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Canon HG10

Petit dur mais haute définition

 

08 août 2007 par Thierry Philippon

 

Canon HG10 Canon HG10
Canon HG10
Format : AVCHD

Le HG10 est un baroudeur assez compact et relativement léger sans être poids plume (505 gammes nu) mais qui paraît assez solide comparé au "brinquebalant HV20". Ce modèle était très attendu puisque le fabricant d'optique restait le dernier à ne pas décliner de camescope à disque dur et à prôner le HDV sans beaucoup diversifier son offre (le HDV restait majoritaire, hormis le Canon HR10 en AVCHD). Voilà qui est doublement fait donc. La capacité du diablotin n'est "que" de 40 Go (c'est un peu juste pour un long voyage), soit tout de même plus de 5H30 en haute qualité. Le H.264/AVC est proposé sans alternative de type MPEG-2 (à l'inverse du HR10). Panasonic suit d'ailleurs la même démarche, seul Sony et son HDR-SR7 propose à la fois MPEG-2 et MPEG-4.


Pour rappel, le format AVCHD, apparu en 2006 et auquel la grande majorité des fabricants se sont ralliés (Panasonic et Sony en tête), se caractérise par sa capacité à enregistrer un signal théoriquement de haute qualité en HD 1080i selon la norme MPEG-4 AVC (H.264). On obtient les meilleurs résultats de visionnage en connectant directement le HG10 à une TV HD Full HD via le port HDMI ou sa prise composantes. Il vous est aussi possible de connecter une "ancienne" TV non muni de ces ports, via la prise composite (câble fourni) à condition d'accepter que le signal soit converti en qualité SD et donc, déprécié. Pour traiter de l'AVCHD, vous disposez à présent d'une palette d'outils sur PC ou sur Mac. De plus, les logiciels Corel Application (DVD MovieWriter SE + WinDVD SE), fournis avec le Canon, sont destinés à gérer ce format (pour Windows).


En AVCHD, on peut enregistrer en différentes qualités mais la limite qualitative théorique du format AVCHD (24 Mbps) est très loin d'être atteinte, malgré le qualificatif "Full HD" du HG10 qui peut prêter à confusion dans l'esprit du novice puisqu'il désigne en fait la captation d'image et la restitution sur écran mais pas la phase d'enregistrement.


La qualité d'image du HG10 est vraiment très proche de celle d'un HDV grand-public sur des images statiques ou faiblement mobiles. La différence s'accentue un peu sur les panoramiques ou autres mouvements d'appareils et bien sûr, sur les travellings. Les défauts du format AVCHD tiennent aux effets de "flou" qu'on peut observer sur les mouvements rapides ou amples.


Canon HG10   Canon HG10

En soi, le HG10 propose 4 niveaux d'enregistrement. Dans la qualité la plus haute (HXP, 15 Mbps), vous pouvez engranger jusqu'à 5H30 de rushes, soit l'équivalent de 5,5 bandes mini-DV (de 60 minutes), et dans la qualité la plus basse (LP, 5 Mbps), jusqu'à 15H. Comme toujours, les différences de qualité ne sont pas très criantes entre les deux premières options (HXP et XP), elles le deviennent avec le SP ou le LP, particulièrement sur les sujets mobiles ou les scènes complexes. Mais le rendu reste assez remarquable, même en SP et LP. Attention toutefois, par défaut, à la première mise en route du camescope, celui-ci n'est jamais positionné sur le mode HXP.



exemple de fichier MTS à télécharger ici (travelling sur objets)


Dans le menu, on peut être renseigné sur la capacité utilisée et restante du disque. Indispensable pour savoir ce qu'il reste à filmer ! Par contre, petit reproche, l'absence d'indication en durée : 15,6 Go, ça ne parle pas forcément à tout le monde !


Canon HG10 Canon HG10

Comme sur les HV10 et HV20, on retrouve la torche intégrée, les 2 modes Autofocus (AF classique et AIAF), les vues fixes en 3,1 Mp, soit 2048x1536 (4:3) ou en 2 Mp, soit 1920x1080 (16:9), ainsi que les modes Programme comparables à ceux qu'on trouve en photo (Priorité ouverture, Priorité vitesses).


S'y ajoutent les prises Micro (connecteur mini-Jack) et casque (par switch avec la sortie audio) qui n'ont pas été oubliées, quel bonheur ! Par contre, pas de réglage manuel du son, absence remarquée sur le HV10, mais erreur rattrapée sur le HV20, et de nouveau privation, Canon jouerait-il au yo-yo ?


Disque dur oblige, on peut enregistrer de longues séquences et bien entendu supprimer autant de séquences très facilement en les éliminant dans le camescope. Une procédure de triple validation écarte tout risque d'erreur. Ici, pas non plus de finalisation, opération ô combien rébarbative sur les camescopes DVD ! Pour les amateurs de chiffres, une durée de prise de vues continue maxi est théoriquement de 13H, même si l'on choisit un niveau de qualité qui permette d'engranger davantage d'heures. Attention, lorsqu'on atteint la limite de 2 Go (avec un gros fichier obtenu en filmant en continu), un second fichier est créé. Il faut le savoir car à la capture de ces rushes sur un logiciel traitant l'AVCHD, nous avons rencontré des soucis (en cours d'attente de solution).


Le HG10, comme le HV20, peut enregistrer au choix en 50 trames ou en mode Progressif 25p, c'est-à-dire avec 25 images non entrelacées, ce qui procure une certaine texture "cinéma" aux images. Nous avons trouvé le rendu aussi efficace en AVCHD qu'en HDV sur le HV20 et la perte de résolution, également comparable ! Le mode 25p peut être couplé à un mode " Cinéma" indépendant, qui ne joue pour sa part que sur certains paramètres de l'image (sans personnalisations possibles). Le mode 25p génère un léger effet de saccade en présence de sujets mobiles. En 25p, une fois entrelacées sur la piste de montage (à moins de trouver le logiciel qui respecte le 25p), toutes les trames sont identiques, par groupe de deux.



> LIRE LA SUITE : Capteur, objectif

Capteur, objectif

Canon HG10   Canon HG10

Le HG10 possède un capteur 2,7'' qui capture un signal dit "Full HD" en 1920x1080 : autrement dit, le capteur CMOS du HG10 capture réellement en 1920x1080, mais le signal est enregistré sur la bande en 1440x1080 pour ne pas occuper trop de place sur la bande. Puis il retrouve son format d'origine sur un afficheur 1920x1080. C'est le même dispositif qui prévaut sur le HV20. Une confusion est possible car il n'est pas précisé (commercialement parlant) que le signal est enregistré en 1440x1080, l'accent étant mis sur le 1920x1080 du capteur.


Les avantages du capteur CMOS pour le consommateur tiennent à une moindre exposition au Smear et des détails renforcés dans les contrastes. Le CMOS est censé moins consommer que le CCD. Mais en général, il génère du bruit vidéo car son rapport signal/bruit est faible, l'obligeant à intégrer un amplificateur de gain plus ou moins capable de corriger le tir. En outre, le CMOS pose un problème d'évolution car il est régi par un unique composant, plus difficile à manier.


Le HG10 délivre en effectif 2,07 Mp en vidéo 16:9 (AVCHD), 2,76 Mp en photo. Le capteur est secondé du fameux processeur Digic DV II, garantissant un résultat au moins égal au DXP 14 bits du Sony.


L'objectif du HG10, de fabrication Canon, est de très bonne qualité (lentilles asphériques, traitement Super Spectra) mais il offre un modeste zoom au ratio x10 (6,1-61 mm) à vitesses variables, ouvrant à f/1.8 (Grand-angle) et 3.0 (Télé).


La focale grand-angle obtenue n'est pas très bonne puisqu'avec 43,6 mm, elle reste en-deçà de celle de certains modèles Sony…


L'objectif est muni d'un pare-soleil et un volet protecteur s'enclenche à l'allumage/extinction du caméscope.


Le diamètre du filetage est identique au HV20 : 43 mm contre 37 mm, ce qui restreint le choix en matière de grands-angles adaptables (les 43 mm sont plus rares que les 37 mm).


Le petit stabilisateur, optique, est difficile à prendre au piège compte tenu du ratio assez modeste (x10). Néanmoins, images et essais à l'appui, la différence avec et sans stabilisateur est réelle et la stabilisation est assurée, même après un temps assez long où l'avant-bras commence à fatiguer.



(Canon HG10)

Viseur, écran

Canon HG10   Canon HG10

Le viseur couleurs du HG10 est bien là pour une fois, preuve qu'on peut concilier camescope HDD et viseur couleurs ! En effet, sur la grande majorité des camescopes HDD actuels (ou à carte mémoire), le viseur est souvent sacrifié sur l'autel du Dieu Compacité. Ici Canon a fait preuve d'intelligence ou de sens marketing. Le moniteur intégré est très petit (0,23''), et de résolution standard (123000 pixels) mais il dépanne efficacement, d'autant qu'il est étirable (mais non relevable). Du coup même le réglage dioptrique, placé au-dessous, reste accessible, y compris en présence d'une grosse batterie.


L'écran 2,7" du HG10 totalise 211000 pixels, une valeur standard. Par fort ensoleillement, l'écran est relativement lisible. Particularité, le traitement du Canon est spécialement efficace pour permettre de voir l'écran de côté ou pour revisionner à plusieurs. Ce n'est curieusement pas le cas du HV20. Mais s'il est incontestable que Canon fait mieux, il faut noter que Sony (par exemple) revendique déjà cet atout sur ses écrans.


Canon HG10   Canon HG10

En bas de l'écran, on trouve un second déclencheur start/stop : ça, c'est plutôt bien vu, je m'en suis souvent servi. On y recense aussi une touche "fourre-tout" contrôlant à la fois le contrejour (BLC) et la liste de lecture (sans grand rapport pourtant !). Par contre, le "cadran de commande de navigation" sur le côté m'a laissé un peu dubitatif, je pense qu'il plaira aux uns et qu'il agacera les autres. Ce cadran permet de déambuler au sein du Menu ou d'accéder aux diverses fonctions de paramétrages. Mais il paraît un peu "toc", le déplacement quadri-dimensionnel n'est pas toujours très immédiat et le déplacement rotatif va parfois trop vite. C'est peut-être une question d'habitude.


Une fois fermé, l'écran ne dissimule aucune fonction importante située derrière lui, hormis l'accès à la prise USB-2 et au logement de la carte mémoire.


A noter aussi : la diagonale d'écran en mode 4:3 est plus petite (environ 5,5 cm) que sur un camescope doté d'un écran de 6,3 cm, ce qui est toutefois le cas pour tous les écrans 16:9.


Canon HG10   Canon HG10

A noter deux particularismes du Canon : d'une part, une possibilité de faire appel à une Grille (2 couleurs au choix en gris ou en blanc) qui divise l'écran en 9 cases égales. L'idéal pour les débutants qui peuvent ainsi placer leurs sujets aux points-clés du cadre (Règle des Tiers). D'autre part, l'affichage possible d'un "niveau", surtout utile en 16:9 pour maintenir l'horizontalité du plan.


Enfin, la luminosité de l'écran reste réglable dans le Menu.



(Canon HG10)

Batterie, autonomie

Canon HG10    BP-2L24

Avec la batterie d'origine BP-2L13 (1200 mAh), l'autonomie du HG10 est de 60 minutes réelles. C'est honnête, sans plus. Vous pouvez acquérir une batterie optionnelle Canon BP-2L24 ou BP-2L14H (2400 mAh) donnée pour 2H15. Malgré son encombrement plus important, elle ne gêne pas trop lorsqu'on vise avec le viseur.


Le temps de charge de la batterie fournie est de 200 minutes, soit plus de 3H, c'est beaucoup plus que la moyenne !


Bien sûr, le chargeur est intégré, il monopolise donc l'appareil durant la charge. Mais c'est le cas de 95% des modèles… Un chargeur optionnel existe (CB-2LW). A noter : on ne peut pas visualiser très précisément le temps d'autonomie restant comme chez Sony ou JVC.


 



(Canon HG10)

Prise en mains

Canon HG10   Canon HG10

La prise en mains du HG10 est assez agréable, très proche de celle de certains Sony avec la main gauche qui maintient l'écran. Cet horizontal se tient bien en main, même d'une seule main au besoin (j'en connais qui font des interviews informelles en mangeant, ils vont adorer !). La main gauche vient se positionner à hauteur du bord du cadre gauche. Le zoom du HG10 est également agréable à manipuler malgré son aspect rebutant. Mais les grosses mains devront desserrer la sangle de poignée, sous peine de mal "négocier" la commande de zoom.


Le camescope reste léger en toutes circonstances sauf si on lui ajoute le grand-angle Canon WD34, particulièrement lourd (330 grammes). Le commutateur Caméra/Play est mieux conçu que sur le HV20 : il se "grippe" moins.


L'accès à la mise au point ou l'expo reste un peu handicapante, puisqu'il faut aller chercher ces paramètres dans le Menu et que le réglage avec la roue et le Joystick de côté, manque de praticité. En outre, les deux mains sont nécessaires.


La mise en route est assez longue (environ 8'') entre l'arrêt complet et la première image enregistrée, mais elle peut devenir extrêmement rapide grâce au bouton Quick Start situé près de la griffe. En effet, le délai de mise en route de ce mode Veille est inférieur à 1'' ! Cela m'a permis de ne rater pratiquement aucune prise. Bien sûr, ce mode consomme, il faut donc l'utiliser avec parcimonie. De plus, la plupart des automatismes sont réactivés comme la correction de contre-jour, ce qui peut être un avantage… ou un inconvénient. Quant au délai de déclenchement, il est immédiat ou presque.


 



(Canon HG10)

Griffe, télécommande

Canon HG10   Canon HV20

La griffe porte-accessoires est bien présente mais elle est surmontée d'un cache amovible qu'on peut perdre facilement et qui expose alors ladite griffe. Cette griffe, bien qu'avancée, s'adapte à tout type d'accessoire. On peut ainsi ajouter un micro, voire une seconde lampe-torche en sus de la mini-lampe intégrée.


Une télécommande est fournie avec le camescope. Elle permet notamment, d'accéder aux commandes les plus usuelles (Zoom AV/AR, Marche/Arrêt, Ralenti, etc.).



(Canon HG10)

Micro, audio

Canon HG10   Canon HG10

Le HG10 est moyennement bien doté côté audio. Côté plus, les prises Micro et casque sont prévues, un très bon point, si rare à souligner, même si on peut tiquer sur l'encastrement de la prise micro qui peut rendre difficile la connexion d'un câble. Mais la vraie grimace provient du réglage manuel du niveau audio qui est étrangement absent. On se perd en conjectures pour expliquer ce manque, attendu que le HG10 possède la connectique adaptée ainsi qu'une griffe pour y fixer un micro additionnel. Et que le HV20 possède bien ce réglage. Interrogé, Canon n'a pas d'explication.


Dommage car le son est plutôt bien restitué dans les médiums et les aigus, à condition d'être suffisamment proche de ses interlocuteurs, les voix sont bien audibles avec un certain relief sonore. En revanche, ce camescope capte (et enregistre) un peu, à intervalles réguliers, le bruit un peu sourd que génère le disque dur. HV10


Mais rien à voir avec le bruit strident et aigu d'un camescope à bande. Et le très léger "tic tic" de ce HDD est intégralement masqué dans une ambiance sonore courante.


Canon HG10   Canon HG10

Le casque possède son propre réglage de niveau, accessible depuis la commande de navigation à côté de l'écran. L'écoute au casque est un peu déroutante car, en mode Caméra, elle implique de paramétrer correctement le Menu sur la bonne sortie (Casque), sinon c'est la sortie audio/vidéo qui prend le dessus. En branchant le casque, comme sur d'autres camescopes, le HP du camescope s'inhibe.


A signaler enfin : un filtre anti-vent qui coupe les basses fréquences, a pour effet que les sons graves produits par le vent sont suffisamment atténués pour rendre une séquence ventée plus audible.


Attention en revanche à l'atténuateur Micro, il atténue le niveau sonore sans faire dans le détail ! Cet atténuateur a pour but de ne pas risquer d'enregistrer des sons saturés, par exemple si vous filmez près d'un circuit de Formule 3000...


Sur le plan des spécifications techniques, le Canon HG10 enregistre en Dolby Digital 2 canaux.



(Canon HG10)

Zoom et focales

Canon HG10   Canon HG10

Deux vues, la première en grand-angle, la seconde au maximum du zoom optique (x10). La position Télé reste modeste par rapport à ce qu'on connaît en grand-public : l'équivalent d'un 436 mm en 16:9 ou 4:3.


La position grand-angle correspond à une focale de 43,6 mm (en mode 16:9 comme 4:3). La solution du complément grand-angle s'impose avec un objectif de filetage contraignant : 43 mm.


Canon HG10
  Canon HG10
  

Canon propose son x0,7 WD-H43 un peu cher à notre goût (environ 180 euros) mais qui procure l'équivalent d'un 30,5 mm, indispensable dans des situations de manque de recul. Traitée multicouche, sa construction optique est excellente, d'autant que le complément optique offre à loisir de zoomer sur toute la plage des focales sans déformation exagérée. Inconvénients - de taille - de cet accessoire : il est très lourd (330 grammes) et fait piquer le camescope du nez. On est donc contraint de soutenir le camescope.


Autre inconvénient agaçant : le complément optique masque le faisceau de la torche intégrée et affole complètement le mode AIAF car le détecteur de ce mode autofocus spécifique bute sur l'obstacle. Enfin, le filetage en plastique de l'objectif du camescope oblige à d'infinies précautions.


Vous pouvez tenter de voir des alternatives à la solution Canon chez Kenko (ou Cokin) dont la construction optique n'est pas toujours aussi bonne mais qui présentent l'avantage d'une grande légèreté et d'un prix défiant toute concurrence.


A noter le zoom numérique, qui, à son 1er palier (x40), permet de conserver l'efficacité du stabilisateur.


Canon HG10   Canon HG10

Le zoom du HG10 est disposé sur le sommet, près du bouton Photo. La bascule étant dans le même sens que le corps du camescope, un débutant ne se trompera jamais entre le zoom avant et arrière. Le zoom semble un peu "cheap", et bien moins pro que la belle commande chromée du Canon HV10 mais supérieure à celle du HV20. Comme souvent, à l'usage, cette commande n'empêche ni d'exercer des mouvements de travelling optique très lents et coulés, ni d'effectuer des zooms rapides. D'autant que Canon offre toujours la faculté de choisir dans le menu son mode de zoom (Fixe selon 3 vitesses ou surtout Variable).


Attention la Vitesse 3 n'atteint absolument pas la rapidité "coup de poing" du mode Variable. Dans ce dernier mode justement, l'intégralité des focales est balayée rapidement en 1,5 secondes environ et 38 secondes seulement à la plus lente, ce qui est ultra lent pour un zoom x10 ! C'est une qualité pour des mouvements bien fluides. Bref, le zoom du HG10 dispose d'une vitesse lente qui n'usurpe pas son nom.


 



(Canon HG10)

Automatismes et réglages

Canon HG10   Canon HG10

Le HG10 est un camescope fonctionnant correctement en automatique dans la plupart des situations, même si les automatismes peuvent être facilement pris en défaut. Deux positions sont disponibles : "Auto" ou "P", cette dernière position correspondant à la possibilité de débrayer l'automatisme intégral. A noter globalement le faible nombre de boutons.


Canon HG10   Canon HG10

L'autofocus - très important en HD car le moindre défaut est criant avec une grande taille d'image - est régi par deux modes : le plus classique est l'AF normal qui s'ajuste en fonction du centre du cadre. De temps en temps, il se "trompe" franchement et pas seulement par faible luminosité mais il reste exploitable ! Le second paraît plus intéressant sur le papier : déjà utilisé sur le HV10, HV20 et XHA1/XHG1, l'AIAF fait le point à l'aide de différents cadres (jusqu'à 9) qui s'affichent, tenant compte de la globalité de la scène mais aussi de sujets en mouvements. Mais ce mode n'a pas notre préférence, il provoque des hésitations dans la mise au point à chaque mouvement dans l'image et l'ajout d'un grand-angle comme le HD34 proposé par Canon, masque partiellement le détecteur indispensable à son bon fonctionnement. C'est d'ailleurs mentionné discrètement dans la notice.


Une assistance à la mise au point (Assist Focus) permet d'affiner la netteté grâce à un grossissement provisoire de la scène (x2 à x3) sur l'écran qui ne vaut que pour l'affichage bien sûr (le grossissement n'est pas enregistré). Mais nous l'avons finalement rarement utilisé (car l'Assist Focus n'est disponible qu'en mode Programme). Pas de fonctions Peak (accentuation des contours) ni Zébra sur ce modèle, à la différence du HV20.


Canon HG10   Canon HG10

Le HG10 est bien sûr dépourvu de bague Focus. Ici, on se cantonne au Focus manuel via la commande sur le côté de l'écran, mais oubliez l'idée d'accéder à ce réglage dans l'urgence.


La balance des blancs auto (AWB) donne globalement satisfaction mais reste faillible en présence par exemple de dominantes peu accentuées (fin d'après-midi ou soleil peu marqué en début de journée). Nous l'avons prise en défaut par deux fois puis le réglage s'est rétabli tout seul depuis le même endroit. Aussi nous vous recommandons vivement l'apprentissage des différentes positions de balance de blanc, toujours plus nombreuses chez Canon. Elles peuvent toutefois compliquer l'utilisation du camescope.


Canon HG10   Canon HG10

Via le sélecteur de commandes sur le côté de l'écran, on règle l'expo selon 13 paliers. Attention à bien régler l'écran, il magnifie la scène et peut la rendre plus claire qu'elle n'apparaîtra sur un afficheur standard.


On dispose aussi de modes typiquement Photo (mode P, Tv, Av,) qui s'applique ici aux deux modes Vidéo ou Photo. On y recense aussi le mode Cinéma.


En mode P, on peut activer le contrejour (BLC), cette fonctionnalité est inhibée en revanche en Auto. Il en de même du stabilisateur, non désactivable en Auto. Il faut toujours repasser sur le mode "P".


Canon HG10   Canon HG10

Rappelons l'existence du Mode 25p. A noter un détail pratique du Menu. La fonction est sélectionnée lorsqu'on la surligne en orange mais nous n'avons pas trouvé le choix de coloris très pertinent. Parfois, on hésite.


Parmi les effets à utiliser avec parcimonie mais qui sont dispos à l'enregistrement comme à la lecture, on trouve l'effet Eclatant, Neutre, Contraste bas, Tons Chair doux ou bien encore Personnalisé. Grâce à ce dernier mode, on peut modifier les couleurs, ou le contraste si besoin, via la touche Func.


Pour finir, pas de réglage du Gain. Chez la concurrence, Panasonic a pourtant généralisé cette fonctionnalité sur la quasi-totalité de ses modèles.



(Canon HG10)

Sensibilité, torche

Canon HG10   Canon HV20
Canon HG10
 
Canon HV20
Canon HG10   Canon HV20
Canon HG10

Côté sensibilité, le Canon HG10 s'avère aussi sensible que son homologue HV20, mais le rapport signal/bruit semble plus mauvais sur le HDD. Côté chiffres, pourtant, la sensibilité des deux modèles est équivalente pour 0,2 lux en mode Nuit, ce qui correspond à une vitesse d'1/2s et de 2,5 lux en mode d'obturation lente Auto sur On.


Pas de différence en revanche sur le Smear : le HG10 y est insensible, c'est l'apanage de tous les modèles CMOS et c'est bien appréciable, on finit par oublier ce cauchemar.


Si vous exploitez l'obturation lente auto, sachez que ce mode ne provoque que des saccades légères, voire imperceptibles, la vitesse d'obturation évoluant entre 1/50 et 1/25e en fonction des conditions de luminosité.


Canon HG10   Canon HG10

Le HG10 intègre une torche qui n'est pas un gadget même si sa puissance très limitée ne permet pas de gérer des contraintes nocturnes trop fortes. Cette lampe éclaire à une distance maximale d'un mètre environ. Mais cette solution d'appoint dépanne bien, je l'ai mise à profit pour de petites séquences dans la pénombre. Sans l'apport de la torche, ces séquences n'auraient tout simplement pas existé ! Attention, bien sûr, surcroît de consommation à prévoir.


L'accès à la torche diffère sur le HG10 et sur le HV20 : un accès Menu pour le premier, un bouton direct pour le second, devinez donc lequel on préfère… !



(Canon HG10)

Connectique et montage

Canon HG10   Canon HV20

Les prises du HG10 se répartissent à la fois sur le flanc droit, gauche et avant du camescope, sous des clapets en plastique (USB excepté), et non en dur. Cela dit, la conception du cache principal du flanc droit est incomparablement meilleure que sur le HV20. On trouve donc :


1 sortie mini-HDMI qui faisait autrefois défaut au Canon HV10.


1 sortie composite (jaune) multiconducteur. Cette même sortie sert de prise casque.


1 sortie composantes (YUV) destinée à relier un afficheur HD ou à établir une connexion analogique.


A l'avant, un peu cachée, la prise micro externe 3,5 mm.


1 USB-2 située derrière l'écran, comme sur le HV20.


Pas de connecteur Lanc (existe sur le HV20) qui aurait pu s'avérer utile à ceux qui souhaitent piloter le HG10 depuis un caisson sous-marin.


Les câbles de connexion fournis comprennent le câble composite, composantes et USB-2. Il faut donc acquérir par ses propres moyens le câble mini-HDMI optionnel Canon HTC-100 qui est malheureusement assez cher (env. 47 euros).


Canon HG10   Canon HG10

Le port USB-2 est situé derrière l'écran. Une fois le port sollicité, la connexion à l'ordinateur s'effectue alors automatiquement mais elle contraint à se positionner sur secteur (c'est le cas aussi chez Panasonic).


Canon HG10   Canon HG10

J'ai trouvé que la navigation était moins intuitive et que les imagettes s'affichaient moins rapidement que sur les modèles Sony ou Panasonic. J'avais déjà observé une moins grande célérité sur de simples camescopes DVD SD Canon. Enfin, le passage de la section vidéo à la section photos oblige à modifier la position d'un curseur à l'arrière du camescope, alors que l'ergonomie de navigation d'un modèle Sony permet d'y accéder directement depuis l'écran.


Une suite Corel Application (DVD MovieWriter SE + WinDVD SE) est fournie avec le HG10. Celle-ci peut traiter l'AVCHD sous Windows uniquement semble-t-il (nous n'avons pas réussi sous Mac) et ce, quoique l'un des logiciels (Image Browser) soit compatible Mac, et accepte de traiter des fichiers vidéo. Curieux… Canon précise par ailleurs que le traitement du signal AVCHD exige les caractéristiques informatiques suivantes :


CPU recommandé : Intel Core 2 Duo 1.86 GHz et supérieur, ou Pentium D 3.2 GHz.


Mémoire vive > à 1 (Windows XP) ou 2 Ghz (Windows Vista


Enfin, comment gère-t-on l'AVCHD en lecture ou au montage ? Peut-on graver ses images AVCHD sur disque en MPEG-2 ou MPEG-4 ? Sur le traitement de l'AVCHD en général, voir notre article synthétique consacré à cette question.


 



(Canon HG10)

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