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Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30

60 Go embarqués !

 

08 juin 2006 par Thierry Philippon

 

DCR-SR70 DCR-SR70
DCR-SR70 DCR-SR70

Le Sony DCR-SR70 est un modèle à disque dur (HDD = Hard Disk Drive) d'une lignée de 3 modèles comprenant aussi le DCR-SR50 et le DCR-SR30. Sony exploite la même technologie que JVC et sa gamme Everio ont défriché depuis deux ans. Rappelons-en les principes de base :


Les camescopes HDD intègrent un petit disque dur de 1,8'' de plusieurs dizaines de Go, non amovible. Sony "culmine" à 60 Go pour l'instant avec ce seul modèle SR70, soit 14H30 (!!) d'enregistrement. Les disques durs de 1,8'' sont déjà connus puisque ce sont ceux que l'on trouve dans les iPod Apple par exemple. Le disque dur doit évidemment être vidé une fois sa limite atteinte de 14H30 (limite dans la qualité la plus haute pour ce modèle, en pratique c'est celle que vous utiliserez). Pour vider le disque dur, un formatage rapide est nécessaire, après avoir transféré les séquences sur un autre disque dur, celui de votre ordinateur.


Un camescope à disque dur se comporte comme un camescope standard. En cas de chute ou de choc, l'appareil possède toutefois un dispositif d'auto-extinction (débrayable) "G Sensor" qui est activé par défaut pour ne pas risquer d'endommager le disque dur. Dans ce cas, le HDD suspend l'enregistrement ou la lecture des données.


L'enregistrement est en MPEG2-PS, un MPEG-2 propriétaire si vous préférez. Trois qualités d'enregistrement sont disponibles : HQ (9 Mbits/s), SP (6 Mbits/s) ou LP (3 Mbits/s), correspondant à des débits différents. Laissez tomber le mode LP, très destructeur. Restez en mode HQ qui s'avère le seul vraiment exploitable.


Quatorze heures trente d'enregistrement permet de ne plus se poser la question de la nécessité d'un disque dur externe (cette question se pose pour les camescopes à DD de 20 Go) lors d'un séjour à l'étranger par exemple. Du moins pour la contenance. Mais selon nous, la question de la sauvegarde des images reste entière. En effet, en cas de vol du camescope, on perd à la fois l'appareil et le support d'enregistrement, alors qu'avec des cassettes ou des disques mini-DVD, il y a des chances qu'on ait préservé au moins les supports d'enregistrement. Même chose en cas d'accident matériel grave avec le camescope, endommageant le disque dur.


Le SR70 dispose d'une mémoire tampon (buffering) qui sauvegarde vos séquences jusqu’à ce que la tête d’écriture puisse poursuivre son travail sur le disque dur. Cela permet de ne perdre aucun rush.


Ici, aucun risque d'effacer des séquences, talon d'Achille des camescopes à bande quand on revisionne des images ! Comme sur un enregistreur de salon, chaque séquence ou vue enregistrée est symbolisée par une vignette à laquelle bien évidemment on accède directement.


On peut créer des listes de lecture ou supprimer la dernière scène.


Mais passée la simple visualisation, le but ultime est de transférer ses images pour les graver directement (Burn to DVD) ou pour les traiter/monter sur son ordinateur. Les images se recopient très facilement via l'interface USB. En théorie, le gain de temps est important puisque la vitesse de transfert de l'USB2 est de 500 Mbits/s. Mais l'affirmation est à relativiser car le taux de transfert par l'USB dépend étroitement du matériel dont on est équipé. Avec une simple USB1, la recopie prend généralement au moins autant de temps qu'une capture par lecture de bande. Et on ne parle là que du transfert des images. Leur éventuelle conversion dans un autre format prend un temps supplémentaire non négligeable.


Sur ce point, Sony a fait le choix d'une extension MPG, un peu plus oecuménique que le .MOD des Everio JVC. Mais on est toujours en MPEG-2... Le débit (de type VBR) est annoncé à 9 Mbits/s en mode HQ en 720x576 pixels. Hormis la vidéo, 9999 images fixes peuvent être enregistrées ! A noter qu' il n'existe pas d'option de défragmentation.


Le SR70 est très allégé par rapport à son grand frère, le SR90, puisqu'il ne dépasse pas les 400 grammes au complet alors que le SR90 atteint les 615 grammes au complet. Ses dimensions sont aussi plus réduites : 69x71x117 mm contre 82x69x149 mm. L'éviction du viseur, l'allure plus ramassée, la migration d'une partie de la connectique sur la station d'accueil, ont facilité la cure.


A noter un changement de tactique de mode d'emploi chez Sony : celui-ci se décompose désormais en une version papier de 40 pages seulement (regroupant la partie camescope et liaison ordinateur) et d'un guide en pdf disponible sur le CD joint, vous permettant de lire la version complète. Par exemple, la version papier vous indiquera un unique petit tableau d'autonomie de la batterie fournie alors que le CD vous donnera l'info pour toutes les batteries optionnelles.



> LIRE LA SUITE : Concept, allure générale

Concept, allure générale

DCR-SR70



DCR-SR70

La technologie du disque dur a des atouts indiscutables. Elle présente un intérêt dans bien des situations, y compris pour les "professionnels" comme ceux qui enregistrent des spectacles puisqu'on peut filmer en continuité durant 14H30 sans changer de "support" (!). Autant la question de la quantité de rushes - ici 60 Go - pose des questions cruciales en termes de sauvegarde et de conservation. D’autant que l’évolutivité du concept annonce des modèles toujours plus musclés en Go, jusqu’à la HD.


En effet, embarquer un disque dur n'est pas anodin. A la différence du DVD ou de la cassette, ce support implique de "purger" ses images, pour les recopier sur le disque dur de son ordinateur. Au passage, nous croyons modérément au tri sélectif sur le camescope via les listes de lecture. Il existe un vrai risque « d’embouteillage » à raison de dizaines de Go recopiés. Or, une fois le DD familial encombré, voire "plein", quelle attitude adoptera le vidéaste ? Devra-t-il posséder des disques durs dédiés de plus en plus volumineux (sans parler des conséquences d’un crash du DD). Gravera-t-il un DVD "tout de suite" et effacera-t-il, pour gagner de la place, ses images d'origine… qui sont tout de même ses rushes ! Laissera-t-il ses images sur le camescope, sans montage, compte tenu que 14H de stockage, c'est pour certains, 14 ans de vidéo, à raison d'une heure filmée par an en moyenne !


Enfin, si l’on exporte sur DVD, on tient là une solution de diffusion mais pas de stockage/archivage en l’état actuel des limites connues du DVD (rayures, tâches, dégradation…). N'oublions pas qu'en mini-DV ou HDV, un camescope avec entrée vidéo, permet de stocker son montage sur K7. Ici, rien de tel.

Bref, les interrogations sont nombreuses. Hormis cela, le caméscope à disque dur est une petite révolution incontestable.



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Durée d'enregistrement

DCR-SR70
Sony DCR-SR90 HQ SP LP

La longue durée d'enregistrement - argument technologique et marketing des camescopes à disque dur - est en fait déjà très variable selon le mode utilisé. Pour la contenance du SR70 (60 Go), elle varie de 14H30 en mode HQ à plus de 41H en mode LP. La capacité maximale est donc énorme, même en haute qualité. 3 niveaux de qualité sont disponibles au lieu de 4 chez JVC. Ce qui n'est pas plus mal, plus de 41H de vidéo, c'est astronomique !


Il est évidemment fortement conseillé de délaisser la qualité d'enregistrement LP (3 Mbits/s) au profit du mode HQ (9 mbits/s). En revanche, l'utilisation du mode SP, pourtant d'un débit moindre (6 Mbits/s), n'est pas à prohiber. La différence n'apparaît qu'avec des images très mobiles ou complexes.


Dans la qualité la plus haute, un DD de 60 Go est donc l'équivalent de 15 cassettes mini-DV (!) ou de 43 DVD 8 cm de 1,4 Go !


Sony exprime l'espace "utilisé" et libre" en Mb au lieu de l'afficher en heures et minutes, comme chez JVC. Par contre, le fabricant double cette info avec une barre matérialisant le % utilisé. On sait donc toujours où on en est. Petit reproche : cette info n'est pas disponible via un bouton (contrairement à l'info "autonomie batterie"). Il faut aller la chercher dans la 2e page du Menu.


A noter un point important : le changement des modes HQ, SP, LP, s'effectue uniquement dans le Menu. On peut se tromper de mode (attention au LP à la place de HQ) car la confirmation à l'écran s'inscrit en lettres microscopiques. D'ailleurs on s'est trompés ! D'autant que la lecture des images sur l'afficheur du camescope permet très difficilement de juger de la qualité réelle. Ce n'est qu'une fois les images recopiées qu'on constate les dégâts !



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Capteur, objectif, qualité

DCR-SR70 DCR-SR70

Le DCR-SR70 est muni d'un capteur 1/5,5 de pouce de 1,07 million de pixels. Sony s'insère ainsi dans une brèche entre les 800 Kp et les bimégapixels de JVC, et son propre SR90 (trimégapixel) avec sa belle qualité image, particulièrement probante en 16:9.


La résolution fait quasi jeu égal avec celle d'un mini-DV mégapixel en raison du DXP 14 bits mais les artefacts du MPEG-2 sont assez présents en présence d'images un peu complexes ou mobiles (travellings notamment). Le phénomène semble plus accentué sur ce SR70 que sur le SR90, pourtant doté d'un VBR comparable en HQ (9 Mbits/s). Ainsi, les mouvements prononcés se traduisent parfois par un "flou de filé" involontaire. Ajoutons que le mode 16:9 du SR70 est en retrait, nous avons été un peu déçus à la vue d'images d'oiseaux prises au petit matin autour d'un magnifique étang et qui auraient dû en mettre "plein la vue", vue que les conditions étaient particulièrement favorables.


Le piqué reste néanmoins bien supérieur aux modèles JVC (c'est dire pour ce dernier…) car les Everio - y compris les modèles "hauts de gamme" de type MG67/MG77 - nous avait habitués à une image plate, peu contrastée et une balance des blancs erratique tirant vers le blanc. Le capteur du Sony est par ailleurs servi par une optique x12 Carl Zeiss qui ouvre à f/1,8-2,5. Le zoom x12 est satisfaisant : c'est un ratio ni trop puissant ni trop faible car on sait que de trop fortes amplitudes entraînent des problèmes de stabilisation et de luminosité dès les ratio x14 ou x15 sur de si petits modèles. Ce n'est pas le choix qu'a fait JVC dont les Everio s'envolent vers des zooms x25 et x30 ou sont limités à x10.


Le stabilisateur décroche un peu dans les mouvements trop rapides. Sinon il compense correctement les prises de vues au télé x12.


A noter le clapet automatique qui s'ouvre et se ferme automatiquement selon qu'on utilise ou pas l'appareil. Au moins un capuchon qui ne pendouille pas !


Contrairement à ses deux frères, le SR30 ne dispose que d'un capteur 800000 pixels et la cible est un peu plus petite (1/6 de pouce). Cela joue surtout sur la qualité des modes 16:9 et photo (résolution VGA seulement). On note aussi l'absence de DXP 14 bits.



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Ecran

DCR-SR70 DCR-SR70

Le SR70 comme les SR50 et SR30, se singularise par une absence de viseur couleurs. Ce choix est fortement contestable - même si le viseur a été écarté pour réduire la compacité et le poids - mais n'est pas nouveau. JVC l'a initié et nous critiquons cette absence tout aussi vertement. Curieux choix d'emprunter à l'inventeur du VHS… ses défauts ! Fini le réglage dioptrique (tout le monde n'a pas la même vue), bonjour la consommation de l'écran (sans pouvoir la réduire par alternance avec le viseur), et surtout, coucou les très forts ensoleillements qui rendent l'écran difficilement lisible. Sans compter les habitudes, beaucoup d'utilisateurs se servent encore (voire toujours!) du viseur. Et ne parlons même pas d'une panne de l'écran à l'étranger, le viseur ne pourra jamais plus prendre le relais !


L'écran hybride (sauf SR30), comme pour compenser, offre un certain nombre de réglages dans le Menu : luminosité, contrejour et même intensité des couleurs. L'écran 2,7'' est bien sûr en 16:9, laissant le choix à l'utilisateur du mode 16:9 ou 4:3 avec des bandes noires latérales (la diagonale est donc réduite). L'écran possède un angle de vision suffisamment probant par rapport à d'autres modèles (Canon ou Panasonic entre autres) et son contraste reste "au mieux". On retrouve les précieuses fonctions de report de zoom (vitesse fixe lente) et start/stop, permettant d'améliorer la tenue de l'appareil. Et bien sûr, il peut se retourner en mode Miroir. Nec plus ultra, un étalonnage offrant un réglage de la sensibilité de l'écran tactile.


L'écran tactile et il est bon de le rappeler car ce type d'écran l'emporte ici avec un camescope à disque dur en termes de facilité de navigation. L'écran tactile permet en effet de sélectionner une séquence très facilement puisqu'il suffit d'effleurer la bonne case pour lire la séquence. D'autre part, 3 onglets "Film" ou "Vues fixes" ou "Impression Pictbridge" sont accessibles depuis ce même écran. C'est très pratique. Globalement la navigation est vraiment réussie. Et pas d'étape de finalisation comme avec un DVD-R !


L'écran, une fois fermé, dissimule quelques touches comme l'accès à la fonction Easy ou l'info d'autonomie de la batterie, ou encore le mode Wide.


Par contre, contrairement à JVC, le fait d'ouvrir l'écran ne place pas le camescope en attente à l'enregistrement. Enfin, l'écran ne permet pas de voir toute la surface du cadre : même en 4:3, méfiez-vous, le cadre enregistré est en réalité plus large d'environ 10 %. Mais Sony n'est pas seul sur ce point.


Sony DCR-SR30 : seul ce modèle ne dispose que d'un écran 4:3 (2,5''). C'est un inconvénient mineur puisque le SR30 ne peut enregistrer en 16:9.



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Batterie, autonomie

DCR-SR70
DCR-SR70
 

La batterie du SR70, une NP-FP50, se fixe à l'arrière. Contrairement à son homologue du SR90 (et de sa NP-FP60), le logement de la batterie est vertical. L'extraction s'effectue par le dessous (dommage si on est sur pied). On peut difficilement la retirer d'une seule main (si on est encombré) sauf à posséder une remarquable dextérité.


L'autonomie est de 55 à 60 minutes réelles, ce qui est honnête mais pas exceptionnel (on repense à l'absence de viseur). Pour accroître le potentiel, on recense la batterie optionnelle NP-FP90 donnée pour 6 heures (!). En réalité, le FP90 atteint une autonomie de 210 minutes réelles avec écran (ce qui n'est déjà pas mal) et coûte 150 euros environ. Solution moins onéreuse, une batterie NP-FP70 à 50 € environ. Des batteries équivalentes, moins onéreuses, existent aussi mais attention, il existe une protection sur le camescope et ce dernier risque de vous demander une info-lithium (Sony) spécifique.


Comme toujours chez Sony, on peut visualiser précisément le temps d'autonomie restant ou de charge en cours. Le chargeur est intégré, il monopolise donc le camescope durant la charge. Mais il existe en option un chargeur de batterie. La charge nécessite 2H05 minutes avec la batterie standard.



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Griffe, télécommande

Sony DCR-SR70 DCR-SR70

Malgré la petitesse du camescope, la griffe porte-accessoires est bien présente. On peut ajouter une lampe vidéo, un micro ou un Flash. C'est une Active Interface Shoe qui alimente l'accessoire en question. Il faut que l'accessoire soit de marque Sony.


Pas de griffe sur le SR30. A noter qu'une télécommande est fournie avec le camescope comme il se doit. Elle permet notamment, outre les commandes classiques (zoom, marche/arrêt, Ralenti, etc.) d'accéder aux listes de lecture ou à la touche Info.



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Prise en main

DCR-SR70 DCR-SR70 Thierry Philippon

La prise en main est conventionnelle car un camescope disque dur ressemble finalement d'assez près à un modèle mini-DV. Malgré la nécessité que le DD atteigne une vitesse d'écriture avant d'être opérationnel, le temps de mise en route est vraiment très rapide - de l'ordre de 3 à 4 secondes seulement ! - et donc supérieur au mécanisme de la bande DV et infiniment moins long qu'avec les camescopes à disque DVD.


Le Sony n'a pas montré de problèmes du côté de son disque dur, même en le malmenant. Rappelons qu'il existe un système de détection anti-chute pour ne pas endommager le disque dur.


L'accès à la mise en route depuis l'arrêt total de l'appareil est très véloce (de l'ordre de 4 secondes !) bien que le disque ait besoin de tourner à une certaine vitesse avant d'être opérationnel. Le Sony s'en tire bien.


Le délai de déclenchement est quasi immédiat. Comme sur la quasi-totalité des modèles Sony, il existe un mode Easy, donnant priorité à tous les automatismes. On peut aussi agencer son Menu personnel comme bon vous semble en déplaçant les fonctions que vous estimez devoir utiliser rapidement vers les pages principales du menu (d'accès plus direct). Ce système existe depuis longtemps sur les camescopes Sony mais personne n'en parle jamais ! C'est pourtant bien pratique...



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Mode Photo

DCR-SR70 DCR-SR70

Sony a fait le choix d'enregistrer ses vues fixes sur le seul disque dur, donc ne cherchez pas de logement pour carte mémoire. Jusqu'à 9999 vues (!) peuvent être ainsi enregistrées, quelle que soit la taille de la photo ou sa qualité (Fine ou Standard) . De quoi faire ! La résolution la plus haute plafonne à 1152x864 pixels en 4:3, et 0,7 million de pixel en 16:9. Elle doit être considérée comme une simple solution de dépannage, d'autant que le "piqué" est vraiment absent.


A noter la présence d'une fonction Retardateur, valable dans les modes Photo comme Vidéo. Egalement un mode "Rafale" (sur SR70 et SR50). Le niveau du Flash n'est réglable qu'avec un flash externe. A noter aussi l'impossibilité d'enregistrer vues fixes et vidéo en même temps.


DCR-SR70 DCR-SR70
en 1152x864 pixels


(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Automatismes et réglages

Sony DCR-SR90 automatismes

Le SR70 dispose d'une balance des blancs avec ses 4 positions habituelles. La colorimétrie obtenue en mode Auto (ou Easy) est satisfaisante.


L'Autofocus réagit à peu près correctement, mieux que les Everio JVC, plus imprécis. La mise au point manuelle s'effectue à l'aide de l'écran tactile, dont on connaît les limites à ce niveau. La mise au point centrale (Spotfocus) permet de contrecarrer partiellement cet inconvénient dans la mesure où on peut choisir sur écran la zone de mise au point d'un sujet décentré. Évidemment, échec de ce procédé si un arrière-plan est masqué par un avant-plan, cas d'une vu à travers un grillage par exemple. Attention, le Spotfocus fait revenir le camescope en mode Manuel.




 
Sony DCR-SR90 automatismes
Sony DCR-SR90 automatismes

Même principe pour l'expo manuelle, logée à la même enseigne que la mise au point et disposant d'une fonction Spotmètre (Spotmeter en anglais).


A noter la précieuse présence d'une touche Backlight (Contrejour) située sur le flanc gauche du camescope.


L'utilisateur dispose aussi de 7 modes Programme, plusieurs effets spéciaux et numériques



Le gain n'est pas modifiable en revanche.
Sony DCR-SR90 automatismes
Sony DCR-SR90 fondu

Au Menu également, des effets de fondus et effets spéciaux.



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Micro, audio

DCR-SR70 Sony DCR-SR90 micro
Le micro stéréo est placé sous l'objectif comme souvent. Le bruit du camescope et plus particulièrement du disque dur restent très discrets, même en atmosphère calme. Le zoom rapide s'entend juste un peu et encore… Par ailleurs, la restitution du son est correcte, même sans la présence d'un micro additionnel.

L'enregistrement audio s'effectue dans le format de compression Dolby Digital AC3 en 48 kHz. Pas de son 5.1 réservé au SR90.


La prise casque est absente. Cela dit, sans réglage du niveau audio, c'est compréhensible. Côté micro, il existe un sabot pour un micro additionnel mais celui-ci est directement connecté à la griffe intelligente, ce qui limite son emploi aux accessoires Sony.


A noter l'absence de filtre coupe-vent et la présence (sur SR70 et SR50) d'un niveau de référence de micro ajustable sur 2 positions : Normal ou Bas, que nous vous conseillons de laisser sur "Normal". "Bas" est réservé à l'enregistrement audio dans une salle de concert, par exemple.


A noter enfin un point éventuellement important : comme pour JVC et ses Everio, les dernières images de chaque plan sont victimes de brèves coupures de sons qui peuvent passer inaperçues. Elle sont observables sur les 2 à 4 dernières images (de chaque plan), que ce soit en lecture sur le camescope ou une fois les séquences mpeg recopiées sur l'ordinateur. Le format MPEG2 et ses groupes d'images, en sont à l'origine. Une fois les fichiers importés dans un logiciel de montage, on voit bien (ci-dessous) l'onde sonore de la piste son qui s'arrête peu avant la fin du plan image. Pour contourner cet écueil, nous ne voyons pas d'autre solution que de recouvrir le son au montage ou de couper au minimum les 2 à 4 dernières images de chaque plan monté. Ce n'est pas impossible, c'est simplement très fastidieux et très long. Mais après tout au cours d'un montage, on élague souvent un plan par la fin, pour éliminer les scories fréquentes d'une fin de plan…


A noter que les logiciels fournis avec le Sony DCR-SR70 ne semblent pas davantage résoudre ce problème.



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Zoom et focales

DCR-SR70 DCR-SR70

La commande du zoom X12 du SR70, située sur le dessus, s'avère agréable à manipuler en dépit de sa petite taille et sa position verticale. Contrairement au SR90, le zoom n'est pas très rapide. Avantage ou inconvénient selon les cas.


Le SR30 a opté pour un zoom x20 plus puissant correspondant davantage au cahier des charges d'un 800000 pixels entrée de gamme. La qualité est toutefois moindre.


On dispose d'un zoom numérique avec 2 paliers à x24 et x800. Rien à voir avec les valeurs du SR90 (x20 et x60). Pour rappel, les télés numériques surpuissants sont inexploitables, limitez à x24 sauf en cas de scoop !


Le zoom x20 du SR30 permet d'atteindre les 880 mm en 4:3, 960 mm en 16:9.


SR70 SR70

Vue au grand-angle du SR70. L es focales vidéo indiquées par Sony vont de 3 à 36 mm.


En position grand-angle, l'équivalent photo 24X36 est celui d'un 48 mm. Donc évidemment assez insuffisant pour convenir aux endroits exigus ou aux sujets larges (monuments...). Et c'est moins bien que le SR90. Seul le mode Photo 4:3 descend à 40 mm.


Solution possible pour accroître le champ, une lentille convergente de diamètre standard 30 mm comme il en existe chez Sony (comme le Sony VCL-HA06, aux alentours de 90 euros) mais aussi sous d'autres marques (Kenko...).


Le même point de vue au télé x12. L'équivalent focale est de 576 mm en 4:3, 628,5 mm en 16:9 et 480 mm en mode Photo 4:3 (523,2 mm en 16:9).


L'intégralité des focales est balayée en 3'' environ, ce qui est assez lent. On est très loin des 1"" du SR90 ! Le zoom lent atteint pour sa part 22 secondes à la vitesse la moins rapide, ce qui est assez lent. A noter enfin le report de zoom sur l'écran qui correspond à une vitesse fixe.



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Sensibilité, Nightshot

Sony DCR-SR70

Sony DCR-SR70


 
ci-dessus, Sony DCR-SR70
Sony DCR-SR90 sensibilité
Sony DCR-SR90 sensibilité
 
ci-dessus, JVC GZ-MG50
 

La comparaison entre deux modèles à disque dur est intéressante, ici avec un modèle JVC de 2005. Le Sony est en net retrait en termes de sensibilité. On note aussi - sur la vue du tableau - une perte légère des couleurs qui se trouvent mieux respectées sur le JVC. De même, sur les vues de la pièce, l'écart de sensibilité entre les deux modèles avantage le JVC. Bref, la sensibilité n'est pas l'extrême point fort du Sony...


 

Sony DCR-SR90 color slow shutter


DCR-SR70  

La sensibilité est donnée pour 7 lux en mode Normal et O lux en mode Super Nightshot, ce qui accroît considérablement la luminosité de la scène mais le dispositif Super Nightshot provoque une obturation lente. Seul le mode Nightshot, si l'on accepte l'image monochrome qui en résulte, amplifie la lumière sans obturation lente. Autre choix possible, le mode Color Slow Shutter, qui rejoint un peu le SuperNightshot, la couleur en plus.


L'obturateur auto adopte deux positions mais cela n'a pas d'incidence sur la luminosité des scènes, l'ouverture étant déjà à son maximum.
 


 


(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Navigation, listes de lecture

DCr-SR70 DCR-SR70
Menu vidéo
Menu Photo

L'accès aux images sur le SR70 est de type Menu DVD avec 12 vignettes par page (6 de plus que sur le SR90 et 3 de plus que sur les JVC). La navigation au sein des pages est tout à fait intuitive, évitant ainsi de lire la notice (excepté pour se constituer une liste de lecture). Un effleurement du doigt sur la vignette et la séquence est lue plein cadre. Touche Stop et on revient au Menu.


Le nombre de pages enregistrées est indiqué clairement, tout comme le nombre de scènes enregistrées quand on est en mode de lecture de scène. Toutes les indications peuvent être enlevées au moyen de la touche Display. On peut passer de scène en scène avec une telle facilité qu'on a du mal ensuite à revenir au camescope traditionnel DV et son bobinage poussif. Par ailleurs, d'un point de vue enseignement, le camescope à disque dur est un outil très pratique pour revisionner immédiatement une scène. A noter qu'on peut aussi effectuer une recherche "intelligente" par date. Bref, les atouts ne manquent pas !


On peut aussi faire défiler une séquence par sauts répétés rapides, à la façon d'un DVD, tout comme lire une séquence au ralenti avant ou arrière.


On passe très facilement du stockage des vidéos (picto en bas à gauche) à celui de photos (picto en bas au centre) en cliquant simplement sur l'onglet correspondant. De même si on souhaite établir une liste de lecture (3e picto à droite).


On peut se constituer des listes de lecture (jusqu'à 99 scènes) qui permettent d'agencer ses images (vidéo uniquement) comme désiré. La manoeuvre est un peu poussive mais jouable car on peut sélectionner plusieurs images à la fois. L'ordre est modifiable.



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Connectique et montage

DCr-SR70
DCR-SR70

Connectique A/V multibroche (au centre), prise d'alimentation et prise Remote 2,5 mm se dissimulent sous un clapet en plastique sur le flanc fauche de l'appareil. La prise Remote fait office de prise Lanc. Elle permet de relier le caisson sous-marin Sony SPK-HCB (env. 239 euros), commun aux SR70, SR90 et HC3).


Une station d'accueil, bien pratique (elle peut être fixée à demeure) double la connectique en y ajoutant l'USB-2 dont le câble est fourni avec le câble analogique. Pas de prise ni connecteur s-vidéo (et pas de prise DV bien sûr). Pas non plus d'entrée analogique pour le modèle distribué en Europe semble-t-il.


     

La liaison privilégiée et "naturelle" du Sony DCR- SR70 est donc l'USB-2 (*), compatible avec l'USB1 si votre ordinateur est équipé à cette norme, au prix d'une plus grande lenteur. Cette prise vous permettra de purger vos images, ou de graver plus ou moins directement un DVD.


Attention, le branchement USB semble assez fragilisé. Retirez le câble avec précaution.


(*) La vitesse de transfert en USB2 atteint 480 Mbits/s (soit 60 Mo/s), alors qu'elle n'est que de 12 Mbits/s (1.4 Mo/s) au maximum en USB1.1. A noter qu'en FireWire, elle est de 400 Mbits/s (soit 50 Mo/s).


Sony DCR-SR90 USB Sony DCR-SR70

Une fois le câble USB branché, 3 pictogrammes apparaissent. Une pression sur HDD provoque la communication avec l'ordinateur qui fait apparaître les fichiers sur le bureau de l'ordinateur. "DVD Burn" (littéralement "Gravure DVD") déclenche la gravure des fichiers avec un logiciel approprié. Enfin, "PictBridge IMPR" établit une liaison avec une imprimante à cette norme.


Le SR70 est fourni avec un unique logiciel "Image Mixer for HDD Camcorder" pour PC (Windows 2000/XP) exclusivement. Le logiciel permet de faire de l'authoring DVD ou de graver un DVD directement. En fait, on peut créer un DVD avec la seule touche DVD Burn. Ou éditer (modestement) des séquences.


Pixela Image Mixer offre aussi l' "Easy PC back-up", autrement dit une facilité de sauvegarde des fichiers MPEG.



On peut aussi tenter un montage directement en MPEG2 (avec Video Studio par exemple) mais ce type de montage s'avère difficile. Mieux vaut convertir, même si la qualité baisse un peu. Par exemple, sur PC, on trouve l'excellent flaskMpeg capable de convertir du MPEG en AVI (entre autres !).


Sur Mac, dans la mesure où le logiciel fourni n'est de toutes façons pas compatible avec la Pomme (*), on convertira les fichiers à l'aide du très précieux MPEG Streamclip par exemple. Se montrer très patient lors de la conversion dont la rapidité dépend de la vitesse de votre processeur. MPEG Streamclip est un freeware qu'on peut télécharger depuis le site Apple à cette adresse : http://www.apple.com/downloads/macosx/video/mpegstreamclip.html ou ici http://www.alfanet.it/squared5/mpegstreamclip.html


Cette solution, même si elle fait perdre un peu en qualité, est préférable à une importation directe des fichiers en MPEG (sous Final Cut par exemple), opération qui ne nous a pas convaincus. D'une part parce que le son n'est pas lisible directement sous Final Cut, obligeant à le démultiplexer au préalable (avec MPEG Streamclip par exemple), d'autre part des "zizouilles" sont clairement visibles au montage.


A noter : il faudra bien souvent désentrelacer les fichiers MPEG2 à une étape ou à une autre du montage, si vous souhaitez visualiser vos images sur ordinateur.


(*) la notice recommande d'aller sur le site http://www.pixela.co.jp/oem/sony/e/ pour télécharger pour Mac l'un des deux logiciels Capty MPEG Edit EX ou Capty DVD/VCD 2. Mais pour avoir essayé ces logiciels, nous ne vous conseillons pas ces solutions.



(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

Graveur externe

Cutie DX OTG


En voyage, pour vider une partie du DD du Sony SR70, un disque dur externe peut vous accompagner éventuellement à l'instar de ce DD 2,5'' de 40 Go signé Sarotech (Cutie DX OTG). env. 90 euros. Il est nécessaire que le DD externe soit "maître". Nous croyons toutefois modérément à cette solution qui implique un surpoids de 220 g dans ses bagages, soit plus de 50% du poids du camescope.


(Sony DCR-SR70 / DCR-SR50 / DCR-SR30)

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