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Premiere Elements 9

Compatible Windows et Mac

 

28 septembre 2010 par Thierry Philippon - Mis à jour le 01 octobre 2010

 

La version 9 de Premiere Elements prend la succession difficile d'une version 8 réputée un peu instable, voire en partie buguée. Cette nouvelle mouture ne peut que s'améliorer et en profite pour instaurer une compatibilité nouvelle : en effet, outre Windows 7, Vista et XP, Premiere Elements assure désormais la compatibilité avec l'univers Mac OS X, versions 10.5.8 à 10.6 (Leopard et Snow Leopard). Malgré sa rivalité constante avec le patron d'Apple, Adobe sait parfaitement écrire de belles lignes de code pour la Pomme : pour preuve la majorité de ses autres logiciels sont compatibles bi-plateformes. Mais Premiere Elements restait "windows-isolé" : un illogisme d'autant plus patent que Premiere Pro avait franchi le pas de la compatibilité Mac depuis sa suite CS4, actuellement en version CS5.


Notez aussi qu'Adobe Bridge, bien connu dans l'univers Windows, n'assure plus la gestion des ressources présentes sur d'autres logiciels Adobe. Désormais c'est le module "Organiseur" qui s'occupe de tout.


Premiere Elements 9
Mais revenons sur la compatibilité Mac. Cette nouvelle compatibilité est loin d'être anodine compte tenu du faible nombre de logiciels de montage Mac, avec même un représentant grand-public unique : iMovie. Or les deux dernières versions des suites iLife (iMovie 7 et 9) n'ont pas fait l'unanimité chez les macusers, c'est le moins qu'on puisse dire ! D'ailleurs, ces versions sont si décriées que des utilisateurs exploitent toujours la version 6 d'iMovie, avec l'inconvénient majeur d'une incompatibilité avec tous les camescopes AVCHD et APN AVCHD Lite.
Premiere Elements 9

En outre, sur Mac, la compatibilité blu-Ray n'est pas prévue en interne, iMovie ne la gère donc pas. Voilà un avantage sur le papier pour Premiere Elements, qui lui, gère parfaitement le blu-Ray (avec un graveur externe) !


A l'opposé, on peut considérer que Premiere pro sur Mac a un avenir commercial incertain, et ce, malgré l'intégration parfaite avec Photoshop et After Effects. En effet, Adobe aura du mal à lutter contre l'excellent Final Cut Express 4 sur Mac qui a placé la barre très haut depuis des années avec un rapport qualité/prix foudroyant (pour un logiciel quasiment pro) à 199 euros, sa relative simplicité d'usage et sa stabilité remarquable. A l'inverse, face à iMovie, Premiere Elements, à 99 euros, a toutes ses chances.


Vous trouverez donc dans ce test de fréquentes allusions comparatives au logiciel iMovie Apple ainsi qu'un tableau comparatif. Mais que les windowsiens se rassurent, les versions Mac et Windows se ressemblent fortement dans leur fonctionnement général. Les observations de ce test sont donc valables pour les deux plateformes.


Il existe tout de même des différences entre les versions Mac et Windows : la version Mac est dépourvue de Smart sound, les imports/exports sont plus nombreux pour la version Windows (sur Mac, pas de sortie en AVI ou en WMV) et une impressionnante liste de transitions et d'effets en moins (voir pdf) dans la version Mac, même si ce n'est pas la quantité d'effets qui font les beaux montages ! Malgré tout, les possesseurs d'une configuration Windows conservent un avantage.


Premiere Elements 9

Plusieurs autres points intéressants également :


-Premiere Elements 9 peut importer aisément divers types de fichiers provenant par exemple des caméscopes Flip Video et des reflex DSLR APN.


-Le logiciel Adobe propose aussi une fonction d'analyse qui balise automatiquement les vidéos les mieux réussies. En gros, il fait du dérushage à votre place. Les habitués du dérushage humain passeront sans doute leur chemin...


-Premiere Elements 9 peut, par simple glisser-déposer, ajouter des effets tels que l'effet Dessin animé (Cartoon) qui transforme les vidéos en films d'animation.


-Sur le papier, le gain de performance de cette version 9 rend également le montage et le visionnage plus fluides, même en HD.


-Enfin, l'utilisateur peut faire découvrir ses vidéos à ses proches au travers d'une expérience Web-DVD interactive (via des albums interactifs) ou sur Facebook et YouTube.


Hormis ces avancées, on retrouve les caractéristiques séduisantes de Premiere Elements 8 comme l'Organiseur, la retouche optimisée, le mixage dynamique, ou encore le suivi de cible. A noter que Premiere Elements 9 et Photoshop Elements 9 peuvent s'acquérir en formule "Coffret" (on est dans le luxe !) pour 149 euros ou séparément pour 99 euros. Une version à l'essai est valable durant 30 jours sur le site Adobe.


Test réalisé sur version 9.0 avec (pour Windows Seven) Core i7 2,8 GHz 64 bits 8 Go de Ram. (pour Mac OSX 10.6.4) iMac Intel 2,8 Ghz Core 2 Duo, 2 Go de Ram.



> LIRE LA SUITE : Installation

Installation

L'installation de Premiere Elements ne pose pas de problème particulier. Les installations respectives de Premiere Elements 9 et de Photoshop Elements 9 s'effectuent à partir du même disque mais elles sont distinctes. Aucune hésitation. Par rapport à iMovie 9, rien de fondamental à dire à ce niveau, sinon que le logiciel Apple est, lui, préinstallé sur les nouvelles machines Mac. A défaut, il s'installe sans difficulté.
Adobe Premiere Elements 9
Sur Mac, nous vous conseillons de réparer les autorisations après installation du logiciel Premiere Elements. La réparation des autorisations s'effectue depuis l'utilitaire de disques (dossier Applications/utilitaires) ou depuis certains outils de maintenance et d'optimisation tels que le gratuiciel Onyx.
Adobe Premiere Elements 9

L'installation comprend deux disques. Il n'y a pas d'invite d'Adobe au départ proposant d'introduire le 2e disque ni même information mentionnée en fin d'installation du 1er disque. Il faut attendre d'avoir lancé Premiere Elements 9 et avoir opéré le 1er paramétrage de configuration pour que l'existence de ce disque soit signalée. Ce 2e disque est pourtant bien utile puisqu'il permet d'installer les contenus complets. A défaut, vous ne disposerez que des Thèmes de films instantané, des modèles de titres et de menus. Attention à l'espace requis pour ce 2e disque : 4,5 Go tout de même qui s'ajoutent aux 4 Go d'origine pour installer les applications.


A noter : sur Mac uniquement, l'Aide d'Adobe est entrée en conflit avec un autre élément de notre système, nous n'avons jamais réussi à l'afficher.



(Premiere Elements 9)

Importation AVCHD, HDV, AVCHD Lite, Flip

Pour tester la capacité ou facilité d'import de Premiere Elements 9, nous avons deux méthodes personnelles qui ont fait leurs preuves : d'abord voir si on saisit le maniement du logiciel instinctivement sans notice. La réponse est pratiquement "oui" après une petite hésitation au départ.
Premiere Elements 9
Une fois le camescope raccordé, la génération d'un nouveau Projet doit porter votre attention sur Modifier les paramètres... car par défaut, le Projet est en PAL-DV-standard et cela ne correspondra pas forcément à la norme de votre appareil !
Premiere Elements 9
On choisit ensuite la préconfiguration à laquelle correspond son camescope. La liste paraît limpide et assez complète, avec toujours une explication en vis-à-vis. Par exemple, un camescope AVCHD correspondra à du Full HD 1080i 25, et pour un modèle HDV, on sélectionnera l'item du même nom (deux choix possibles : 1080i ou 720p). La distinction entre le 5.1 et le 2 canaux est plus importante qu'on ne croit, Premiere gérait mal le 5.1 autrefois et cela provoquait des bizarreries sur la ligne de montage (provoquant la création de pistes vidéo). Voilà qui semble réparé... En revanche, nous avons eu plus d'hésitations pour importer du mpeg-4 AVI en 720p qui a accepté d'être importé, moyennant le paramétrage "Flip Mino HD et Ultra HD 30p "qui ne lui est pourtant pas destiné normalement ! Attention aussi à ne pas confondre le Full HD 1080i25 avec le HD 1080i 25. On retrouve aussi curieusement l'appellation "XDCam EX", propre aux modèles Sony pro, pour le Flip ! Il y a des mélanges. Finalement, Adobe est juste victime de la profusion de codecs sur le marché !
Premiere Elements 9

Une fois le paramètre du codec réglé, on clique sur l'onglet Organiser, Obtenir le média et on choisit le format dans une liste tout à fait explicite cette fois (camescope DV, HDV DVD, Flip/AVCHD, téléphones, Webcam). Si vous choisissez "AVCHD" par exemple, immédiatement Premiere Elements 9 ouvre une ultime fenêtre dans laquelle vos fichiers apparaissent. Par rapport à iMovie, on ne bénéficie pas ici (en AVCHD) d'une détection automatique de la caméra capable d'afficher directement la fenêtre des clips. Mais ce manque n'a pas une importance extrême.


Deuxième test, de type torture-test, demander à premiere Elements 9 de traiter d'un coup 666 fichiers HD (le chiffre de l'Apocalypse !) depuis un camescope AVCHD. Premiere met bien sûr un temps phénoménal à afficher toutes les vignettes AVCHD (c'est aussi le cas d'iMovie) mais le logiciel Adobe a réussi sans planter. Il ne suit plus très bien si l'on tente de descendre l'ascenseur des vignettes, même lentement, pendant qu'il les charge.


Premiere Elements 9

Dans la fenêtre d'importation, ici pour de l'AVCHD issu d'un camescope Sony, on apprécie que le nombre de secondes apparaisse de façon bien lisible : cela permet immédiatement de repérer les plans longs, moyens , courts... On est un plus étonné - même si ça ne porte pas à caution - que la fenêtre visualisation affiche une sorte de carré ! A l'heure de la HD, c'est un peu bizarre...


Premiere Elements 9
De son côté, l'AVCHD Lite en 50 images est la norme à choisir pour capturer les fichiers d'un APN enregistrant à ce format (par exemple les Lumix TZ7, TZ10). les fichier ssont capturés sans souci. Pas de différence avec iMovie de ce point de vue qui gère très bien également le 720p50.
Premiere Elements 9

Avec un camescope HDV (ou mini-DV), les choses sont presque plus simples, plus singulières aussi, à tel point qu'on a transpiré quelque peu pour démêler ce qui fonctionnait bien, moyennement bien ou pas du tout ! Le pilotage du camescope est bien assuré, sous Windows comme sur Mac, même pour l'avance ou le retour rapide. On a tout de même éprouvé des petites frayeurs, sous Windows, avec un camescope HDV tantôt reconnu, tantôt considéré comme absent. D'autant que la mention qu'affiche Premiere a de quoi intriguer (Microsoft AV/C Tape Subunit !). Sur Mac, au moins, il affiche "HV20", on comprend tout de suite ! Si votre camescope n'est pas bien reconnu, tentez toutes les possibilités de type : débrancher, rebrancher le câble FireWire, éteindre/rallumer le camescope, quitter/relancer Premiere Elements 9. Puis vérifiez que votre camescope n'est pas en position "illogique" de type sortie au format DV alors que vous voulez sortir en HDV, conversion AV-DV, etc.


Toujours sous Windows, on contrôle, du moins en Pause, l'image sur la fenêtre d'import du logiciel. Mais elle disparaît ensuite (problème de carte graphique ?) , il faut contrôler sur le camescope sur le petit écran de l'appareil de prise de vues. Pire, sur Mac cette fois, pas moyen d'afficher le retour monitoring du camescope dans la fenêtre d'import, même en Pause ! D'ailleurs Premiere Elements 9 vous prévient en vous invitant à contrôler l'image sur le camescope. Bon, pourquoi pas. Vous poivez vérifier que l'acqusition des rushes commence en voyant le compteur défiler dans la section droite de la fenêtre de Premiere Elements. Vous voyez aussi l'espace de stockage de votre disque dur (en Go) diminuer, signe que la capture s'opère.


Mais de ce point de vue, la large et ergonomique fenêtre d'import d'iMovie est bien supérieure, puisqu'elle permet de visualiser la scène en cours d'importation (en 16:9) dans tous ses détails. Le petit écran du camescope risque d'être un peu réduit pour déceler (par exemple) un flou léger mais gênant !


Premiere Elements 9
Dès le clic sur "Obtenir le média", si vous n'avez pas décoché "Scinder les scènes", l'analyseur automatique se déclenche. C'est lui qui gère vos scènes de manière à les scinder correctement en fonction de chaque démarrage/arrêt de la caméra. Mais vous pouvez aussi vous en dispenser. IMovie n'opère pas cette distinction.
Premiere Elements 9

On importe les plans sélectionnés : on reste dans ce cas dans la même section Organiser et les scènes importées sont disposées à la fois dans la vue Media du panneau Tâches et dans l'Organiseur (que vous n'êtes pas obligé d'utiliser dans un premier temps). L'interface s'avère bien moins confuse que celle d'iMovie : ici, on distingue clairement l'équivalent du chutier (en haut à droite) de la piste de montage (en bas) tandis que le Visualiseur, de taille modulable (comme sur iMovie) est bien à sa gauche. Ici les scènes n'ont pas été disposées par nous-même sur la piste de montage, elles s'y sont logées automatiquement mai c'est une option par défaut qu'on peut facilement désactiver...


Bref, un premier aperçu sympathique, malheureusement légèrement terni par un premier souci agaçant : la fenêtre du Moniteur affiche une image qui est assez dégradée, particulièrement en AVCHD (en HDV, le problème est moins prégnant), et ce, quelle que soit la taille de la fenêtre. Certes, ce défaut n'affecte que l'affichage de l'image dans Premiere Elements mais pour beaucoup de vidéastes, c'est un point sensible. Là encore, nous n'avons pas trouvé le moyen d'améliorer la qualité d'affichage. Imovie ne souffre pas ou très peu d'un tel défaut d'affichage. Adobe a été interrogé. Nous attendons sa réponse sur ce point.


Un second souci - non-systématique selon Adobe - est qu'en arrière-plan, vous voyez s'afficher en bas à droite la progression des "l'uniformisation" (audio) de tous les plans que vous n'avez pourtant pas choisis ! Pas de problème si vous avez 10 scènes à uniformiser. Plus embêtant comme dans notre cas, où vous en avez 666 ! Et cette sollicitation enraîne une surcharge processeur, qui elle-même, provoque des saccades à la lecture des images. Il est impossible de désactiver l'uniformisation ecar elle est indispensable au moteur de Preview. De mémoire, iMovie se dispense d'une telle normalisation audio, du moins à ce stade. Toutefois, renseignements pris auprès d'Adobe, cette uniformisation ne se déclencherait que lorsque les réglages du clip diffèrent de ceux du projet. Il nous faudra revérifier ce point qui requiert des essais comparatifs.



(Premiere Elements 9)

Titrage et audio

Le titrage et le traitement audio offrent un net avantage pour Premiere Elements que pour iMovie, du moins si l'on considère la solution de contournement par GarageBand - en ce qui concerne le traitement de l'audio - comme une hérésie.
Premiere Elements 9
De très nombreuses possibilités de titrage s'offrent au monteur amateur. Les titrages sont assez réussis dans l'ensemble et après vérification, ressortent dans une qulité correcte à l'export. On retrouve aussi les grands classiques tels que les génériques défilants qui n'ont pas été oubliés. Par rapport à iMovie, on ne peut pas dire que l'un ou l'autre soient supérieurs car déjà iMovie, dans sa version 9, offre de très nombreuses facultés de titrages, fonds, thèmes et polices. La logique de positionnement est différente mais on ne peut pas dire que l'un ou l'autre des deux logiciels soit déméritant. Seule différence objective que personne ne pourra contester : l'absence de rendu sur iMovie alors que Premiere Elements 9 implique un rendu de la zone de travail. Autre point mais où nous serons moins catégoriques avec une version qui vient de sortir : une moindre réactivité de Premiere Elements 9 dans la confection des titres.
Premiere Elements 9
De beaux titrages, rapides à mettre en oeuvre. Point juste un peu déroutant : un fond est associé à chaque titrage (qu'on peut heureusement supprimer s'il ne vous plait pas). Aucun problème pour ajuter un Fondu au titrage, en entrée comme en sortie.
Premiere Elements 9
Aux titrages classiques s'ajoute la faculté d'aller chercher dans la section Images électroniques des bulles de taille modulable. Une bulle qui peut évidemment contenir du texte dans la police, couleur et taille de votre choix. Pas mal.
Premiere Elements 9

Gros distingo avec iMovie, aux fondus audio classiques s'ajoute la faculté de poser des points-clés pour dessiner une courbe audio ensuite modulable puisque "élastique". La pose de points-clés est vraiment très simple (avec la touche Command). Non seulement une musique ou un commentaire peuvent bénéficier de cette modulation mais aussi le son du clip brut. Avec iMovie, hormis les Fondus audio et la normalisation sonore, les possibilités de modulation du son ne s'offrent pas directement sur la Time-Line, il faut passer par GarageBand pour "retrouver ses billes" et réimporter le fichier. C'est plus puissant (on peut ajouter des instruments, comoser sa musique, mixer les sons), l'import et l'export sont faciles mais c'est moins direct et la souplesse de Premiere Elements suffira probablement à 90% des macusers.


Premiere Elements 9
Ajoutez la console de mixage son de Premiere Elements, simple mais efficace que là encore, il faut aller chercher sur GarageBand pour iMovie.


(Premiere Elements 9)

Export, partage

Les possibilités d'export sont nombreuses via l'onglet Partager. Bien sûr, ici, avec Premiere Elements, l'export en Flash fonctionne enfin et peut occuper une place de choix. Sinon, on peut exporter à peu près dans toutes les normes et formats, soit au moyen de Presets (préréglages), soit en mettant les mains dans le cambouis (notamment sous QuickTime) mais ça n'est jamais très compliqué.


Par rapport à iMovie, Premiere Elements donne accès à 2 supports physiques très importants : le blu-Ray et la bande vidéo. Evident ? Pas pour iMovie 9 qui ne l'a pas rendu possible, obligeant à la fois à ne pas passer par iMovie pour réaliser un blu-Ray et pour ce qui concerne l'export sur bande, à exporter laborieusement en 1080i depuis iMovie 9 puis réimporter pour finalement exporter à partir de l'ancienne version iMovie 6 ! Pas très pratique et surtout très long !


Premiere Elements 9
L'export / conversion en vidéo Flash est bien entendu assez naturel pour Adobe, défenseur du format Flash. Pourtant, ce n'était pas possible en version 64 bits sous Premiere Elements 8). On peut par exemple exporter vers YouTube en plusieurs qualités, y compris HD.
Premiere Elements 9
L'export sur disque DVD simple ou double couche est possible ainsi que sous forme de dossier (vidéo_TS et audio_TS) en 4,7 ou 8,5 Go.
Premiere Elements 9

Nouvelle différence majeure avec iMovie, l'export sur bande DV en DV ou HDV est accessible même si sous Mac, quelque chose entre en conflit avec Premiere Elements, empêchant l'export HDV. Pas de souci en revanche sous Windows, le même camescope, avec réglage identique, muni du même fichier HDV, nous a permis d'exporter en HDV sans souci. Très pratique ! Contacté sur cette différence de comportement Mac/Windows, Adobe ne garantit que l'export vers bande DV (sous-entendu en DV), pas en HDV. Nous avons pourtant affiché "Exportation sur HDV" sur Mac (ci-dessus) et réussi à exporter sous Windows. La réponse d'Adobe est donc à prendre avec des pincettes.


Premiere Elements 9
Oecuménique, Premiere Elements 9 permet aussi l'export au format QuickTime mais les réglages sont toujours un peu subtiles. A réserver aux connaisseurs !
Premiere Elements 9
L'export pour iPod ou IPhone, Podcast audio ou Sony PSP font partie de la panoplie des autres types d'exports possibles. L'export vers des menus DVD-Web (menus de style DVD mais pour le Web) est aussi possible. Bref, c'est très complet !


(Premiere Elements 9)

Effets, transitions

On accède aux effets et aux transitions directement depuis l'onglet Modifier. Chaque rubrique est bien visible et les sous onglets - écrits en toutes lettres (Titrage, Effets...) permettent de s'y retrouver instantanément. La qualité est correcte à l'affichage et surtout, en sortie.

Premiere Elements 9


premiere elemnts

La palette d'effets est particulièrement riche, environ 10 fois plus que celle d'iMovie 9, il est vrai, particulièrement pauvre en la matière à la grande surprise des aficionados de la Pomme. Même si les effets dits spéciaux ne signent pas les oeuvres majeures, bien exploitées elles peuvent servir utilement l'amateur. De nombreux effets en PinP sont notamment possibles. Toutefois, il est à noter que les versions Windows et Mac ne disposent pas de la même palette d'effets et de transitions, celle sur Windows est bien plus riche encore (voir pdf).


Premiere Elements 9

L'effet Cartoon (dessin), dont certains confrères se sont d'emblée gaussés, est bien plus inéressant qu'il n'y paraît au premier abord. D'abord parce que l'effet est de qualité, même après export; ensuite parce qu'il permet d'intégrer à son film de courtes scènes où la BD peut venir s'immiscer. Tout le monde n'a pas le talent de dessinateur comme certains réalisateurs amateurs de courts métrages. Enfin, parce qu'il existe différents styles possibles.


Premiere Elements 9

Depuis l'onglet Modifier toujours, on dispose d'un nombre confortable de transitions, certainement bien plus qu'il ne vous en faudra ! On retrouve les classiques comme le fondu-enchaîné, au noir, au blanc, la page tournée... On peut faire d'une transition spécifique une transition par défaut. Là encore, le nombre de transitions est environ 3 fois plus conséquent que pour iMovie. Le placement est très facile depuis la Ligne de scène ou la ligne de temps Montage. Le fondu peut être réglé. Il nous a semblé pus facile à intégrer que sur iMovie.



(Premiere Elements 9)

Montage

Le montage sous Premiere Elements s'inspire pour beaucoup des facultés qu'offre le grand frère Premiere pro. On retrouve pas mal de fonctionnalités présentes sur Final Cut Express par exemple. Il serait bien trop long de lister toutes les facultés de montage mais retenez qu'elles sont très nombreuses et qu'on peut ajouter des pistes facilement, incruster, exporter une section d'une piste, scinder, trimmer, gérer des ralentis, accélérés (mais pas de lecture inverse semble-t-il ?), etc.
Premiere Elements 9
Par rapport au modeste iMovie, Premiere Elements est infiniment plus élaboré, plus souple aussi. Seule la gestion des trajectoires fait défaut.
Premiere Elements 9
Premiere Elements possède plusieurs pistes au lieu d'une seule sur iMovie. On peut ainsi élaborer des composites d'images qui sont sont trop acrobatiques à réaliser sur iMovie.
Premiere Elements 9
La prévisualisation de Premiere Elements 9 - obtenue par un simple double clic sur une vignette du chutier - est également un régal avec les poignées qui s'ajustent trè souplement.


(Premiere Elements 9)

Comparaison Premiere Elements 9 / iMovie 9

premier elements 9


(Premiere Elements 9)

Créer un film instantané

Cette fonctionnalité peut être considérée comme un gadget. Le principe : vous créez, à partir d'une sélection de vos fichiers (le nombre que vous voulez) un montage semi-automatisé avec effets (dosables), titres, musique et rythme donné.
Premiere Elements 9
La fonction de film instantané de Premiere Elements 9 est une nouveauté. Celle-ci "se demande" dès la phase d'obtention des médias. Vous accédez alors (automatiquement) à un large choix possible d'événements (de thèmes si vous préférez). Par exemple, le thème "Plein air" ou "Anniversaireou encore "Voyage en voiture". Prtaique, la prévisualisation qui vous permet d'avoir un aperçu sur les possibilités du thème en question.
Premiere Elements 9

Une fois le thème choisi, vous placez ensuite un titre de début et de clôture...


Premiere Elements 9

... et vous choisissez surtout plusieurs paramètres qui vont composer véritablement votre film. Vous gardez la main sur le thème musical (vous pouvez aussi opter pour celui qui vous est proposé). Vous pouvez solliciter un grand nombre d'effets ou très peu, au choix selon une échelle graduée. Vous pouvez même paramétrer la vitesse des raccords ! Ainsi, un fondu-enchaîné s'effectuera plus ou moins rapidement. Vous pouvez aussi établir une correspondance musicale, c'est-à-dire caler la durée musicale sur celle de vos images.


Premiere Elements 9

Si la durée de vos plans s'avère insuffisante, le logiciel vous proposera deux options : soit de réintégrer d'autres fichiers qui compléteront le montage, soit d'accepter que les plans se répètent de façon aléatoire pour combler le "trou". La seconde solution est à proscrire, sauf effet vraiment délibéré.


En définitive, le résultat est plus poussé que son équivalent sur les anciennes versions d'iMovie (Magic iMovie) et même assez amusant et un peu spectaculaire. On peut essayer cette fonctionnalité au moins une fois pour en apprécier la saveur mais aussi les limites. Et bien sûr, les mordus du montage "humain" passeront leur chemin !


Vous serez sûrement à la fois séduit et un peu horrifié au 1er essai. Notez que rien ne vous empêche de modifier ensuite sur la ligne de montage certains éléments qui pourraient l'être. On regrette en revanche que le film intantané ne permette pas à l'utilisateur de recommencer en modifiant certains paramètres sans tout réitérer.



(Premiere Elements 9)

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