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Archiver ses vidéos : quelles solutions, quelles méthodes ?

Sur quoi archiver ses vidéos ?

 

09 mai 2011 par Thierry Philippon - Mis à jour le 01 novembre 2013

 

stockage

L'archivage, juste une question qui ne préoccupe que les professionnels de l'audiovisuel ? Pas vraiment. Aujourd'hui le grand-public est tout aussi concerné, presque plus tout bien considéré. L'archivage a pour objectif de permettre la conservation des images vidéo anciennes ou récentes sur un support sûr, doté d'une grosse contenance, et de préférence, économique. L'archivage est une sorte de sauvegarde "provisoirement définitive".


Les solutions peuvent diverger et conditionner le support d'archivage selon qu'il s'agit de sauvegarder pour une exploitation à court terme ou d'archiver pour de nombreuses années. De même, la quantité d'heures à "stocker" et la qualité de sauvegarde, peuvent influer sur le choix final.


stockage

Les utilisateurs les plus prévoyants archivent montages et originaux. Tous ne le font pas, certains n'archivent que leurs montages ou qu'une petite partie des rushes. Mais disons que la popularité des cassettes DV a nettement favorisé le stockage des images : peu encombrante, d'un bon rapport qualité/prix (13 Go pour 3 euros environ) mais aussi très sécurisante : en effet une cassette DV qui se froisse ne remet pas en cause l'ensemble de votre stock d'images comme cela peut être le cas aujourd'hui avec la sauvegarde sur disque dur par exemple.


Mais depuis les années 2005, les pistes se brouillent, car les rushes sont stockés dans une mémoire (qu'elle soit de type Flash, disque dur, ou de type carte mémoire) par définition effaçable ! Il faut donc bien "décharger" ses images quelque part, problème qui ne se posait absolument pas avec la bande mini-DV puisque les rushes étaient conservés sur leur support d'origine.


Problème plus pervers encore, comme la capacité de stockage des camescopes est de plus en plus grande (cartes de 32 ou 64 Go, mémoire Flash de 96 Go, disques durs de 120 à 240 Go !), nombreux sont les utilisateurs à conserver leurs rushes sur ces supports, même si c'est une grosse erreur ! Mais il est vrai que pour ceux qui filment deux à trois événements par an, la nécessité de stocker leurs images sur un support externe leur paraît moins cruciale. Cependant, ils éprouveront la même peine que des gros consommateurs d'images en cas de perte de leurs originaux !


archivage
Une tendance récente, favorisée par la prédominance du numérique, est d'archiver ses anciens rushes analogiques vers un format numérique. On retrouve un peu les mêmes composantes que celles qui ont motivé les possesseurs de bobines cinéma 8mm ou Super8 (voire 9,5 mm) à transférer leurs images en vidéo. A l'origine, la même crainte : celle qu'un format disparaisse ou que le lecteur se détériore (crainte fondée !) et risque de ne plus pouvoir relire les précieuses images d'antan. Le réflexe qui en découle est d'archiver tant qu'il en est encore temps. Du reste, c'est souvent la panne de l'appareil lecteur ou l'impossibilité de réparer qui fait prendre conscience que l'archivage de ses images est une douce nécessité !

> LIRE LA SUITE : Archivage, quelques conseils

Archivage, quelques conseils

  • Un conseil déjà pour éviter les idées fausses : un nombre sans doute important d'utilisateurs confondent support d'archivage et support de diffusion. Ils pensent légitimement qu'un montage gravé en mpeg-2 sur un DVD, est archivé pour quelques décennies ! Raisonnement risqué... Le support DVD manque cruellement de fiabilité (contrairement au Blu-ray en théorie) et la qualité obtenue en mpeg-2, reste très moyenne. De plus, la HD est mal ou pas gérée.
  • Autre confusion fréquente, amalgamer stockage et archivage. Même si la signification de ces deux termes est proche, le stockage est à considérer comme un moyen de placer provisoirement ses images pour les réexploiter dans un très proche avenir. On utilisera par exemple un disque de travail comme disque de stockage. L'archivage relève d'une autre logique : on archive sans objectif immédiat de réutilisation. On archive plutôt pour conserver dans le temps ses précieux rushes ou montages.
  • Enfin dernière méprise : considérer l'archivage comme un acte définitif alors qu'il est une simple étape de "conservation" à renouveler toutes les x années. Le chiffre de 10 à 15 ans revient souvent. A vous d'estimer la durée que vous croyez bonne. Aujourd'hui, en choisissant un procédé de recopie peu ou pas destructif (en H.264 par exemple), on peut renouveler ses archivages sans craindre une perte de qualité ostensible.
acrhiver
  • Une sécurité absolue maintenant. Archiver… en double ! En effet, archiver ne met pas à l'abri d'un problème d'irrécupérabilité des données. Les personnes qui ont été victimes d'un "crash" de disque dur sont légion ! Vous pouvez archiver sur sur deux supports différents (disque dur et Blu-ray par exemple ou deux disque durs). Les inquiets entreposent leurs archives dans deux lieux différents, histoire de rester à l'abri d'un cambriolage, d'un incendie ou d'une inondation. Bien évidemment, le double archivage est sécurisant mais redoutablement long puisqu'il prend le double de temps et d'espace de stockage ! L'opération peut être facilitée par une synchronisation des disques en cas de recopie sur disque dur.
  • Si vous devez effacer vos images sources, faites-le lorsque vous êtes certain que les images archivées sont restituées dans une qualité correcte sur votre ordinateur, ou mieux, votre téléviseur. Après, il est trop tard !
  • Sur support DVD ou même Blu-ray, gravez à une vitesse lente.
  • Conservez vos archives dans un lieu à l'abri de l'humidité, ou d'une source de chaleur intense (pièce surchauffée). La température idéale : entre 10 et 30° dans une pièce à l'abri de la lumière. Vous gagnerez peut-être quelques précieuses années de conservation ! En ce qui concerne les K7 mini-DV, comme la tension de bobinage se relâche au fil du temps, le bord de la bande magnétique pourrait s'abîmer. Aussi, faut-il conserver la cassette debout ou sur la tranche, mais jamais en position couchée.
  • Et pour aller plus loin, une bonne lecture : "L'INA a la mémoire qui flanche" de Sophie Bourdais (Télérama n°2843 du 7 juillet 2004, pages 64 à 66) : cet article souligne, à un niveau professionnel, les gros soucis qu'a connus (et que connaît encore) l'Institut National de l'Audiovisuel pour archiver ses images en numérique. Cet article est épuisé et est devenu très difficile à trouver. Un extrait se trouve ici. Si une bonne âme retrouve la vresion complète...


(Archiver ses vidéos : quelles solutions, quelles méthodes ?)

Archiver sur bande


L'archivage sur bande (DV) et une solution en repli très net malgré son rapport qualité / contenance/ coût très attractif. Stocker une heure de bande en mini-DV revient très peu cher. Nous avons déniché un pack de 10 K7 mini-DV Premium Sony à 22,50 euros, soit 2,25 euros la K7 de 60 minutes.


L'archivage sur K7 DV va bien entendu plutôt de pair avec la possession d'un camescope DV (ou HDV) muni d'une entrée vidéo. La première contrainte est donc de posséder un tel camescope DV (voire un magnétoscope DV, plus rare et cher mais on en trouve d'occasion) et qu'il soit muni d'une prise entrée/sortie (DV In) qui se fait également plus rare aujourd'hui.


Mais le véritable inconvénient de la bande aujourd'hui est son caractère déclinant avec deux conséquences majeures :


a) Il devient difficile de trouver des logiciels qui savent encore exporter sur bande.


b) L'appareil à même de relire vos bandes DV peut ne plus fonctionner un jour ou mal fonctionner. Que ferez-vous à ce moment-là ?


 



(Archiver ses vidéos : quelles solutions, quelles méthodes ?)

Archiver sur disque Blu-ray ou DVD

 
blu-ray

La fameuse galette bleue, le Blu-ray, apparaît comme une "nouvelle" solution d'archivage intéressante et enfin (plus) abordable. A son actif, trois avantages : une qualité de résolution HD conforme aux appareils de prises de vues actuels, une grande capacité de stockage (25 Go en simple couche, 50 Go en double couche, au lieu de 4,7 Go pour le DVD-5 simple couche), soit l'équivalent de 4 ou 8 heures de vidéo (25 ou 50 Go) avec un taux de transfert e l'ordre de 15 Mbit/s en haute définition H.264. Enfin une qualité de conservation théoriquement beaucoup plus fiable que le support DVD classique : le traitement n'est pas le même, le taux d'erreur, bien plus faible, en raison d'une meilleure adaptation aux variations thermiques. Cela reste théorique.


La galette présente un autre avantage : vos vidéos peuvent être sauvegardées avec une logique de répartition sur plusieurs galettes. Ainsi en cas de déficience d'une galette, vous ne perdez pas l'ensemble de vos archives mais seulement une partie. Et en imaginant que vous doublez vos sauvegardes sur Blu-ray, il est plus rapide et moins coûteux de regraver un disque de 25 Go (à partir du 2e disque de sauvegarde) que de recopier 2 To de données sur un disque dur !


Toutefois, nous vous conseillons la sauvegarde sur Blu-ray à la condition expresse d'archiver également sur disque dur ou a minima, sur 2 disques Blu-ray au lieu d'un. En effet, le recul n'est pas suffisant pour attester de la longévité de ce support.


blu-ray

Côté prix, on trouve aujourd'hui des packs de 3 disques Sony Blu-ray de 25 Go (vitesse 2x) réenregistrables (BD-RE) pour 19,99 euros. Si les grosses contenances vous intéressent davantage, nous avons déniché des disques Verbatim de 50 Go par pack de 10 pour 97,84 euros, soit moins de 10 euros le disque Blu-ray de 50 Go ! Certes, ces tarifs se trouvent principalement sur le Web et le coût des frais de livraison est parfois à ajouter. Mais même si les prix tournent plutôt autour de 15 à 20 euros l'unité pour un disque Blu-ray de 50 Go, le support Blu-ray devient réellement attractif.


Les logiciels de montage ou de conversion proposent tous aujourd'hui un encodage en Blu-ray.


mpeg-2

Quant à l'archivage en mpeg-2, nous vous déconseillons plutôt cette solution. Le mpeg-2 doit rester en principe un format de diffusion et uniquement ça ! En réalité, le mpeg-2 dégrade les signaux vidéo et audio d'origine ou montés, avec une altération plus ou moins prononcée selon le débit choisi. En d'autres termes, la qualité native est irrémédiablement perdue. D'autre part, si vous enregistrez sur un DVD-5 (classique) en SD, la galette DVD reste un support exposé aux micro-rayures, ou aux tâches de graisse, le contact avec la surface du disque étant inévitable. Il existe des produits nettoyants mais étrangement, même des DVD non rayés et non tachés, posent chez certains utilisateurs des problèmes de relecture au bout de quelques années.


L'encodage en mpeg-2 est destructeur mais peut présenter un certain attrait si l'on accepte la perte de qualité qui en résulte ou si l'on filme en SD, sans avoir besoin de Haute Définition. Pour minimiser la perte de qualité en mpeg-2, tenter de maintenir un débit d'encodage compris entre 6,5 et 8 Mbits/s. Si vous allez au-delà, il y a risque. En effet, le danger est que le débit soit si élevé que certaines platines peinent à relire votre fichier.


Autre consigne à respecter, paramétrer, à chaque fois que le logiciel le permet, un encodage "double passe". Le temps d'encodage, plus long, s'avère incomparablement meilleur. Le principe de l'encodage double passe est d'analyser la vidéo lors d'un premier passage, puis d'exploiter les résultats de cette analyse pour accroître le débit vidéo dans les parties complexes du film (tels que les mouvements, actions rapides, scènes complexes) et de le diminuer dans les parties lentes (plans fixes ou quasiment), afin de conserver le débit moyen choisi lors du paramétrage de l'encodage.


 



(Archiver ses vidéos : quelles solutions, quelles méthodes ?)

Archiver en H.264

H264


Le H.264 n'est bien sûr pas un support physique mais une norme d'encodage qui peut s'adapter à la sauvegarde sur disque dur ou sur Blu-ray. C'est une solution d'archivage qui était déjà promue à un certain avenir lorsque nous avions rédigé le tout premier article sur l'archivage (en 2007). Aujourd'hui, le format AVC / H.264 s'est pratiquement imposé comme le meilleur codec existant, soutenu par Microsoft et Apple pour ne citer qu'eux ! Rien d'étonnant à cela, le H.264 présente l'avantage d'offrir une compression telle qu'on la rêve : c'est-à-dire une excellente qualité de compression (selon les paramètres choisis) et un poids de fichier optimisé qui reste léger. L'excellent rendu se caractérise notamment par une précision pouvant aller au quart de pixel pour compenser le mouvement, tandis que la compensation de mouvement en elle-même peut utiliser jusqu'à 7 tailles de blocs différentes. Conséquence : les zones mobiles présentent une segmentation très précise.


Bien que répondant au standard mpeg-4, le format H.264 lui est supérieur tout comme il est plus qualitatif que le mpeg-2 et bien sûr le (très) vieillissant mpeg-1. Le H.264 a été choisi parmi les normes d'encodage HD. C'est pourquoi on le retrouve sur les camescopes AVCHD à cette norme depuis la fin 2006. Le consortium Blu-Ray a aussi adopté cette norme pour ses galettes, sans compter des sites de renom (Vimeo) qui l'utilisent comme norme d'encodage. Malgré tout, des concurrents pointent leur nez : parmi eux, le codec VP8 sous licence libre, qui serait proposé sous la bannière d'un format vidéo ouvert, le "WebM".


H264

Voici un exemple. Ici, ce logiciel de montage amateur (Magix Video Deluxe 17) permet d'exporter en H.264 double passe depuis l'onglet Exporter du logiciel. En affinant ensuite les Paramètres vidéo avancés, vous pouvez choisir notamment le débit d'encodage. N'hésitez pas à "booster" l'encodage en H.264 afin d'obtenir la meilleure qualité possible. Au minimum chosissez un débit d'encodage de plus 5000 kbit/s.


Un piège à éviter : comme on le voit sur le visuel ci-dessus, les logiciels proposent souvent du mpeg-4 "simple" mais qui n'est pas toujours identifié comme tel. Il ne s'agit pas de H.264 mais d'un format de qualité inférieure en mepg-4. Aussi, vérifiez bien que vous encodez en H.264, pas juste en mpeg-4.


logiciel super


Le H.264 peut servir à encoder vos rushes HD (vous pouvez pousser en théorie jusqu'à 12 Mbits/s) mais aussi de "simples" séquences SD (jusqu'à 4 Mbits/s). Aujourd'hui tous les logiciels de montage exportent en H.264, il devient même difficile d'en trouver un qui ne le fait pas ! Sans exporter depuis un logiciel de montage, Il existe bien des freewares et shrewares capables de convertir vos fichiers en H.264. On peut citer notamment le célèbre VLC (VideoLAN) pour Windows/Mac. De plus en plus connu également, le logiciel SUPER, tout aussi gratuit et complet. Les aficionados du Mac peuvent aussi compter sur QuickTime et MPEG Streamclip (compatible PC/Mac).


Parmi les inconvénients du H.264, le codec s'avère gourmand en ressources (affichage et encodage). Il impose donc un équipement puissant et un temps d'attente certain pour encoder de longs films, surtout si vous encodez - ce que nous vous conseillons - en double passe.


 



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Archiver sur disque dur externe

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La solution du disque dur externe 3,5 pouces (voire portable) recueille bien des suffrages aujourd'hui pour stocker ou sauvegarder ses images (Back up). La raison en est simple : le produit est très banalisé, et son coût n'a cessé de baisser pour des capacités de stockage toujours plus importantes. Où en est-on à l'heure où nous rédigeons cet article ? Aujourd'hui les disques de 1 à 3 To sont légion. Un disque de 2 To vaut moitié moins cher qu'un disque de 500 Mo acheté il y a 2 ans. On trouve des modèles 2 To en USB 2.0 de marque connue autour de 120 euros. Soit 0,06 centimes d'euros le Go... Qui dit mieux ? Et les modèles moins volumineux, à 1 To, proposés à moins de 75 euros, fleurissent un peu partout !


A titre de comparaison, une K7 DV de 60 minutes qui contient jusqu'à 13 Go, au prix le plus bas de 2,25 l'unité, revient à 0,17 centimes d'euros le Go, soit 3 fois le prix du Go pour un disque dur de 2 To.


Les disques durs actuels comportent très souvent une connectique USB 2.0 qui s'accommode avec de nombreux matériels existants. Mais il existe des modèles un peu plus coûteux, par exemple ceux dont la connectique est plus musclée, composée à la fois de prises FireWire et USB 2.0.


L'USB-3 pointe son nez désormais. Cette connectique à grande vitesse accroît en théorie par 10 la vitesse de débit de données mais il faut bien sûr que votre chaîne informatique soit elle-même en USB 3.0, sinon cette norme n'apporte rien de plus, hormis un investissement sur l'avenir. La compatibilité avec l'USB 2.0 et 1.1 étant assurée, il n'y toutefois aucune contre-indication à adopter de l'USB-3.


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Alors idéale la solution du disque dur ? Peut-être, au moins pour conserver ses rushes à l'abri quelques années (difficile de dire combien). Mais ce tableau idyllique comprend plusieurs accrocs. D'abord les disques durs restent fragiles, certains installateurs avancent même l'argument qu'avec la réduction des coûts, ils se sont fragilisés davantage au fil des ans. Un disque qui tombe juste de sa hauteur peut être inutilisable, il faut le savoir.


La bonne marque n'est pas une absolue garantie, il faut scruter le disque en lui-même, information dont on ne dispose pas toujours quand on achète un disque. Evidemment, une marque connue tient à sa notoriété. Mais elle fait probablement des compromis.


D'autre part, plus la contenance du disque est grande, plus vous perdrez de données en cas de crash. Il vaut donc peut-être mieux répartir vos données sur plusieurs disques de moindre capacité plutôt que de tout concentrer sur un seul et unique disque. Du coup, le prix au Go est (un peu) moins intéressant en proportion.


Enfin, la solution du disque dur comme sauvegarde ne peut se concevoir sans une double sauvegarde. Même si c'est intellectuellement difficile à admettre, une sauvegarde sur un seul disque ne sert strictement à rien !


backup

La solution du disque de sauvegarde rencontre d'autant plus de succès que de nombreux fabricants accompagnent leur disque d'un logiciel de sauvegarde (Back up). A défaut, certains programmes sont téléchargeables gratuitement. C'est le cas de Synctoy proposé depuis le centre de téléchargement de Microsoft ou l'excellent outil de sauvegarde Synckback qui permet de planifier ses sauvegardes (par exemple la nuit). Le principe général : le logiciel de sauvegarde copie vos fichiers source sur un support de sauvegarde, selon une logique de synchronisation par comparaison : ainsi si vous ajoutez, retirez ou modifiez un fichier à la source, le disque de sauvegarde se charge en miroir d'en faire de même. On peut ainsi actualiser et synchroniser en permanence la sauvegarde de ses fichiers les plus précieux.


Selon les programmes choisis, la gestion du backup est plus ou moins sophistiquée avec planification éventuelle possible, filtrage de dossiers, mirroring, etc.



(Archiver ses vidéos : quelles solutions, quelles méthodes ?)

Stocker en ligne

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Sauvegarder en ligne, c'est-à-dire stocker ses images sur un serveur dédié online, est une réalité depuis 2008 même si les usages restent (pour l'instant) professionnels. Si vos besoins n'excédent pas 10 ou 20 Go de stockage, vous trouverez des solutions dématérialisées gratuites ou dont le forfait annuel est très économique. A ce sujet, nous avons listé les principaux acteurs de ce marché dans l'article Stocker en ligne ses vidéos gratuitement ou pour pas bien cher (il s'en crée de nouveaux constamment). Pour des quantités de données plus importantes, il faut recourir à des prestataires spécialisés tel le célèbre site canadien Stocklii qui peut vous sauvegarder jusqu'à 10000 Go de données ! Mais la prestation du canadien reste chère. Vous pouvez réduire légèrement la facture en cherchant bien : les serveurs dédiés vraiment pas chers ne manquent pas.


Vos données sont ainsi sécurisées et préviendront tout crash de disque dur ou rayure de vos Blu-ray. Autre avantage, vos fichiers sont disponibles depuis n'importe quel poste de travail - même si celui-ci est situé au bout du monde - et depuis n'importe quel navigateur. Revers de la médaille de ces serveurs : outre le coût, la crainte (souvent infondée) de confier à une société tierce vos archives les plus précieuses. Cela dit, en faisant appel à un prestataire connu, le risque de perdre ses données est quasi nul. A Magazinevideo, nous avons ainsi placé nos centaines de vidéos depuis 2005 sur un serveur vidéo sans en perdre une seule bien évidemment.



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