Canon XF300 / XF305
Canon sans bande et sans complexe |
Canon XF300Canon XF305 |
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Présentation |
Le remplacement de la bande par la carte mémoire se confirme
vraiment. Dans cette évolution du marché professionnel, Canon était en
retard sur ses concurrents. Il tente de le
rattraper avec des innovations intéressantes et commence son offensive
par le haut de
gamme des caméscopes de poing. A 7000 euros pour le XF300 et 9000 euros
pour le XF305 (prix tarif, le vrai prix est bien plus bas), il se
retrouve avec le célèbre EX1R de Sony en ligne de mire, voire le HVX201 de Panasonic. Mais
contrairement à Sony ou Panasonic, Canon n'a pas besoin de protéger une
gamme supérieure en bridant certaines fonctions. Le haut de gamme Canon
a donc souvent des bons arguments à faire valoir... |
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| Concept, allure générale |
Le Canon XF300 est un caméscope de poing professionnel. Cela ne fait
aucun doute dès le déballage de l'appareil. Par rapport aux caméscopes
HDV de le même gamme chez Canon (XH A1), il évolue sensiblement même si on retrouve un air de famille, trompeur en réalité.
Le
XF300 est un caméscope de poing plutôt lourd, doté d'un objectif non
interchangeable et de nombreux contrôles manuels directement
accessibles, enregistrant sur carte Compact Flash dans un nouveau
format très très proche du XDCAM HD. Le capteur est plutôt classique,
c'est un triCMOS 1/3" HD. Nous avons donc les 6 millions de photosites
nécessaires à une captation complète de la haute définition. Par rapport à son
concurrent désigné qui bénéficie d'un triCMOS 1/2", il part donc avec
un handicap en sensibilité et en profondeur de champ.
Dans cette gamme XF de caméscope sans bande, Canon ne propose pas
encore de caméscope d'épaule ou semi-épaule pour succéder au XL-H1S.
Les adeptes du tournage à l'épaule devront donc soit patienter, soit
investir dans des accessoires.
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On y retrouve les caractéristiques des caméscopes professionnels:
- commande de zoom à bascule, large et confortable,
- vitesse de zoom vraiment variable, de 2 à 60 secondes pour balayer la plage du zoom 18X !
- vitesse de zoom réglable et fixe sur la poignée,
- triple déclencheur d'enregistrement,
- bague de zoom à butée,
- bague de focus à butée (mode Full MF) ou non,
- bague d'iris,
- filtres ND 1/4, 1/16 et 1/64,
- 13 boutons personnalisables,
- menus complets,
- gestion des fichiers de scènes, des metadata,
- personnalisation de la colorimétrie, dont le gamma, avec 9 profils d'image,
- compteurs personnalisables, peaking, zebra réglable,
- boutons directs pour les fonctions principales,
- batterie de haute capacité en option,
- 2 entrées XLR avec alimentation 48V,
- réglage niveaux audio par molette,
- griffe standard et pas de vis auxiliaire,
- sorties HDMI, composante et composite,
- prises GenLock, SDI et timecode sur le XF305
- viseur relevable et oeillère (pour oeil droit ou gauche),
- double emplacement pour carte mémoire CF,
- macro à 2 cm
Avec ses 3 kg en ordre de marche (sans micro externe), le caméscope
pèse. S'il est
supporté uniquement d'une main, il est vraiment lourd. Mais la poignée
étant bien placée, ce poids est supportable. Ce caméscope est donc à
peine plus lourd qu'un EX1R, mais plus facile à manier. La poignée
suffisamment avancée montre
que le poids est surtout à l'avant : c'est l'objectif qui pèse. Insérer
une plus grosse batterie compensera si nécessaire le poids de l'objectif.
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| Viseur, écran |
L'écran du viseur, incorporé dans un bras relevable à 75°, est
suffisamment large et bien défini : il est très utilisable. Comme pour
ses concurrents, la loupe est démontable s'il faut récupérer
l'image du viseur autrement. Le réglage dioptrique est précis et nous
n'avons pas eu de souci pour tourner avec des lunettes et l'oeillère.
Et contrairement au EX1R, l'oeillère est symétrique pour
pouvoir viser de l'oeil
gauche. C'est tout bon dans ce domaine, les autres n'ont qu'à suivre. |
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Panasonic a vraiment du souci à se faire ! Sony livre de bons
écrans sur ses derniers caméscopes. Canon fait encore plus fort.
L'écran fait 4" (10 cm) de diagonale et aligne plus d'un million de
pixels. Un vrai écran. En 2010, les téléphones haut de gamme
sont dotés de grands écrans à très haute résolution. Il est évident que
les caméscopes HD professionnels doivent prendre de l'avance, le
contraire serait incompréhensible : un outil de vidéo pro aurait un
moins bon écran qu'un assistant personnel ? Si Canon l'a compris, il
reste de la
marge pour que les écrans des caméscopes atteignent le vrai Full HD.
Suffisamment grand et bien défini, il évite le
recours systématique à l'agrandissement (Magnification) pour vérifier
la mise au point. En plein soleil, l'écran est difficilement utilisable
(Sony fait mieux), mais le viseur est toujours là. |

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Et puis cet écran a une autre originalité bienvenue : il est très
mobile. Il peut sortir aussi bien à gauche qu'à droite de la poignée et
être fortement tourné. Les gauchers vont apprécier, même s'il peut y
avoir conflit avec un micro externe si l'écran est à droite de la
poignée. Un bouton discret permet de gérer le mode miroir pour encore
plus de possibilités. |
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Pas de fonction tactile, c'est dommage car le focus sur une zone
désignée avec le doigt sur l'écran est une fonction appréciée. De même,
la navigation tactile en mode lecture est très pratique (quoi de plus
simple que de presser du doigt sur une vignette ?), il est donc
vraiment dommage que le pro ne se mette pas au tactile, surtout avec un
écran de cette taille. On se consolera à peine en constatant que
l'écran reste propre, bien que son brillant accroche bien les traces de
doigt !
A part l'absence de saisie tactile et le comportement au soleil,
l'écran est plein de qualités et constitue un indéniable point fort du
caméscope. Le problème, c'est quand il faut revenir à un écran standard
sur un autre caméscope : ça fait mal aux yeux.
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| Batterie |
La batterie fournie BP-955 assure une bonne autonomie d'environ
3 heures avec une capacité de 37 Wh. Pour partir en reportage, d'autres
batteries seront nécessaires et le modèle supérieur (BP-975, 58 Wh)
sera préféré puisqu'il permet plus de 4 heures de tournage. |
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Le chargeur livré ne permet de charger qu'une seule batterie ou de
servir d'alimentation externe. Un chargeur plus complet (deux batteries
et/ou chargeur et alimentation simultanés) serait
apprécié, mais Canon n'a pas (encore ?) cet accessoire au catalogue.
Espérons que les vendeurs d'accessoires comblent ce manque rapidement. |

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| Capteur, objectif-zoom |
Les trois capteurs CMOS de 2 megapixels (Full HD) captent une image HD très
précise. Les images ne trompent pas : les capteurs sont à la hauteur.
Leur sensibilité est bonne pour des capteurs 1/3", mais pas autant que
ceux 1/2" du EX1R. Pas de miracle de ce côté, même si le traitement du
bruit est de premier plan. Le
gain peut être poussé jusqu'à 33 dB, avec un bruit très présent.
La focale mini est équivalent à du 29,3 mm (angle de vue de 73°), ce
qui est une très bonne valeur sans convertisseur. La plage du zoom est
de
18X pour une focale maximale équivalente de 527 mm (angle de vue de
4,7°). C'est une plage de zoom confortable, plus que son concurrent
EX1R et qui se rapproche du zoom du NX5. Vu que l'objectif n'est pas
interchangeable, cette forte amplitude est la bienvenue. A noter qu'il existe un
complément grand-angle WA-H82 pour descendre à la focale de 24 mm.
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La commande de zoom à bascule est agréable d'utilisation, large et
confortable. Bien située, elle permet des zooms rapides ou lents, à
volonté. Nous avons balayé la plage de zoom (18X) en 2 secondes au
plus vite (avec le réglage rapide pour le zoom). A la vitesse la plus lente (à la main), on peut balayer toute
la plage en 60 secondes, ce qui est déjà beaucoup, le zoom est donc
suffisamment lent. |

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Pour mieux maîtriser la vitesse de zoom, il faut utiliser le bouton
de zoom sur la poignée ou celui de la télécommande, associé aux
réglages fins dans le menu. Un commutateur sur le bord de la poignée
permet de spécifier deux vitesses fixes de zoom : H pour Haute vitesse
(High), L pour vitesse Lente (Low). Ces deux vitesses sont réglables dans le menu. La vitesse fixe de zoom du bouton de la
télécommande est aussi réglable. |
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Un des grands atouts du XF300 par rapport aux caméscopes plus
modestes
est sa bague de zoom manuelle avec butée. Cependant, ce n'est pas un
zoom "direct"mais un zoom servo, les zooms "coup de poing"
ne sont donc pas faciles. Le zoom mécanique du EX1R est plus agréable,
comme celui des reflex. Du coup, le cadreur pourra trouver le zoom un
peu lent pour des changements ultrarapides de focale.
Une fine bague d'iris (diaphragme pour les photographes) complète
utilement les deux autres bagues. Le contrôle de la profondeur de
champ en est facilité. A noter, le bouton Push Auto Iris bien placé
pour repartir temporairement en automatique lorsque le réglage est
manuel.
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Si le focus est en manuel complet (bague à butée), la distance
minimale de mise au point est de 1 m. C'est beaucoup. En mode servo ou
auto, elle descend à 2 cm, ce qui donne un mode "macro" appréciable.
Il faut souligner la présence d'un stabilisateur qui fonctionne selon trois modes :
- le mode Standard, stabilisateur optique bien connu, sans effet sur l'image autre que de compenser les tremblements du bras,
- le mode Powered qui renforce la stabilisation par l'électronique,
- le mode Dynamic, qui correspond au mode "actif" d'autres marques et
qui tente de compenser les larges mouvements du caméscope, comme
pendant la marche.
Malheureusement, il faut programmer la touche IS pour passer d'un
mode à l'autre, il n'y a pas de sélecteur direct de mode de
stabilisation.
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| Automatismes |
Les automatismes s'en sortent plutôt bien, et sont plutôt rapides,
plus que sur son concurrent, donnant une impression de vivacité. La
balance des blancs automatique nous a paru plutôt juste et réactive.
Les réglages sont facilités, même si on peut encore regretter que les
presets ne soient sélectionnables qu'en passant par le menu. La
manipulation pour la balance des blancs manuelle est rapide et
intuitive, avec son bouton dédié et bien placé. |
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L'autofocus est très "Canon" : un peu lent mais plutôt précis en
mode normal, vif mais parfois à coté du sujet en mode instantané. Ce
mode AiAF est vraiment un plus lorsqu'il est correctement utilisé :
l'autofocus "accroche" vite. Cela change agréablement des autofocus un
peu fainéants des concurrents. Peu de ratés dans ce domaine, mais les
tests n'ont pas pu être poussés. On apprécie la touche Push
AF dédiée pour faire le point en automatique lorsque le caméscope est
en focus manuel.
Elle ne fonctionne pas lorsque la bague de focus est en
position Full MF, c'est logique. |
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Le réglage du point sur ce caméscope peut se faire avec trois méthodes :
- la bague en position Full MF : l'entraînement est direct,
avec
butée. Il n'y a donc pas
d'autofocus et la touche Push AF ne fonctionne pas. C'est le
comportement habituel des objectifs "indépendants" que l'on trouve sur
les caméscopes à objectifs interchangeables. Un indicateur à l'écran
rappelle cette position et un avertissement (F. ring) vous indique si la
bague de focus n'est pas bien bloquée dans une des deux possibilités.
- la
bague en position AF/MF, focus sur "MANUAL" : le réglage se fait avec
la bague, sans butée. La touche Push AF déclenche l'autofocus pour
faire le point et la correction se fait à la main.
- la bague en position AF/MF, focus sur "AUTO" : c'est le mode autofocus classique.
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| Micro, audio |
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En série, le caméscope est pourvu de son micro interne stéréo,
placé au bout de la poignée, au-dessus de l'objectif. Les prises XLR se
trouvent elles sur le côté de l'objectif. C'est plus pratique qu'au bout
de la
poignée si le micro est déporté, un peu moins si le micro est fixé sur
le support sur la poignée. La sélection des canaux se trouve au-dessus
des prises XLR, les niveaux d'alimentation (ligne, micro, 48V) sont
planqués sur le devant du bloc. En plus de la griffe standard, un
support pour micro canon
est prévu. Les réglages de canaux et de niveaux sont déportés à
l'arrière du caméscope.
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Pourquoi tant disperser les commandes audio entre le côté (prises
XLR), le dessus (sélection), l'avant (alim) et
l'arrière (niveaux) ? Ce n'est pas ergonomique, comme pour ses
concurrents. Quel fabricant osera casser les habitudes pour améliorer
les réglages audio ?
On notera l'absence d'entrée stéréo de type jack, souvent utile pour
de petits micros. En cas de besoin, il faudra un adaptateur sur les
prises XLR.
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| Prise en main, ergonomie |
Les deux commandes de menu (la molette à l'arrière et le joystick
sur la poignée) sont pratiques. Elles correspondant bien à l'usage
viseur pour la molette arrière ou écran pour le joystick sur la poignée. Il faut prendre l'habitude de ne pas enfoncer la
molette comme chez Sony, mais les manipulations y gagnent en fiabilité.
Monsieur Canon, quand pourrons-nous avoir une roue comme sur les EOS ?
A noter pour les vidéastes canonistes que la traditionnelle roue de
sélection n'est plus. Ce rond n'est plus mobile mais reste comme élément visuel fort du caméscope. Il contient des
compteurs externes qui plaisent tant aux scripts qui contrôlent facilement les prises en restant sur le côté.
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N'empêche, quel soulagement de ne pas avoir de bouton sur l'arrière du caméscope !
Le bouton d'enregistrement est agréable mais n'offre pas assez de
"retour". Cela nous a valu quelques ratés de déclenchement ! Il est cependant moins piégeant que celui du EX1R.
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Les boutons révision (lecture des dernières secondes du plan
précédent) et agrandissement (zoom numérique pour régler le focus
finement) sont bien placés et offrent un bon toucher. Ces deux fonctions
ont été utilisées en tournage, elles sont donc appréciées. |
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La vitesse de démarrage (environ 3 secondes) est correcte, même si
nous n'aurions rien contre une amélioration. C'est deux fois plus
rapide que sur le EX1R. Et le passage en mode media est toujours trop
long, environ 5 secondes. Si vous voulez visualiser
l'avant-dernier plan, il ne vous faudra pas 15 secondes comme sur le
EX1R, mais plutôt 3 secondes. Mais pourquoi y-a-t-il encore un mode
media
(équivalent au mode magnéto des caméscopes à bande) ? Les caméscopes
AVCHD (comme le NX5) savent bien faire sans, pourquoi pas les
caméscopes MPEG-2 ? Les vidéos sont
d'accès direct sur la carte et il n'y a pas réellement de mode lecture
et de mode écriture sur le support : un simple appui sur un bouton sur
la poignée devrait permettre de lire les plans précédents, afficher les
vignettes, les effacer ou les couper. L'héritage des caméscopes à bande
est trop présent de ce point de vue et la réactivité en souffre. |

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Le caméscope est plutôt bien équilibré par défaut. L'ajout d'un
micro devra probablement s'accompagner d'une batterie plus grosse pour
contrebalancer le poids vers l'avant, avec encore plus de poids.
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La plupart des réglages sont directement accessibles, facilement
avec le pouce gauche. Le nombre de boutons personnalisables est
important (13), mais aucun bouton n'est vraiment dédié à la
personnalisation est il faudra donc réaffecter certains boutons en
fonction de ses préférences. Les plus évidents à affecter seront ceux
de 1 à 4.
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Nous n'avons pas relevé de grosses erreurs de placement, si ce n'est
le choix de commande du zoom (bague ou bascule) qui ne semble pas à sa
place.
Par contre, le sélecteur de mode CAMERA/OFF/MEDIA est loin d'être sans
reproche : si passer du mode media au mode camera n'est pas trop
difficile, s'arrêter sur OFF n'est pas si évident.
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| Qualité d'image, réglages |
Avec le XF300, Canon essaie de concurrencer les caméscopes XDCAM EX
(mais avec un codec XDCAM HD), les réglages d'image bénéficient donc
d'une grande souplesse.
Les fréquences d'image sont assez nombreuses, de 25p à 50p, en
passant par l'habituel 50i. Par défaut, Canon ne propose que le mode
dit PAL à 25 images par seconde. La version américaine peut être
mise à jour pour accepter les fréquences PAL, il faudra vérifier si
l'inverse est possible. En 720p, les fréquences d'image peuvent varier
de 12 à 50 ips. En 1080p, la limite descend à 25 ips, incluant le
fameux 24 ips pour le cinéma.
Le caméscope ne permet de tourner qu'en HD, dont un mode
compatible HDV (1440x1080, 50i, 25 Mbps). Bien sûr, le grand intérêt du
XF300 est de pouvoir capter des images avec plus d'informations
colorimétriques grâce à l'échantillonnage 4:2:2 au lieu de l'habituel
4:2:0. En résumé, il y a deux fois plus d'informations de couleur dans
le mode le plus qualitatif que pour le XDCAM EX. Pour avoir cette
richesse colorimétrique chez Sony, il faut passer au XCDAM HD, ce qui
n'est plus le même budget...
Cette richesse nécessite un débit supérieur, c'est pourquoi la vidéo débite à 50 Mbps.
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Mais vous pouvez aussi choisir le "XDCAM EX like" à 35 Mbps, ou le "HDV like" à 25 Mbps.
Pour personnaliser le rendu, il faut passer par les images personnalisées
(Custom Picture)
qui offrent une grande latitude pour la correction colorimétrique, le gamma, le niveau de noir, la netteté, etc. 9
profils peuvent être enregistrés, exportés sur carte SD puis importés sur un
autre XF300. Le passage entre les profils peut se faire très rapidement
via le bouton dédié et la molette. Même s'il faut y passer du temps, on
peut obtenir l'image voulue. Le réglage standard donne une image assez
neutre, sans surprise.
Une des bonnes surprises du XF300, c'est l'arrivée de techniques très
professionnelles de contrôle de l'image, l'affichage des formes d'onde :
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Avec au choix les niveaux, le vectorscope et les contours. Etonnant
pour un caméscope de ce prix. Décidément, les progrès de
l'électronique ont du bon en vidéo. |
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| Sensibilité, gain |
Bénéficiant de capteurs standards (1/3"), le XF300 ne peut
concurrencer le EX1R et ses gros capteurs 1/2". Avec un gain allant
jusqu'à 33 dB (!), on peut "forcer" cette sensibilité. Le bruit vidéo
reste
contenu sauf à pousser le gain au-delà de 15 dB, même si on
constate un fourmillement dans les zones les plus sombres. Le gain
réglé à 12/15 dB donne une
luminosité qui ressemble à celle
perçue par l'oeil humain.
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Gain à 0 dB |
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Gain à 6 dB |
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Gain à 12 dB |
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Gain à 18 dB |
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Gain à 33 dB |
La griffe standard accueillera sans problème une torche optionnelle, au prix d'un éventuel
déséquilibre vers l'avant.
Pas de smear, comme il est d'usage sur les caméscopes équipés de
capteurs CMOS, par contre le rolling shutter, ce phénomène propre aux
capteurs CMOS qui "penche" les images lors de panoramique horizontaux
rapides, reste bien présent.
Exemple d'effet du rolling shutter sur le XF300 : XF300RollingShutter.m4v
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| Montage |
Le format utilisé par Canon est la principale innovation du XF300. Tout d'abord, la vidéo est encapsulée dans des fichiers MXF (Material eXchange Format), ce qui ressemble fortement à la solution choisie par Sony pour son XDCAM et Panasonic pour son P2. Mais les variantes du MXF sont trop nombreuses et pas assez interopérables pour que ce soit un véritable avantage.
Le codec est le MPEG-2, toujours en HD avec des débits allant du 25 Mbps à 50 Mbps. L'innovation de Canon est de rendre accessible l'échantillonnage 4:2:2 à ce niveau de gamme. Le MPEG-2 HD à 50 Mbps en 4:2:2, cela ne vous rappelle rien ? C'est la variante haut de gamme du XDCAM HD, celle que l'on trouve sur les PDW-700 et PDW-F800, qui ne sont pas du tout dans le même gamme de prix. Or les progrès informatiques et électroniques mettent ce type de codec professionnel à la portée des amateurs. Canon - qui n'a pas de gamme supérieure à protéger - en profite pour bousculer les catégories habituelles.
Comme ce codec est en fait déjà connu des logiciels de montage professionnels comme Final Cut Pro, Media Composer ou Premiere Pro, l'adaptation s'est faite rapidement. Après installation du plug-in dans Final Cut Pro (version 6 ou 7), nous n'avons eu aucune difficulté d'importation, que ce soit en codec intermédiaire (ProRes 422) ou en codec natif (MPEG-2 HD). La même comportement est attendu pour Avid Media Composer, grâce au plug-in correspondant.
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Dans Final Cut Pro, comme pour le XDCAM EX, il est possible
d'importer directement les vidéos depuis la carte mémoire sans
conversion, mais juste avec une copie/encapsulation QuickTime : |
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Canon livre le logiciel XF Utility pour Windows et pour Mac qui
assure quelques fonctions basiques de visualisation directe, de
catalogage, de marquage et de gestion des metadata. |
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A part les fichiers en mode "HDV like", aucune compatibilité avec le
HDV n'est assurée : pas de prise FireWire, pas de mode SD. Canon a
visiblement choisi de ne pas faire d'appareil de transition, Sony s'en
est chargé. |
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| Connectique |
La connectique est assez complète :
-sortie HDMI (pas de câble fourni),
-sortie SDI sur le XF305
-sortie composantes (via un câble fourni et avec ses adaptateurs CINCH/BNC),
-sortie composite (A/V out) via un câble fourni,
-sortie casque (jack stéréo 3,5 mm)
-entrée télécommande
-connexion USB (mini A, câble fourni)
-entrées micro XLR
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Le XF300 propose un sortie vidéo 2 BNC. Sur le XF305, on trouve en
plus une sortie SDI (SD et HD), une connexion GenLock et une connexion
TimeCode. |
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| Support d'enregistrement |
Le XF300 enregistre sur carte Compact Flash. C'est un excellent
choix,
car les cartes Compact Flash sont standard et
sont rapides et de fortes capacités dans leur dernière version. Face à
la carte SD et ses variantes SDHC et SDXC, ce type de carte s'oriente
vers le haut de gamme et évolue vers de petits SSD (Solid State
Drive), ces disques ultra-rapides à base de carte mémoire, le tout à un
prix abordable. Les cartes ultra-rapides et/ou de haute capacité sont
déjà bien diffusées. Il faudra choisir une gamme plutôt pro, mais la
plupart des cartes vont absorber sans souci le débit de 50 Mbps (6,25
Mo/s). Si
Canon nous a prêté une carte Extreme Pro qui est le haut de gamme de la
carte CF, toutes les gammes Extreme de SanDisk conviendront. En fait,
toute carte CF dite rapide.
Le double logement de carte est d'usage dans cette gamme. Les tests
de passage entre les cartes n'ont pas pu être menés à bien, faute de
temps. Le bouton de bascule est logiquement placé et les voyants
d'activité des cartes bien visibles, tant sur du côté gauche que de
l'arrière. La protection des données
est plutôt bonne : il n'est pas possible de lancer l'enregistrement si
les clapets de protection ne sont pas fermés, mais leur ouverture
(éventuellement accidentelle) n'arrête pas un enregistrement en cours.
Bien vu !
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La carte CF essayée (SanDisk Extreme Pro 16 Go) s'est avérée très rapide. En fait, nos lecteurs de
carte USB ne peuvent suivre la cadence, seuls les lecteurs Compact
Flash en FireWire 800 ou SATA peuvent en tirer vraiment parti.
A noter que le XF300 utilise une carte SD pour enregistrer les éventuelles photos et les réglages du caméscope. |
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| Spécifications mesurées |
Hauteur : 235 mm (avec le porte micro)
Largeur : 169 mm (190 avec le pare-soleil et le bandeau de poignée)
Longueur : 400 mm au complet avec le pare-soleil, mais sans l'oeillère
Diamètre du filetage : 82 mm
Taille du pare-soleil : 159 x 55 x 118 (110 sans le petit support)
Diagonale de l'écran : 101 mm (4"), soit 88 x 49 mm
Diagonale du viseur : 12 mm (0,5"), soit 10 x 6 mm
Poids du caméscope nu (sans batterie, carte, pare-soleil) : 2635 g
Poids de la batterie BP-955 : 213 g (pour une taille de 70 x 38 x 43 mm)
Poids du pare-soleil : 107 g
Carte SxS 16 Go : 9 g
Poids de l'appareil en ordre de marche (avec la batterie standard, le pare-soleil, la carte SxS) : 2968 g
Portée de la télécommande : ?
Démarrage mode caméra : environ 3 s
Démarrage mode media : 5 s
Passage du mode caméra au mode media (lecture) au mode caméra (enregistrement) : 3 s
Passage du mode caméra au mode caméra (enregistrement) au mode media (lecture) : 3 s |
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| La concurrence |
Le vrai caméscope concurrent, c'est évidemment le EX1R de Sony. Face au dernier Canon, le EX1R fait sentir son âge, en
particulier dans la gestion de la partie carte et ses temps de réponse.
Le Canon XF300 est plus portable que le Sony EX1R grâce à un meilleur
équilibre, mais son capteur 1/3" ne peut égaler le capteur 1/2" du
Sony. Il y aussi le HVX201 de
Panasonic qui partage l'échantillonnage 4:2:2. Mais ce dernier ne fait
plus le poids, tant pour le codec que pour la partie vidéo. Jetez un
oeil aux deux écrans, la différence saute aux yeux !
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Canon XF300 / XF305 Infos générales
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Auteur : Antoine Desir
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