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Test Final Cut Pro X

Une nouvelle dimension du montage

28 juin 2011 par Thierry Philippon - Mis à jour le 28 février 2016

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macbook

2 millions de systèmes Final Cut dans le monde et 50% du marché "pro" ! La réthorique du chiffre rond a de quoi faire tourner la tête. D'autant qu'on ne sait pas trop si les 2 millions de systèmes comprennent FCP seul ou FCP et Final Cut Express réunis. En attendant, Apple nous conçoit un scénario en 3 actes auquel il nous a déjà habitués.


FCP X

Premier acte, la firme de Cupertino nous présente un logiciel assez révolutionnaire garni de nombreuses nouvelles fonctions dont on se demande comment on a pu si longtemps s'en priver. Malgré certains changements profonds dans nos habitudes de montage, on écarquille les yeux de plaisir devant la Magnetic Time-line, le H.264 en natif, le rendu en tâche de fond, le 64 bits, les métadonnées, la compilation de clips, l'anti-collision de clips, la fonctionnalité Audition ou même l'intégration parfaite, quoique simplifiée, de Color et Soundtrack dans FCP X. Bref, le monteur sous FCP ancienne version esquisse un large sourire, doublé d'une grande excitation, et se met à rêver à ses projets futurs sous FCP X.


Deuxième acte, le monteur commence à creuser la documentation, ou à tester, à questionner ses collègues et arpenter les Forums, bref à corroborer les informations contradictoires pour s'apercevoir que la liste des manques, oublis, impasses ou nécessités d'une prochaine mise à jour, affecte des points cruciaux. Je citerais pour seul exemple - mais ce n'est pas le seul ! - l'impossibilité d'importer les anciens projets, rompant avec la sacro-sainte rétro-compatibilité C'est un peu comme si vous comptiez déménager et qu'on vous précise que vous ne pourrez pas récupérer vos anciens meubles puisque vous changez de maison ! Toutefois, depuis février 2012, l'application 7toX résout en grande partie ce souci pour 8 euros seulement.


Enfin, troisième acte dont l'avenir nous confirmera s'il se produit : sous la pression, Apple commence à rectifier une par une les erreurs ou omissions diverses et nous promet des jours meilleurs pour tous les problèmes encore en cours faisant l'objet de salves de critiques.


Pourquoi procéder ainsi ? Est-ce politico-stratégique ? Est-ce une limitation technique ? Les réussites incontestées d'Apple dans le domaine de l'audio ou de la téléphonie mobile, justifient-elles qu'Apple, déjà maître du Monde, estime que tout ce qu'il conceptualise est bon à tenter ? Personne ne sait trop au juste pour le moment.


Néanmoins, beaucoup de ceux qui s'expriment sur cette nouvelle mouture semblent s'emporter bien rapidement, avec une résistance au changement digne de ceux qui en 1994, fustigeaient le montage virtuel ou à ceux qui rechignaient à passer à l'euro en 2001. Je vois des critiques acerbes sur l'impossibilité de capturer à partir d'une cassette ou d'exporter avec des paramètres fins (Compressor remplit parfaitement ce rôle). Il y a beaucoup de critiques tous azimuts, certaines sont justifiées, d'autres paraissent très personnelles, certaines sont carrément fausses ou prouvent des méconnaissances (ou des oublis !) sur l'évolution des formats et des besoins.


FCPX time-line

J'ignore si Apple est à ce point machiavélique d'avoir tenu le raisonnement que les monteurs pros ne sont finalement que quelques milliers (en France) en regard de dizaines de milliers de clients potentiels qui pourraient bien être séduits par la mouture Final Cut pro X. La firme de Cupertino pourrait donc s'aventurer à décevoir les premiers au profit des seconds. Ce même raisonnement, tenu à l'échelle de tous les pays, finit par constituer un élément comptable non négligeable.


Bien sûr, il y a cette suffisance exaspérante d'Apple à affirmer : pff le support cassette, c'est vieillot, en faisant fi de tous ceux qui ont à gérer des sources sur cassette ou exploitent encore une caméra DV ou HDV parfois payée fort chère pour leurs productions. Cette même suffisance, on la rencontre également pour le support DVD - et c'est encore plus incroyable - pour le Blu-Ray. A magazinevideo, on peut vous dire qu'à notre échelle, nous sommes bien placés pour savoir que le support DVD ou blu-Ray est encore un produit bien réel très demandé par les utilisateurs. Le raisonnement d'Apple ? On n'y croit plus, donc ça n'existe plus à nos yeux, avec un argument à peine croyable que j'ai entendu du staff Apple : un film sur blu-Ray vaut cher et on ne le regarde qu'une fois, alors quel est l'intérêt de ce support ?


 

Inutile de dire que la fronde des pros s'est manifestée très tôt avec une violence inouïe - peut-être en partie appuyée par les concurrents d'Apple - au point qu'une pétition soit lancée et que des vidéos cruelles ou satiriques soient diffusées. Pour l'instant, Apple a surtout répondu en laissant espérer des améliorations et en laissant entendre qu'un remboursement était possible, moyennant argumentation (toute trouvée, les anciens projets ne peuvent être relus).


Pour ma part, ne partageant pas complètement ce point de vue, j'ai réalisé que je n'étais donc pas un professionnel ! Il est vrai que je ne suis ni tenu de rendre des news au J.T du soir ni de reprendre pour la 4e fois le montage pour un client difficile d'une grande entreprise, ni de prendre des décisions d'achat à une échelle importante, n'étant qu'un indépendant. Mais j'ai eu quelques occasions de monter de vrais films sur Final Cut Pro et d'utiliser parallèlement Compressor. Pour l'anecdote, les 2 DVD de formation de 140 minutes produits par magazinevideo, ont été intégralement montés sous Final Cut Pro (plusieurs mois de montage et d'encodage) et encodés sous Compressor. Ils auraient pu être travaillés de la même façon sous Final Cut Pro X, voire un peu plus vite (phase de tâtonnements exceptée), j'en ai maintenant la conviction pour avoir retravaillé un même module de formation avec les mêmes effets, sous les deux logiciels. Les méthodologies diffèrent, pas le résultat, quasi identique.


De plus, autant on peut reprocher plein de choses à FCP X, autant je suis surpris de lire qu'Apple aurait conçu un produit instable car j'ai constaté une relative stabilité dès cette version 10.0. A croire que ceux qui déclarent cette version instable n'ont jamais vraiment côtoyé un logiciel instable ! Il est vrai qu'on subit des plantages pour des accents qui ne semblent pas passer (l'accent circonflexe, peut-être d'autres), de l'audio ou des fichiers photo particuliers. Quelques ralentissements également. La roue de la mort s'est aussi affichée pour appliquer un effet de colorimétrie. Mais cela reste du très classique pour une version entièrement réécrite...


Ma méthode de travail a consisté à étudier les nouvelles fonctionnalités mais aussi à pointer les fonctionnalités que j'utilisais le plus fréquemment sur les anciennes versions de Final Cut Pro et examiner si elles sont toujours présentes et si on gagne en potentiel (ou en temps !). Autrement dit, aurais-je pu réaliser le même montage, voire un meilleur montage, avec FCP X ? Possédant aussi une pratique du logiciel iMovie, j'en ai profité pour voir si l'on pouvait cantonner FCP X à un simple "super iMovie" ou si le logiciel avait bien d'autres ambitions. Car je pense que beaucoup de ceux qui parlent d'iMovie n'en connaissent pas bien les limites. Lors de la sortie de Final Cut Express, on n'a jamais prétendu qu'il s'agissait d'un super iMovie. Pourtant, sous de nombreux égards, FCP X a des capacités égales, voire plus grandes que Final Cut Express.


On peut d'ailleurs se demander si FCP X ne prend pas tout simplement la place de FCE. On est grosso modo dans des possibilités à peu près comparables. Mais dans cette hypothèse, pourquoi avoir nommé cette version FCP X et non FCE X ? Et quel logiciel pour succéder à FCP 7 ? Le mystère de la stratégie Apple demeure entier...


FCPX Appe store
Terminons pour signaler que FCP X se télécharge uniquement via l'App Store pour 239 euros, Compressor 4 et Motion 5 pour 40 euros chacun, soit une addition de moins de 320 euros. Les revendeurs Apple ne gagnaient déjà plus grand chose avec les logiciels Apple, désormais ils ne gagneront plus rien ! Voilà au moins qui a le mérite de la clarté. A noter l'Aide en ligne qu'on peut consulter entre autres ici.

> LIRE LA SUITE : Les vrais et faux ratés

Les vrais et faux ratés

FCPX Thailande
Voici la liste des vraies (ou fausses !) absences et petites (ou grosses !) aberrations... Une liste non exhaustive dans laquelle il faut bien sûr tenir compte qu'une version 1.0 d'un logiciel dont le code a été entièrement réécrit, ne peut rivaliser avec FCP 7 qui était l'aboutissement d'une longue suite d'améliorations depuis 10 ans.
FCP X

L'absence d'édition multicaméra


(devenu) FAUX depuis la mise à jour 10.0.3. Au départ, par une curieuse stratégie difficile à suivre, Apple aavait évacué cette fonction star mais sétait engagé à la réintégrer, aussi bien dans son discours officiel qu'en aparté. Sous couvert de test, le problème est donc résolu.


FCP X export HDV

Plus de sortie sur bande


VRAI mais solution possible. On se doutait un peu qu'Apple évincerait l'export sur bande, ayant déjà accompli cet acte castrateur depuis quelques années sur iMovie. Mais là c'est définitif.


Ceux qui affirment que c'est déplorable car il n'existe aucune solution devront raviser leur jugement. On peut supposer qu'ils conserveront FCP7 ou 6. Dès lors, depuis FCP X, il est tout à fait possible d'exporter par exemple en HDV, le Preset est même disponible. Puis d'importer ce fichier sous FCP 7 ou 6 pour exporter sur bande et conserver un master HDV sur bande. Et on peut vous dire qu'on a fait le test jusqu'au bout pour être certain qu'une sournoise incompatibilité ne verrait pas le jour.


capture HDV FCPX

Plus de module de capture à partir d'une bande vidéo


FAUX mais on a cru que c'était VRAI... :) Le support de la bande étant déclinant, Apple a normalement du mal à investir sur les formats du passé alors qu'il a lancé Final Cut Pro X pour conquérir les dix années à venir. Toutefois, le parc de camescopes à bande est encore loin d'être négligeable (jusqu'à une époque récente, Canon pro par exemple ne proposait que du HDV). Il est onc justifié que ce module de capture ait été maintenu.


FCP X compressor

L'absence de Presets à l'export


FAUX. Il s'agit de la faculté rencontrée sous FCP7 ou FCP6 d'exporter sous Quicktime à l'aide de paramètres d'exports fins, et qui serait absente de FCP X. En réalité, cette fonctionnalité est présente puisqu'elle est incluse avec Compressor, logiciel téléchargeable pour 40 euros et qui s'interface avec FCP X de la même manière que le faisait FCP6 ou FCP7. Payer 40 euros pour retrouver des Presets qu'on possédait auparavant paraît outrancier, sauf qu'il faut garder à l'esprit que FCP X ne vaut que 240 euros. Il n'y a donc aucun changement hormis le fait qu'il convient de passer par Compressor pour encoder ses fichiers et que si l'on se refuse à dépenser 40 euros, il est tout de même possible de faire appel à des Presets de base (export vers Apple TV, etc.). Pour ma part, j'utilise Compressor couramment et c'est un logiciel qui me donne entière satisfaction pour des besoins pointus. Je le préfère depuis longtemps à QuickTime, du moins pour certains usages.


FCPX importer fichiers

Pas de faculté d'importer les anciens projets de FCP 7 ou FCP6 !


C'était VRAI, c'est devenu FAUX en grande partie depuis janvier 2012. Ce qui est toujours vrai, c'est que l'application FCPX en elle-même est incapable de rétro-compatibilité. Du jamais vu en professionnel.


On a déjà vu ça une seule fois... chez Apple justement. Lors du passage de iMovie 6 HD à iMovie 8, tout le code avait été modifié et les anciens projets ne pouvaient plus être montés sur la nouvelle version. D'ailleurs, le plus paradoxal (quoique logique) est que FCPX peut récupérer directement des projets iMovie, la structure des projets étant la même !


Consolation, les deux versions de Final Cut Pro peuvent coexister sur un même Mac, moyennant la création de deux partitions ou à la rigueur une seule (sous conditions), y compris sous Lion, sorti en juillet 2011. De plus, rien n'interdit de récupérer tous les fichiers de capture acquis avec FCP6 ou FCP7.


Mais cette restriction d'import de Projets déplait aux pros et on les comprend, eux qui doivent parfois reprendre un Projet pour un client. Surtout que FCP 7 n'est plus proposé à la vente et que la perspective - solution préconisée par Apple - de jongler entre deux logiciels et de continuer à travailler sous Final Cut Pro 7, n'est pas très réjouissante. Il eut été plus pédagogique de se déshabituer complètement de Final Cut Pro 7 ou 6. D'un autre côté, faire cohabiter les deux logiciels (sur 2 partitions ou 2 disques différents) permet de se faire la main sur la nouvelle mouture tout en continuant à utiliser l'ancienne.


balises

Depuis la fin 2011 et surtout le début 2012, les données ont toutefois changé : d'une part des outils comme CatDV (non testé) autorisent une gestion du XML et un "pont" entre les versions de Final Cut Pro, moyennant quelques inconvénients à supporter qualifiés de "mineurs" par le développeur. D'autre part et surtout, pour 7,99 euros, l'application 7toX convertit (toutjours au moyen du XML) les éléments de FCP7 ou FCP6 en FCPX. Tout n'est pas substituable, certains effets vidéo ou audio sont ainsi remplacés par d'autres, nécessitant de retravailler sa version sous FCPX. Mais disons que 95% du montage est récupérable, à vous de voir selon la longueur et le nombre de vos projets, si vous avez le temps et le courage de vous pencher sur les 5% restants qui vont vous prendre un certain temps. Certains projets ne passent pas mais ils sont encore minoritaires.


FCPX atténuation colorée

Des transitions et effets gadget


FAUX. D'abord personne ne vous oblige à utiliser des effets dont vous n'avez pas besoin. Ensuite, l'essentiel est là. Je retrouve pour ma part (c'est un grand soulagement) les grands classiques : le fondu de couleur (nommé ici Atténuation colorée), le fondu-enchaîné, les effets de Compositing, le multi-images...


Impossibilité de se servir vraiment d'un deuxième moniteur


VRAI. On ne peut pas panacher les éléments de telle façon de répartir certains éléments sur le premier moniteur et certains autres sur le second. Impossible de faire glisser la Time-line d'un moniteur à l'autre.


FCPX_XML

Pas de faculté d'exporter ou d'importer au format XML


FAUX. Problème solutionné depuis la version 10.0.1., l'import XML est disponible ainsi que l'export. Mais cet XML, qui semble propre à FCP X, nécessite que les logiciels tiers avec lesquels FCPX échange ses fichiers, comprenne le langage XML de FCPX.


Pas de sortie possible vers un moniteur vidéo


VRAI. Mais Apple y travaille puisqu'il ne s'agit que d'un problème de driver.


FCPX Radeon

Incompatibilité avec les cartes Radeon HD 2600


VRAI et FAUX ! Apple semblait présenter comme condition préalable à l'utilisation de FCP X le fait que son logiciel fonctionne avec une carte graphique compatible OpenCL ou Intel HD Graphics 3000. Autrement dit, les "anciens" iMac et Mac pro antérieurs à la gamme 2009 risquaient d'être incompatibles (voir liste sur cette page Apple). Parmi les cartes officiellement compatibles, on trouve les cartes NVIDIA GeForce 8600M GT, GeForce 8800 GT, GeForce 8800 GTS, GeForce 9400M, GeForce 9600M GT, GeForce GT 120, GeForce GT 130, ATI Radeon 4850, Radeon 4870 ou plus récentes.


Si vous ne connaissez pas la référence de votre carte, il vous suffit d'aller dans le menu Pomme / A propos de ce Mac / Plus d'infos / Cartes vidéo pour visualiser la référence précise.


Mais même les Mac avec cartes de type Radeon HD2600 jugées incompatibles, font fonctionner FCP X. Les performances sont probablement moindres, peut-être avec Motion. (tests en cours).


FCP X
FCPX blu-ray

Pas de gestion du Blu-Ray


VRAI et FAUX. Certes, les Mac ne proposent toujours pas de blu-Ray en interne (et ce n'est pas près de se produire !). Certes, DVD Studio Pro ne gère définitivement pas le Blu-ray, ne permettant pas d'exploiter les menus sophistiqués de ce logiciel. Mais l'export en blu-Ray reste accessible sur FCP X selon trois variantes et peut s'avérer intéressant non pas pour produire un film en Blu-ray mais pour archiver un ou plusieurs dossiers.


-Soit depuis l'onglet Partager / Blu-ray avec un export et une gravure directe si on dispose d'un graveur externe Blu-ray. L'encodage s'effectue en arrière-plan en H.264 pour la vidéo (extension .264) et en AC-3 pour l'audio. Notez que l'encodage fin n'est pas disponible dans cette configuration directe qui impose de graver sans maîtriser l'encodage et de graver directement, sans menu ou presque. Des gabarits sommaires de menus sont toutefois proposés.


-Soit depuis cette même fenêtre Partager en exportant en Blu-ray mais sans graver. Il faut choisir "dispositif de sortie : disque dur (Blu-ray)". On obtient alors un dossier complet avec toute l'architecture Blu-ray à exploiter ultérieurement. Une image disque est créée qu'on peut ensuite exploiter sous Toast par exemple (dès la version 9 de Toast, moyennant l'acquisition du module HD / Blu-ray) ou dans Adobe Encore pour Mac (intégré à Premiere Pro). Toast comme Encore permettent d'ajuster le débit moyen et maximum, de spécifier l'ordre de trame ou le ratio.


-Soit enfin - si on en a effectué l'achat - en exportant vers Compressor qui dispose d'un préréglage Blu-ray. L'avantage de cette dernière solution est un paramétrage fin du processus d'encodage en Blu-ray et l'obtention de fichiers H.264 et AC-3 que l'on peut conserver pour une exploitation indépendante.


Pas de support des cartes BlackMagix et AJA entre autres qui permettent de travailler sur des écrans offrant une meilleure reproduction des couleurs.


VRAI. Apple y travaillerait.


 


Pas d'export EDL, AAF et OMF (fichiers d'échange entre logiciels).


VRAI. Apple fait (définitivement ?) l'impasse sur l'export EDL, l'AAF et l'OMF qui obligeront (obligeraient) dans le meilleur des cas à passer par un logiciel tiers coûteux (495 dollars !) tel Pro Export FCP. C'est peut-être l'un des signes les plus manifestes d'Apple du divorce avec les pros.


 


Pas de compatibilité avec RED


VRAI et FAUX. Apple travaillerait sur un plug-in. En attendant, il reste possible de convertir les fichiers RED en Apple Pro Res.


 


Les fichiers de rendus sont obligatoirement stockés au même endroit que les fichiers de capture


VRAI. En soi, il n'y a plus de choix de disque différent de destination pour les fichiers de capture et de rendu par exemple comme sur FCP7. Mais on reste libre d'affecter le disque de destination de son choix (à confirmer).


 


Fini le temps d'attente des rendus !


FAUX. Il y a toujours un rendu des effets, des titrages, des normalisations de fichiers (stabilisation, normalisation audio...) et des mises aux normes de fichiers lorsque la résolution diffère. La principale différence est que le Rendu s'effectue en tâche de fond car le processeur est désormais sollicité tandis que la carte graphique assure la Prévisualisation.


FCPX timeline

Pas de Time-Line


VRAI et FAUX. La Time-line structurée, telle qu'on l'entend habituellement, a effectivement disparu, à savoir il n'existe plus de pistes V1, V2, V3 pour la vidéo ou A1, A2, A3, etc. pour l'audio. En revanche, il existe toujours une élaboration du montage selon une logique d'assemblage sur une ligne de temps horizontale combinée à une articulation verticale d'éléments (autres plans, titrages...). La crainte de voir ses repères s'effondrer est donc infondée, en fait on retrouve assez vite ses billes.


FCP6 reconnexion

Pas de reconnexion des médias


FAUX. Certes FCP 7 et FCP 6 possédaient cette fonction manuelle de reconnecter d'anciens médias. Mais elle ne marchait pas toujours à la perfection, reconnaissons-le et vous pouviez vous retrouver avec des médias erronés reconnectés s'ils portaient le même nom, cas ultra fréquent ! Apple a fait l'impasse sur la fonction manuelle mais il compense par un atout de taille : la reconnexion automatique, rendue possible par une "identifiant" précis de chaque fichier. C'est-à-dire qu'en fait, si votre média est toujours visible par FCP X, mais qu'il a été simplement déplacé sur un autre disque, FCP X devrait le voir. Ca paraît bien plus simple ainsi, il faudra voir à l'usage si c'est infaillible. J'ai personnellement égaré bien des fichiers car la reconnexion manuelle s'avérait trop délicate suite à un changement de nom par exemple.


 


Impossible d'assigner les pistes audio à l'export


VRAI pour l'instant. Mais FCPX se verra gratifier dans un très proche avenir (été 2011 ?) d'une mise à jour corrective.


 


Achat de licences uniquement à l'unité


FAUX. FCPX acceptera dans un très proche avenir d'être commandé selon une logique de licences en volumes (20 licences ou plus).


FCP X clavier

Pas de raccourcis clavier ?


FAUX. Non seulement on retrouve de nombreux raccourcis claviers (un peu différents parfois en raison de la nouvelle interface), mais on peut les personnaliser à loisir (voir visuel ci-dessus). J'ai pour ma part retrouvé les raccourcis clavier que j'utilisais le plus fréquemment sous Final Cut Pro classique comme l'Undo (le fameux Pomme+Z) bien sûr mais aussi le Pomme + et le Pomme -, qui ont pour facilité de grossir et diminuer la Time-Line de façon progressive.


FCPX ouverture

Pas de configuration de fenêtres ?


VRAI et FAUX. Le principe en vigueur sur FCP 7 a disparu, à savoir on ne peut ni désolidariser les fenêtres ni les intervertir ou encore avoir accès à de multiples "Présentations" différentes (genre "2 en haut"). Mais les fenêtres, comme pour iMovie d'ailleurs, sont redimensionnables très finement et le redimensionnement reste très manoeuvrable. Toutefois, il est vrai que même si les fenêtres sont redimensionnables, elles conservent une certaine rigidité. Ainsi la Time-Line ne peut occuper toute la hauteur de la fenêtre (en revanche elle peut remplir toute la largeur), les Vu-mètres ne peuvent être désolidarisés de l'écran de Visualisation (mais bon...), etc.


FCPX exporter une partie

Pas d'export d'une section du montage


VRAI et FAUX. L'export d'un montage depuis les Presets du Menu Partager est effectivement conditionné au fait qu'on exporte la totalité de ce même montage. L'export d'une partie n'est donc pas possible à moins de se constituer un nouveau Projet puis de retirer la ou les sections non désirées puis enfin, d'exporter à partir de ce même nouveau Projet. Un peu laborieux...


Mais l'export d'une partie du montage reste tout de même possible plus simplement en utilisant Compressor (rappel : en option pour 40 euros). Il suffit d'exporter le fichier vers Compressor puis de délimiter les sections à exporter au moyen de deux poignées situées dans la fenêtre Preview. On a testé : c'est simple et efficace.


FCPX chapitres

Pas de marqueurs de chapitres


VRAI et FAUX. Ils n'existent pas sous FCP X mais les marqueurs de chapitres sont plaçables très facilement sur Compressor 4.


DSP

Pas de connexion vers DVD Studio pro


VRAI et FAUX. Le fameux logiciel d'authoring d'Apple n'avait pas été amélioré depuis des années (dernière version connue : 4.2) car Apple ne croyait déjà plus au support physique avant même l'avènement du blu-Ray ! Mais au risque de contredire les mauvaises langues à ce sujet, on peut toujours (certes indirectement) utiliser le très performant DVD Studio pro tout en exploitant FCP X, à condition bien sûr d'avoir acquis Final Cut Studio dans le passé. En effet, rien n'empêche, avec Compressor, d'encoder en mpeg-2 SD ou HD vos projets issus de FCP X puis, d'importer les fichiers obtenus sur votre "ancien système". Il suffit de faire coexister la suite Final Cut Studio sur un disque différent ou une partition distincte, voire sur un Mac distinct. La seule acrobatie est de repasser sur l'ancienne version. Mais après tout, on ne grave pas des DVD tous les jours…


FCPX dupliquer projet

Plus d'enregistrement de Projet ?


VRAI et FAUX. Il est vrai qu'à l'instar d'iMovie, la sauvegarde est automatique, au moins cela vous évite d'y penser ! Mais on peut malgré tout souhaiter enregistrer un projet à mi-parcours pour conserver cette version. L'automatisme écrasant la version précédente, cela semble impossible. Astuce : dupliquer le projet, ce qui revient à effectuer un "enregistrer sous" à un moment T.



(Test Final Cut Pro X)

Fonctions d'import

FCP X importer

Comme vous l'avez sans doute déjà lu, l'importation d'anciens projets FCP7 ou FCP6 est exclue en raison de la structure informatique trop différente des projets (quoique la fonction soit juste considérée comme non-accessible par certains macusers). Ce qui fait hurler de colère… tous ceux qui hurlent ! :) Déjà rien n'interdit, contrairement à ce que j'ai pu lire par amalgame abusif, d'importer les fichiers de ses anciens projets. Rien n'interdit non plus de continuer à travailler avec FCP7 les anciens projets FCP7. Je jongle personnellement depuis plusieurs années entre deux versions d'iMovie sans que cela ne me pose de souci. Ensuite et surtout, un plug-in de capture vidéo (on cite AJA) devrait voir le jour.


Nous avons effectué de nombreux essais d'imports, à la fois depuis une caméra et depuis des fichiers archivés. Pour l'anecdote, nous avons poussé le "torture-test" en demandant d'afficher plus de 800 fichiers depuis le disque dur interne d'un camescope... Bien sûr, FCP X a ramé plus que jamais pour afficher les 800 fichiers mais n'a jamais planté.


Contrairement à iMovie, FCP X n'affiche pas automatiquement le camescope raccordé. Il faut aller chercher la source en appelant le Menu "Fichier/Importer depuis la caméra". Petit défaut, c'est l'iSight qui semble se placer par défaut (à moins qu'il y ait une option cachée qui nous ait échappé ! ). Mais le camescope est bien reconnu, qu'il soit récent ou ancien. Ainsi, plusieurs camescopes AVCHD avce des fichiers en 108050i ou 25p, ont été reconnus. A ce sujet, Apple publie une liste actualisée qui risque toutefois de ne jamais être à jour complètement.


Notez que le format 1080/50p n'est pas pris en charge directement (pour l'instant faut-il espérer ! ) par FCP X mais on peut importer des fichiers 1080/50p, moyennant l'usage d'un logiciel externe de conversion. Par exemple, le shareware Movie Converter Studio convertit parfaitement les fichiers 1080/50p. On perd dans ce cas le caractère natif du fichier puisqu'il y a conversion en AIC et en 25p, mais la perte qualitative n'est pas forcément très visible, et le format progressif est conservé. Un oeil non avisé discernera difficilement la différence entre les versions originale et convertie.


A noter qu'il est possible d'importer des fichiers HD, SD et 4K au sein de la même timeline.


FCP X importer partie

On retrouve manifestement un environnement graphique très fortement inspiré d'iMovie avec les imagettes et la durée en superposition. Il y a fort à parier que vous n'importerez jamais tout vos médias. Si c'est le cas, importer une partie des rushes nécessite au préalable de sélectionner les images. Très gros progrès, on peut importer éventuellement une section du clip (c'est impossible avec iMovie ou FCP7). Ainsi, nous avions un travelling en canot qui durait 5 minutes mais seules 50 secondes au milieu du plan nous intéressaient. Nous avons donc sélectionné les seules 50 secondes, et le tour fut joué ! On peut aussi masquer les plans importés, ce qui s'avère très pratique pour ne réimporter que les seuls clips pas encore importés.


La seconde différence marquée de Final Cut Pro X est l'import très rapide des fichiers puisqu'ils sont copiés à la vitesse de lecture de la carte (ou de la mémoire Flash ou du disque dur du camescope). Rien à voir avec la procédure rencontrée sur iMovie par exemple. Toutefois, la création de vignettes s'opère (toujours ?) en arrière-plan, ce qui ralentit un peu le fonctionnement de l'application et peut prendre un certain temps.


Autre détail : les fichiers sont importés dans les "Evénements" sauf si vous en décidez autrement. Il suffit de décocher la case "Copier les fichiers dans le dossier Evénements Final Cut" si vous désirez conserver vos fichiers dans leur dossier source.


FCPX réglages import

En fait, il faut bien comprendre les deux options disponibles et le principe du natif-non natif. Ici plus de module Lister et Transférer avec conversion obligatoire en AIC ou ProRes 4.2.2. Apple laisse le choix. Soit l'utilisateur reste en natif et aucune transformation des fichiers n'est subie. Les fichiers sont juste copiés avec un container .mov qui sert d'encapsuleur. Les rushes conservent leur qualité intrinsèque d'origine. Revers de la médaille : les fichiers sont théoriquement un peu plus difficiles à monter, les phases de rendus seront plus longues lorsque vous ajouterez des effets, et une configuration plus puissante dotée de beaucoup de mémoire vive est requise.


Soit l'utilisateur décide de convertir (transcoder) ses fichiers en ProRes 4.2.2. C'est ce que Final Cut Pro X appelle "Créer un média optimisé". Une simple case à cocher est nécessaire, après la phase de sélection des plans. Deux fichiers liés à l'Evénément se créent : l'un se loge dans le dossier "Transcoded Media", l'autre dans le dossier "Original media". Le transcodage (en fait la conversion) présente plusieurs avantages : de meilleures performances lors du montage, des temps de rendu diminués et une qualité colorimétrique supérieure pour le compositing. Inconvénient : les rushes ne sont plus dans leur qualité originelle et ils pèsent environ 5 à 7 fois leur poids ! Ainsi, un plan H.264 en Full HD de 50'' pèsera environ 110 Mo s'il n'est pas optimisé et 745 Mo s'il est transcodé !


Néanmoins, quelle que soit l'option retenue, nous n'avons pas constaté de saccades intempestives en Lecture même avec des rushes en natifs et un iMac bi-coeur, qui n'est pourtant pas très adapté aux rushes natifs.


Notez que l'on peut aussi choisir d'importer des fichiers Proxy.


Notez aussi que lors de l'import, on peut opter pour la stabilisation automatique des plans ainsi que pour la normalisation audio (comme sur iMovie...). C'est une option bien sûr. On peut également demander à analyser la balance des couleurs pour mieux la corriger. Et la fonction de Détection de visages (Rechercher des personnes) peut aussi être appelée.


FCP X

L'import de fichiers archivés sur votre disque dur est assez bien conçu. Rappelons que pour (ré)importer de l'AVCHD, il faut disposer de l'ensemble de la structure du dossier, les seuls fichiers MTS ne suffisent pas ! Il ne faut pas non plus chercher à importer des fichiers mais suivre la logique "Importer depuis la caméra" (même si aucune caméra n'est reliée) puis Ouvrir une archive (en bas). A ce moment-là, il ne reste plus qu'à retrouver la racine du Dossier (AVCHD). Pour des fichiers P2, la même logique est à suivre. Toutes nos anciennes archives AVCHD (Canon, Sony, Panasonic) ont été reconnus. Les fichiers émanant d'un Bloggie Sony 3D, ont été également identifiés ainsi que ceux de 2 APN grands-publics, ainsi que le fichier émanant d'un Canon 5D qui ne nécessite pas de transcodage si souhaité ainsi. Globalement, les fichiers vidéo de tous les boîtiers photo semblent admis.


A noter au passage la faculté qu'offre FCP X de compenser le fameux Rolling Shutter des reflex (explications du Rolling Shutter) (vidéo du Rolling Shutter) !


FCP X import imovie

L'importation de projets iMovie est paradoxalement l'une des premières informations qui saute aux yeux lorsqu'on découvre FCP X. Une vision paradoxale quand on sait que l'importation d'anciens projets FCP7 ou FCP6 est exclue.


Plus sérieusement, l'importation d'événements iMovie est une des (nombreuses) possibilités de FCP X. Cette fonctionnalité sera peut-être sous-utilisée, il ne faut pas se focaliser dessus, l'essentiel est de pouvoir importer correctement ses images émanant des différents supports de medias du marché.



(Test Final Cut Pro X)

FCP X, les fonctions de montage

FCPX time-line
Même si la Time-line ne répond plus au schéma classique de la ligne de temps multipistes telle qu'on la connaissait avec tous les logiciels pros (et la plupart des logiciels grands-publics), dire que la Time-line n'existe plus est très exagéré. Pour preuve, on juxtapose toujours des fichiers sur une ligne de temps horizontale et on superpose verticalement d'autres éléments (autres plans, titrages, scénarios, fonds de couleur, pistes audio additionnelles...). En revanche, il est vrai que l'agencement des plans obéit à une nouvelle logique.
FCPX poignées
La Time-Line traditionnelle s'est métamorphosée en Magnetic Timeline. C'est la nouveauté la plus spectaculaire qui répond à une impressionnante logique de conservation du synchronisme des plans même si vous opérez des déplacements fougueux. Une logique connexe est celle de l'anti-collision de clips. Par exemple, la Magnetic Timeline oeuvre de sorte qu'un clip n'empiète jamais sur un autre clip adjacent même si on modifie son point d'entrée, de sortie, ou sa durée.
FCPX poignées   FCPX poignées

Il est aussi possible d'allonger un plan "prisonnier" entre deux autres plans adjacents, un peu comme si dans un rêve, on poussait les murs pour agrandir une pièce. En pratique, imaginons un plan A. Chaque poignée du plan A affiche elle-même un petit repère de bobine de film qui s'oriente vers la gauche ou la droite. Selon le sens dans lequel on saisit la bobine de film du plan A, on peut empiéter volontairement sur le plan B adjacent ou se contenter d'allonger ou de raccourcir le plan A.


Cette logique d'adaptation automatique des plans dès qu'on effectue une modification de trim ou de durée d'un plan, fait gagner un temps précieux. En effet, sur FCP 7, raccourcir un plan était relativement facile mais allonger un plan calé dans la time-line obligeait à quelques contorsions !


Toutes ces manoeuvres supposent toutefois que les clips ne soient pas déjà reliés à un effet de transition, auquel cas il faut préalablement le supprimer.


FCPX time-line

La logique d'anti-collision de plans va plus loin : elle permet aussi - lorsque vous détachez l'audio (en double cliquant dessus) - de déplacer le segment image avec l'audio qui s'adapte alors aux "difficultés du terrain" qu'il rencontre. Autrement dit, si l'audio qui se déplace rencontre un autre audio sur la même ligne, il se déplace sous lui pour ne jamais empiéter sur un autre segment. Combien de fois cette situation inextricable s'est-elle produite avec l'ancien Final Cut Pro !


A noter que les liens entre les plans sont indiqués par une petite barre verticale.


FCPX remplace

Plus classique mais tout aussi appréciable est le remplacement intuitif d'un plan par un autre (en se positionnant dessus). Le remplacement peut notamment s'opérer depuis le début ou la fin du nouveau plan (celui qui remplace), c'est bien pratique. Si le plan qui remplace est trop court, un message vous l'indique et vous laisse libre de remplacer quand même, ou pas.


L'insertion ou la suppression des plans est toute aussi simple. Et on conserve même l'outil Lame de rasoir pour ceux qui s'en servaient sous FCP 7.


FCPX scénario
En "langage Apple", cela revient à considérer que sur la time-line, vous y concevez un scénario principal, consitué de plans assemblés les uns aux autres. Puis vous y connectez (éventuellement) des plans qui sont connexes au scénario principal de la timeline. D'où l'appellation "plans connectés". Les plans connectés sont nécessaires pour des plans de coupe, des images de Compositing ou même des plans audio lorsqu'on déplace un segment audio appartenant à un plan A pour le connecter sous un plan B. Les plans connectés restent reliés et synchronisés tant que vous ne les supprimez pas (ou tant que vous ne les déplacez pas).
FCPX plans connectés fonuds

Gros avantage depuis la version 10.0.1, l'ajout de transitions à des plans connectés s'effectue en une seule étape : c'est-à-dire qu'il suffit de placer sa Transition sur le plan connecté et celle-ci s'applique automatiquement au début et à la fin du plan. Vous pouvez supprimer la fin du fondu si seul le début vous intéressait !


Seul point où ça reste compliqué, au moins dans la terminologie, c'est qu'Apple nomme également scénario (pas principal !) une suite de plans connectés (il en faut au moins 2). Pour créer ce scénario, il faut sélectionner les plans concernés et utiliser la fonction "Ajouter au scénario". Dans ce cas, les plans connectés sont entourés d'une bordure noire (pas très visible, voir ci-dessus). Le gros bénéfice que j'ai tiré de ce "scénario" de plans connectés est qu'on peut alors affecter aux plans connectés des effets de transitions qu'on ne peut pas appliquer si on ne crée pas de scénario. Heureusement, tout cela est plus facile à faire qu'à expliquer.


FCPX poignées
La sélection des plans, et le trim (rognage) avec les poignées jaunes est un principe déjà rencontré sur iMovie. Les poignées paraissent gadget au départ mais elles ne le sont pas. Les poignées entourent complètement la section choisie s'il y a sélection, et seulement les côtés si on saisit une des poignées. La manipulation des poignées est plus précise et visuelle qu'il n'y paraît. Ce principe de poignées jaunes se retrouve partout (à l'import, dans les Evénements, dans la Time-Line). La faculté de choisir une section d'un plan directement depuis l'Evénement est souple et rapide. Bref, on aime vraiment bien ces petites poignées, malgré leur aspect un peu clinquant.
FCPX éditeur_de_précision

Autre nouveauté, l'éditeur de précision permet d'affiner le point de raccord d'un effet. La bonne nouvelle est le caractère très visuel du raccord par l'affichage de deux pistes provisoires situées l'une au-dessus de l'autre. Ces deux pistes s'obtiennent très simplement en double-cliquant sur le point de raccord. On déplace ensuite tout aussi simplement le raccord pour l'ajuster à sa guise en termes de point d'entrée et/ou de sortie. Et aucune désynchronisation n'est à déplorer bien évidemment quand on sort de l'éditeur de précision... Seul bémol, la fenêtre de Trim semble avoir disparu en tant que telle...


Notez aussi, comme sur FCP X, que vous pouvez jouer sur le point intermédiaire (le point de raccord du Fondu) d'un Fondu et sur son point de suspension. Vous pouvez aussi jouer très facilement avec le Fondu audio entrant ou sortant (plusieurs variantes sont d'ailleurs disponibles) en un seul clic. C'est simple mais c'est surtout rapide et pratique...


FCPX taches

Les tâches en arrière-plan peuvent être nombreuses au total entre le Rendu, le Transcodage éventuellement encore en cours, la stabilisation des plans, la normalisation audio, etc. Tout cela peu ralentir plus ou moins votre Mac. On n'a rien sans rien !


FCP X repose sur une architecture 64 bits. Le 64 bits permet de tirer pleinement parti de la mémoire vive, si bien sûr votre Mac est lui-même 64 bits (processeur + Efi). De plus, FCP X utilise autant de RAM que votre système en possède.


FCPX rendu

Concernant le rendu, celui-ci s'effectue en tâche de fond (vous gardez la main si besoin), ce qui a pour avantage que vous pouvez continuer à utiliser FCP X même s'il y a un calcul en cours. Rappelez-vous, avec FCP 7, un rendu se soldait par une attente mais surtout le logiciel était bloqué durant ce laps de temps. Sur FCP X, le calcul du rendu s'arrête si vous sollicitez FCP X et redémarre dès que vous ne l'utilisez plus. C'est pratique si vous avez besoin de temps mort entre deux actions (pour réfléchir...). Mais si vous voulez voir immédiatement le résultat d'un effet avant d'entreprendre quoi que ce soit d'autre (cas fréquent !), il vous faudra attendre comme sur FCP 7 ! A noter que le délai de lancement du rendu est réglable entre les valeurs 0 et... infini. La matérialisation du rendu s'est simplifiée : une seule couleur : le rouge. Ce n'est pas plus mal, sur FCP classique, on s'y perdait parfois entre plusieurs couleurs (rouge, bleu…).


Toutefois, pas de secret. Le rendu reste aussi long que sur FCP 7. Votre matériel devra impérativement évoluer (quadri-coeur).


FCPX projets

Un peu comme sur iMovie, l'architecture des Projets est constitué d'un certain nombre d'Evénements (chaque import en gros). Le second est donc en quelque sorte un sous-ensemble du premier. La présentation des Evénements ou des Projets est très visuelle (même si on peut afficher une liste simple) avec une logique de regroupement des Projets par Bibliothèque, ce qui permet à la fois de conserver une vue d'ensemble de ses Projets, de les repérer du premier coup d'oeil grâce aux imagettes et à tout moment, de changer de Projet.


Les fonctions de base du montage sont plus intuitives que sur FCP 7, elles devraient faire gagner du temps à terme (une fois la phase d'apprentissage passée). Les fonctions ont des points communs avec iMovie. Mais leur souplesse et le potentiel dégagé, n'ont rien à voir avec le logiciel amateur.


FCP X aspect

Tout comme dans la Bibliothèque d'événements, on peut changer assez souplement l'apparence des plans (6 choix possibles). Le système m'a paru à la fois plus efficace que les maigres possibilités de la Time-Line de Final Cut pro 7 et largement plus abouties que sur iMovie. La hauteur du plan peut même être ajustée finement, et les connexions peuvent s'afficher ou pas.


En revanche, pour se déplacer d'un bout à l'autre de la "Time-Line", le curseur de déplacement horizontal (en bas) n'est plus redimensionnable directement, il faut passer par le curseur-loupe intermédiaire situé à droite. Moins pratique que sur FCP 7.


FCPX plans composés

Les plans composés sont un peu l'équivalent des séquences imbriquées présentes dans FCP7 mais la souplesse est ici plus grande et cadre bien avec l'esprit du logiciel. Le principe des plans composés est de "concaténer" en un seul plan des plans distincts (des vidéos, des titres, ou même des sons), permettant ainsi de faciliter le déplacement des clips puisqu'ils sont réunis en un seul bloc. C'est aussi visuellement plus limpide. Rien n'empêche ensuite de réaffiner les différents éléments du plan composé. Pour "décomposer" le plan composé et retrouver ses petits, il suffit de double-cliquer sur le segment concerné dans la Time-Line. Et de re-double-cliquer pour "recomposer".


Les plans composés permettent aussi de se constituer des mini-projets auxquels on peut affecter par la suite des paramétrages distincts du reste du montage.


Nous avons toutefois observé un bug pervers. Il semblerait qu'un plan composé incluant un titrage reste dans son état initial, sans prendre en compte le vrai titre ni les réglages associés à celui-ci. Et on ne s'en rend compte qu'à la lecture du fichier après export ! La solution (en attendant la résolution du bug ?) existe et fonctionne : il suffit de ne pas inclure le titrage dans le plan composé mais de le rédiger comme un élément à part, en le laissant au-dessus du plan composé.


FCPX plan composé


Avant le plan composé...


 


 


FCPX plan composé


Après le plan composé...


FCPX images clés

L'animation vidéo recouvre beaucoup de paramètres différents : rognage, tranformation, distorsion, opacité, etc. On accède à l'animation directement depuis un petit losange situé sur le plan. Je n'ai pas trouvé comment réaliser des bords flous sur un rognage, fonction que j'utilisais parfois. Si elle a disparu, c'est dommage, il faudra sans doute ruser.


La pose de points-clés, élément essentiel pour maîtriser les paramètres d'un effet, nous semble aussi facile, sinon plus, que sur FCP 7. Seul l'accès est un peu moins direct. On trouve aussi les classiques Incrustation en chrominance et en luminance qui n'ont pas été omises (on finit par vérifier, FCP X étant si décrié pour ses omissions !).


video430
Côté titrages, on ne vous fera pas l'affront de vous décrire toutes les possibilités de composition qui sont très nombreuses. Les modèles préformatés sont plutôt sympas et comme ils sont tous modifiables et transformables, la champ d'action reste large !
FCPX rampe de vélocité
FCPX vitesse
La rampe de vélocité est une fonction affectant le Ralenti ou l'Accéléré qui divise votre plan en 4 portions pour affecter à chacune d'elle des vitesses progressives différentes : de plus en plus lent ou de de plus en plus rapide. Si l'automatisme ne vous convient pas, il est très simple de faire varier ces vitesses en déplaçant directement les portions de plans sur la time-line. On peut par exemple produire un effet de Ralenti suivi d'un effet très vif d'Accéléré. Vou pouvez discerner ce résultat percutant dans notre vidéo-test.
FCPX theme organique
Parmi les petits plus sympathiques, on peut exploiter toute une palette de thèmes d'arrières-plans. Ceux-ci peuvent venir se superposer à vos images (en réglant l'opacité, nous avons utilisé le fond "Immergé" dans notre vidéo) ou servir de fond pour des titrages par exemple. On dispose également de générateurs d'arrières-plans qui peuvent servir pour divers usages.
FCPX repères d'emplacement

On peut aussi insérer au coeur de son montage un plan en attente (nommé "repère d'emplacement") qui n'a pas encore été filmé. Ce repère d'emplacement comporte un dessin de base qui peut être amélioré à la façon de ce qu'on trouve dans le logiciel Storyboard Quick (en moins perfectionné). On peut compléter ce plan avec la mention d'une annotation pour se souvenir de quel plan il s'agit.


Plus simplement, on peut aussi laisser un simple trou (Control clic "Insérer un blanc").



(Test Final Cut Pro X)

Mots-clés, colorimétrie, export Vimeo

FCPX mots-clés

La saisie de mots clés est une autre "grosse" nouveauté de Final Cut Pro X mise en avant par Apple. Il faut dire que le système est performant et agréable à utiliser quoique pas aussi intuitif qu'on aurait pu le croire, la première fois qu'on s'en sert. Une fois bien maîtrisée pourtant, la recherche par mots-clés est un régal pour collecter tous les plans se rapportant à un même sujet. Un plan avec mot-clé est identifiable grâce à une ligne bleue qui vient se superposer au plan (à l'affichage dans la Bibliothèque des Evénements).


FCPX mots-clés

Étonnamment, la pose de mots-clés fonctionne même pour une section d'un clip ! Ici par exemple (imagette du haut), on a identifié une portion de plan par le mot "saut" qui ne représente que quelques secondes d'un très long plan. Le trait bleu ne recouvre donc que la section concernée du plan.


FCPX notes

Les mots-clés font partie des métadonnées générales parmi lesquelles on trouve aussi celles qui sont automatiquement liées aux prises de vues (date, appareil utilisé, format, données Exif…) ou celles qu'on a entrées telles les notes (annotations en fait). Bien pratiques, les notes permettent d'ajouter le commentaire de son choix en vis-à-vis de chaque plan.


FCPX couleurs
Le fameux logiciel Color était bien pratique mais ressemblait à une usine à gaz et son apprentissage était chronophage. Il est désormais simplifié et intégré dans FCPX. Il permet néanmoins des réglages de base probablement suffisants pour la plupart des vidéos, comme on le discerne sur l'image ci-dessus, et il dispose d'un nouveau correcteur de couleurs avec masque.
FCPX expo
On peut jouer sur la colorimétrie, mais aussi sur la saturation et l'exposition avec une grande facilité d'utilisation. Pour parfaire le dispositif, on peut contrôler l'image à l'Oscilloscope, avec l'Histogramme intégré ou au Vecteurscope.
FCPX avant FCPX colorisation

On apprécie aussi de pouvoir utiliser ce qu'Apple appelle la correspondance de la balance des couleurs. Le principe, à la manière de la logique de la pipette des logiciels de détourage Photo, est de pouvoir emprunter la couleur d'un plan pour en faire bénéficier un autre, par exemple un plan adjacent pour que le raccord passe mieux. C'est exactement ce que nous avons fait ici : dans le raccord de gauche, l'image du chat devant le verre d'eau était baignée d'une lumière trop crue. On a donc emprunté la tonalité de l'image de gauche (les chats dormeurs) pour en faire bénéficier l'image de droite. Le résultat de ce "matching" est très homogène.


FCPX export vimeo

De nombreux modes d'exports sont possibles, même l'ancien mode correspondant à la séquence autonome (fichier extrait du montage en format natif) a été conservé. Il change juste de nom et est accessible depuis Exporter le film / Réglages actifs. D'autres réglages nécessitent clairement Compressor. La publication directe sur Vimeo - également possible sur YouTube ou Facebook - est une autre des nouveautés. La fonctionnalité peut paraître "amateur" mais à voir le nombre croissant de sociétés de productions et d'indépendants qui publient sur Vimeo, l'initiative d'Apple se justifie facilement. Malgré la semi-automatisation de la procédure, l'utilisateur garde la main pour partager sa vidéo dans la taille et la qualité de son choix.


Notez que vous ne pourrez pas continuer à travailler sous FCP X si vous exportez sous QuickTime, en revanche vous pourrez continuer à manoeuvrer si vous exportez avec l'aide de Compressor.


FCPX Vimeo

L'export direct présente l'avantage, sans quitter FCP X, de n'avoir à préparer aucun master spécifique pour Vimeo. Il suffit de renseigner sous FCP X son nom d'utilisateur Vimeo et son mot de passe. Ensuite il faut attendre la double phase de conversion et de transmission du fichier au site Vimeo. Entre ces deux étapes, petit piège : il ne se passe rien, ce qui fait croire à un plantage. Il n'en est rien, la transmission prend du temps, vous pouvez vérifier le % effectué sur Share Monitor. Un second piège est de mal renseigner son nom d'utilisateur ou son mot de passe. car FCP X ne vous le dira qu'après la longue attente d'encodage du fichier et non au dépar. En effet, la connexion avec Vimeo ne s'établit qu'après conversion ! Il serait bon qu'Apple conçoive un script qui permette à l'utlisateur d'être averti en cas de problème, avant d'encoder.


Enfin, il faut attendre que Vimeo réencode à son tour votre fichier (c'est la procédure classique sous Vimeo, un fichier est toujours réencodé). Et qu'enfin il soit mis en ligne. Au total, notre fichier d'à peine 2 minutes aura pris environ 2 heures depuis l'encodage de départ jusqu'à la mise en ligne finale. Mais l'avantage de l'extrême simplicité de fonctionnement offre la faculté de faire tout autre chose pendant que FCP X encode en tâche de fond et envoie le fichier à Vimeo.


L'inconvénient de passer par cette procédure semi-automatisée est qu'on ne maîtrise pas les paramètres d'encodage. Toutefois, le résultat obtenu nous a paru tout à fait probant.



(Test Final Cut Pro X)

Audio, enregistrement voix, export OMF...

FCPX pistes audio

Le réglage fin des pistes audio n'a pas été sacrifié sur l'autel de la simplification même s'il est vrai que FCP X perd (pour l'instant ?) le mélangeur audio qui permettait de mixer ses pistes audio sous FCP 7. Pour régler les niveaux audio de ses rushes, cela s'effectue directement sur la time-line en désolidarisant la piste vidéo et audio puis en posant autant de points-clés audio que nécessaires. J'utilise pour ma part la touche Option (Alt) qui donne un accès semi-direct à la pose de points-clés. Le résultat s'affiche dans l'inspecteur audio.


Les modulations sonores sont vraiment très souples, explicites et assez rapides, une fois le coup de main pris. Le contrôle des VU-mètres est basique. A noter qu'une option permet de n'afficher que les pistes audio (pour y voir plus clair). On peut aussi ouvrir les pistes audio dans la Timeline pour accroître le niveau de détail.


Le scrubbing audio qui permet d'entendre le son au cours des manipulations, n'a pas été oublié, fonctionnalité débrayable si elle vous gêne.


FCPX audition

Signalons par contre une belle aberration linguistique : c'est la fonction Audition qui ne désigne absolument pas une fonctionnalité audio mais la capacité de produire plusieurs versions d'un même Projet. Il y a de quoi se méprendre... Cette fonction Audition est bien pratique car la time-line s'adapte à la version choisie parmi toutes celles qu'on a créées. Encore une fois, Apple a insisté sur le caractère visuel.


FCPX accentuer voix

Les corrections sonores sont un peu éparpillées dans FCP X mais elles sont bien là. Les fonctions premières de Soundtrack ont été intégrées à FCP X comme l'égaliseur graphique AUGraphic EG. C'est simplifié par rapport aux immenses possibilités de Soundtrack qui était fourni séparément avec la suite Final Cut Studio, mais il y a de quoi faire avec des réglages assez fins (égaliseur 10 ou 31 bandes). On apprécie les préréglages audio : par exemple si vous appelez le préréglage "Accentuer la voix", vous obtenez un préréglage de base que vous pouvez modifier finement s'il ne vous convient pas.


Pour des réglages audio encore plus précis, il faudra éventuellement compter sur l'appui de logiciels tiers.


FCPX ameliorations_audio

Trois réglages de base sont disponibles en accès direct : le réglage de tonalité (Valeur, uniformité), la suppression du bruit d'arrière-plan (avec réglage de valeur) et la suppression du bourdonnement.


FCPX ambiance
On notera aussi toutes les facultés liées au son Surround 5.1 qui est bien pris en compte sans achat de licence supplémentaire.
FCPX micro

L'enregistrement d'un commentaire est également au programme (Fenêtre / Enregistrer l'audio) avec choix mono ou stéréo, Microphone intégré ou Entrée intégrée et Gain audio en entrée ou en sortie. Le commentaire débute, comme sur FCP 7, à partir de l'endroit où se situe la tête de lecture. Le tracé n'est visible qu'une fois l'enregistrement de la voix stoppé. La voix occupe un segment audio visible à défaut d'une "piste" audio. Voix qu'on peut ensuite améliorer via l'égaliseur graphique avec un degré de personnalisation identique à celui des autres "pistes" musicales. Une visualisation par Vu-mètres offre un contrôle sommaire.


FCPX Logic
L'export OMF n'est pas encore au programme. Rappelons que cette norme permet d'exporter ses pistes son vers un logiciel comme ProTools d'Avid ou un produit plus spécifiquement Apple, comme Logic. Actuellement, cette fonctionnalité pro n'est pas incluse au grand dam des pros ! Mais elle le sera peut-être dans un avenir proche.
FCPX exporter audio
En revanche, parmi les possibilités diverses qu'offre l'export QuickTime, on peut exporter l'audio seul en AAC, AIFF, MP3 ou AC3 par exemple.


(Test Final Cut Pro X)

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