) et peut enregistrer dans plusieurs résolutions : 720p en 30 ou 60 /images/seconde ou Full HD (1920x1080) en 30 /images/seconde. Il dispose même d'un mode WVGA en 30 ou 60 /images/seconde et d'un mode WQVGA en 240 /images/seconde (destiné à des ralentis donc). Le Solaris peut aussi enregistrer en 50 ou 60 Hz, s'adaptant ainsi à toutes les configurations de montage. Et ce n'est pas tout ! On trouve aussi la fonction Dual Vidéo ("Double vidéo") qui permet d’enregistrer en même temps au choix en résolution 1080P ou 720p + en résolution Web dite "WQVGA" (432 x 240 pixels apparemment). Corollaire de cette fonctionnalité, le téléchargement sur YouTube ou Facebook est immédiatement possible sans avoir besoin de passer par un logiciel de conversion.


Il est muni d'un capteur CMOS 1/2,3 pouce de 10 Mp et zoom x12 (une de nos amplitudes préférées, équivalent 36-428 mm en 24x36), Son écran est plus grand que la moyenne (3 pouces au lieu de 2,7), et il est tactile (comme chez Sony ou Panasonic !).


Solaris Digital V1210 HDMI

Ajoutez à ce tableau des petites attentions qui font plaisir : une mini-lampe intégrée, une housse de transport fournie qui peut se fixer à la ceinture mais ne rêvons pas, le cordon HDMI reste optionnel malgré ce que pourrait laisser penser le nom commercial du modèle (nous l'avons même vérifié sur la notice !).


Solaris Digital V1210 HDMI

Le Solaris propose aussi une fonction classique de Détection de visage, des photos en noir et blanc ou en sépia. Enfin, un logiciel est fourni, “ArcSoft Total Media HDCam 2.0", uniquement Windows.



> LIRE LA SUITE : Le test express

Le test express

Après les caractéristiques techniques alléchantes, vient le tour du test. Et il y a beaucoup à (re)dire ! Le Solaris se prend en mains comme tout autre camescope. Il s'allume en ouvrant l'écran s'éteint en fermant ce même écran, façon JVC ou Panasonic. Les boutons sont peu nombreux, le Menu extrêmement basique, l'écran est agréable avec ses 3 pouces et surtout, son caractère tactile. Le semi-grand-angle (35 mm) permet de cadrer sans avoir trop la sensation d'être étouffé par un angle de champ trop étroit. Le stabilisateur est efficace en marchant, (moins au Télé).


Le zoom est puissant (12x) sans l'être trop, rien ne vous oblige à dépasser la plage optique pour aller dans le numérique (120x). On passe facilement du mode vidéo au mode Photo grâce au sélecteur de mode arrière puis on capture les photos classiquement au moyen du bouton Photo, placé sur le dessus, comme sur n'importe quel autre camescope.


Solaris Digital V1210 HDMI

L'allumage du camescope est simple via le flanc gauche, écran ouvert. On y trouve aussi l'accès au menu, l'affichage des infos du camescope (on apprécie que l'écran puisse être totalement débarrassé des affichages en surimpression si besoin) et l'accès à la mini-lampe. Il faut saluer la présence de celle-ci même si sa puissance très limitée ne permet pas une grande fantaisie.


Le logement pour carte est situé à un endroit conventionnel mais le logement ne peut être ouvert si on est sur trépied (ce cas se produira sans doute rarement).


Solaris Digital V1210 HDMI
Des éléments plus fâcheux posent souci : d'abord, l'absence de viseur. Certes, Solaris fait comme les autres fabricants de modèles à carte mémoire avec l'excuse ici d'un prix bien moindre. Mais l'écran est carrément illisible en extérieur : nous avons passé notre temps, par journée ensoleillée, à deviner le cadre et à enchaîner raté sur raté ! Le problème est d'autant plus sérieux que les possibilités de régler l'écran sont absents. Pas de souci en intérieur mais si on doit se restreindre à filmer chez soi ou en salle, à quoi sert un camescope ?
Solaris Digital V1210 HDMI

Autre souci agaçant : le zoom ne dispose d'aucune vitesse lente, il est forcément rapide même en dosant finement la pression. On retrouve là les caractéristiques des zooms de certains APN compacts. Pas de report de zoom au bord de l'écran comme on en trouve sur la plupart des modèles concurrents aujourd'hui.


Solaris Digital V1210 HDMI

Enfin, la conception de l'arrière du Solaris provoque des erreurs constantes. Comme je ratais 1 prise sur 2, j'ai fini par comprendre pourquoi : en fait, 3 "protubérances" sont concentrées dans le même périmètre : le bouton Start/Stop, un Joystick et le sélecteur de mode. Cette grande proximité a pour conséquence qu'à l'aveugle, il est impossible de ne pas se tromper de temps à autres. Se tromper signifie rater des enregistrements. Embêtant...


La qualité d'image est le point sensible pour lequel nous pensions que le Solaris pècherait. Et bien finalement pas trop : certes l'image n'égale pas un haut de gamme et reste moyennement bien définie (un peu "salie"), mais elle accuse surtout des faiblesses en termes de gestion des contrastes et les couleurs sont comme trop accentuées, presque fausses.


Sur le plan des automatismes, le stabilisateur est acceptable en marchant, mais pas du tout au Téléobjectif, car il provoque un affreux "gondolage" vertical en bas de l'image, très difficile à supporter. On préfère presque sans stabilisateur, un comble ! Plus troublant encore, l'Autofocus a du mal au Télé avec des situations évidentes où n'importe quel camescope ferait le point. Cela me rappelle les tout premiers JVC Everio à disque dur où la mise au point restait désespérément floue sur un sujet facile. De ce point de vue, le Solaris réagit avec une grande lenteur, voire reste dans le flou, comme s'il était affecté d'un défaut de tirage optique. Et bizarrement, sur un feu de cheminée, élément-piège d'un camescope, le Solaris s'en tire plutôt pas mal. Déroutant...


Solaris Digital V1210 HDMI

Ensuite il y a toute une série de ce qu'on nous appellerons des "bizarreries" : aucun moyen par exemple de connaître l'autonomie de la batterie qui n'est précisé nulle part. D'après nos estimations, l'autonomie est comprise entre 50 et 60 minutes (la durée de charge est en revanche précisée : 290 minutes). Batterie qui, autre étrangeté, ne tient pas parfaitement à l'horizontale dans le chargeur. On a tendance à vouloir forcer. Peine perdue ! C'est comme ça...


Autre motif d'étonnement, la carte est impossible à saisir avec les doigts (manque d'espace), il faut la faire glisser avec le pouce. Un coup de main à prendre… ou plutôt un coup de pouce !


Autre surprise, le zoom est subitement inopérant en manuel. Explication déroutante : dès l'activation de la mise au point manuelle, le fabricant n'a pas prévu de pouvoir utiliser le zoom et ce, pour une bonne raison : le zoom est précisément ce qui sert à ajuster la mise au point manuelle (avant-arrière) ! Ce n'est pas si bête car il est vrai qu'utiliser la mise au point manuelle simultanément au zooming peut sembler saugrenu, mais c'est très perturbant si on souhaite simplement recadrer le plan en standby ! A revoir. A côté de cela, la balance des blancs paraîtrait presque parfaite. Noter les 4 positions préréglées (+ Auto) sans blanc manuel.


Solaris Digital V1210 HDMI

On pourrait aussi ergoter sur l'absence de toute indication de capacité d'enregistrement ni de débit utilisé. On est complètement dans le brouillard avec ce camescope ! On sait juste qu'il s'agit d'un enregistrement en H.264 encapsulé en AVI en Full HD ou 720p. Nos logiciels de lecture nous indiquent un débit compris généralement entre 14 et 17 Mbit/s en 1920x1080 30 image/seconde. Nous en avons donc déduit que le débit est de 16 Mbits en moyenne.


Enfin côté sensibilité, pas de bonne ni mauvaise surprise. La mini-lampe intégrée vous sauvera pour des vues de sujets rapprochés !


Solaris Digital V1210 HDMI
Au montage, nous avons relu sans difficulté des vues capturées en Full HD sur le logiciel Premiere Elements 9. En revanche sur Mac, iMovie refuse d'importer les vues en raison de l'extension AVI. Il vous faudra convertir les fichiers en MOV (avec l'excellent shareware MovieConverter Studio par exemple) si vous souhaitez les utiliser dans iMovie ou Final Cut (Express ou Pro).


(Ferrania Solaris Digital V1210 HDMI)

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