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Drones de loisirs : les autorisations, pays par pays

22 janvier 2019 par Thierry P.


Il s'appelle Anil Polat. C'est un blogger (blog foxnomadt) doublé d'un responsable en sécurité informatique. Mais c'est surtout un voyageur qui a réalisé bon nombre d'articles et de vidéos autour de la thématique du voyage. Fort logiquement, il s'est intéressé de près au drone, pratiquant l'exercice lui-même. Et s'est retrouvé, à force de voyager depuis une petite dizaine d'années, dans la situation du voyageur lambda soumis à la législation du pays qu'il visite. Mon drone at-il le droit de voyager ? Ne risque-t-on pas de me le confisquer à la douane ? Dois-je remplir un formulaire ? Prévenir les autorités ? Mon drone est-il hors course, masi mon Spark ou mon Bebop au-dessous de 300 grammes, être autorisé ? Bref, à quoi dois-je m'attendre selon les pays ?
 
 
Devant le manque d'information ou plus exactement devant le manque de centralisation de l'information, Anil Polat a imaginé une carte interactive et une application - Dronemate - qui recense la législation sur les aéronefs de loisirs dans de très nombreux pays du monde (183 pour l'instant !). Même si la carte risque d 'être en perpétuelle évolution au gré des changements de législation locale, c'est un outil fort appréciable.
 
Sa carte du monde se compose d'informations visuelles selon 4 codes couleurs - vert, jaune, rouge, gris - reflétant les degrés d'autorisation dans chaque pays. Du vert au rouge, la législation passe de l'autorisation pure et simple à l'interdiction ou à la très forte réglementation. La couleur grise est à part, elle reflète l'absence de données, cas malheureusement courant qui peut être intentionnel ou traduire une législation peu claire. 
 
 
© capture d'écran : magazinevideo
 
En vrac, on y apprend ainsi qu'Israël autorise les drones au-dessous de 300 grammes, que l'inde interdit tout drone sans demande d'autorisation, ou encore qu'au Vietnam, un permis est demandé.
 
Pour fiabiliser les informations, notre voyageur, précise-t-il, collecte néanmoins les données directement à la source, auprès des autorités officielles de chaque pays. Un travail probablement colossal, que le développeur optimise en faisant appel aux contributeurs de bonne volonté qui peuvent fournir des informations depuis l'application ou ajouter des commentaires d'utilisateurs.
 
Lorsqu'un formulaire est à remplir, il en indique le lien.
 
 
La carte interactive est gratuite sur ordinateur Desktop et vaut quelques dollars sur Android (5,49€) ou iOS (4,99$, soit 4,4€). Elle est disponible en mode hors connexion. Pour le moment, elle est encore partiellement en anglais.
 
Bien sûr, une carte du monde et 4 codes couleurs n'est pas la panacée. Premier problème : un pays peut refléter une position officielle difficile à interpréter (insuffisamment détaillée). Second hic : un pays peut aussi voir sa législation évoluer, dans un sens ou dans l'autre d'ailleurs. La carte est mise à jour régulièrement, mais cela n'empêche les omissions ou erreurs.
 
 
Enfin, les autorisations à l'échelle d'un pays n'empêchent pas des difficultés locales : soit en raison d'une méconnaissance de la législation de la part de votre interlocuteur qui va vous interdire le survol alors qu'il est autorisé, soit une "dérogation" verbale : dans certains pays, un permis est demandé, mais les choses s'arrangent avec un petit billet (vécu). Enfin, à 10 kms de chez moi, en Rhône-Alpes, j'ai eu beau invoquer toutes les législations du monde, un paysan ne voulait pas que je survole les champs environnants ! :)
 
En marge, ne manquez pas non plus notre article plus général sur les drones en voyage.
 
 

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