Pinnacle Studio 16

Le retour d'Avid vers Studio

10 octobre 2012 par Thierry Philippon

Pinnacle Studio 17
Pinnacle Studio Ultimate 17

logo studio 16

Pinnacle Studio sort sa version 16 après qu' Avid qui avait repris Pinnacle, ait sorti une première mouture plutôt réussie nommée Avid Studio. Ce Pinnacle Studio 16 peut donc être considéré comme une version "Avid Studio 2". Puis, depuis le rachat en juillet 2012 de la division grand-public d'Avid par Corel (décidément !) qui venait juste de racheter Roxio (vous suivez ?), le nom Pinnacle resurgit bien que Studio 16 n'ait pas grand chose à voir avec la version antérieure éponyme Studio 15 mais plutôt avec Avid Studio donc. Seulement, il importait de conserver le nom Pinnacle Studio car ce nom jouit d'une énorme notoriété de par le monde. Pourtant, la réputation du géant Pinnacle a quelque peu été écornée ces dernières années par des versions successives (depuis Studio 11) imparfaites, buguées ou insuffisamment à la page, toujours en retard d'un codec. La concurrence en a certainement profité...


Avec Corel, on peut espérer que Studio reparte sur de bonnes bases mais il y a un "mais" ou plutôt un gros point d'interrogation. C'est que Corel possède dans son giron un autre logiciel de montage bien connu, VideoStudio X Pro. Comment les deux logiciels coexisteront ? Pourront-ils seulement coexister ? Assurément non s'ils occupent le même terrain, ils devront se démarquer ou l'un des deux devra être absorbé par l'autre. On verra bien. Le souci premier du vidéaste est quand même de monter ses films ! :)


         

Comme pour les versions passées, Studio existe en 3 versions, et même 4 cette année :


  • Pinnacle Studio 16 : 59,95 €
  • Pinnacle Studio 16 Plus : 99,95 €
  • Pinnacle Studio 16 Ultimate:129,95 €
  • Pinnacle Studio for iPad : 7,99 $

Des mises à jour sont proposées à des tarifs "préférentiels" (pour les versions Plus et Ultimate seulement) pour - 30 euros. Pas de réduction pour la mise à jour de la version de base semble-t-il. Du jamais vu. Une version d'évaluation gratuite limitée à 30 jours permet de se faire la main.


Le logiciel Studio bénéficie de plusieurs aides et tutoriels divers : le mode d'emploi + le guide Quick Start + des tutoriels vidéos.


importeur studio 16

La version Studio 16 comporte son lot de nouveautés, qui seront salutaires pour les uns, et peut-être dérisoires pour les autres. On trouve ainsi :


  • l'édition 3D avec exportation vers les formats 3D les plus courants : Studio se met à la page, quoi de plus normal, les autres softs le font aussi.
  • le contrôle des effets par images-clés dans la timeline et dans l'aperçu : Studio comble ainsi en partie son retard sur ce point.
  • l'accès en ligne à 50 Go de stockage sur Box.com : la valeur est annoncée à 240$ (environ 180 euros), soit à peu près l'équivalent d'un an de location de l'offre Box réservée aux particuliers (la location est de 17 euros/mois si on n'a pas le sésame Pinnacle). Un sacré cadeau. En signant cet accord, Box semble donc parier sur des clients satisfaits du service qui auraient des besoins plus grands en termes de contenance ou de bande passante. Il faut dire que 50 Go, c'est à la fois beaucoup pour le tout-venant et très peu pour le vidéaste. De plus, en termes de pure comparaison de contenance, 50 Go est l'équivalent de la capacité d'un Blu-Ray de 50 Go qu'on trouve à 10 euros. C'est pas gagné !
  • le montage à l'image près sur 24 pistes : sympathique (sauf pour la version simple de Studio 16 qui n'a que 3 pistes vidéo et 3 pistes audio, soit 6 pistes).
  • un système de double fenêtre montrant à la fois le média source et le plan de montage (ou deux images du plan de montage).
  • plus de 1500 effets 2D/3D dès la version "standard".
  • la création rapide de scénarios à partir des rushes.
  • le partage étendu de vidéos sur Facebook, Vimeo, YouTube : on croyait que c'était déjà le cas des précédentes versions ?
  • 7 modules complémentaires professionnels de Red Giant avec le kit d'outils de Filmmaker et Motion Graphics (incluant Magic bullet and coe...). Et une bibliothèque étendue Scorefitter d'effets sonores sur mesure.

Les 3 versions Pinnacle Studio 16, Plus et Ultimate partagent beaucoup de fonctionnalités rigoureusement identiques, notamment toutes les fonctions qui servent à réaliser un montage évolué en SD ou HD. La version standard de Studio 16 - Studio16 HD - intègre le "minimum vital" nécessaire à un montage de qualité, à savoir une bibliothèque de médias, des outils d'édition, de transition et de compositing, la faculté de créer des DVD avec menu, de nombreux effets et transitions, ou encore la prise en charge de la 3D. Les codecs pris en charge comprennent entre autres l’AVCHD 2, le mepg-2, l’AAC, le Wave 24 bits.


Cependant la version de base a de fortes restrictions :


  • on ne peut pas créer de blu-Ray. C'est un peu de la "discrimination négative" : enlever la faculté de créer du blu-Ray pour un logiciel qui se dit "HD" à l'heure de l'AVCHD omniprésent, c'est gonflé...
  • pas d'importation de fichier MVC 3D (extension des fichiers 3D), ni prise en charge l'audio Dolby 5.1 (sauf à payer l'option).
  • les effets basés sur des images-clés ne sont pas possibles
  • pas non plus de double système de fenêtre.
  • on ne dispose que de 6 pistes (au lieu de 24 pour la version Plus et un nombre illimité pour Ultimate).
  • les effets et modèles 2D / 3D sont au nombre de 1500 au lieu de 1800 et 2000 pour les versions Plus et Ultimate.
  • les systèmes de Notation, balises avancées et collections d'assets médias sont plus avancées pour les versions Plus et Ultimate.
  • le fond vert (très pratique) est réservé à la version Ultimate, ainsi que les Plug-ins Red Giant Filmmaker’s et Motion Graphics Toolkit.
studio 16

Plutôt que de faire un tour d'horizon complet du logiciel, tâche qui serait immensément longue et fastidieuse ou très superficielle, je me suis focalisé ici plus spécifiquement sur les "fonctionnalités-témoins" que je teste habituellement sur les autres logiciels de montage : importation AVCHD, importation / exportation 1080/50p, fabrication des fondus-enchaînés et des titrages. Réalisation d'une composition d'images et d'un ralenti...


Les fonctionnalités et l'ergonomie de Studio 16 paraîtront certainement quasi identiques à ceux qui possèdent déjà Avid Studio. C'est normal car aux dires de ceux qui connaissent bien Avid Studio, il y a assez peu de différences entre les deux moutures. Pour ma part, n'ayant pas testé Avid Studio, j'ai pu aborder Studio 16 avec un oeil neuf.



> LIRE LA SUITE : Import AVCHD, import / export 1080/50p avec Pinnacle Studio 16

Import AVCHD, import / export 1080/50p avec Pinnacle Studio 16

Généralités sur l'import


L'impression première quand on commence à examiner les facultés d'import avec Studio est un peu comparable à celle qu'on pourrait ressentir quand on consulte magazinevideo... à savoir une grande profusion de possibilités mais du coup, une certaine difficulté à se repérer! :) En fait, Studio nécessite une sérieuse phase d'apprentissage - un paradoxe pour un logiciel qui se veut tout simple - surtout si on se réfère aux versions Studio qui ont précédé les changements ergonomiques d'Avid Studio. Par exemple, on ne retrouve pas de disposition verticale des différents éditeurs (de titres, d'effets, etc.) et du coup, on les cherche !


Mais revenons à l'import : l'"importeur", néologisme attribué à la version française de Pinnacle désignant son module d'importation (on trouve aussi l'exploreur !), est assez bien pourvu à défaut d'être très lisible. En effet, les possibilités sont nombreuses. La vue d'ensemble demeure agréable d'autant qu'on peut la personnaliser sachant que la vignette de chaque fichier peut être affichée - selon les besoins - en très gros (1 seule colonne) ou très petit. Les fichiers se répartissent dans ce cas sur plusieurs colonnes dont le nombre est dépendant de l'étirement de la fenêtre d'import, celle-ci étant redimensionnable. C'est bien agréable.


Un principe qui passe peut-être inaperçu est qu'on peut Relier les fichiers (façon PowerDirector 11), c'est-à-dire se borner à les pointer depuis leur source (principe de l'alias) ou les Copier, c'est-à-dire les enregistrer physiquement sur le disque. Tout dépend de votre souhait : il sera très risqué d'adopter le mode Relier si les vidéos sont encore dans le camescope ou l'APN car à la première extinction de l'appareil, tous les rushes affichés sur Studio se "désafficheront". En revanche, on pourra utiliser le mode Relier si les rushes sont déjà sur le disque dur. Il n'y a pas de meilleure ou de moins bonne tactique.


Dans tous les cas, retenez que la bibliothèque de Studio ne comporte en soi jamais de fichiers vidéo ou audio mais seulement le nom des fichiers, leur adresse, leur vignette et leur propriété.


poste de travail STudio 16

Autre point crucial : l'importeur correspond à une section à part entière de Studio de telle manière qu'on entre et qu'on sort de cette section sans difficulté. Ainsi, si on importe 10 premiers fichiers d'un dossier vidéo, et que l'on commence à les monter, on peut retourner à l'importeur à tout moment, et importer 10 autres fichiers, et ce, sans avoir besoin de recharger les fichiers. Je me souviens que d'anciennes versions de Studio avaient au contraire besoin de recharger. C'est donc un progrès. Au passage, nous vous conseillons de choisir un sous-dossier avec un nom descriptif pour le retrouver facilement ultérieurement.


Parmi les autres possibilités, on peut aussi supprimer l'original tout en important les vues, ignorer les doublons, sélectionner les seuls plans intéressants, et choisir un dossier distinct pour la vidéo, l'audio, les photos et le Projet. On peut aussi entrer et rechercher des métadonnées. On ne peut pas afficher - à titre de repère - les seuls plans qu'on a déjà importés. On est par ailleurs sceptique sur l'option de changer la date et le fuseau horaire.


Si vous êtes déjà dans l'importeur et que vous connectez un camescope, ce dernier est reconnu après quelque secondes et les vignettes des fichiers s'affichent lentement (mais moins lentement que ce que l'on a connu dans le passé). Seul bémol, le camescope n'est pas nommé par sa référence comme le font d'autres logiciels. Ainsi le nom d'un modèle Sony s'est affiché dans Studio sous la référence 101MSDCF...


erreur studio 16

Import AVCHD


L'import de rushes AVCHD (fichiers MTS ou m2ts) ne pose donc guère de souci. Le logiciel reconnaît la nature des fichiers. Je n'ai pas constaté de "moulinage" sur un PC correctement équipé (sans être survitaminé) comme j'en avais déploré autrefois. Mais j'ai quand même eu droit à deux plantages complets de Studio (NGStudio a cessé de fonctionner) et je n'ai eu comme autre solution que d'éteindre le PC... ! Ce problème est décrit sur le site de Declic Vidéo FX. Par ailleurs, la reprise du projet dans l'état précédant la fermeture, est proposée au lancement suivant.


Notez que les formats "exotiques" tels ceux en mpeg-4 proposés par certains fabricants qui intègrent des formats HD non-AVCHD (mais qui ressemblent à de l'AVCHD) sont en principe acceptés. Cela n'a pas été toujours le cas chez Pinnacle.


Autre bonne nouvelle, on n'est plus contraint de définir les propriétés du projet avant de commencer à travailler sur la time-line, on peut le faire à tout moment.


50p studio 16

Import / export 1080/50p


La fameuse norme 1080/50p à 28 Mbits/s, la mieux adaptée à nos écrans actuels, s'importe comme n'importe quel fichier AVCHD. Il faut cocher l'option Détecter le format à partir du 1er clip pour que le format de la vidéo soit détecté. A défaut (problème de détection ou case décochée), c'est le format choisi dans les paramétrages du Projet (ci-dessus) qui l'emporte. Le rendu s'active dès qu'il y a "discordance" tenant compte du 1er clip placé sur la time-line ou du paramétrage du projet choisi par défaut. Le rendu n'est pas une perte de temps car ainsi, vous n'aurez pas à recalculer vos rushes ensuite en export du montage.


Très apprécié toujours, le cochage automatique des scènes que l'on dépose sur la ligne de temps. Ainsi, on visualise en un clin d'oeil les scènes restantes. Peu de logiciels disposent de cette fonctionnalité.


Si on double-clique sur un fichier présent sur la Time-Line, on affiche instantanément l'éditeur de clips qui permet de couper le clip par le début, la fin ou le milieu ! Cela fait une fenêtre de plus mais on aime l'efficacité du dispositif !


On apprécie aussi énormément un petit détail d'ergonomie qu'on retrouve sur Mac sur les "anciennes" versions de Final Cut pro (7 et 6 notamment) : il s'agit de l'ascenseur horizontal qui permet à la fois de se déplacer sur la ligne de temps mais aussi, en saisissant les extrémités, de raccourcir ou d'allonger directement l'affichage de la time-line. On n'a jamais trouvé un système aussi pratique que celui-là pour visualiser sa time-line ! Bravo à Studio de l'avoir adopté.


studio 16


Il aura fallu une "session de rattrapage" pour s'apercevoir que l'export en 1080/50p est autorisé, d'une part parce que Pinnacle est mutique sur cette intéressante possibilité dans son argu commercial (même reproche que celui adressé à Premiere Elements 11), ensuite parce que l'export en 1080/50p passe par un chemin précis d'export qui déroute l'utilisateur non familier de Pinnacle. Ainsi, il ne faut pas passer par l'export mpeg-4 mais par AVCHD / blu-ray. Ensuite, si on souhaiter optimiser le réglage de façon à avoir le même signal en entrée et en sortie, il ne faut pas passer par 1080/50p qui est un mode Auto en 24 Mbps mais par le réglage "Personnalisé". Pas évident... La bonne nouvelle est que l'export en 1080/50p est donc dispo. En revanche, le fameux smartrendering, option proposée sur Magix notamment, qui évite de réencoder les parties non modifiées d'un montage, est toujours absent de Studio 16.


(Pinnacle Studio 16)

Composition avec fondu-enchaîné, titrage, ralenti avec Pinnacle Studio 16

La création de fondus-enchaînés, de titrages, de ralentis ou de compositing révèle à la fois la maniabilité du logiciel et son degré de finesse à accomplir telle ou telle fonctionnalité. C'est pourquoi nous testons ces points sur chaque logiciel.


Je fais un bref aparté sur la section Bibliothèque de Pinnacle Studio qui comprend 4 sous- sections (Tous les médias, Projets, Collections, Eléments créatifs). Ces sous-sections sont toutefois aussi accessibles depuis la section Film (qui sert à monter vos films), les deux sections pouvant afficher les mêmes informations. La première différence est que l'espace de travail est plus confortable (plus grand) dans la section Bibliothèque alors qu'il est beaucoup plus réduit dans la section Films puisque celle-ci gère aussi le montage (time-line et visionneuse). Tout cela est un peu déroutant au début car on ne s'attend pas forcément à retrouver les mêmes éléments dans "Bibliothèque" et "Film". Les autres logiciels ne pratiquent pas ce type de distinction sous cette forme.


La seconde différence est que la section Bibliothèque permet d'exporter directement des scènes vidéo (Smartmovie) ou photo (SmartSlide). Un "raccourci" précieux qui évite d'avoir à passer par la sacro-sainte time-line et qui peut servir à bien des usages.


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J'ai mis un peu de temps pour trouver le fondu-enchaîné (celui proposé par défaut) sur Studio, mais je dois reconnaître que je m'y suis pris comme un manche, puisque je l'ai cherché dans la liste des effets et mouvements de transitions extrêmement nombreux, classés par catégories, et du coup, je me suis un peu perdu bien qu'il s'y trouve (la 43e transition de la catégorie Transitions 2D !). Mais en fait, un raccourci est disponible sur un principe proche de celui de Magix Video Deluxe. Il suffit en effet, depuis la Time-Line, d'étirer les coins des deux clips à fondre ensemble, pour l'obtenir. Et c'est très simple et pratique à ce moment-là !


studio 16

De même, on apprécie la souplesse pour passer d'un fondu-enchaîné à un fondu de couleur (au noir par défaut) puisqu'il suffit de saisir le "coin" supérieur du clip pour passer du fondu-enchaîné au fondu au noir, et de le rabattre pour revenir à la position antérieure.


Le rendu de l'effet s'effectue en temps réel, plutôt rapidement. La durée du fondu peut être modifiée très simplement après avoir cliqué sur le symbole du fondu sur la time-line et entré une nouvelle durée dans la petite fenêtre qui apparaît. Ou en allongeant / réduisant le coin du clip sur la time-line. Quel que soit le mode opératoire choisi, nouveau rendu mais là encore, relativement rapide.


Le changement pour une autre transition parmi les dizaines qui sont proposées, implique d'aller chercher le module dans Elements créatifs sans quitter le module Film et de l'appliquer. Pas de difficulté particulière.


A l'export du Fondu, on ne note pas de dysfonctionnement particulier, c'est propre.


studio 16 studio 16

Il faut noter le plaisir de travailler avec la solution proposée par Studio 16 Plus et Ultimate, à savoir le mode double affichage, que Pinnacle présente comme la faculté de " prévisualiser simultanément les clips source et le plan de montage" dans deux fenêtres distinctes (visuel de gauche). On se retrouve ainsi avec deux écrans, ergonomie certes agréable, mais qui n'est pas d'une utilité absolue pour voir les clips source et le plan de montage. En revanche, ce qui est nettement plus utile (info donnée par un connaisseur de Studio), c'est qu'en utilisant le mode Coupure (visuel de droite), on se retrouve avec une double fenêtre de raccords comme en pro, ce qui permet d'affiner bien plus précisément le point de raccord entre deux plans. Pinnacle devrait beaucoup plus communiquer sur ce point dans son argumentaire car on peut passer à côté de cette fonction !


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Côté titrages, le potentiel est évidemment très vaste et la procédure de composition des titres reste néanmoins relativement souple. On bémol toutefois : on est décontenancé (une fois de plus...) par l'absence de piste Titres qui implique de bien comprendre le fonctionnement du mode Titrage. Superposer un titrage à une image existante est moins intuitif que sur les autres logiciels que je connais. Pour preuve, j'ai eu besoin de recourir à l'aide en ligne pour superposer mon titrage, là où je me suis débrouillé sans aide avec Magix Video Deluxe ou PowerDirector pour ne citer qu'eux.


compositing studio 16

J'ai aussi tenté de réaliser une composition "simple", à savoir deux images, de taille différente (une grande, une plus petite), secondées d'un titrage, le tout étant réuni dans un même écran.


Intuitivement, rien n'a été facile, même en cherchant, alors que les options de redimensionnement d'images se sont imposées d'elles-mêmes pour PowerDirector 11 et dans une moindre mesure, pour Magix Video Deluxe 2013. Pire, même une fois l'option trouvée (il faut chercher un des effets Pip disponibles), les réglages manquent d'intuitivité et de souplesse. Pinnacle semble méconnaître les fonctions qui sont vraiment utiles et négliger l'approche ergonomique de fonctions qui ont justement besoin de sens ergonomique.


Dans un même ordre d'idées, pourquoi l'accès à la stabilisation des fichiers (certes, c'est très bien qu'il y en ait une), nécessite-t-il une telle déambulation ? Là encore, difficile de trouver la fonction depuis l'onglet Films...


studio 16

Modifier facilement la vitesse des clips est devenu un impératif pour les logiciels de montage car aujourd'hui, la grande tendance est d'user (voire d'abuser) du Ralenti ou de l'Accéléré. L'accès à ces réglages, autrefois en partie masqués dans des sous-menus, doit être aujourd'hui immédiatement visible. C'est bien le cas chez Pinnacle. La vitesse est ajustable depuis le menu contextuel du segment vidéo (ou audio d'ailleurs) auquel on souhaite appliquer un effet de vitesse. La fenêtre qui s'ouvre nommée "Contrôle de vitesse" offre plusieurs choses dont la pose d'une ancre permettant de servir de repère (pour démarrer une musique par exemple en concordance avec le Ralenti). Astucieux. Le Ralenti correspond à tout ce qui est inférieur à 100% (minimum 10%), l'Accéléré va pour sa part jusqu'à x500. On peut aussi inverser la séquence.


Malgré le Ralenti ou l'Accéléré, la hauteur tonale est conservée (jusqu'à un certain seuil). Bien vu ! Malheureusement, toujours le même reproche sur ce type de logiciel : l'impossibilité de trouver un ralenti progressif (démarrage rapide et ralentissement sur la fin par exemple) prêt à l'emploi, ralenti si usité dans les clips vidéo et les films de sport. Le reproche est plus marqué pour Studio qui a tellement de fonctionnalités, heureusement on peut s'en sortir en utilisant la pose de points-clés (voir tutoriel sur la pose de points-clés dans Studio) , mais c'est plus long.



(Pinnacle Studio 16)

Notre avis sur Pinnacle Studio 16

Studio a probablement réussi sa meilleure version en termes de stabilité, de compatibilité à l'import et de possibilités. Mais il faut dire qu'Avid Studio, la version précédente de Studio 16, avait déjà bien déblayé le terrain. Je trouve par ailleurs utile le double système de fenêtre permettant surtout d'optimiser les raccords, ou le contrôle des effets par images-clés dans la timeline et dans l'aperçu. Enfin, j'apprécie toujours autant le fond vert pour incrustation Chroma Key offert avec la version Premium, incrustation qui s'est d'ailleurs améliorée sur Studio 16 tout comme l'export AVCHD. Je suis plus réservé sur l'édition 3D que propose Studio 16 mais les logiciels sont aujourd'hui obligés de le proposer et c'est bon pour le discours marketing !


Cependant, même s'il s'est bien stabilisé, Studio 16 a toujours des lacunes : pas de fonction smartrendering et une certaine difficulté pour les primo-accédants au logiciel Pinnacle de se repérer dans les paramétrages d'exportation, notamment pour le 1080/50p. Une impression qui va dans le sens du fourmillement de possibilités et d'options qu'offre la nouvelle mouture. Enfin, certaines fonctions usuelles (comme la composition d'images sur un même écran) sont ergonomiquement contestables. Studio 16 est comme le bon vin, il se bonifie en vieillissant mais qu'est ce qu'il faut attendre ! :)


studio 16


(Pinnacle Studio 16)

Pinnacle Studio 17
Pinnacle Studio Ultimate 17
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